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Ce que l’expert contrôle avant de signer le procès-verbal
Une réception efficace commence avant le rendez-vous avec le constructeur. La qualité du contrôle dépend autant de l’état de la maison que des documents disponibles.
Comparer la construction aux documents contractuels
Avant ou pendant la visite, il est utile de disposer du CCMI, des plans signés, de la notice descriptive et des avenants éventuels. Les échanges écrits relatifs à des modifications ou à des défauts déjà signalés peuvent également être utiles.
L’objectif n’est pas de relire l’ensemble du dossier administratif sur place, mais d’identifier les engagements qui peuvent réellement être confrontés à l’ouvrage terminé : implantation de certains équipements, matériaux prévus, dimensions vérifiables, menuiseries, revêtements, prestations comprises dans le contrat ou modifications acceptées.
Un
expert en bâtiment peut ainsi replacer un défaut constaté dans son contexte technique et contractuel au lieu de se limiter à son aspect visuel.
Examiner les ouvrages accessibles
Le contrôle peut notamment porter, selon la configuration de la maison et les conditions d’accès, sur les façades, enduits, menuiseries, sols, murs, plafonds, portes, équipements sanitaires, plomberie apparente, installation électrique accessible, ventilation, chauffage et finitions.
Les combles ou le vide sanitaire peuvent être examinés lorsqu’ils sont accessibles dans des conditions normales et sûres. Une toiture observée depuis le sol n’équivaut pas à une inspection complète de sa couverture.
Les essais fonctionnels dépendent également de la mise en service des réseaux et équipements. Si l’électricité, l’eau ou le chauffage ne peuvent pas fonctionner le jour de la visite, cette limite doit être identifiée plutôt que remplacée par une conclusion supposée.
Décrire un défaut plutôt que le surinterpréter
Une réserve utile doit partir d’un constat : emplacement, élément concerné et anomalie visible. Par exemple, « vantail de la fenêtre de la chambre 2 ne permettant pas une fermeture normale » est plus exploitable qu’une formule générale comme « fenêtre non conforme ».
De même, une fissure observée le jour de la réception peut être décrite et localisée. En revanche, son origine structurelle ne doit pas être affirmée sans éléments suffisants.
Réserves, remise des clés et solde de 5 %
La réception est l’acte par lequel le maître d’ouvrage accepte l’ouvrage avec ou sans réserves. Le procès-verbal doit donc traduire aussi fidèlement que possible l’état visible de la maison à cette date.
L’assistance d’un professionnel change la gestion des défauts apparents
Le régime du CCMI comporte une particularité importante. Lorsque le maître d’ouvrage réceptionne sans être assisté par le professionnel visé par le Code de la construction et de l’habitation, il peut, dans les conditions prévues par le texte, signaler par lettre recommandée avec accusé de réception certains vices apparents non relevés lors de la réception dans les huit jours suivant la remise des clés.
Ce délai supplémentaire ne s’applique pas lorsque le maître d’ouvrage est assisté à la réception par l’un des professionnels répondant aux conditions légales, notamment en matière d’assurance pour cette mission.
Il est donc particulièrement important, lorsque vous êtes accompagné, de préparer la visite et d’inscrire les défauts apparents identifiés dans le procès-verbal.
Les 5 % ne se retiennent pas simplement sur un compte personnel
Le calendrier réglementaire du CCMI prévoit qu’au stade défini par le Code de la construction et de l’habitation, les appels de fonds peuvent atteindre 95 % du prix convenu.
Lorsque des réserves sont formulées à la réception, une somme pouvant aller jusqu’à 5 % du prix convenu peut être consignée jusqu’à leur levée, selon les modalités légales. Il faut distinguer cette consignation d’un simple refus de payer ou d’une retenue conservée librement par le maître d’ouvrage.
Si un désaccord dépasse la seule constatation technique, une
expertise contradictoire amiable peut être envisagée selon la situation.
À Passy, le contrôle doit rester attaché à votre maison
Une page locale ne doit pas transformer une caractéristique générale de la commune en diagnostic de votre construction. Deux maisons situées à Passy peuvent avoir des terrains, des fondations, des contrats et des mises en œuvre très différents.
Pour une réception CCMI à Passy (71220), les éléments réellement déterminants sont donc votre contrat, votre permis de construire, vos plans, les éventuels avenants, l’état d’avancement réel et ce qui peut être observé sur place.
Lorsqu’une question de sol, d’urbanisme ou de risque naturel est susceptible d’expliquer un désordre ou d’imposer une disposition particulière au projet, elle doit être vérifiée à la bonne échelle, idéalement à l’adresse ou à la parcelle. Une exposition communale ne permet pas, à elle seule, de conclure que votre maison est affectée.
Cette approche fait partie du travail d’un
expert en construction : séparer ce qui est constaté de ce qui reste à démontrer.
Après la réception, les réserves ne sont pas le seul sujet
La réception fixe un point de départ juridique important.
La garantie de parfait achèvement court pendant un an à compter de la réception. Elle concerne les désordres réservés au procès-verbal ainsi que ceux révélés après la réception puis notifiés dans l’année, dans les conditions prévues par le Code civil.
