Les défauts de finition sont parmi les désordres les plus fréquemment relevés lors d’une pré-réception, d’une réception maison neuve ou d’une livraison en VEFA.
Ils doivent être examinés avec méthode. Une trace, une nuance, un léger défaut d’alignement ou une irrégularité visible sous un éclairage particulier ne constitue pas nécessairement une malfaçon. À l’inverse, un défaut présenté comme purement esthétique peut révéler une mauvaise préparation du support, un mouvement de l’ouvrage, une humidité, une non-conformité aux plans ou un risque pour la sécurité.
Il faut notamment distinguer :
- l’imperfection visuelle sans conséquence sur l’usage ;
- le défaut de finition réparable ;
- la non-conformité contractuelle ;
- la malfaçon affectant la durabilité ;
- le défaut dimensionnel ;
- le défaut empêchant l’utilisation normale ;
- le défaut de sécurité ;
- la tolérance d’exécution expressément admise par un référentiel.
Il n’existe pas une tolérance générale applicable à tous les travaux. Chaque défaut doit être comparé au contrat, au support, au matériau, au NF DTU correspondant, aux prescriptions du fabricant et aux conditions normales d’observation. Les NF DTU codifient les règles de l’art applicables aux techniques traditionnelles, mais leur domaine d’application et leur version doivent être vérifiés pour chaque ouvrage.
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- Peinture et enduits
- Carrelage et joints
- Parquet, plinthes, menuiseries et vitrages
- Alignement, dimensions et ouvrages de sécurité
- Tolérances, imperfections et conditions d’observation
- Réparation, réserves et contrôle des reprises
- Tableau récapitulatif
- Faire vérifier votre projet par un expert
- Sources juridiques et institutionnelles
Peinture et enduits

Analyser un défaut de peinture, les nuances et les enduits intérieurs ou extérieurs.
Comment analyser un défaut de peinture ?
Un défaut de peinture peut concerner :
- une différence de teinte ;
- des traces de rouleau ;
- des coulures ;
- des reprises visibles ;
- une opacité insuffisante ;
- des cloques ;
- un décollement ;
- des fissurations ;
- un farinage ;
- une mauvaise adhérence ;
- des salissures incorporées ;
- une finition irrégulière.
L’analyse doit distinguer le défaut du film de peinture et le défaut du support situé en dessous.
Une peinture peut être correctement appliquée sur un support irrégulier dont les défauts restent visibles. À l’inverse, un support correctement préparé peut recevoir une peinture présentant des traces, coulures ou différences de brillance.
Les principales causes comprennent notamment :
- une préparation insuffisante du support ;
- un support poussiéreux ;
- une humidité résiduelle ;
- un temps de séchage insuffisant ;
- une incompatibilité entre produits ;
- une température ou une hygrométrie inadaptée ;
- une dilution incorrecte ;
- une application irrégulière ;
- un nombre de couches insuffisant ;
- des reprises réalisées après séchage.
L’AQC identifie notamment la mauvaise reconnaissance du support, le choix inadapté des produits, le non-respect des temps de séchage et les conditions de chantier comme causes fréquentes de décollement des peintures sur les plafonds en béton.
Le NF DTU 59.1 constitue le principal référentiel des travaux de peinture en feuil mince, semi-épais ou épais relevant de son domaine d’application. Il faut néanmoins vérifier la qualité de finition prévue au marché et l’état de finition du support attendu avant peinture.
Une simple retouche peut être suffisante pour une trace localisée. Une reprise complète du pan de mur ou du plafond peut devenir nécessaire lorsque la retouche crée une différence durable de teinte, de brillance ou de texture.
Les nuances de peinture constituent-elles automatiquement un défaut ?
Non.
Une nuance peut résulter :
- d’une différence de lot ;
- du séchage ;
- de l’absorption du support ;
- de l’éclairage ;
- de l’orientation de la paroi ;
- d’une retouche ;
- d’une pollution ou d’une salissure ;
- d’une application différente.
Il faut observer la paroi dans des conditions représentatives de son utilisation normale et attendre que les produits aient atteint leur état de séchage attendu.
Une différence nettement visible en éclairage normal, notamment entre plusieurs zones d’une même paroi, peut justifier une réserve.
