Pour découvrir les différentes étapes possibles avant la remise des clés, consultez notre
assistance CCMI.
Ce que l’expert vérifie lors d’une réception CCMI
Le travail de l’expert commence par le dossier contractuel. Une maison peut présenter une finition correcte tout en comportant un écart par rapport aux plans, à la notice ou à un avenant. À l’inverse, une particularité visible n’est pas automatiquement une malfaçon : elle doit être rapprochée des documents applicables et des conditions réelles d’exécution.
Les documents à préparer
Avant la visite, il est utile de réunir le CCMI signé, les plans contractuels, la notice descriptive, les avenants, les échanges ayant modifié un choix technique et les études disponibles. Les documents concernant le terrain, les raccordements, l’assainissement, les équipements ou les attestations réglementaires peuvent également devenir utiles selon la configuration du projet.
L’expert peut ainsi distinguer trois niveaux : ce qui est constaté sur place, ce que les documents permettent de vérifier et ce qui nécessite une investigation ou une étude complémentaire.
Les écarts contractuels et les défauts visibles
Le contrôle porte notamment sur l’implantation et les dimensions accessibles, les matériaux visibles, les menuiseries, les revêtements, les équipements, les finitions et la cohérence générale avec les documents contractuels.
Une anomalie doit être décrite précisément. « Porte défectueuse » est peu exploitable. Il est préférable d’indiquer la localisation, le défaut constaté et, lorsque cela est possible, la référence au document concerné : mauvais réglage, défaut de fermeture, jeu anormal, différence de modèle ou dimension non conforme au plan.
Ce qu’une visite de réception ne peut pas certifier
Une réception ne donne pas accès automatiquement au ferraillage des fondations, à la composition d’un mur fermé, aux réseaux noyés dans les ouvrages ou à toutes les dispositions structurelles. L’expert peut relever des indices, consulter les documents disponibles et recommander une investigation adaptée, mais il ne doit pas transformer une hypothèse en conclusion.
Cette approche fait partie du rôle d’un
expert en construction : constater d’abord, qualifier ensuite, puis recommander seulement ce que les éléments disponibles permettent de justifier.
Réserves, solde de 5 % et délai de huit jours
La réception CCMI possède des effets juridiques précis. Il est donc important de savoir, avant le rendez-vous, si vous souhaitez réceptionner seul ou être assisté par un professionnel répondant aux conditions prévues par la réglementation.
Pré-réception et réception ne sont pas la même étape
Une pré-réception sert à repérer des défauts avant l’acte officiel. Elle peut permettre au constructeur de corriger certains points avant la remise des clés. Elle ne doit toutefois pas être confondue avec la réception au sens juridique.
La réception est prononcée contradictoirement. Le maître d’ouvrage y accepte l’ouvrage avec ou sans réserves et ces réserves sont consignées dans le procès-verbal de réception.
Le délai spécifique de huit jours dépend de votre situation
Lorsque le maître d’ouvrage réceptionne sans être assisté par le professionnel visé par le Code de la construction et de l’habitation, il peut signaler par lettre recommandée, dans les huit jours suivant la remise des clés, les vices apparents qu’il n’avait pas mentionnés lors de la réception.
Ce délai spécifique ne s’applique pas lorsque le maître d’ouvrage est assisté, au moment de la réception, par un professionnel entrant dans les catégories prévues par la loi, notamment un professionnel de la construction disposant de l’assurance couvrant ce type de mission. Le choix du moment d’intervention doit donc être fait en connaissance de cause.
Les 5 % ne constituent pas une somme automatiquement bloquée
À l’achèvement des travaux d’équipement, les appels de fonds d’un CCMI avec fourniture de plan peuvent atteindre 95 % du prix convenu.
Le traitement du solde dépend ensuite de la réception. En présence de réserves, une somme au plus égale à 5 % du prix convenu peut être consignée jusqu’à leur levée, selon les modalités légales. Lorsqu’aucune réserve n’est formulée, les règles de paiement diffèrent selon que le maître d’ouvrage est ou non assisté à la réception.
Il faut donc éviter deux raccourcis : les 5 % ne sont pas systématiquement une « retenue de garantie », et leur consignation ne doit pas être remplacée par une simple conservation informelle lorsque les conditions légales imposent une consignation.
Ce qui commence après la réception
La garantie de parfait achèvement court pendant un an à compter de la réception. Elle concerne les désordres mentionnés dans les réserves ainsi que ceux révélés après la réception puis notifiés pendant cette période.
La garantie de bon fonctionnement concernant les éléments d’équipement visés par la loi est d’une durée minimale de deux ans à compter de la réception.