La garantie de bon fonctionnement applicable aux autres éléments d’équipement a une durée minimale de deux ans à compter de la réception.
La responsabilité décennale concerne, pendant la période légale, les dommages répondant aux critères de gravité prévus par l’article 1792 du Code civil, notamment ceux qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Il ne suffit donc pas qu’un défaut soit coûteux ou gênant pour le qualifier automatiquement de « décennal ».
Si des fissures apparaissent ou évoluent après la réception, une
expertise fissures peut servir à caractériser les constats et à rechercher leurs causes avant d’envisager une technique de réparation.
Ne pas confondre réception et DAACT
La Déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux (DAACT) est une démarche d’urbanisme relative à l’achèvement des travaux et à leur conformité à l’autorisation accordée.
La réception, elle, relève de la relation entre le maître d’ouvrage et le constructeur. Une DAACT ne remplace donc pas le procès-verbal de réception, et la signature d’un procès-verbal ne dispense pas des démarches administratives applicables au projet.
Qui sommes-nous ?
Check my House accompagne les particuliers confrontés aux enjeux techniques d’une construction neuve, d’un désordre du bâtiment ou d’un différend avec un professionnel.
Dans le cadre d’une réception CCMI, notre rôle est d’apporter une assistance technique au maître d’ouvrage : préparation de la visite, examen des parties accessibles, comparaison avec les documents utiles et aide à la formulation des observations ou réserves.
Une telle intervention ne constitue pas une certification générale du bâtiment. Elle ne permet pas davantage de conclure sur un ouvrage caché ou inaccessible sans investigation adaptée. Lorsqu’un constat nécessite une étude géotechnique, une étude structurelle ou un contrôle spécialisé, cette limite doit être clairement identifiée avant de proposer une solution de reprise.
Tarif d’une assistance à la réception CCMI à Passy
La visite de réception, ou de post-réception, est proposée à 720 € TTC (jusqu’à 75 m², puis 3 €/m² supplémentaire). La visite de pré-réception, menée juste avant la remise des clés, est au même tarif de 720 € TTC.
Pour un accompagnement sur l’ensemble du chantier, chaque étape a son tarif : fondations 510 €, gros œuvre 590 €, cloisons 550 €, chape 510 €, pré-réception 720 €, réception 720 € (TTC, jusqu’à 75 m², puis 3 €/m² au-delà). La gestion et le suivi du dossier sur toute la construction reviennent à 450 €, le déplacement de l’expert à 60 € jusqu’à 100 km, rapport et procès-verbal compris.
Avant la visite, il est utile de préciser la date envisagée de réception, la surface de la maison, l’état d’avancement du chantier et les éventuelles difficultés déjà identifiées.
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Questions fréquentes sur la réception CCMI à Passy
Faut-il contacter l’expert uniquement lorsque la date de réception est fixée ?
Non. Un contact en amont permet notamment de rassembler les plans, la notice descriptive, les avenants et les observations déjà adressées au constructeur. La visite du jour J reste cependant distincte de cette préparation.
L’expert décide-t-il des réserves à la place du propriétaire ?
Non. Le maître d’ouvrage reste la personne qui réceptionne la maison. L’expert apporte son analyse technique et aide à décrire les anomalies de façon précise.
Comment formuler une réserve utile ?
Une réserve gagne à identifier l’emplacement et le défaut observable : pièce concernée, équipement, nature de l’anomalie et, si nécessaire, photographie. Il vaut mieux décrire un fait que supposer immédiatement sa cause.
Que se passe-t-il lorsqu’une partie de la maison est inaccessible ?
L’absence d’accès doit être signalée. Il n’est pas rigoureux de considérer une zone conforme simplement parce qu’elle n’a pas pu être inspectée. Selon son importance, un nouvel accès ou un contrôle complémentaire peut être nécessaire.
Peut-on contrôler le chauffage ou la plomberie si les équipements ne sont pas en service ?
Seulement dans la limite de ce qui peut effectivement être testé. Une installation non alimentée ou non mise en service ne permet pas de conclure sur son fonctionnement complet.
Une fissure constatée le jour de la réception signifie-t-elle que les fondations sont défaillantes ?
Non. Elle doit être décrite, localisée et replacée dans son contexte. Sa cause peut nécessiter des investigations supplémentaires. Une technique comme l’injection, les micropieux ou une reprise en sous-œuvre ne doit pas être prescrite avant caractérisation géotechnique et/ou structurelle lorsque celle-ci est nécessaire.
Dispose-t-on toujours de huit jours après la réception pour ajouter des défauts apparents ?
Non. Le régime des huit jours prévu pour certains vices apparents comporte une exception lorsque le maître d’ouvrage est assisté lors de la réception par un professionnel répondant aux conditions fixées par le Code de la construction et de l’habitation. Il est donc important de vérifier le cadre exact de l’assistance avant le rendez-vous.
La DAACT prouve-t-elle que la maison ne présente aucune malfaçon ?
Non. La DAACT concerne l’achèvement des travaux et leur conformité à l’autorisation d’urbanisme. Elle ne remplace ni la réception contractuelle ni l’examen technique de la maison.