La préparation documentaire avant la visite
Les documents contractuels définissent les prestations que l’expert peut comparer sur place. Sans plan coté, notice descriptive ou avenant, une anomalie visible peut être décrite, mais sa qualification contractuelle devient plus difficile.
Le dossier utile comprend généralement :
- le plan annexé à l’acte de vente ;
- la notice descriptive signée ;
- les plans électriques ou techniques disponibles ;
- les plans du balcon, de la terrasse, de la cave ou du stationnement ;
- les travaux modificatifs acquéreur ;
- les devis et avenants acceptés ;
- les choix de matériaux et d’équipements ;
- les comptes rendus des visites antérieures ;
- les courriels confirmant une modification ;
- la convocation adressée par le promoteur.
L’ANIL rappelle que le vendeur doit livrer un bien achevé et conforme aux plans ainsi qu’à la notice descriptive. Une perspective commerciale ou un plan décoré ne possède pas nécessairement la même portée que les pièces annexées à l’acte.
Un expert en bâtiment intervient comme conseil technique de l’acquéreur. Il ne dirige pas les entreprises, ne réalise pas les corrections et ne se substitue ni au promoteur, ni au maître d’œuvre, ni au contrôleur technique de l’opération.
Les travaux modificatifs doivent être classés avec leur dernière version validée. Une prise déplacée, une cloison différente du plan initial ou une porte supprimée peuvent correspondre à une modification régulièrement acceptée pendant la construction.
Il est également utile de vérifier avant le rendez-vous si l’eau, l’électricité, le chauffage, les volets et l’interphone seront en service. Un équipement présent mais non alimenté ne peut pas être considéré comme fonctionnel.
Quel rendez-vous VEFA choisir ?
Chaque rendez-vous donne accès à des ouvrages et à des informations différents. La visite cloisons contrôle surtout les implantations, tandis que la livraison sert à formaliser les défauts encore présents lors de la remise des clés.
La visite cloisons
La visite cloisons permet de comparer la distribution intérieure avec le dernier plan accepté. Elle intervient avant l’achèvement complet des revêtements, lorsque certains écarts peuvent encore être corrigés sans déposer des finitions terminées.
L’expert peut examiner :
- l’implantation des cloisons ;
- la position des ouvertures ;
- les dimensions utiles ;
- les gaines techniques visibles ;
- les arrivées d’eau ;
- les évacuations ;
- les prises et commandes déjà posées ;
- les réservations destinées aux équipements.
Une différence de quelques centimètres ne constitue pas automatiquement une non-conformité. Son importance dépend de ses conséquences sur l’usage du logement.
Un écart peut rester sans effet dans un séjour, mais réduire le passage vers une chambre, empêcher la pose d’un meuble ou provoquer un conflit entre une porte et un équipement.
La visite cloisons ne permet déjà plus d’observer les fondations, les armatures ou certains réseaux incorporés. Le compte rendu doit donc préciser les limites résultant de l’état d’avancement.
La pré-livraison
La pré-livraison permet de dresser une première liste de corrections avant la remise officielle du logement. Elle laisse au promoteur un délai pour solliciter les entreprises concernées.
Les sols, peintures, menuiseries, sanitaires et appareillages sont généralement visibles à ce stade. Leur fonctionnement ne peut toutefois être vérifié que si les installations sont alimentées et mises en service.
La base technique transmise prévoit notamment le contrôle des murs, sols, portes, fenêtres, équipements électriques, installations sanitaires, chauffage et ventilation.
Une anomalie relevée pendant la pré-livraison doit être vérifiée de nouveau le jour de la livraison. Sa présence dans une première liste ne prouve pas que la reprise a été exécutée ni que le résultat est satisfaisant.
Cette visite ne remplace donc pas le procès-verbal final. Elle sert à anticiper les corrections et à préparer une inspection plus efficace lors de la remise des clés.
La livraison et la rédaction du procès-verbal
La livraison correspond à la remise du logement par le vendeur à l’acquéreur. Elle se distingue de la réception des travaux, qui intervient entre le promoteur et les entreprises ayant participé à la construction.
