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Ce que l’expert contrôle le jour de la réception
Une réception efficace repose sur un examen organisé. L’objectif n’est pas d’accumuler des remarques vagues, mais de localiser chaque anomalie et de décrire ce qui est réellement constaté.
Conformité avec les plans et la notice descriptive
L’expert peut rapprocher la construction des documents contractuels disponibles : implantation des pièces, dimensions accessibles, position des ouvertures, nature des équipements, prestations prévues et éventuelles modifications convenues pendant le chantier.
Un écart n’est pas automatiquement une malfaçon. Il faut d’abord déterminer ce qui était contractuellement prévu, ce qui a réellement été exécuté et si une modification a été acceptée.
Façades, toiture et enveloppe extérieure
Depuis les zones accessibles et observables, le contrôle porte notamment sur l’état des enduits, les fissures visibles, les raccords, les menuiseries extérieures, les évacuations d’eaux pluviales et les défauts manifestes de finition.
Une fissure observée le jour de la réception est décrite et localisée. Sa seule présence ne permet pas de conclure à un mouvement de fondation ou à un désordre structurel. Si son origine nécessite des investigations supplémentaires, celles-ci doivent être envisagées séparément.
Menuiseries, cloisons et finitions intérieures
Portes, fenêtres, volets, revêtements de sols, carrelages, peintures et raccords sont examinés dans la limite de la mission et de leur accessibilité.
Des défauts tels qu’un ouvrant qui frotte, une porte qui ferme difficilement, un carreau endommagé, un défaut d’alignement ou une finition incomplète peuvent être relevés précisément afin d’être repris sans ambiguïté.
Plomberie, électricité, chauffage et ventilation
Lorsque les installations sont alimentées et accessibles, différents essais de fonctionnement peuvent être réalisés : robinets, évacuations, équipements sanitaires, prises et interrupteurs accessibles, chauffage ou ventilation.
Une inspection de réception reste toutefois différente d’un contrôle réglementaire exhaustif de chaque installation. Elle ne remplace pas les vérifications ou attestations exigées par la réglementation lorsque celles-ci sont applicables.
Combles, vide sanitaire et espaces accessibles
Lorsque l’accès est possible en sécurité, l’expert peut observer le vide sanitaire, les combles et d’autres espaces techniques. Il recherche alors les désordres visibles, défauts d’exécution manifestes, traces d’eau, éléments détériorés ou travaux restant à terminer.
Pour une vision plus large de ce type de mission, consultez notre page consacrée à l’
expert en construction.
Réserves, solde de 5 % et conséquences de la réception
Le procès-verbal de réception est le document central du rendez-vous. Les réserves doivent être suffisamment précises pour identifier l’ouvrage concerné, sa localisation et le défaut observé.
« Peinture à revoir » est peu exploitable. Une formulation indiquant la pièce, la paroi concernée et la nature du défaut donne une base beaucoup plus claire pour organiser une reprise et contrôler ensuite sa réalisation.
Que deviennent les 5 % restants ?
Dans le cadre réglementaire du CCMI, 95 % maximum du prix convenu peuvent être exigibles lorsque les travaux d’équipement, de plomberie, de menuiserie, de chauffage et de revêtements extérieurs sont achevés.
Le solde ne doit pas être traité comme un simple paiement automatique contre remise des clés.
Lorsque des réserves sont formulées, une somme au plus égale à 5 % du prix convenu peut être consignée jusqu’à leur levée, dans les conditions prévues par la réglementation. Il s’agit d’une consignation, et non d’une somme que le maître d’ouvrage conserve librement sur son compte.
Lorsque le maître d’ouvrage est assisté à la réception par un professionnel entrant dans le cadre prévu par le Code de la construction et de l’habitation, le solde est payable à la levée des réserves ou, en l’absence de réserves, à l’issue de la réception.
L’assistance d’un professionnel change-t-elle le délai de huit jours ?
Oui, et ce point mérite d’être compris avant le rendez-vous.
Lorsqu’un maître d’ouvrage réceptionne sans le professionnel visé par les dispositions du CCMI, il dispose d’un mécanisme spécifique lui permettant de signaler par lettre recommandée certains vices apparents non mentionnés lors de la réception dans les huit jours suivant la remise des clés.
Cette disposition particulière ne s’applique pas lorsque le maître d’ouvrage est assisté lors de la réception par l’un des professionnels visés par le texte. L’examen et la rédaction des réserves le jour de la réception prennent donc une importance particulière.
