Un sol fini résulte généralement de la superposition de plusieurs ouvrages :

  • la structure porteuse ou le sol d’assise ;
  • le plancher ou le dallage en béton ;
  • un éventuel ravoirage ;
  • un isolant thermique ou acoustique ;
  • une chape adhérente, désolidarisée ou flottante ;
  • un mortier de pose ou une colle ;
  • le revêtement final.

Une fissure visible dans un carreau ne permet donc pas d’affirmer que le carreleur est nécessairement responsable.

Le désordre peut provenir :

  • du carreau lui-même ;
  • du collage ;
  • du mortier de scellement ;
  • de la chape ;
  • de l’isolant ;
  • de la dalle porteuse ;
  • du dallage ;
  • d’un affaissement du sol ;
  • de la déformation d’un plancher ;
  • d’un plancher chauffant ;
  • d’un joint absent ou mal traité.

L’Agence Qualité Construction relève que la fissuration des carrelages provient fréquemment du comportement de leur support, notamment du retrait excessif de la chape ou du mortier de scellement. L’analyse du complexe de sol dans son ensemble est donc indispensable.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my house (cabinet d’expertise en bâtiment) depuis 2019.
Contenu à visée informative. Dernière mise à jour le 16 juillet 2026.

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Sommaire

Comprendre le complexe de sol et ses ouvrages

Un sol fini superpose plusieurs ouvrages : identifier chaque couche est indispensable avant tout diagnostic.

(2 questions)

Quelle différence existe-t-il entre plancher, dalle, dallage, chape et carrelage ?

Ces termes désignent des ouvrages différents.

Le plancher

Le plancher constitue un ouvrage horizontal séparant deux niveaux ou reposant sur une structure.

Il peut être réalisé en :

  • béton armé ;
  • poutrelles et entrevous ;
  • dalles préfabriquées ;
  • bois ;
  • acier et béton collaborant.

Il reprend les charges et les transmet :

  • aux murs ;
  • aux poutres ;
  • aux poteaux ;
  • aux fondations.

La dalle

Le mot « dalle » peut désigner un élément horizontal en béton participant à la structure.

Il peut notamment s’agir :

  • d’une dalle pleine ;
  • d’une dalle de compression ;
  • d’une dalle portée ;
  • d’un élément préfabriqué.

Dans le langage courant, ce terme est parfois employé à tort pour désigner une chape ou un dallage.

Le dallage

Le dallage est un ouvrage en béton reposant sur le sol par l’intermédiaire d’une couche de forme et d’éventuelles interfaces.

Contrairement à un plancher porté, il est normalement soutenu de manière continue par son assise.

Lorsque le sol ou la couche de forme se tasse, le dallage peut suivre ce mouvement et s’affaisser. L’AQC identifie notamment comme symptômes les espaces sous les plinthes, les fissures de cloisons et de revêtements ainsi que les dommages aux canalisations traversant ou longeant le dallage.

La chape

La chape constitue une couche destinée notamment à :

  • recevoir le revêtement ;
  • corriger certains niveaux ;
  • répartir les charges ;
  • enrober un plancher chauffant selon le procédé ;
  • améliorer certaines performances acoustiques ou thermiques.

Elle peut être :

  • adhérente au support ;
  • désolidarisée par une couche intermédiaire ;
  • flottante sur un isolant ;
  • traditionnelle ;
  • fluide à base de ciment ou de sulfate de calcium.

Le NF DTU 26.2 constitue l’un des principaux référentiels techniques applicables aux chapes et dalles traditionnelles à base de liants hydrauliques. Le référentiel exact doit être vérifié en fonction du procédé, de la date des travaux et du marché.

Le carrelage

Le carrelage constitue le revêtement final.

Il peut être :

  • collé ;
  • scellé ;
  • posé sur une chape ;
  • posé sur une dalle ;
  • posé sur un système de désolidarisation ;
  • associé à un plancher chauffant.

Les poses collées relèvent notamment du NF DTU 52.2, qui traite des supports, de leur planéité, de leur état de surface, de leur humidité, du collage, des joints et des tolérances géométriques.

Pourquoi faut-il identifier chaque couche du complexe de sol ?

Parce que la fissure peut naître dans une couche masquée et se transmettre jusqu’au revêtement.

Exemple :

  • le sol d’assise se tasse ;
  • le dallage s’affaisse ;
  • la chape se fissure ;
  • le carrelage reproduit cette fissure ;
  • une cloison se sépare du sol.

Remplacer uniquement les carreaux cassés ne traite alors aucune des causes profondes.

Avant de définir les travaux, il faut déterminer :

  • quel ouvrage a fissuré en premier ;
  • si la fissure traverse plusieurs couches ;
  • si le mouvement reste actif ;
  • si l’ouvrage est porté ou repose sur le sol ;
  • si un isolant ou un plancher chauffant est présent ;
  • si des joints avaient été prévus.

Fissures des dalles et des dallages

La dalle et le dallage n’ont ni le même mode d’appui ni le même diagnostic.

(4 questions)

Pourquoi une dalle en béton peut-elle se fissurer ?

Une dalle peut notamment se fissurer en raison :

  • du retrait du béton ;
  • d’un séchage rapide ;
  • d’une cure insuffisante ;
  • de joints inadaptés ;
  • d’une flexion ;
  • d’une surcharge ;
  • d’un tassement d’appui ;
  • d’un mouvement des fondations ;
  • d’un défaut de ferraillage ;
  • d’un retrait empêché ;
  • d’une variation thermique ;
  • d’une reprise de bétonnage.

L’analyse doit déterminer si la fissure affecte :

  • seulement la surface ;
  • toute l’épaisseur de la dalle ;
  • une zone structurellement tendue ;
  • un appui ;
  • une liaison avec un mur ;
  • plusieurs travées.

Une fissure fine de retrait superficiel ne s’analyse pas comme une fissure traversante accompagnée d’un affaissement ou d’une flèche.

Comment reconnaître une fissure superficielle de dalle ?

Elle peut présenter :

  • une faible ouverture ;
  • un tracé irrégulier ;
  • un réseau de microfissures ;
  • une faible profondeur ;
  • l’absence de désaffleurement ;
  • l’absence de déformation du plancher.

Elle apparaît fréquemment pendant les premières périodes de séchage.