L’acquéreur vérifie l’achèvement apparent, la conformité aux pièces contractuelles et le fonctionnement des équipements disponibles. L’ANIL recommande d’inscrire précisément les défauts constatés dans un procès-verbal daté et signé.
Une réserve exploitable précise :
- la pièce ou l’annexe concernée ;
- l’ouvrage contrôlé ;
- son emplacement exact ;
- le défaut observé ;
- les conditions et le résultat de l’essai.
La mention « porte à régler » reste trop vague. Une formulation plus utile serait : « Chambre 2, porte donnant sur le dégagement : pêne ne s’engageant pas dans la gâche lorsque le vantail est fermé ».
Les équipements impossibles à tester doivent aussi être mentionnés. L’absence d’électricité, un local fermé ou une cave inaccessible ne valent pas validation.
Le contrôle de la levée des réserves
La levée des réserves consiste à vérifier que les défauts initiaux ont réellement disparu. Une intervention annoncée ou une retouche visible ne suffit pas à clôturer automatiquement une observation.
L’expert reprend la liste initiale, compare le résultat avec les photographies et teste de nouveau l’ouvrage lorsque les conditions le permettent.
Une réserve doit rester ouverte lorsque :
- la correction est incomplète ;
- le défaut est toujours visible ;
- l’équipement ne fonctionne pas normalement ;
- la zone demeure inaccessible ;
- l’essai ne peut pas être réalisé ;
- les travaux ont endommagé un ouvrage voisin.
Une porte rabotée qui ferme désormais mais frotte toujours au sol n’est pas nécessairement correctement reprise. Le résultat doit être apprécié par rapport au défaut initial et à l’usage normal de l’ouvrage.
Les contrôles techniques menés dans chaque pièce
L’inspection suit un parcours organisé afin de limiter les oublis. Chaque constat doit pouvoir être rattaché à une pièce, un ouvrage et, lorsque cela est possible, à un document contractuel.
Volumes et dimensions utiles
Les dimensions sont contrôlées lorsqu’elles influencent l’utilisation du logement. Il ne s’agit pas de mesurer systématiquement toutes les parois, mais de vérifier les espaces déterminants.
L’expert peut examiner :
- la largeur d’un passage ;
- le débattement d’une porte ;
- le recul devant un sanitaire ;
- l’espace réservé à un appareil ménager ;
- l’emplacement d’une évacuation ;
- la profondeur disponible pour un rangement.
Les gaines, poteaux, doublages et retombées visibles sont pris en compte. Une série de mesures ponctuelles ne constitue toutefois pas automatiquement un mesurage certifié de toute la surface habitable.
Lorsqu’un écart global de surface est suspecté, une mission de mesurage distincte peut être nécessaire. Le plan et la définition de surface retenus comme références doivent alors être identifiés.
Murs, plafonds et raccords de finition
Les parois sont observées dans des conditions normales d’éclairage et sans démontage. Le contrôle porte sur les chocs, fissures visibles, reprises incomplètes et différences manifestes avec les finitions choisies.
Toutes les marques n’ont pas la même portée. Une trace ponctuelle ne s’analyse pas comme une fissure traversant plusieurs matériaux ou comme une déformation affectant l’ensemble d’une paroi.
Les raccords entre ouvrages méritent une attention particulière. Une peinture peut sembler régulière au centre d’un mur tout en restant incomplète autour d’une huisserie, d’une prise ou d’une plinthe.
Une mesure précise d’aplomb ou de planéité nécessite un matériel et une méthode adaptés. Une simple impression visuelle ne doit pas être présentée comme une valeur technique mesurée.
Revêtements de sol
Les sols sont examinés pour repérer les éléments cassés, instables, rayés ou mal raccordés. Les changements de niveau, les seuils et les jeux sous les portes sont également observés.
Une variation de nuance n’est pas nécessairement un défaut. En revanche, une lame mobile, un carreau endommagé ou un ressaut gênant peuvent justifier une réserve.
L’examen doit rester proche des conditions normales d’utilisation. Un éclairage artificiel placé au ras du sol peut accentuer des irrégularités qui ne sont pas visibles dans les conditions ordinaires.