En revanche, une variation uniquement décelable avec une lampe placée à quelques centimètres du mur, sous un angle inhabituel, ne suffit pas toujours à caractériser une reprise nécessaire.
L’examen doit tenir compte :
- de la finition contractuellement prévue ;
- de la couleur ;
- du niveau de brillance ;
- de la dimension de la paroi ;
- de la visibilité en usage courant ;
- de la possibilité d’une réparation homogène.
Comment analyser des enduits intérieurs irréguliers ?
Les irrégularités peuvent affecter :
- l’aspect ;
- la planéité ;
- l’aplomb ;
- les angles ;
- les arêtes ;
- les raccords ;
- l’adhérence ;
- la dureté ;
- la continuité du support.
Une paroi irrégulière peut résulter :
- du support maçonné ;
- des plaques de plâtre ;
- des bandes de joints ;
- de l’enduit de préparation ;
- du ponçage ;
- de la peinture ;
- de plusieurs couches superposées.
Il faut donc déterminer quel corps d’état est à l’origine de l’écart.
Les contrôles peuvent comprendre :
- une observation générale ;
- une règle de longueur adaptée ;
- un niveau ;
- un fil à plomb ;
- une mesure des écarts ;
- un sondage de l’adhérence ;
- une inspection sous différents éclairages.
La planéité ne doit pas être appréciée uniquement à l’œil. Elle doit être mesurée selon la méthode et la longueur de règle prévues par le référentiel applicable.
Une ondulation visuelle peut rester compatible avec la tolérance du support. Inversement, une paroi peut paraître correcte de face mais présenter un défaut mesurable empêchant la pose d’un meuble, d’une cuisine ou d’un équipement.
Un enduit extérieur irrégulier constitue-t-il une malfaçon ?
Pas nécessairement.
Les enduits minéraux peuvent présenter des variations d’aspect liées :
- à la texture ;
- au geste d’application ;
- aux conditions météorologiques ;
- au séchage ;
- à la porosité du support ;
- aux reprises de chantier ;
- à l’exposition de la façade.
En revanche, peuvent constituer des défauts :
- des différences importantes entre zones ;
- des surépaisseurs ;
- des manques ;
- des reprises très visibles ;
- des fissures ;
- un décollement ;
- un farinage ;
- des spectres anormaux ;
- une absence d’adhérence ;
- une épaisseur insuffisante.
L’AQC rappelle que les désordres des enduits monocouches sont notamment liés au choix de l’enduit, à la préparation du support, au dosage en eau, aux conditions d’application et à l’épaisseur mise en œuvre.
Il faut distinguer une variation esthétique compatible avec la finition retenue d’un défaut affectant la protection de la façade ou la durabilité de l’enduit.
Carrelage et joints

Fissuration, sonorité creuse, désaffleurement et joints défectueux.
Pourquoi un carrelage peut-il se fissurer ?
Une fissure de carrelage peut provenir :
- d’un choc ;
- d’un carreau défectueux ;
- d’un support fissuré ;
- du retrait d’une chape ;
- d’une déformation de plancher ;
- d’une absence de joint de fractionnement ;
- d’un défaut de joint périphérique ;
- d’une pose sur un support trop humide ;
- d’une mauvaise répartition de la colle ;
- d’un mouvement thermique ;
- d’une incompatibilité entre le format et le support.
Il faut distinguer :
- le carreau fissuré seul ;
- plusieurs carreaux alignés sur une même fissure ;
- la fissure suivant un joint ;
- le soulèvement de plusieurs carreaux ;
- le désordre affectant également la chape ou le support.
Une fissure isolée après un choc peut justifier le remplacement du carreau.
Une fissuration traversant plusieurs carreaux dans le même axe peut révéler un mouvement du support. Le remplacement des seuls carreaux risque alors de conduire à une réapparition.
L’AQC identifie notamment le retrait du support, la dilatation des carreaux, l’absence de fractionnement et les discontinuités de support comme causes fréquentes de fissuration, de décollement ou de soulèvement des carrelages.