Toutefois, son aspect seul ne permet pas de conclure définitivement.

Il faut vérifier :

  • l’âge du béton ;
  • la date d’apparition ;
  • les conditions de coulage ;
  • la cure ;
  • l’existence d’un revêtement fissuré au même endroit ;
  • la présence de fissures sous la dalle ;
  • la déformation générale.

Quand une fissure de dalle peut-elle être structurelle ?

Une analyse structurelle doit être envisagée lorsque la fissure :

  • traverse l’élément ;
  • se situe dans une zone porteuse ;
  • évolue ;
  • présente un désaffleurement ;
  • s’accompagne d’une flèche ;
  • apparaît près d’un appui ;
  • suit une surcharge ;
  • concerne plusieurs travées ;
  • s’accompagne de corrosion ;
  • se prolonge dans les poutres ou les murs.

Les fissures structurelles ne doivent pas être évaluées uniquement à partir de leur largeur.

Une ouverture limitée peut être importante lorsqu’elle se trouve :

  • dans une zone fortement sollicitée ;
  • au droit d’un appui ;
  • près d’une réservation ;
  • dans une dalle présentant une déformation excessive.

Quelle différence existe-t-il entre une dalle portée et un dallage sur terre-plein ?

La dalle portée transmet ses charges à des appuis tels que :

  • murs ;
  • poutres ;
  • poteaux ;
  • longrines.

Le dallage sur terre-plein repose principalement sur son sol d’assise.

Cette distinction modifie complètement le diagnostic.

Une déformation de dalle portée conduit à examiner :

  • la portée ;
  • les charges ;
  • les armatures ;
  • les appuis ;
  • la structure.

Un affaissement de dallage conduit plutôt à examiner :

  • le sol ;
  • la couche de forme ;
  • le compactage ;
  • les remblais ;
  • les réseaux enterrés ;
  • l’eau ;
  • la présence d’un isolant compressible.

Fissures et retrait des chapes

Chape en beton fissuree par retrait avant pose du carrelage

Le retrait de la chape est l’une des causes majeures de fissuration des carrelages.

(4 questions)

Qu’est-ce qu’une fissure de chape ?

Une fissure de chape correspond à une rupture affectant la couche supportant le revêtement.

Elle peut résulter :

  • du retrait ;
  • d’une épaisseur insuffisante ;
  • d’une épaisseur irrégulière ;
  • d’un dosage inadapté ;
  • d’un excès d’eau ;
  • d’un séchage trop rapide ;
  • d’une cure insuffisante ;
  • de joints absents ;
  • d’un isolant instable ;
  • d’un mouvement du support ;
  • d’une mise en service prématurée ;
  • d’un plancher chauffant mal exécuté.

La fissure peut rester dans la chape ou se transmettre :

  • au carrelage ;
  • aux joints du carrelage ;
  • à un revêtement souple ;
  • aux cloisons reposant sur le complexe.

Qu’est-ce que le retrait d’une chape ?

Le retrait correspond à la diminution de volume de la chape pendant sa prise et son séchage.

Il devient pathologique lorsque les déformations :

  • sont excessives ;
  • ne sont pas réparties par des joints adaptés ;
  • sont empêchées par les murs ou points singuliers ;
  • interviennent après la pose du revêtement ;
  • provoquent un soulèvement ou une fissuration.

Le retrait peut être favorisé par :

  • un excès d’eau ;
  • un dosage incorrect ;
  • une épaisseur excessive ou variable ;
  • une dessiccation trop rapide ;
  • une mise en chauffe inadaptée ;
  • une pose trop précoce du revêtement ;
  • l’absence de joints périphériques ;
  • des surfaces trop importantes sans fractionnement.

L’AQC identifie le retrait excessif de la chape ou du mortier de scellement comme l’une des causes majeures des fissurations et décollements de carrelages dans l’habitat.

Comment le retrait de la chape fissure-t-il le carrelage ?

Plusieurs mécanismes sont possibles.

Transmission directe

La chape se fissure et la fissure se prolonge dans :

  • la colle ;
  • le joint ;
  • le carreau.

Mise en contrainte du revêtement

La chape se contracte alors que le revêtement présente un comportement différent.

Des contraintes apparaissent dans le plan de collage.

Déformation ou tuilage

La chape peut se déformer différemment entre sa face supérieure et sa face inférieure.

Cette déformation peut produire :

  • des creux ;
  • des bosses ;
  • un effet de vague ;
  • un appui incomplet des carreaux ;
  • des fissures ou désaffleurements.

L’AQC décrit notamment des fissures de carrelage en continuité avec les fissures du support hydraulique ayant subi un retrait excessif.

Une fissure de chape est-elle toujours grave ?

Non.

Son importance dépend :

  • de son ouverture ;
  • de son activité ;
  • de sa profondeur ;
  • de son étendue ;
  • de la présence d’un revêtement ;
  • du mode de pose ;
  • des déformations ;
  • de l’usage du local.

Une fissure fine et stabilisée peut parfois faire l’objet d’une réparation localisée avant pose d’un revêtement compatible.

Une fissure évolutive, désaffleurante ou associée à un affaissement nécessite une analyse plus large.

Joints de fractionnement, de dilatation et périphériques

Les joints localisent les mouvements et évitent les fissurations aléatoires.

(7 questions)

Qu’est-ce qu’un joint de fractionnement ?

Un joint de fractionnement divise une surface afin de mieux maîtriser :

  • le retrait ;
  • les déformations ;
  • les mouvements du support ;
  • les contraintes dans le revêtement.

Il permet de localiser les mouvements dans des zones prévues plutôt que de les laisser provoquer des fissures aléatoires.

Sa disposition dépend notamment :

  • du type de chape ;
  • du mode de pose ;
  • de la surface ;
  • de la géométrie du local ;
  • des angles rentrants ;
  • des seuils ;
  • du plancher chauffant ;
  • du procédé utilisé.

Les points de vigilance concernant les sols carrelés comprennent précisément la localisation des joints de fractionnement et des joints périphériques.

Qu’est-ce qu’un joint de dilatation ?

Le joint de dilatation traverse généralement les ouvrages concernés afin de permettre le mouvement relatif de deux parties du bâtiment.

Il ne doit pas être confondu avec un simple joint entre deux carreaux.