Fenêtres et occultations
Les fenêtres doivent pouvoir être ouvertes, fermées et verrouillées sans effort anormal. Les volets ou stores motorisés sont testés lorsque leur alimentation est disponible.
Le contrôle porte notamment sur :
- les poignées ;
- les serrures ;
- les frottements ;
- les joints apparents ;
- les chocs et rayures ;
- les finitions périphériques ;
- le fonctionnement des occultations.
Une fenêtre qui ferme normalement ne peut pas être déclarée étanche à l’air ou à l’eau sur cette seule base. Ces performances demandent des essais spécifiques qui dépassent une inspection visuelle courante.
Plomberie et équipements sanitaires
Les robinets, évacuations et appareils sanitaires sont essayés lorsque l’eau est disponible. L’expert observe l’écoulement, la stabilité des équipements, les joints et les raccordements accessibles.
Une fuite immédiate ou une évacuation lente doit être localisée précisément. Un essai bref ne permet toutefois pas d’écarter un défaut qui apparaîtrait après plusieurs utilisations.
Une trace d’eau doit être photographiée avant toute reprise de peinture. Masquer le symptôme sans rechercher son origine peut compliquer les investigations suivantes.
Électricité, chauffage et ventilation
Les prises, interrupteurs, commandes et équipements motorisés sont testés lorsque le logement est alimenté. Une inspection VEFA ne remplace pas une vérification réglementaire complète de l’installation électrique.
Le chauffage est examiné dans les limites de sa mise en service et du temps disponible. Une commande qui s’allume ne confirme pas nécessairement la montée en température de chaque pièce.
Les bouches de ventilation et les entrées d’air visibles sont observées. Une mesure exacte des débits nécessite néanmoins un appareil et des conditions de fonctionnement adaptées.
Un équipement présent mais non testable doit être clairement signalé. L’absence d’essai ne vaut pas validation.
Portes intérieures et huisseries : un contrôle très concret
Une porte intérieure doit s’ouvrir, se fermer et rester dans la position attendue sans frottement anormal. Son fonctionnement dépend du vantail, des paumelles, de l’huisserie, de la serrure, de la gâche et du niveau du sol fini.
L’expert peut vérifier :
- l’ouverture complète du vantail ;
- la fermeture sans effort excessif ;
- l’engagement du pêne dans la gâche ;
- le fonctionnement de la poignée ;
- la stabilité des paumelles ;
- l’état du chant de la porte ;
- le jeu sous le vantail ;
- l’alignement apparent de l’huisserie ;
- les finitions autour du bâti ;
- l’absence de conflit avec un autre ouvrant.
Sur le terrain, un indice fréquent est une porte qui ferme correctement lorsqu’elle est poussée, mais dont le pêne ne s’engage pas seul dans la gâche. Le défaut peut venir d’un réglage, d’un alignement ou d’un jeu insuffisant, sans que sa cause exacte puisse être affirmée avant intervention.
Le jeu inférieur doit être observé en tenant compte du revêtement terminé. Un vantail qui frotte sur le sol risque de le marquer, tandis qu’un espace inhabituellement important peut nécessiter une comparaison avec les contraintes de ventilation et les documents techniques.
Une porte qui se déplace seule lorsqu’elle reste entrouverte peut aussi constituer un indice. Le constat doit cependant être renouvelé et décrit avec prudence, car un courant d’air ou une différence de pression peut influencer l’essai.
L’expert ne démonte pas les paumelles et ne modifie pas la gâche pendant la visite. Il décrit le dysfonctionnement et son incidence afin que l’entreprise puisse rechercher la correction appropriée.
Exemple de réserve :
Salle de bains, porte donnant sur le dégagement : vantail frottant sur le sol dans les vingt derniers centimètres de fermeture et pêne ne s’engageant pas dans la gâche.
Les données locales à prendre en compte à Châteaurenard
Les informations communales permettent de cibler les documents réglementaires utiles. Elles ne suffisent pas à déterminer l’exposition d’une résidence sans connaître son adresse et sa parcelle.