La responsabilité décennale répond à un critère de gravité : elle concerne notamment les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Les responsabilités et garanties correspondantes sont encadrées par un délai de dix ans à compter de la réception.
Si un désaccord persiste sur l’existence d’un défaut, sa cause ou la levée d’une réserve, une
expertise amiable contradictoire peut être envisagée avant une éventuelle procédure.
La DAACT ne remplace pas le procès-verbal de réception
La Déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux (DAACT) appartient au droit de l’urbanisme. Elle porte sur l’achèvement et la conformité de travaux soumis à une autorisation d’urbanisme.
La réception CCMI est un acte contractuel entre le maître d’ouvrage et le constructeur. Les deux démarches ont donc des objets différents. L’existence d’une DAACT ne dispense pas d’examiner la construction et de rédiger correctement le procès-verbal de réception.
Les contrôles techniques à mener sur une maison neuve
Une bonne réception ne consiste pas à multiplier les observations. Elle consiste à distinguer les défauts réellement constatés, à les localiser et à apprécier leur portée à partir des documents disponibles.
Enveloppe extérieure et gros œuvre accessible
Les façades sont observées pour rechercher des défauts d’enduit, fissures, chocs, défauts de finition ou points singuliers visibles. Les menuiseries extérieures sont manipulées lorsque les conditions le permettent afin de vérifier leur fonctionnement apparent, leur fermeture et les finitions périphériques accessibles.
La toiture, les combles ou le vide sanitaire ne sont contrôlés que lorsqu’ils sont accessibles dans des conditions adaptées. Une observation depuis le sol ne doit pas être présentée comme une inspection complète de la couverture.
Les abords méritent également de l’attention : pentes visibles, évacuation des eaux, raccordements apparents, seuils, terrasses et jonctions avec le terrain peuvent révéler des points à documenter.
Cloisons, sols, plafonds et menuiseries intérieures
À l’intérieur, le contrôle s’intéresse aux défauts visibles des murs et plafonds, à la régularité des revêtements, aux joints, aux sols, aux plinthes et à la qualité de finition.
Les portes, placards et autres menuiseries sont essayés. Un défaut de fonctionnement doit être décrit sans en déduire immédiatement une cause structurelle. Une porte qui frotte peut provenir d’un simple réglage comme d’un autre phénomène ; seule l’analyse permet de le préciser.
Plomberie, électricité, chauffage et ventilation
Lorsque les réseaux sont alimentés et que les équipements peuvent être testés sans risque, la visite permet de contrôler leur fonctionnement apparent : robinets, évacuations, appareils sanitaires, prises et commandes accessibles, chauffage, production d’eau chaude ou ventilation.
Le contrôle réalisé par un
expert en bâtiment ne se substitue toutefois pas aux attestations réglementaires, essais spécialisés ou contrôles réalisés par les organismes compétents lorsqu’ils sont nécessaires.
Conformité aux plans et à la notice descriptive
Une réception technique doit revenir aux documents signés. Les dimensions accessibles, l’emplacement d’un équipement, un type de menuiserie, un revêtement ou une prestation extérieure peuvent être comparés au plan et à la notice descriptive.
Les avenants doivent également être intégrés. Une modification acceptée en cours de chantier ne peut pas être évaluée uniquement à partir du plan d’origine.
À Saint-Julien-en-Genevois, adapter le contrôle au terrain et aux prescriptions
Saint-Julien-en-Genevois se situe dans un territoire où certaines données réglementaires peuvent avoir un intérêt pratique pour une maison neuve. La commune est classée en niveau de sismicité réglementaire 3 sur 5, soit un niveau modéré. Elle est également couverte par un Plan de prévention des risques naturels concernant notamment les mouvements de terrain et l’inondation.
Ces informations sont communales. Elles ne signifient pas que chaque terrain de Saint-Julien-en-Genevois est exposé de la même manière. Sans adresse ni parcelle cadastrale, il serait incorrect d’attribuer un zonage précis à votre maison.
Ce que cela peut changer pour une réception
Si la parcelle se trouve dans un secteur soumis à des prescriptions particulières, le dossier du permis de construire, les études disponibles et les dispositions prévues pour le projet deviennent des références importantes. Selon le cas, l’attention peut porter sur la gestion des eaux, les terrassements, les soutènements, l’adaptation au terrain ou certaines dispositions structurelles prévues par les études et le permis.
Le classement sismique justifie également de conserver les documents de conception et d’exécution disponibles lorsque le projet est soumis à des dispositions parasismiques. Une inspection en fin de chantier ne permet cependant pas de certifier visuellement des armatures ou assemblages déjà masqués.