Un joint structurel existant dans :

  • la dalle ;
  • le plancher ;
  • le bâtiment ;

doit normalement être repris dans les couches supérieures selon les règles du procédé.

Il ne faut pas le recouvrir rigidement par :

  • une chape continue ;
  • une colle ;
  • du carrelage ;
  • un ragréage ;
  • un mortier.

Le masquage d’un joint structurel peut déplacer la fissuration dans le revêtement voisin.

Qu’est-ce qu’un joint périphérique ?

Le joint périphérique sépare la chape ou le revêtement des éléments verticaux tels que :

  • murs ;
  • cloisons ;
  • poteaux ;
  • seuils ;
  • socles ;
  • canalisations.

Il permet à la couche de sol de se déformer sans être bloquée contre ces éléments.

Lorsqu’il est absent, insuffisant ou rempli de mortier, les contraintes peuvent provoquer :

  • fissures ;
  • soulèvements ;
  • décollements ;
  • compression du carrelage ;
  • désordres dans les angles.

Pourquoi les joints sont-ils importants dans les passages de portes ?

Le passage de porte constitue un point singulier.

Il réunit souvent :

  • deux pièces ;
  • deux géométries ;
  • deux zones de chauffage ;
  • deux phases de coulage ;
  • des angles rentrants ;
  • une réduction de largeur du sol.

Les contraintes se concentrent fréquemment à cet endroit.

L’AQC indique que les fissurations des sols carrelés se développent notamment au droit des points sensibles tels que les angles et les passages de portes.

Un fractionnement peut être nécessaire au droit des seuils selon :

  • la surface ;
  • le procédé ;
  • la géométrie ;
  • le type de chape ;
  • le référentiel applicable.

Pourquoi une fissure apparaît-elle souvent depuis l’angle d’une porte ?

L’angle de porte constitue un angle rentrant dans la surface de la chape.

Les déformations et retraits ne se répartissent pas uniformément dans cette géométrie.

La fissure peut partir :

  • de l’angle de l’huisserie ;
  • du seuil ;
  • d’un changement de revêtement ;
  • d’une reprise de coulage ;
  • d’une réservation.

Il faut vérifier si elle affecte :

  • seulement le joint du carrelage ;
  • un carreau ;
  • la chape ;
  • la dalle ;
  • la cloison voisine.

Que provoque l’absence de joints de fractionnement ?

Elle peut favoriser :

  • la fissuration de la chape ;
  • la fissuration du carrelage ;
  • le décollement ;
  • le soulèvement ;
  • le transfert des mouvements vers les seuils ;
  • des fissures dans les angles rentrants.

Lorsque le revêtement et son support ne sont pas correctement fractionnés, le retrait et la dilatation peuvent créer des contraintes importantes et conduire au soulèvement ou à la fissuration du carrelage.

Peut-on créer des joints après l’apparition des fissures ?

Cela peut être envisagé dans certains cas, mais ne suffit pas toujours.

Il faut auparavant déterminer :

  • si la fissure reste active ;
  • si la dalle ou le dallage est concerné ;
  • si le fractionnement initial était insuffisant ;
  • si le carrelage est décollé ;
  • si un plancher chauffant est présent ;
  • si des canalisations passent dans la zone.

La création tardive d’un joint ne répare pas :

  • un affaissement ;
  • une chape désorganisée ;
  • un support instable ;
  • une déformation structurelle ;
  • un isolant tassé.

Fissures, décollements et soulèvements du carrelage

Fissure alignee sur plusieurs carreaux d un sol carrele

Le tracé et le comportement des carreaux orientent vers le revêtement ou vers le support.

(7 questions)

Pourquoi un carrelage peut-il se fissurer ?

Les causes possibles comprennent :

  • fissure transmise par le support ;
  • retrait de chape ;
  • déformation du plancher ;
  • absence de joints ;
  • mauvais collage ;
  • carreau mal battu ;
  • vide sous le carreau ;
  • choc ;
  • surcharge ponctuelle ;
  • support insuffisamment plan ;
  • tassement d’un isolant ;
  • plancher chauffant ;
  • défaut propre au carreau.

La fissuration peut concerner :

  • l’émail uniquement ;
  • un carreau entier ;
  • plusieurs carreaux alignés ;
  • un réseau aléatoire ;
  • les joints ;
  • une ligne traversant plusieurs pièces.

Le tracé constitue un indice important.

Comment distinguer un carreau cassé par un choc d’une fissure transmise ?

Une fissure liée à un choc peut présenter :

  • un point d’impact ;
  • un éclat ;
  • des fissures rayonnantes ;
  • un dommage limité à un carreau ;
  • l’absence de fissure dans les joints voisins.

Une fissure transmise par le support présente plus souvent :

  • un alignement sur plusieurs carreaux ;
  • une continuité dans les joints ;
  • une fissure similaire dans une pièce voisine ;
  • une correspondance avec un seuil ;
  • une réapparition après remplacement ;
  • une déformation du sol.

Une ouverture localisée du complexe peut être nécessaire pour vérifier la chape.

Que signifie une fissure alignée sur plusieurs carreaux ?

Elle peut orienter vers :

  • une fissure de chape ;
  • un joint du support non repris ;
  • une reprise de bétonnage ;
  • une fissure de dalle ;
  • une déformation structurelle ;
  • une canalisation ou une réservation ;
  • un mouvement différentiel.

Le remplacement des seuls carreaux risque de conduire à une nouvelle fissuration si la discontinuité du support reste active.

Qu’est-ce qu’un carreau sonnant creux ?

Lors d’une percussion légère, certaines zones peuvent produire un son différent indiquant une modification de l’appui ou de l’adhérence.

Ce son peut être lié :

  • à un manque local de colle ;
  • à un défaut de transfert du mortier-colle ;
  • à un décollement ;
  • à un vide ;
  • à une pose scellée présentant une répartition différente ;
  • à une variation du support.

Un son creux constitue un indice. Il ne permet pas, à lui seul, de conclure que le carreau va nécessairement se décoller ou que l’ensemble du sol doit être remplacé.

Il faut établir une cartographie et rechercher :

  • les fissures ;
  • le mouvement du carreau ;
  • les joints dégradés ;
  • les soulèvements ;
  • l’étendue ;
  • le mode de pose ;
  • la date d’apparition.