Le NF DTU 52.2 encadre la pose collée des revêtements céramiques dans son domaine d’application. D’autres référentiels peuvent s’appliquer aux poses scellées, aux chapes ou aux procédés particuliers.
Un carreau qui sonne creux est-il nécessairement décollé ?
Non.
Une sonorité creuse peut résulter :
- d’un vide sous le carreau ;
- d’une répartition discontinue de la colle ;
- de la nature du support ;
- d’un réseau ou d’une réservation ;
- d’un système de pose particulier ;
- d’une différence locale de composition.
Le sondage acoustique est un indice, mais il ne mesure pas directement l’adhérence.
Il faut examiner :
- l’étendue des zones concernées ;
- la stabilité des carreaux ;
- la présence de fissures ;
- les joints ;
- les mouvements ;
- la destination du local ;
- la méthode de pose.
Un carreau stable, non fissuré et isolé peut ne présenter aucune conséquence immédiate.
Une sonorité creuse étendue, associée à des joints fissurés, à des mouvements ou à des soulèvements, justifie des investigations plus poussées.
Une ouverture localisée ou un essai d’adhérence peut être nécessaire pour déterminer l’origine exacte.
Qu’est-ce qu’un désaffleurement de carrelage ?
Le désaffleurement correspond à une différence de niveau entre les arêtes de deux carreaux voisins.
Il peut résulter :
- d’un support non plan ;
- d’une mauvaise pose ;
- d’un défaut d’épaisseur de colle ;
- d’une déformation des carreaux ;
- d’un grand format difficile à régler ;
- d’un mouvement du support ;
- d’un remplacement localisé.
Un désaffleurement devient particulièrement gênant lorsqu’il :
- crée un risque de trébuchement ;
- retient l’eau ;
- rend le nettoyage difficile ;
- produit un défaut visuel important ;
- affecte un passage fréquent ;
- expose une arête aux chocs.
La mesure doit être effectuée avec un outil adapté et comparée au référentiel correspondant au type de carreau, à son format, à sa planéité propre et à la largeur des joints.
Il ne faut pas confondre le désaffleurement de pose avec la courbure propre du carreau. Certains formats allongés peuvent présenter une déformation de fabrication admise dans les limites du produit.
Une valeur unique ne peut donc pas être appliquée à tous les carrelages.
Comment analyser des joints de carrelage défectueux ?
Les défauts possibles comprennent :
- des joints fissurés ;
- des joints creux ;
- une largeur irrégulière ;
- une différence de couleur ;
- un manque ;
- un farinage ;
- un décollement ;
- des joints sales dès l’origine ;
- une mauvaise étanchéité dans les zones sensibles.
Il faut distinguer :
- les joints entre carreaux ;
- les joints périphériques ;
- les joints de fractionnement ;
- les joints de dilatation ;
- les joints sanitaires.
Les joints courants entre carreaux ne remplacent pas les joints de mouvement nécessaires au support.
Une fissure répétée à la même position peut traduire :
- un mouvement du support ;
- l’absence de joint de fractionnement ;
- une liaison rigide en périphérie ;
- une déformation du plancher ;
- une mauvaise préparation.
Une simple reprise du joint ne sera pas durable si la cause mécanique subsiste.
Dans les pièces humides, un joint de carrelage courant ne constitue pas, à lui seul, une étanchéité complète de la paroi ou du sol.
Parquet, plinthes, menuiseries et vitrages

Rayures, déformations, décollements, portes qui frottent et vitrages.
Comment analyser un parquet rayé ?
Une rayure constitue généralement un défaut esthétique lorsqu’elle était présente avant la réception ou la livraison.
Il faut examiner :
- sa profondeur ;
- sa longueur ;
- sa localisation ;
- sa visibilité ;
- le type de finition ;
- le nombre de lames atteintes ;
- la possibilité d’une réparation localisée.
Une rayure superficielle peut parfois être atténuée par un produit compatible ou une remise en finition localisée.
Une rayure profonde affectant la couche d’usure, la teinte ou la protection peut nécessiter :
- le remplacement de la lame ;
- un ponçage ;
- une reprise de finition ;
- une reprise plus étendue pour conserver l’homogénéité.
Il faut documenter le défaut avant l’emménagement, car une rayure peut ensuite être attribuée à un meuble, à un déménagement, à un animal ou à l’usage.