Quelles garanties commencent à la réception ?
La réception constitue également le point de départ de plusieurs garanties légales.
La garantie de parfait achèvement court pendant un an à compter de la réception. Elle concerne les désordres mentionnés dans les réserves ainsi que ceux révélés après la réception et notifiés pendant cette année.
La garantie de bon fonctionnement des éléments d’équipement concernés est d’une durée minimale de deux ans à compter de la réception.
La responsabilité décennale répond à des critères de gravité précis, notamment lorsque les dommages compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. La durée de référence est de dix ans à compter de la réception. Une simple imperfection esthétique ne relève donc pas automatiquement de cette responsabilité.
Lorsqu’un désaccord technique apparaît après réception, une
expertise contradictoire amiable peut, selon le contexte, permettre de documenter les désordres et de confronter les positions des parties avant une éventuelle procédure.
Les points de vigilance à Villebon-sur-Yvette
Pour une maison située à Villebon-sur-Yvette, la localisation ne doit pas servir de prétexte à inventer un désordre ou une exposition uniforme. Les caractéristiques du terrain peuvent varier d’une parcelle à l’autre.
Les données publiques relatives aux risques naturels peuvent être consultées à l’adresse précise du chantier. Cette vérification devient notamment utile lorsqu’une fissure, un désaffleurement, un comportement inhabituel des menuiseries ou un défaut touchant les aménagements extérieurs doit être replacé dans son contexte.
Elle ne permet toutefois pas, à elle seule, d’attribuer une fissuration au retrait-gonflement des argiles ou à un mouvement de sol. Un constat visuel, une cartographie de risque et un diagnostic structurel ou géotechnique sont trois niveaux d’analyse différents.
Lors de la réception, l’expert peut donc documenter une fissure et ses caractéristiques visibles sans lui attribuer immédiatement une cause. Si le désordre justifie des investigations particulières, une
expertise fissures pourra approfondir l’analyse. Une technique de reprise telle qu’une injection, des micropieux ou une reprise en sous-œuvre ne devrait pas être choisie avant caractérisation suffisante du problème, notamment par une étude géotechnique et/ou structurelle lorsqu’elle est nécessaire.
Préparer votre réception CCMI avant le rendez-vous
Une bonne inspection commence avant d’entrer dans la maison. Réunir les bons documents permet de comparer l’ouvrage à des engagements précis plutôt qu’à de simples souvenirs du chantier.
Les documents à avoir sous la main
Préparez notamment le CCMI, les plans contractuels à jour, la notice descriptive, les avenants éventuels, les échanges portant sur des modifications acceptées, les comptes rendus de visites précédentes et les documents techniques qui vous ont déjà été remis.
Si une pré-réception a été réalisée, le relevé ou le compte rendu correspondant est particulièrement utile pour vérifier les corrections annoncées avant la réception.
Vérifier les réserves déjà identifiées
Une anomalie relevée auparavant doit être contrôlée de nouveau. Elle peut avoir été corrigée, partiellement reprise ou être toujours présente.
La levée d’un point ne doit pas être supposée sur la seule base d’une photographie ou d’un message indiquant que l’intervention est terminée. Lorsque cela est possible, le résultat doit être observé.
DAACT et réception ne sont pas la même chose
La Déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux (DAACT) est une formalité relevant de l’urbanisme. Elle sert à déclarer à l’administration l’achèvement des travaux et leur conformité à l’autorisation d’urbanisme.
La réception, elle, est l’acte par lequel le maître d’ouvrage accepte l’ouvrage avec ou sans réserves.
Une DAACT ne remplace donc pas le procès-verbal de réception, et la signature d’un procès-verbal de réception ne dispense pas des formalités d’urbanisme applicables.
Qui sommes-nous ?
Check my House accompagne les particuliers confrontés à des questions techniques liées à la construction et au bâtiment. Pour une réception CCMI, l’intervention est centrée sur les intérêts techniques du maître d’ouvrage : observer, comparer aux pièces disponibles, relever les anomalies et aider à les exprimer de manière compréhensible dans le cadre de la réception.
L’expert ne se substitue ni à un avocat pour déterminer une stratégie contentieuse, ni à l’administration pour valider une autorisation d’urbanisme, ni à un bureau d’études lorsqu’un calcul ou une étude spécialisée devient nécessaire.