Une fissure ne suffit pas à conclure à un problème de terrain
Une fissure constatée le jour de la réception doit être localisée, décrite et photographiée. Son origine ne peut pas être déduite du seul fait que la commune possède un PPRN ou un niveau de risque sismique donné.
Si la fissuration nécessite une analyse spécifique après la réception, une
expertise fissures permet de séparer le constat de l’hypothèse et, si nécessaire, d’orienter vers une étude géotechnique ou structurelle avant d’envisager une technique de réparation.
Qui sommes-nous ?
Check my House accompagne les particuliers sur les questions techniques liées au bâtiment et à la construction, notamment lors des différentes étapes d’un CCMI. Pour une réception, la mission est définie en fonction de l’avancement réel de la maison, des documents disponibles et du besoin du maître d’ouvrage.
L’objectif n’est pas de déclarer l’ensemble du bâtiment « conforme » à partir d’une seule visite, mais de réaliser un contrôle technique ciblé, d’identifier les anomalies accessibles et de fournir au maître d’ouvrage des éléments suffisamment précis pour décider des suites à donner.
Tarifs
La visite de réception, ou de post-réception, est proposée à 720 € TTC (jusqu’à 75 m², puis 3 €/m² supplémentaire). La visite de pré-réception, menée juste avant la remise des clés, est au même tarif de 720 € TTC.
Pour un accompagnement sur l’ensemble du chantier, chaque étape a son tarif : fondations 510 €, gros œuvre 590 €, cloisons 550 €, chape 510 €, pré-réception 720 €, réception 720 € (TTC, jusqu’à 75 m², puis 3 €/m² au-delà). La gestion et le suivi du dossier sur toute la construction reviennent à 450 €, le déplacement de l’expert à 60 € jusqu’à 100 km, rapport et procès-verbal compris.
Le devis doit préciser le périmètre réel de la mission avant intervention.
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FAQ sur la réception CCMI à Saint-Julien-en-Genevois
Peut-on réceptionner une maison alors que quelques travaux restent à terminer ?
La présence de travaux restant à réaliser doit être appréciée selon leur nature et l’état réel de la construction. Des défauts ou prestations non exécutées peuvent être consignés comme réserves. En présence d’un inachèvement important, il faut examiner précisément le contrat et la situation avant d’accepter la réception.
Le constructeur peut-il imposer un procès-verbal sans réserve ?
Le procès-verbal doit refléter la réception telle qu’elle est prononcée par le maître d’ouvrage. Si des défauts sont réellement constatés au moment de la visite, ils doivent pouvoir être décrits et consignés. Une réserve gagne à être précise, localisée et factuelle.
Faut-il vérifier l’assurance de l’expert avant la réception ?
C’est particulièrement important lorsque l’expert intervient le jour même de la réception. Le Code de la construction et de l’habitation prévoit des conditions précises pour le professionnel dont l’assistance entraîne la non-application du délai spécifique de huit jours. Le périmètre d’assurance de la mission doit donc être vérifié avant le rendez-vous.
Le constructeur doit-il lever toutes les réserves dans un délai d’un an ?
Il ne faut pas confondre le délai d’un an de la garantie de parfait achèvement avec un délai unique de levée des réserves. Pour les travaux relevant de cette garantie, le délai d’exécution des réparations est fixé d’un commun accord entre le maître d’ouvrage et l’entreprise concernée. Il est préférable de formaliser les échéances plutôt que d’attendre la fin de l’année.
Peut-on inscrire une différence de dimension sur le procès-verbal ?
Oui, lorsqu’elle est objectivement mesurée et rapprochée d’une cote contractuelle. L’observation doit indiquer l’emplacement, la mesure constatée et la référence du plan utilisée. L’écart peut ensuite être qualifié selon son importance et les tolérances réellement applicables.
La DAACT prouve-t-elle que toute la maison est techniquement conforme ?
Non. La DAACT relève de la conformité des travaux au regard de l’autorisation d’urbanisme. Elle n’est pas un certificat attestant que chaque ouvrage, équipement ou finition est exempt de défaut et elle ne remplace pas la réception avec le constructeur.
Le PPRN de Saint-Julien-en-Genevois signifie-t-il que mon terrain est exposé à un glissement de terrain ?
Non. La commune possède un PPRN, mais son zonage doit être consulté à l’échelle de l’adresse ou de la parcelle. Une donnée communale ne peut pas être transformée en conclusion sur un terrain particulier.
Quels documents transmettre à l’expert avant la visite ?
Au minimum, le CCMI, les plans signés, la notice descriptive et les avenants. Selon le projet, les études de sol, documents relatifs aux raccordements, attestations disponibles, échanges portant sur des modifications et photographies prises pendant le chantier peuvent également être utiles.