Un carrelage sonnant creux doit-il être déposé ?

Pas automatiquement.

Une dépose peut être justifiée lorsque le carreau :

  • bouge ;
  • se soulève ;
  • se fissure ;
  • présente des joints ouverts ;
  • est situé dans une zone soumise à l’eau ;
  • constitue un risque de chute ou de blessure ;
  • appartient à une zone de décollement évolutive.

Une zone stable, sans fissure ni mouvement, doit être analysée avant toute décision généralisée.

La percussion doit être réalisée selon une méthode constante et comparée à des zones de référence. Le son dépend également :

  • de l’épaisseur du carreau ;
  • de son format ;
  • de la nature du support ;
  • de la présence d’un isolant ;
  • du mode de pose.

Qu’est-ce qu’un décollement de carrelage ?

Le décollement correspond à une perte d’adhérence entre :

  • le carreau et la colle ;
  • la colle et le support ;
  • le mortier de scellement et le carreau ;
  • la chape et les couches inférieures.

Il peut résulter :

  • d’un support poussiéreux ;
  • d’un défaut d’encollage ;
  • d’un temps ouvert dépassé ;
  • d’une colle inadaptée ;
  • d’un support trop humide ;
  • d’une absence de joints ;
  • de contraintes thermiques ;
  • d’un mouvement du support ;
  • d’un retrait de la chape.

Le décollement peut rester localisé ou concerner une grande surface.

Qu’est-ce qu’un soulèvement de carrelage ?

Le soulèvement correspond à une déformation du revêtement qui se décolle et se soulève sous l’effet de contraintes accumulées.

Il peut s’accompagner :

  • d’un bruit soudain ;
  • d’une ligne de carreaux soulevés ;
  • d’un bombement ;
  • de joints écrasés ;
  • de carreaux cassés ;
  • d’un désaffleurement dangereux.

Il peut notamment résulter :

  • de joints périphériques absents ;
  • de joints de fractionnement insuffisants ;
  • de variations thermiques ;
  • du retrait du support ;
  • d’un blocage du revêtement contre les murs ;
  • d’une adhérence hétérogène.

Il faut sécuriser la zone lorsqu’un risque de trébuchement ou de coupure existe.

Désaffleurements et affaissements

Carrelage souleve et decolle formant un bombement au sol

Différences de niveau, vides sous plinthes et affaissements imposent d’examiner l’assise et la structure.

(4 questions)

Qu’est-ce qu’un désaffleurement ?

Le désaffleurement correspond à une différence de niveau entre deux surfaces voisines.

Dans un carrelage, il peut concerner :

  • deux carreaux ;
  • les deux lèvres d’une fissure ;
  • deux parties d’une chape ;
  • un seuil ;
  • une reprise.

Il peut résulter :

  • d’une mauvaise pose ;
  • d’un tassement ;
  • d’un soulèvement ;
  • d’une fissure avec déplacement vertical ;
  • d’une déformation du support ;
  • d’un isolant comprimé.

Un désaffleurement doit être mesuré et localisé.

Il peut créer :

  • un risque de chute ;
  • une difficulté de circulation ;
  • une contrainte sur les carreaux voisins ;
  • une infiltration dans les locaux humides.

L’AQC documente notamment des fissurations de carrelage liées aux planchers chauffants, parfois accompagnées de désaffleurements pouvant affecter la sécurité d’usage.

Une simple irrégularité de pose constitue-t-elle un désordre structurel ?

Non.

Une différence de niveau entre deux carreaux peut résulter d’une mauvaise pose sans mouvement structurel.

La situation devient plus préoccupante lorsque le désaffleurement :

  • augmente ;
  • suit une fissure longue ;
  • traverse plusieurs pièces ;
  • accompagne un affaissement ;
  • concerne la dalle ;
  • se développe après la réception ;
  • provoque le blocage d’une porte.

Comment reconnaître un affaissement de plancher ou de dallage ?

Les signes possibles comprennent :

  • sol en pente ;
  • cuvette ;
  • séparation entre plinthes et revêtement ;
  • fissures de cloisons ;
  • carrelage fissuré ;
  • seuil désaligné ;
  • portes qui frottent ;
  • canalisations arrachées ;
  • meubles qui ne restent plus de niveau ;
  • différence de hauteur entre deux pièces.

Pour les dallages sur terre-plein, l’AQC décrit précisément l’apparition d’un vide sous les plinthes et de fissures dans les cloisons et revêtements comme des manifestations courantes d’un affaissement de l’assise.

Quelles sont les causes possibles d’un affaissement de dallage ?

Elles peuvent notamment comprendre :

  • terrain insuffisamment compacté ;
  • remblai hétérogène ;
  • couche de forme mal exécutée ;
  • sol compressible ;
  • tassement d’une tranchée de réseau ;
  • fuite de canalisation ;
  • lavage des fines ;
  • vide sous le dallage ;
  • isolant comprimé ;
  • interaction avec des fondations ;
  • modification hydrique du sol.

La cause doit être identifiée avant :

  • injection sous dallage ;
  • dépose complète ;
  • reconstruction ;
  • reprise en sous-œuvre.

Déformations des planchers

La souplesse, la flèche et les vibrations d’un plancher conditionnent la tenue des revêtements.

(8 questions)

Une fissure de carrelage signifie-t-elle que le dallage s’affaisse ?

Non.

La fissuration peut être limitée :

  • au carreau ;
  • à la chape ;
  • au collage ;
  • à un point singulier ;
  • à un joint absent.

L’hypothèse d’un affaissement devient plus crédible lorsque plusieurs signes sont réunis :

  • vide sous les plinthes ;
  • différence de niveau ;
  • cloisons fissurées ;
  • seuils déformés ;
  • canalisations endommagées ;
  • progression du phénomène.

Qu’est-ce qu’une déformation excessive de plancher ?

Un plancher peut se déformer sous l’effet :

  • de son propre poids ;
  • des charges d’usage ;
  • de cloisons ;
  • d’équipements lourds ;
  • du fluage ;
  • de l’humidité ;
  • d’un dimensionnement insuffisant ;
  • d’une modification de structure ;
  • d’une perte d’appui.

La déformation devient problématique lorsqu’elle affecte :

  • la sécurité ;
  • le confort ;
  • les cloisons ;
  • les menuiseries ;
  • les revêtements ;
  • les réseaux ;
  • l’usage normal.