Châteaurenard appartient à l’arrondissement d’Arles, au canton dont elle est le bureau centralisateur et à la Communauté d’agglomération Terre de Provence. L’Insee la rattache également à l’unité urbaine, au bassin de vie et à l’aire d’attraction d’Avignon.
Le PPRI du bassin versant de la Durance
Châteaurenard est couverte par un plan de prévention du risque d’inondation du bassin versant de la Durance. Ce PPRI a été approuvé le 12 avril 2016 et comporte des zones soumises à prescriptions, interdictions ou interdictions strictes.
La préfecture a publié en 2023 un règlement et des cartes de zonage actualisés à la suite d’une décision du Conseil d’État. L’adresse du programme doit donc être rapprochée de la version réglementaire applicable au terrain.
L’existence du PPRI ne signifie pas que toutes les résidences du code postal 13160 présentent la même exposition. Les cartes distinguent différents secteurs et niveaux de réglementation.
Pour une VEFA située dans une zone concernée, les contrôles et documents utiles peuvent porter sur :
- les niveaux bas ;
- les caves et stationnements ;
- les rampes d’accès ;
- les locaux techniques ;
- les équipements installés près du sol ;
- les seuils et ouvertures ;
- les évacuations visibles ;
- les prescriptions annexées au permis de construire.
Une trace d’eau dans un sous-sol ne prouve pas qu’elle résulte d’une crue de la Durance. Une fuite, une infiltration latérale, un défaut de joint ou de la condensation peuvent produire des signes proches.
Lorsque la trace persiste ou réapparaît, une expertise humidité peut être nécessaire pour rechercher son origine avant une simple remise en peinture.
Les secteurs d’information sur les sols
Un secteur d’information sur les sols correspond à un terrain sur lequel la connaissance d’une pollution justifie des études et des mesures de gestion, notamment en cas de changement d’usage ou de travaux.
Géorisques recense au moins un secteur d’information sur les sols sur le territoire de Châteaurenard. Le portail mentionne également des sites pollués ou potentiellement pollués et d’anciens sites industriels, sans que ces données puissent être appliquées indistinctement à toutes les parcelles.
Pour un achat en VEFA, l’acquéreur peut vérifier :
- si la parcelle du programme appartient à un SIS ;
- les études de sols communiquées ;
- les mesures de gestion prévues ;
- les attestations remises avec le projet ;
- les restrictions d’usage éventuelles ;
- les informations figurant dans l’état des risques.
L’expert de livraison ne recherche pas une pollution à travers les revêtements du logement. Son intervention porte ici principalement sur la cohérence des documents remis et sur les ouvrages visibles.
La présence d’anciennes activités industrielles dans la commune ne prouve pas qu’une résidence précise est concernée. Seule la consultation de la parcelle et des fiches officielles permet de le déterminer.
Une sismicité modérée
Châteaurenard est située en zone de sismicité 3, dite modérée. Le Code de l’environnement classe les Bouches-du-Rhône en zone modérée, sauf les cantons et communes expressément placés dans une autre catégorie ; Châteaurenard ne figure pas parmi ces exceptions.
Ce classement concerne certaines règles de conception et d’exécution selon la catégorie du bâtiment. Il ne signifie pas qu’un logement neuf présente un défaut structurel.
Les fondations, armatures, voiles et assemblages sont généralement cachés lors de la remise des clés. L’expert VEFA ne peut donc pas certifier la conformité parasismique globale à partir d’une inspection du seul lot privatif.
Il peut en revanche relever une fissure, une déformation ou un désaffleurement visible et demander des documents complémentaires lorsque le constat le justifie.
Le zonage sismique ne suffit pas à déterminer l’origine d’une fissure. Une expertise fissures distincte peut être nécessaire pour examiner son tracé, son support, son ouverture et son évolution.
Transformer une anomalie en réserve exploitable
Une réserve doit être factuelle, localisée et vérifiable. Une personne absente lors de la livraison doit pouvoir retrouver le défaut à partir de sa seule formulation.
Une rédaction utile associe :
- la pièce ;
- l’ouvrage ;
- son emplacement ;
- le constat ;
- les conditions de l’essai.
