Pour découvrir l’accompagnement proposé à chaque étape du chantier, consultez notre assistance CCMI.
Ce que l’expert contrôle lors de la réception à Cuers
La visite commence idéalement par les documents contractuels. Une maison ne se contrôle pas uniquement en recherchant des défauts visuels : il faut aussi comparer ce qui a été réalisé à ce qui était prévu.Les documents à réunir avant la visite
Le maître d’ouvrage gagne à préparer le CCMI, les plans contractuels, la notice descriptive, les avenants éventuels et les échanges relatifs aux modifications intervenues pendant le chantier. Ces éléments permettent notamment de vérifier l’agencement, les dimensions lorsque leur contrôle est possible, les équipements prévus et certains choix de matériaux ou de prestations. Un élément différent du projet signé n’est pas automatiquement une malfaçon. Il peut s’agir d’une modification valablement convenue, d’un écart contractuel ou d’un point nécessitant une vérification complémentaire. La qualification doit rester précise.Les contrôles extérieurs et le gros œuvre visible
Lorsque les zones sont accessibles sans démontage ni prise de risque, l’examen peut porter sur les façades, les enduits, les seuils, les appuis, les menuiseries extérieures, les évacuations visibles des eaux pluviales, les abords immédiats et les parties accessibles de la toiture ou des combles. Une fissure, une déformation ou une trace d’humidité est d’abord un constat. Sa cause ne doit pas être affirmée sans éléments suffisants. Une anomalie susceptible d’impliquer le sol, les fondations ou la structure peut nécessiter ensuite une étude géotechnique et/ou structurelle avant toute préconisation de travaux telle qu’une injection, des micropieux ou une reprise en sous-œuvre.Les contrôles à l’intérieur de la maison
L’expert examine notamment les revêtements, cloisons, plafonds, portes, fenêtres, équipements sanitaires et installations accessibles. Lorsque les réseaux sont alimentés et les conditions le permettent, différents essais fonctionnels peuvent être réalisés : ouvertures, fermetures, écoulements, équipements électriques accessibles, chauffage ou ventilation. L’objectif n’est pas d’attester que chaque composant caché a été réalisé sans défaut. Il s’agit de rechercher méthodiquement les anomalies visibles, les dysfonctionnements observables et les écarts pouvant être comparés aux documents contractuels. Pour comprendre plus largement le rôle de ce professionnel, consultez notre page consacrée à l’expert en construction.Procès-verbal, réserves et solde des 5 % : les points à maîtriser
Le procès-verbal est le document central du jour de la réception. Les réserves doivent décrire les anomalies suffisamment précisément pour que leur localisation et leur nature puissent être comprises par les parties.L’appel de fonds de 95 % n’est pas la réception
Le calendrier réglementaire du CCMI autorise des appels de fonds progressifs. Le seuil de 95 % correspond à un stade défini par l’achèvement des travaux d’équipement, de plomberie, de menuiserie, de chauffage et des revêtements extérieurs. Atteindre ce stade financier ne remplace cependant pas la réception. La réception demeure un acte distinct au cours duquel le maître d’ouvrage décide d’accepter l’ouvrage avec ou sans réserves.Que devient le solde de 5 % en présence de réserves ?
Lorsque des réserves sont formulées, une somme pouvant aller jusqu’à 5 % du prix convenu peut être consignée jusqu’à leur levée, dans les conditions prévues pour le CCMI. Si le maître d’ouvrage est assisté à la réception par un professionnel répondant aux conditions légales et qu’aucune réserve n’est formulée, le solde est payable à l’issue de la réception. Si le maître d’ouvrage réceptionne sans cette assistance, les règles sont différentes : il bénéficie notamment d’un délai de huit jours après la remise des clés pour notifier par lettre recommandée avec accusé de réception des vices apparents qu’il n’avait pas signalés lors de la réception. Ce délai particulier de huit jours ne doit donc pas être présenté comme un délai automatique dans toutes les réceptions CCMI.Une réserve doit rester factuelle
« Porte de la chambre 2 impossible à fermer sans effort » est plus utile qu’une formule vague comme « menuiseries non conformes ». De même, une fissure visible peut être décrite par sa position, son orientation et son aspect sans conclure immédiatement à une instabilité des fondations. Si les réserves débouchent ensuite sur un désaccord technique avec le constructeur, une expertise amiable contradictoire peut permettre d’organiser une discussion technique entre les parties avant d’envisager d’autres recours.À Cuers, le contexte du terrain mérite une lecture à l’échelle de la parcelle
Le territoire de Cuers ne doit pas être résumé à une seule caractéristique géologique. Une information communale ou un point affiché sur une carte de risques ne permet jamais, à lui seul, de décrire le terrain d’une maison. La recherche communale Géorisques pour Cuers affiche néanmoins un point en catégorie réglementaire 2/3 pour le retrait-gonflement des argiles et recense plusieurs reconnaissances de catastrophe naturelle liées à la sécheresse sur la commune. Ces informations ont une utilité pratique lors d’une réception : elles peuvent inciter à relire l’étude géotechnique du projet lorsqu’elle existe et à examiner attentivement les éléments visibles liés au comportement de la maison et de ses abords.Quels points observer sans surinterpréter le risque ?
Il peut être utile de regarder notamment :- l’apparition éventuelle de fissurations sur les façades, soubassements ou cloisons ;
- les différences de niveau ou déformations visibles ;
- la collecte et l’évacuation des eaux pluviales ;
- la configuration visible des abords au contact de la maison ;
- la cohérence des ouvrages réalisés avec les prescriptions contractuelles ou techniques communiquées au maître d’ouvrage.