Une déformation du plancher peut également provoquer une rotation de ses appuis et une fissuration des murs périphériques.

Quels signes peuvent révéler une déformation excessive ?

Il faut notamment rechercher :

  • flèche visible ;
  • sol en cuvette ;
  • vibration ;
  • craquements ;
  • carrelage fissuré ;
  • joints ouverts ;
  • cloisons fissurées ;
  • séparation mur-plafond ;
  • portes qui frottent ;
  • plafond inférieur fissuré ;
  • garde-corps ou cloisons inclinés.

La déformation doit être mesurée par :

  • niveau laser ;
  • relevé altimétrique ;
  • mesure de flèche ;
  • relevé topographique ;
  • comparaison dans le temps.

Le simple fait qu’une bille roule au sol ne constitue pas une mesure suffisante.

Une déformation est-elle nécessairement dangereuse ?

Non.

Certaines déformations restent compatibles avec la sécurité structurelle, mais peuvent affecter :

  • le confort ;
  • l’aspect ;
  • les cloisons ;
  • les revêtements ;
  • les vibrations.

À l’inverse, une déformation récente, rapide ou accompagnée d’une fissuration importante peut révéler une insuffisance structurelle.

Une note de calcul doit être envisagée lorsque :

  • la portée paraît importante ;
  • les charges ont changé ;
  • un mur a été supprimé ;
  • une poutre ou un appui est fissuré ;
  • l’affaissement progresse ;
  • des travaux lourds sont prévus.

Pourquoi un plancher bois peut-il être souple ?

Un plancher bois peut paraître souple en raison :

  • d’une portée importante ;
  • de solives de section insuffisante ;
  • d’un espacement excessif ;
  • de fixations insuffisantes ;
  • d’un panneau trop mince ;
  • d’un défaut d’entretoisement ;
  • d’un appui dégradé ;
  • d’une surcharge ;
  • d’une modification d’une trémie ;
  • d’une attaque biologique ;
  • d’une humidité excessive.

La souplesse peut relever d’un problème de confort sans signifier une rupture imminente.

Elle peut toutefois favoriser :

  • fissures de cloisons ;
  • grincements ;
  • décollements ;
  • fissures de carrelage ;
  • dégradation des joints.

Pourquoi un plancher bois peut-il vibrer ?

La vibration dépend notamment :

  • de la masse du plancher ;
  • de sa rigidité ;
  • de sa portée ;
  • de la fréquence propre ;
  • de l’amortissement ;
  • de la continuité ;
  • des fixations ;
  • de la nature des revêtements.

Les critères de vibration et de confort font partie des vérifications spécifiques des planchers bois résidentiels selon les principes de l’Eurocode 5.

Une vibration excessive peut être ressentie :

  • lors de la marche ;
  • au passage d’une personne ;
  • au déplacement d’un meuble ;
  • lorsque certains appareils fonctionnent.

Un carrelage peut-il être posé directement sur un plancher bois souple ?

La compatibilité doit être vérifiée avec le système complet.

Un carrelage constitue un revêtement rigide qui tolère mal les déformations excessives.

La pose peut nécessiter :

  • un support suffisamment rigide ;
  • des panneaux adaptés ;
  • des fixations correctes ;
  • un système de désolidarisation ;
  • une préparation spécifique ;
  • une colle compatible ;
  • des joints adaptés.

Le DTU 51.3 encadre la mise en œuvre des planchers en bois ou en panneaux à base de bois et traite notamment des matériaux, fixations, tolérances et protections contre l’humidité.

Une pose neuve de carrelage ne doit pas servir à rigidifier empiriquement un plancher insuffisant.

Quels signes d’un plancher bois imposent une expertise rapide ?

Une intervention est recommandée lorsque le plancher présente :

  • affaissement évolutif ;
  • vibrations apparues récemment ;
  • bois ramolli ;
  • attaque fongique ;
  • perte de section ;
  • solives fendues au droit des appuis ;
  • appuis dégradés ;
  • craquements associés à une déformation ;
  • carrelage fissuré sur plusieurs lignes ;
  • mouvement d’une trémie ;
  • surcharge récente.

Les plafonds masquant la structure peuvent devoir être ouverts localement après préparation et autorisation.

Passages de portes et barres de seuil

Les seuils concentrent les contraintes et ne se traitent pas par un simple recouvrement.

(2 questions)

Pourquoi les fissures apparaissent-elles au passage des portes ?

Les passages de portes constituent des zones sensibles en raison :

  • des angles rentrants ;
  • de la réduction de largeur ;
  • d’une interruption de coulage ;
  • d’un changement de pièce ;
  • d’un joint absent ;
  • d’une variation de chauffage ;
  • d’une réservation ;
  • d’un passage de réseaux.

Les fissures peuvent se développer :

  • dans la chape ;
  • dans les joints ;
  • à travers un carreau ;
  • depuis l’angle de l’huisserie ;
  • entre deux revêtements.

Une fissure répétée au même endroit après remplacement des carreaux doit conduire à examiner le support.

Une barre de seuil suffit-elle à traiter la fissure ?

Non.

Elle peut seulement :

  • masquer la jonction ;
  • protéger les bords ;
  • permettre une transition entre revêtements.

Elle ne traite pas :

  • une chape fissurée ;
  • un joint structurel ;
  • un affaissement ;
  • une dalle déformée ;
  • un retrait actif.

Le traitement doit respecter le mouvement réel du complexe de sol.

Planchers chauffants

Fissure suivant les tubes d un plancher chauffant dans une chape

Les variations thermiques répétées sollicitent le complexe et imposent des précautions spécifiques.

(3 questions)

Pourquoi un plancher chauffant peut-il provoquer des fissures ?

Le plancher chauffant soumet le complexe de sol à des variations thermiques répétées.

Des désordres peuvent apparaître lorsque :

  • la chape d’enrobage est insuffisante ;
  • le support n’est pas plan ;
  • les panneaux isolants bougent ;
  • les isolants sont mal jointifs ;
  • les joints sont mal disposés ;
  • la mise en chauffe est trop précoce ou trop rapide ;
  • le revêtement est posé avant séchage suffisant ;
  • la colle ou le revêtement est inadapté ;
  • les circuits créent des zones de comportement différent.