Exemple :
Chambre 1, porte donnant sur le couloir : poignée fonctionnelle, mais pêne ne s’engageant pas dans la gâche et fermeture complète impossible sans maintenir le vantail.
Une photographie complète la description avec une vue d’ensemble et un cadrage rapproché. Elle ne remplace pas l’inscription dans le procès-verbal.
Il n’est pas toujours nécessaire d’imposer une méthode de réparation. L’entreprise conserve le choix de la solution, à condition que le résultat rétablisse la prestation attendue sans créer un autre défaut.
Lorsque la cause reste inconnue, il est préférable de demander une vérification et une remise en conformité plutôt que de désigner prématurément un ouvrage caché comme responsable.
Les défauts découverts après la remise des clés
Certains défauts apparents peuvent encore être signalés pendant le mois suivant la prise de possession. Cette période permet d’utiliser le logement dans des conditions ordinaires et de découvrir des anomalies qui ne se révèlent pas pendant une visite courte.
L’ANIL recommande de notifier au vendeur, par lettre recommandée avec avis de réception, les vices et défauts de conformité apparents qui n’avaient pas été inscrits dans le procès-verbal.
Les premières utilisations peuvent notamment révéler :
- une évacuation lente ;
- un chauffage qui ne répond pas ;
- une prise non alimentée ;
- un volet qui se bloque ;
- une porte qui se dérègle ;
- une ventilation insuffisamment perceptible ;
- une fuite après plusieurs utilisations ;
- une anomalie dans une annexe privative.
Les photographies, dates et circonstances de découverte doivent être conservées. Le signalement doit préciser la pièce, l’équipement et les conditions dans lesquelles le défaut apparaît.
Ce délai complémentaire ne doit pas conduire à négliger la livraison. Les anomalies déjà visibles le jour du rendez-vous doivent être inscrites immédiatement dans le procès-verbal.
La consignation des derniers 5 %
Le solde de 5 % peut être consigné lorsque les réserves portent sur la conformité du logement. Il ne doit pas simplement être conservé sur le compte personnel de l’acquéreur sans respecter la procédure applicable.
Service-Public.fr indique que les 5 % restants peuvent être déposés à titre de garantie auprès de la Caisse des dépôts et consignations lorsqu’il existe des réserves sur la conformité du bien.
L’ANIL précise également que le solde n’est pas versé au vendeur dans les mêmes conditions lorsque l’acquéreur émet de telles réserves.
La consignation doit être distinguée d’un refus général de paiement. La nature des réserves, le contenu de l’acte et l’accord relatif au dépositaire doivent être examinés avant d’engager la démarche.
En cas de désaccord juridique, l’acquéreur peut solliciter l’ADIL. L’expert en bâtiment apporte un constat technique, mais ne remplace pas un conseil juridique individualisé.
Lorsque les reprises restent insuffisantes
Les réserves non levées doivent être relancées par écrit avec leurs références précises. Le dossier doit réunir le procès-verbal, les photographies, les courriels et les dates de passage des entreprises.
Une relance utile rappelle :
- le numéro de la réserve ;
- son emplacement ;
- l’état actuel du défaut ;
- les travaux déjà réalisés ;
- le résultat qui reste attendu.
Lorsque le désaccord porte sur l’existence du défaut, son origine ou la qualité de la correction, une expertise amiable contradictoire peut organiser un examen en présence des parties.
Cette démarche ne garantit pas qu’un accord sera trouvé. Elle permet de formaliser les constatations techniques, de recueillir les positions et de disposer d’une base commune pour poursuivre les échanges.
Qui sommes-nous ?
Check my House intervient dans le domaine de l’expertise en bâtiment et construction auprès des particuliers. Les documents transmis présentent notamment des missions de visite cloisons, de pré-livraison, de livraison et de suivi des réserves.
Lors d’une mission VEFA, l’expert examine les parties accessibles et les rapproche des pièces communiquées par l’acquéreur. Il formule des observations techniques sans effectuer lui-même les travaux correctifs.