Pourquoi un parquet peut-il se déformer ?
Les déformations peuvent prendre plusieurs formes :
- gonflement ;
- soulèvement ;
- tuilage ;
- ouverture des joints ;
- retrait ;
- déplacement ;
- décollement ;
- affaissement local.
Les causes possibles comprennent :
- un support trop humide ;
- une fuite ;
- une infiltration ;
- des remontées capillaires ;
- une humidité intérieure excessive ;
- un jeu périphérique insuffisant ;
- une pose prématurée ;
- une mauvaise acclimatation du bois ;
- une incompatibilité avec un plancher chauffant ;
- un défaut de collage ;
- un support insuffisamment plan.
L’AQC documente notamment des soulèvements et gonflements liés à la pose sur un support humide, à une fuite, à une infiltration extérieure ou à des remontées capillaires provenant du dallage.
Le NF DTU 51.2 traite de la pose des parquets collés relevant de son domaine d’application. Le référentiel doit être adapté au type de parquet et à la technique de pose utilisée.
Avant de remplacer le parquet, il faut identifier la cause et mesurer, si nécessaire :
- l’humidité du support ;
- l’humidité du bois ;
- l’humidité ambiante ;
- les jeux périphériques ;
- la planéité ;
- la température du plancher chauffant.
Pourquoi des plinthes peuvent-elles se décoller ?
Le décollement peut résulter :
- d’un support poussiéreux ;
- d’une colle inadaptée ;
- d’une quantité de colle insuffisante ;
- d’une paroi humide ;
- d’un mur irrégulier ;
- d’un mouvement du sol ;
- d’un choc ;
- d’une pose avant séchage complet.
Il faut distinguer une plinthe simplement décollée de la manifestation d’un désordre plus général.
Une plinthe qui se sépare du sol peut révéler :
- un affaissement du dallage ;
- un retrait de chape ;
- une déformation du plancher ;
- une variation dimensionnelle du parquet ;
- un défaut d’implantation initiale.
Une plinthe qui se décolle du mur peut davantage orienter vers un défaut de collage, une humidité ou une mauvaise préparation du support.
La réparation doit donc être adaptée à la cause et non limitée à un nouveau collage lorsqu’un mouvement est en cours.
Pourquoi une porte peut-elle frotter ?
Une porte intérieure ou extérieure peut frotter en raison :
- d’un mauvais réglage ;
- d’un dormant déformé ;
- d’un défaut d’aplomb ;
- d’une mauvaise fixation ;
- d’une variation d’humidité ;
- d’un revêtement de sol trop épais ;
- d’un affaissement de l’ouvrant ;
- d’un mouvement de la cloison ;
- d’une déformation de la structure.
Le frottement doit être localisé :
- en partie haute ;
- en partie basse ;
- côté serrure ;
- côté paumelles ;
- sur le seuil ;
- sur le revêtement.
Une porte qui frotte légèrement après la pose peut parfois être réglée.
Une porte déformée, un dormant vrillé ou une ouverture rendue insuffisante par le carrelage peuvent nécessiter une intervention plus importante.
L’AQC illustre notamment les situations dans lesquelles une mauvaise coordination entre le carrelage et le seuil empêche l’ouverture correcte d’une porte.
Le NF DTU 36.2 publié en novembre 2025 encadre les menuiseries intérieures et agencements relevant de son domaine. Pour des travaux antérieurs, il faut retenir le référentiel alors applicable.
Une menuiserie rayée doit-elle être remplacée ?
Pas systématiquement.
Une rayure peut affecter :
- un profilé en aluminium ;
- un dormant en PVC ;
- une menuiserie en bois ;
- une poignée ;
- un habillage ;
- une finition laquée ou anodisée.
La solution dépend :
- de la profondeur ;
- de la finition ;
- de la visibilité ;
- du risque de corrosion ;
- de la possibilité d’une retouche ;
- de la garantie du fabricant ;
- de l’homogénéité obtenue après réparation.
Une micro-rayure superficielle peut parfois être polie ou retouchée.
Une rayure profonde traversant une protection de surface, exposant le métal ou restant fortement visible peut nécessiter le remplacement de l’élément.