L’AQC relève que la mauvaise planéité du support peut entraîner un mouvement ou un « pianotement » des panneaux isolants et contribuer à la fissuration. Elle décrit également des fissures en étoile, parfois évolutives et désaffleurantes, liées au comportement de la chape et du complexe chauffant.

Qu’est-ce que la première mise en chauffe ?

La première mise en chauffe constitue une phase contrôlée permettant notamment :

  • de faire évoluer progressivement le complexe ;
  • de poursuivre le séchage selon le procédé ;
  • de vérifier le fonctionnement ;
  • de limiter certains chocs thermiques avant pose ou mise en service.

Ses modalités dépendent :

  • du système ;
  • du liant de la chape ;
  • du fabricant ;
  • du DTU ou du document technique applicable ;
  • de la date des travaux.

Une mise en chauffe improvisée ou accélérée peut accentuer :

  • le retrait ;
  • les gradients thermiques ;
  • les fissures ;
  • les déformations.

Une fissure suivant les tubes de chauffage prouve-t-elle un défaut d’enrobage ?

Non, mais cette hypothèse doit être examinée.

La fissuration peut également être liée :

  • à un retrait général ;
  • à une faiblesse du support ;
  • à un isolant instable ;
  • à une reprise de coulage ;
  • à une mise en chauffe inadaptée ;
  • à des joints insuffisants.

Il peut être nécessaire de localiser les circuits par :

  • plans ;
  • thermographie en fonctionnement ;
  • détection adaptée ;
  • sondage limité.

Il ne faut jamais carotter ou découper une chape chauffante sans repérer les canalisations ou câbles.

Chapes désolidarisées, flottantes et décollements

Il faut distinguer une désolidarisation prévue d’un décollement accidentel.

(4 questions)

Qu’est-ce qu’une chape désolidarisée ?

Une chape désolidarisée est volontairement séparée du support par une couche intermédiaire, par exemple un film adapté.

Cette désolidarisation est une disposition constructive prévue.

Elle ne constitue pas une malfaçon en elle-même.

Elle permet notamment d’éviter que certains mouvements du support soient transmis directement à la chape.

La chape reste néanmoins soumise :

  • à son propre retrait ;
  • aux charges ;
  • aux joints ;
  • à son épaisseur ;
  • aux déformations de l’isolant ou de l’interface.

Quelle différence existe-t-il entre désolidarisation prévue et décollement accidentel ?

Désolidarisation prévue

Elle concerne toute la surface ou les zones définies.

Elle appartient au système de construction.

Décollement accidentel

Il correspond à une perte d’adhérence non prévue entre deux couches qui devaient rester liées.

Il peut résulter :

  • d’un support sale ;
  • d’un défaut de préparation ;
  • d’une laitance ;
  • d’un primaire absent ;
  • d’une humidité ;
  • d’un retrait ;
  • de contraintes excessives.

Il faut donc éviter d’employer indistinctement le mot « désolidarisation » pour tout son creux ou toute perte d’adhérence.

Qu’est-ce qu’une chape flottante ?

Une chape flottante repose sur une couche d’isolation thermique ou acoustique et reste séparée :

  • du support ;
  • des murs ;
  • des points durs.

Son comportement dépend fortement :

  • de l’épaisseur de la chape ;
  • des caractéristiques de l’isolant ;
  • de la planéité ;
  • de la continuité des panneaux ;
  • des joints périphériques ;
  • des charges.

Un isolant trop compressible, mal posé ou instable peut favoriser :

  • tassement ;
  • fissures ;
  • poinçonnement ;
  • effet de vagues ;
  • désaffleurement.

Une chape peut-elle se désolidariser de son support après travaux ?

Oui, lorsqu’elle devait être adhérente.

Les signes possibles comprennent :

  • son creux ;
  • fissures ;
  • mouvement ;
  • soulèvement ;
  • décollement du revêtement ;
  • différences de niveau.

Les causes possibles comprennent :

  • support poussiéreux ;
  • laitance ;
  • support trop lisse ;
  • primaire manquant ;
  • support insuffisamment humidifié ou trop humide ;
  • retrait important ;
  • application hors délai ;
  • contamination du support.

Une cartographie par percussion doit être complétée, si nécessaire, par une ouverture localisée.

Distinguer le revêtement du support et de la structure

L’enjeu est de savoir si la fissure reste au revêtement ou reproduit un mouvement du support.

(3 questions)

Comment savoir si la fissure concerne seulement le revêtement ?

Les indices en faveur d’un défaut limité au revêtement comprennent :

  • fissure limitée à un seul carreau ;
  • point d’impact ;
  • absence de continuité dans les joints ;
  • absence de déformation ;
  • support intact après dépose ;
  • absence d’évolution.

Les indices en faveur d’une fissure transmise comprennent :

  • ligne continue sur plusieurs carreaux ;
  • fissure traversant les joints ;
  • réapparition après remplacement ;
  • fissure visible dans la chape ;
  • désaffleurement ;
  • affaissement ;
  • fissures dans les cloisons voisines.

La confirmation nécessite souvent la dépose contrôlée d’un carreau représentatif.

Une fissure du carrelage peut-elle être structurelle ?

Le carreau lui-même n’est généralement pas un élément structurel.

Cependant, sa fissure peut révéler un mouvement structurel de :

  • la dalle ;
  • la poutre ;
  • l’appui ;
  • la fondation ;
  • le dallage.

Le terme « fissure structurelle du carrelage » est donc imprécis.

Il est préférable d’indiquer :

« Le carrelage reproduit potentiellement une fissuration ou une déformation du support structurel. »

Pourquoi faut-il éviter de remplacer immédiatement le carrelage ?

La dépose et le remplacement peuvent :

  • masquer la fissure du support ;
  • détruire des preuves ;
  • endommager un plancher chauffant ;
  • empêcher de mesurer l’évolution ;
  • conduire à une nouvelle fissuration ;
  • engager une dépense inutile.

Avant les travaux, il faut documenter :

  • le tracé ;
  • les dimensions ;
  • les désaffleurements ;
  • les zones sonnant creux ;
  • les niveaux ;
  • les joints ;
  • les déformations ;
  • la chronologie.

Investigations et études nécessaires

Avant tout remplacement, il faut documenter, mesurer et, si besoin, faire appel à des études adaptées.