Cette séparation des rôles permet de conserver une analyse technique lisible : ce qui est constaté, ce qui reste à vérifier, les hypothèses envisageables et les recommandations qui peuvent en découler.
Découvrez également les missions de notre
expert en bâtiment.
Tarifs et demande d’accompagnement
La visite de réception, ou de post-réception, est proposée à 720 € TTC (jusqu’à 75 m², puis 3 €/m² supplémentaire). La visite de pré-réception, menée juste avant la remise des clés, est au même tarif de 720 € TTC.
Pour un accompagnement sur l’ensemble du chantier, chaque étape a son tarif : fondations 510 €, gros œuvre 590 €, cloisons 550 €, chape 510 €, pré-réception 720 €, réception 720 € (TTC, jusqu’à 75 m², puis 3 €/m² au-delà). La gestion et le suivi du dossier sur toute la construction reviennent à 450 €, le déplacement de l’expert à 60 € jusqu’à 100 km, rapport et procès-verbal compris.
Le prix exact d’une intervention dépend du périmètre de la mission à réaliser. Il convient donc de définir avant la visite la surface du bien, la phase du chantier, les documents disponibles et l’objectif attendu de l’expert.
Pour une réception à Villebon-sur-Yvette, transmettez la date prévue, la surface de la maison et les principales informations du chantier afin d’obtenir une proposition adaptée.
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Questions fréquentes sur la réception CCMI
Le constructeur peut-il m’empêcher de venir avec un expert ?
Le cadre du CCMI prévoit expressément l’hypothèse dans laquelle le maître d’ouvrage est assisté lors de la réception par un professionnel de la construction répondant aux conditions prévues par le Code. Il est prudent d’informer le constructeur en amont de la présence de cet accompagnant afin d’organiser le rendez-vous dans de bonnes conditions.
L’expert peut-il contrôler des ouvrages cachés derrière les cloisons ?
Une réception classique repose principalement sur les ouvrages visibles, accessibles et sur les documents disponibles. Une cloison terminée ne peut pas être ouverte arbitrairement pour contrôler ce qu’elle dissimule. C’est notamment pourquoi les visites réalisées pendant le chantier peuvent compléter utilement la réception finale.
Que faire si une fissure est découverte pour la première fois le jour J ?
Elle doit d’abord être localisée, décrite et, lorsque cela est utile, mesurée. Si elle constitue un défaut apparent non expliqué ou une anomalie nécessitant une reprise, elle peut faire l’objet d’une réserve adaptée. Son origine ne doit pas être affirmée sans éléments suffisants.
Une réception peut-elle être faite si certaines finitions restent à terminer ?
La décision dépend de la nature et de l’importance des travaux restant à exécuter. Des finitions ponctuelles peuvent être traitées comme réserves dans certaines situations, tandis qu’un état d’inachèvement plus important nécessite une appréciation différente. Il faut examiner concrètement ce qui manque avant de décider d’accepter l’ouvrage.
Faut-il photographier les réserves ?
Les photographies sont utiles pour documenter l’état observé, à condition de pouvoir rattacher chaque image à une localisation et à un constat précis. Elles complètent la description écrite mais ne remplacent pas une formulation claire des réserves dans le procès-verbal.
Que faire si le constructeur réclame immédiatement les 5 % malgré des réserves ?
Le CCMI prévoit un mécanisme de consignation du solde, dans la limite de 5 % du prix convenu, lorsque des réserves sont formulées. La somme doit être consignée dans les conditions prévues par les textes. En cas de désaccord sur les modalités de paiement ou de consignation, une information juridique auprès de l’Agence départementale d’information sur le logement ou d’un professionnel du droit peut compléter l’analyse technique.
L’expert peut-il décider à ma place de signer le procès-verbal ?
Non. La réception est une décision du maître d’ouvrage. L’expert apporte son analyse technique, explique ses constats et aide à formuler les réserves. La décision d’accepter l’ouvrage avec ou sans réserves reste celle du maître d’ouvrage.
Une réception sans réserve signifie-t-elle que la maison ne présente aucun défaut ?
Non. Une réception sans réserve signifie qu’aucun désordre apparent n’a été inscrit au procès-verbal au moment de l’acceptation. Elle ne constitue pas une certification selon laquelle aucun défaut caché ou désordre ultérieur ne pourra apparaître. Les garanties légales continuent à s’appliquer selon leurs propres conditions.