Il ne se substitue ni au promoteur, ni aux entreprises, ni au maître d’œuvre ou au contrôleur technique. Les autres domaines de mission sont présentés sur la page consacrée à l’expert en construction.
Tarifs d’une assistance VEFA à Châteaurenard
Le tarif dépend du type de logement, de sa surface et de la visite demandée. Le devis établi avant l’intervention reste le document de référence.
La grille tarifaire transmise indique les montants suivants.
| Mission | Appartement jusqu’à 50 m² | Maison jusqu’à 50 m² |
|---|---|---|
| Visite cloisons | 480 € TTC | 550 € TTC |
| Pré-livraison | 510 € TTC | 580 € TTC |
| Livraison | 530 € TTC | 610 € TTC |
Au-delà de 50 m², la grille prévoit 3 € TTC par mètre carré supplémentaire et 60 € de frais de déplacement.
La page tarifaire officielle publiée le 9 juin 2026 mentionne également 50 € de frais de gestion de dossier par visite.
La surface totale à contrôler, les annexes, l’adresse et le périmètre de la mission doivent être communiqués afin que le montant proposé corresponde au logement concerné.
FAQ sur l’expertise VEFA à Châteaurenard
Un expert VEFA est-il obligatoire lors de la livraison ?
Non, la présence d’un expert n’est pas obligatoire. L’acquéreur peut inspecter seul le logement et inscrire directement ses observations dans le procès-verbal.
L’expert apporte néanmoins une méthode de contrôle et une lecture technique des ouvrages. Il rapproche ce qui est visible des plans, de la notice descriptive et des modifications validées.
Son intervention peut être utile lorsque le logement comporte plusieurs annexes, des travaux modificatifs ou de nombreux équipements à tester. Elle permet aussi de distinguer un défaut observable d’un point qui demande un document ou une investigation complémentaire.
L’acquéreur reste le signataire du procès-verbal. Il décide des réserves qu’il souhaite faire inscrire et conserve la responsabilité des démarches adressées au vendeur.
Faut-il choisir la visite cloisons ou la livraison ?
Les deux visites répondent à des objectifs différents. La visite cloisons sert à contrôler les implantations, tandis que la livraison formalise les défauts encore présents lors de la remise des clés.
La visite cloisons peut révéler une ouverture déplacée, une réservation oubliée ou une dimension incompatible avec un aménagement. Ces corrections deviennent souvent plus lourdes lorsque les revêtements sont posés.
La livraison reste cependant le rendez-vous au cours duquel le procès-verbal est établi. Les anomalies signalées auparavant doivent y être contrôlées de nouveau.
Lorsque le budget impose un choix, la livraison concentre l’enjeu de la rédaction des réserves. La décision dépend néanmoins de l’état d’avancement et de la complexité du logement.
Le promoteur peut-il limiter l’accès de l’expert ?
Les conditions d’accès doivent être vérifiées dans la convocation et dans les documents contractuels. Il est prudent d’informer le promoteur par écrit avant le rendez-vous.
L’expert accompagne l’acquéreur et respecte les règles de sécurité applicables. Il ne procède pas à des démontages et n’entre pas dans les parties dont l’accès est interdit.
En cas de refus ou de limitation, demandez une confirmation écrite et son motif. Cette trace pourra être présentée à l’ADIL ou à un professionnel du droit.
La question doit idéalement être traitée avant la livraison afin de ne pas perdre une partie du temps prévu pour le contrôle.
Combien de temps faut-il prévoir pour l’inspection ?
La durée dépend de la surface, du nombre de pièces, des annexes et des équipements à tester. Elle dépend aussi du temps d’accès accordé par le promoteur.
Un appartement avec balcon, cave et stationnement demande davantage de vérifications qu’un logement sans annexe. Une maison avec jardin, plusieurs niveaux et des réseaux individuels nécessite également un parcours plus long.
Les travaux modificatifs augmentent le nombre de comparaisons avec les documents. La disponibilité de l’eau, de l’électricité et du chauffage influence aussi la durée des essais.
Le temps et le périmètre doivent être définis avant le rendez-vous dans les conditions de la mission.