(3 questions)

Quelles investigations réaliser avant de remplacer le revêtement ?

Analyse documentaire

Il faut rechercher :

  • plans de structure ;
  • type de plancher ;
  • plans de chauffage ;
  • fiches de chape ;
  • Avis Techniques ou documents du procédé ;
  • factures ;
  • photographies de chantier ;
  • procès-verbaux de mise en chauffe ;
  • réparations antérieures.

Relevé des désordres

Il convient de cartographier :

  • fissures ;
  • zones creuses ;
  • soulèvements ;
  • désaffleurements ;
  • joints ;
  • passages de portes ;
  • zones chauffantes ;
  • cloisons fissurées.

Mesures géométriques

Les contrôles peuvent comprendre :

  • planéité ;
  • niveaux ;
  • pente ;
  • flèche ;
  • désaffleurement ;
  • largeur des fissures ;
  • évolution dans le temps.

Contrôle de l’humidité

Avant une nouvelle pose, il peut être nécessaire de vérifier :

  • l’humidité de la chape ;
  • une fuite de plancher chauffant ;
  • une remontée d’eau ;
  • un dégât des eaux ;
  • les conditions de séchage.

Percussion

Elle permet de comparer les sonorités et de cartographier les zones suspectes.

Elle ne suffit pas toujours à distinguer :

  • manque de colle ;
  • vide de pose ;
  • décollement ;
  • différence de support.

Dépose localisée

La dépose d’un ou plusieurs carreaux peut permettre d’examiner :

  • le transfert de colle ;
  • la fissure du support ;
  • l’état des joints ;
  • les couches inférieures ;
  • l’adhérence.

Sondages complémentaires

Selon le dossier :

  • carottage ;
  • ouverture de chape ;
  • reconnaissance de l’isolant ;
  • inspection du plancher inférieur ;
  • recherche de canalisations ;
  • étude structurelle ;
  • étude géotechnique.

Toute investigation destructive doit être préparée afin de ne pas :

  • couper un tube chauffant ;
  • endommager un câble ;
  • fragiliser une dalle ;
  • détruire un élément de preuve.

Quand faut-il demander une note de calcul structurelle ?

Une note de calcul est recommandée lorsque :

  • le plancher s’affaisse ;
  • une flèche importante est mesurée ;
  • les vibrations sont excessives ;
  • une poutre ou un appui est fissuré ;
  • un mur porteur a été supprimé ;
  • des charges lourdes ont été ajoutées ;
  • le revêtement reproduit une fissure de dalle portée ;
  • un plancher bois a été transformé ;
  • une trémie a été créée ;
  • un renforcement est envisagé.

L’inspection visuelle permet d’identifier les signes et les investigations nécessaires. Elle ne permet pas, à elle seule, de déterminer la capacité portante restante.

Quand faut-il envisager une étude géotechnique ?

Elle peut être nécessaire lorsque le dallage présente :

  • affaissement généralisé ;
  • tassement localisé ;
  • vides sous les plinthes ;
  • déformation des cloisons ;
  • rupture de réseaux ;
  • mouvement lié aux variations hydriques ;
  • interaction avec les fondations.

L’étude doit être associée, si nécessaire, à :

  • une reconnaissance du dallage ;
  • des sondages ;
  • l’analyse des remblais ;
  • l’inspection des réseaux ;
  • un relevé altimétrique.

Réparations et démarche corrective

La réparation durable traite d’abord la cause selon la nature du désordre.

(3 questions)

Quelles réparations peuvent être envisagées ?

Les solutions dépendent de la cause.

Fissure superficielle et stabilisée de chape

Il peut être envisagé :

  • ouverture contrôlée ;
  • nettoyage ;
  • traitement compatible ;
  • pontage ou système de désolidarisation adapté ;
  • remplacement local du revêtement.

Joints absents

Les travaux peuvent comprendre :

  • création de joints ;
  • reprise des seuils ;
  • libération des joints périphériques ;
  • calepinage du nouveau revêtement.

Carreaux localement décollés

Il peut être nécessaire de :

  • déposer les carreaux ;
  • préparer le support ;
  • reprendre le collage ;
  • remplacer les joints.

Chape largement fissurée ou décollée

Une dépose partielle ou complète peut être nécessaire après caractérisation.

Dallage affaissé

Les solutions peuvent comprendre, selon l’étude :

  • traitement de la cause hydrique ;
  • réparation des réseaux ;
  • injection de l’assise ;
  • reconstruction du dallage ;
  • reprise spécifique.

Plancher déformé

Les travaux peuvent comprendre :

  • renforcement de solives ;
  • ajout d’appuis ;
  • reprise de poutres ;
  • rigidification calculée ;
  • réduction des charges ;
  • reconstruction localisée.

Plancher chauffant

Les travaux doivent préserver ou reprendre :

  • les circuits ;
  • l’enrobage ;
  • les joints ;
  • l’isolant ;
  • la procédure de remise en chauffe ;
  • le revêtement compatible.

Peut-on injecter sous un dallage affaissé ?

Cette solution peut être envisagée dans certains cas, mais elle ne doit pas être automatique.

Il faut déterminer :

  • l’origine du vide ;
  • l’étendue ;
  • la nature du sol ;
  • l’état du dallage ;
  • les réseaux ;
  • les charges ;
  • le risque de soulèvement différentiel.

Une injection mal conçue peut :

  • soulever localement le dallage ;
  • déplacer les fissures ;
  • endommager les réseaux ;
  • ne pas traiter un sol encore évolutif.

Peut-on agrafer une chape fissurée ?

Certaines réparations utilisent des dispositifs de couture ou des résines.

Elles supposent que :

  • la fissure soit suffisamment caractérisée ;
  • le support ne continue pas à se déformer ;
  • la chape possède une cohésion suffisante ;
  • le procédé soit compatible avec le revêtement ;
  • le plancher chauffant soit localisé.

Agrafer la chape ne traite pas :

  • un affaissement ;
  • un isolant tassé ;
  • une dalle structurelle fissurée ;
  • un défaut de joints ;
  • une cause géotechnique.

Urgences et erreurs à éviter

Certaines situations imposent une mise en sécurité et certaines pratiques doivent être évitées.

(2 questions)

Quels signes nécessitent une mise en sécurité rapide ?

Une intervention rapide est recommandée en présence :

  • d’un plancher qui s’affaisse brutalement ;
  • de craquements associés à une déformation ;
  • de chute de matériaux au niveau inférieur ;
  • d’un carrelage fortement soulevé ;
  • d’un désaffleurement dangereux ;
  • d’une fissure évolutive de dalle portée ;
  • d’un appui endommagé ;
  • d’un plancher bois ramolli ou attaqué ;
  • d’une fuite proche d’installations électriques ;
  • d’une rupture de canalisation sous le dallage.

Il faut alors :

  1. limiter l’accès ;
  2. retirer les charges non indispensables si cela peut être fait sans risque ;
  3. ne pas réaliser d’étaiement improvisé ;
  4. faire examiner la structure ;
  5. sécuriser les zones de trébuchement ou de chute ;
  6. préserver les preuves avant les travaux urgents.

Quelles erreurs faut-il éviter ?

Il faut notamment éviter :

  • de remplacer uniquement les carreaux fissurés sans examiner la chape ;
  • de conclure qu’un carreau sonnant creux est nécessairement décollé ;
  • de remplir un joint de dilatation avec de la colle ;
  • de prolonger le carrelage en continu sur un joint structurel ;
  • de carotter une chape chauffante sans localiser les circuits ;
  • d’injecter sous un dallage sans diagnostic du sol ;
  • de poser un revêtement rigide sur un plancher bois trop souple ;
  • de réparer une chape humide ;
  • de confondre désolidarisation prévue et décollement accidentel ;
  • de conclure à un défaut esthétique en présence d’un désaffleurement évolutif ;
  • de masquer une fissure par une barre de seuil ;
  • de reprendre les finitions avant stabilisation du support.

Tableau récapitulatif

ManifestationCauses possibles à examinerInvestigations utiles
Fissure isolée d’un carreauChoc, vide, défaut du carreauDépose locale, examen du collage
Fissure alignée sur plusieurs carreauxChape, dalle, joint non reprisCartographie, ouverture du support
Fissure au passage d’une porteAngle rentrant, joint absentAnalyse du fractionnement
Carreaux sonnant creuxVide, manque de colle, décollementPercussion comparative, sondage
Soulèvement de carrelageJoints absents, contraintes thermiquesContrôle périphérique et joints
DésaffleurementTassement, pose, mouvement du supportMesure et relevé de niveaux
Fissures de chapeRetrait, épaisseur, séchageOuverture locale, contrôle du support
Sol en vaguesRetrait différentiel, isolant instableRelevé de planéité et sondages
Vide sous les plinthesAffaissement de dallageNivellement, étude de l’assise
Plancher bois vibrantSouplesse, portée, fixationsInspection, note de calcul
Fissures sur plancher chauffantEnrobage, isolant, mise en chauffePlans, thermographie, sondage ciblé
Fissure de dalle portéeFlexion, appui, retraitÉtude structurelle
Chape adhérente sonnant creuxDécollement du supportCartographie et ouverture locale
Fissures de cloisons associéesAffaissement ou déformationAnalyse globale du plancher

Comment Check my House peut intervenir ?

Selon la mission confiée, Check my House peut notamment :

  • relever les fissures ;
  • cartographier les carreaux sonnant creux ;
  • mesurer les désaffleurements ;
  • relever les niveaux et déformations apparentes ;
  • examiner les passages de portes et les joints ;
  • analyser le type de plancher ou de dallage ;
  • rechercher les signes d’affaissement ;
  • examiner les fissures des cloisons associées ;
  • analyser les plans de chauffage ;
  • contrôler l’humidité de manière non destructive ;
  • examiner les documents techniques ;
  • recommander des sondages ;
  • orienter vers un bureau d’études ou un géotechnicien ;
  • analyser une proposition de reprise ;
  • contrôler certaines phases des travaux.

L’expert en bâtiment doit distinguer :

  • le défaut du revêtement ;
  • le défaut de collage ;
  • la fissure de chape ;
  • la déformation du support ;
  • le mouvement structurel ;
  • le tassement de l’assise ;
  • les causes restant à confirmer.

Il ne doit pas :

  • conclure à la stabilité d’un plancher sur une seule visite ;
  • déterminer la résistance structurelle sans calcul ;
  • prescrire une injection sans étude suffisante ;
  • affirmer qu’un plancher chauffant est intact sans contrôle adapté ;
  • garantir l’absence de fissure dans les couches masquées ;
  • désigner définitivement le responsable juridique ;
  • garantir la qualification judiciaire de vice caché.

Check my House vous accompagne grâce à notre expertise fissures.

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Sources techniques principales

Sources techniques

  • Agence Qualité Construction, Fissuration et décollement des carrelages de sol dans l’habitat, janvier 2024, rôle du retrait des chapes, des supports, des joints et des points singuliers dans la fissuration des carrelages.
  • Agence Qualité Construction, Affaissement de dallage de maisons individuelles, janvier 2024, symptômes, comportement de l’assise et conséquences sur les cloisons, revêtements et canalisations.
  • Agence Qualité Construction, Chauffage par le sol à eau chaude, janvier 2024, fissuration du carrelage, tassement des chapes, planéité du support et stabilité des panneaux isolants.
  • Agence Qualité Construction, MÉMO CHANTIER Sols carrelés en locaux, contrôle des supports, épaisseurs, modes de pose et localisation des joints périphériques et de fractionnement.
  • CSTB, NF DTU 26.2 et guide Chapes et dalles, mise en œuvre des chapes et dalles à base de liants hydrauliques et traitement des planchers chauffants selon leur procédé.
  • CSTB, NF DTU 52.2, mise en œuvre des revêtements céramiques collés, état des supports, humidité, planéité, joints et tolérances.
  • CSTB, NF DTU 51.3, mise en œuvre des planchers en bois ou panneaux à base de bois, matériaux, fixations, tolérances et protection contre l’humidité.
  • CSTB, Justification des planchers bois résidentiels, vérification des critères de vibration et de confort d’utilisation selon les principes de l’Eurocode 5.

Cette FAQ est fournie à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Son auteur n’est pas juriste. Pour toute décision engageant vos droits (signature, rétractation, contentieux), faites valider votre situation par un avocat, un notaire ou l’ADIL.

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