Une porte qui frotte doit-elle être inscrite en réserve ?
Oui, lorsqu’un frottement gêne le fonctionnement normal ou risque de dégrader le sol et le vantail. Le défaut doit être localisé et testé dans des conditions ordinaires.
La réserve doit préciser la porte concernée, la zone de frottement et le moment où il se produit. La formule « toutes les portes à régler » est trop générale si seules certaines présentent un problème.
Un frottement peut résulter d’un réglage, d’un jeu insuffisant ou d’un défaut d’alignement. La cause ne doit pas être affirmée sans examen suffisant.
Après la reprise, la porte doit être manipulée de nouveau afin de vérifier sa fermeture, son verrouillage et l’absence de nouvelle dégradation.
Le PPRI concerne-t-il toute la commune de la même manière ?
Non, le PPRI comporte plusieurs zones et plusieurs niveaux de réglementation. Toutes les parcelles de Châteaurenard ne présentent donc pas la même situation.
L’adresse du programme doit être rapprochée des cartes de zonage, de l’état des risques et du règlement applicable. Deux résidences situées dans la même commune peuvent relever de prescriptions différentes.
Lorsqu’un programme est concerné, les niveaux bas, les accès, les locaux techniques et les équipements proches du sol méritent une attention particulière.
La visite du logement ne remplace toutefois pas l’analyse du PPRI, du permis de construire et des documents techniques de l’opération.
La présence d’un SIS signifie-t-elle que tout Châteaurenard est pollué ?
Non, un secteur d’information sur les sols correspond à un périmètre précisément identifié. Sa présence sur le territoire communal ne signifie pas que chaque programme immobilier est concerné.
La parcelle doit être recherchée dans les bases officielles. Lorsqu’elle se trouve dans un SIS, des études, attestations ou mesures de gestion peuvent être requises selon le projet.
L’expert de livraison ne peut pas rechercher une pollution en observant les peintures ou les sols finis du logement. Le contrôle porte alors surtout sur les documents disponibles.
Les anciennes activités recensées dans la commune ne constituent pas, à elles seules, une preuve de pollution d’un terrain particulier.
Que change la zone de sismicité modérée ?
La zone 3 correspond à une sismicité modérée. Certaines règles parasismiques s’appliquent selon la catégorie et les caractéristiques du bâtiment.
Ces dispositions concernent principalement la conception de la structure, les armatures et les assemblages. La majorité de ces éléments est déjà cachée lorsque le logement est livré.
L’expert VEFA peut relever une fissure ou une déformation visible et demander des documents lorsque le constat le justifie. Il ne peut pas certifier la conformité parasismique globale par une simple visite intérieure.
Le zonage constitue un contexte réglementaire, mais il ne permet pas d’expliquer seul l’origine d’un désordre.
Que faire si l’eau ou l’électricité ne sont pas disponibles ?
Le contrôle visuel reste possible, mais les essais fonctionnels sont limités. Cette impossibilité doit être inscrite dans le procès-verbal ou le compte rendu.
Sans eau, les robinets, chasses d’eau, évacuations et éventuelles fuites ne peuvent pas être testés normalement. Sans électricité, les prises, volets, commandes, interphones et équipements motorisés restent non vérifiables.
Il est utile de demander avant la visite si les réseaux seront ouverts. Les essais non réalisés devront être effectués dès leur mise en service.
Toute anomalie découverte ensuite doit être photographiée, datée et signalée rapidement au vendeur.
Comment vérifier qu’une réserve est réellement levée ?
Une réserve est levée lorsque le défaut initial a disparu et que l’ouvrage fonctionne normalement. Une intervention annoncée ou une retouche superficielle ne suffisent pas.
Le contrôle repart de la formulation et des photographies initiales. L’expert examine le résultat, teste l’équipement et vérifie que les travaux n’ont pas détérioré les éléments voisins.
Pour une porte, il faut notamment vérifier l’ouverture, la fermeture, le pêne, la poignée et l’absence de frottement. Pour un équipement technique, l’essai doit être répété dans les mêmes conditions que lors du constat initial.
Lorsque la correction reste partielle, que la zone est inaccessible ou que l’essai demeure impossible, la réserve doit être maintenue.
Zone d’intervention autour de Châteaurenard
Nous intervenons à Châteaurenard et dans les communes proches, notamment : Rognonas, Eyragues, Noves, Graveson, Maillane, Barbentane, Cabannes, Mollégès, Saint-Andiol, Verquières, Plan-d’Orgon, Orgon, Boulbon, Tarascon, Saint-Pierre-de-Mézoargues, Avignon, Caumont-sur-Durance, Les Angles, Châteauneuf-de-Gadagne et Entraigues-sur-la-Sorgue.
Les premières communes citées appartiennent à Terre de Provence Agglomération ou au canton de Châteaurenard. Châteaurenard appartient par ailleurs au bassin de vie d’Avignon, qui regroupe 23 communes.
La possibilité d’intervention dépend de l’adresse du programme, de la date proposée et du périmètre demandé.
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Indiquez l’adresse du programme, le type de logement, sa surface, ses annexes, la visite concernée et la date communiquée par le promoteur.
La demande peut être transmise depuis la page Contact de Check my House.
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Le formulaire permet également de transmettre les premières informations, les plans disponibles et les éventuels travaux modificatifs afin de préciser la mission.
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Les témoignages disponibles sont accessibles sur la page Trustpilot de Check my House. Ils ne remplacent pas l’analyse des documents propres au logement.
Sources
Insee, « Commune de Châteaurenard », Code officiel géographique au 1er janvier 2026.
https://www.insee.fr/fr/metadonnees/geographie/commune/13027-chateaurenard
Insee, « Communauté d’agglomération Terre de Provence », liste des 13 communes.
https://www.insee.fr/fr/metadonnees/geographie/intercommunalite/200035087-terre-de-provence
Insee, « Canton de Châteaurenard », liste des 15 communes au 1er janvier 2026.
https://www.insee.fr/fr/metadonnees/geographie/canton/1307-chateaurenard
Insee, « Bassin de vie 2022 d’Avignon », liste des 23 communes au 1er janvier 2026.
https://www.insee.fr/fr/metadonnees/geographie/bassin-vie-2022/84007-avignon
Géorisques, « Les risques sur Châteaurenard », consultation le 26 juillet 2026.
https://www.georisques.gouv.fr/mes-risques/connaitre-les-risques-pres-de-chez-moi/rapport2/13027/Chateaurenard/commune/13160
Géorisques, « Risque d’inondation sur Châteaurenard », consultation le 26 juillet 2026.
https://www.georisques.gouv.fr/mes-risques/connaitre-les-risques-pres-de-chez-moi/detail/INOND?adresse=13027+Chateaurenard
Géorisques, « Pollution des sols sur Châteaurenard », consultation le 26 juillet 2026.
https://www.georisques.gouv.fr/mes-risques/connaitre-les-risques-pres-de-chez-moi/detail/SSP?adresse=13027+Chateaurenard
Préfecture des Bouches-du-Rhône, « Châteaurenard de Provence, PPR inondation », PPRI approuvé le 12 avril 2016, documents mis à jour le 28 avril 2023.
https://www.bouches-du-rhone.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Environnement-risques-naturels-et-technologiques/La-prevention/Les-plans-de-prevention-des-risques-naturels-ou-miniers-approuves-dans-les-Bouches-du-Rhone/CHATEAURENARD-DE-PROVENCE
Légifrance, « Code de l’environnement, article D563-8-1 », zonage sismique, version en vigueur depuis le 26 novembre 2023.
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048463998
ANIL, « Acheter sur plan », consultation le 26 juillet 2026.
https://www.anil.org/votre-besoin/acheter/types-dachat/achat-sur-plan/
Service-Public.fr, « Acte de vente d’un logement en l’état futur d’achèvement », consultation le 26 juillet 2026.
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2961
Check my House, « Prix d’une assistance VEFA : le budget pour sécuriser sa livraison », publié le 9 juin 2026.
https://checkmy-house.fr/2026/06/09/prix-assistance-vefa/