Une retouche ne doit pas créer une zone plus visible que le défaut initial ni altérer la garantie ou la durabilité du produit.
Les rayures et impacts doivent être relevés avant la remise des clés ou avant la suppression des films de protection lorsqu’ils ne sont pas immédiatement visibles.
Comment traiter un vitrage rayé ou endommagé ?
Les défauts peuvent comprendre :
- une rayure ;
- un éclat ;
- une fissure ;
- une inclusion ;
- une trace entre les vitrages ;
- de la condensation dans le double vitrage ;
- une déformation optique ;
- un défaut de couche ;
- un bris localisé.
Le NF DTU 39 définit les spécifications de mise en œuvre des travaux de vitrerie et de miroiterie exécutés sur chantier dans son domaine d’application.
Une rayure superficielle peut parfois être polie par un spécialiste. Cette opération doit être réalisée avec prudence, car un polissage excessif peut créer une déformation optique.
Un éclat situé en rive peut affecter la résistance du vitrage et justifier son remplacement.
Une fissure impose généralement une mise en sécurité puis un remplacement.
La présence de condensation entre les feuilles d’un double vitrage révèle généralement une perte d’étanchéité de la composition, distincte de la condensation apparaissant sur sa face intérieure ou extérieure.
L’examen des défauts visuels doit être réalisé dans les conditions d’observation prévues par le référentiel du vitrage concerné. Une observation à quelques centimètres sous un éclairage artificiel extrême n’est pas nécessairement représentative de l’usage normal.
Alignement, dimensions et ouvrages de sécurité

Alignement, faux aplomb, planéité, hauteurs, surfaces, escaliers et garde-corps.
Comment analyser un défaut d’alignement ?
Un défaut d’alignement peut concerner :
- les carrelages ;
- les joints ;
- les plinthes ;
- les portes ;
- les fenêtres ;
- les interrupteurs ;
- les équipements sanitaires ;
- les meubles ;
- les luminaires ;
- les façades ;
- les garde-corps.
Il faut distinguer :
- l’alignement contractuellement prévu ;
- l’alignement techniquement nécessaire ;
- l’alignement purement esthétique ;
- l’écart résultant d’un support irrégulier ;
- l’écart situé dans une tolérance admise.
Un défaut d’alignement peut être mesuré au moyen :
- d’une règle ;
- d’un cordeau ;
- d’un laser ;
- de repères sur plan ;
- d’un relevé dimensionnel.
La seule impression visuelle n’est pas toujours suffisante.
Un équipement peut être correctement posé par rapport au mur tout en étant mal positionné par rapport au plan contractuel.
Il faut donc distinguer la qualité de la pose et l’implantation.
Qu’est-ce qu’un faux aplomb ?
Un ouvrage présente un faux aplomb lorsqu’il s’écarte de la verticale.
Cela peut concerner :
- une cloison ;
- un mur ;
- une menuiserie ;
- un poteau ;
- un habillage ;
- un garde-corps ;
- un meuble.
Le contrôle peut être effectué au moyen :
- d’un niveau ;
- d’un fil à plomb ;
- d’un laser ;
- d’une règle verticale.
La mesure doit préciser :
- la hauteur contrôlée ;
- l’écart maximal ;
- l’instrument utilisé ;
- la nature du support ;
- le référentiel applicable.
Une valeur mesurée sur vingt centimètres ne peut pas être comparée à une tolérance définie sur toute la hauteur de l’ouvrage.
Un faux aplomb peut être seulement visuel. Il peut également provoquer :
- le frottement d’une porte ;
- une difficulté d’installation de mobilier ;
- des joints irréguliers ;
- une mauvaise évacuation d’eau ;
- une perte de largeur ;
- une instabilité.
Qu’est-ce qu’un défaut de planéité ?
La planéité correspond à la régularité d’une surface par rapport à un plan.
Elle peut concerner :
- un sol ;
- une chape ;
- un carrelage ;
- un mur ;
- un plafond ;
- un enduit ;
- une façade ;
- un support avant revêtement.
Le contrôle consiste généralement à appliquer une règle de longueur définie et à mesurer les écarts sous celle-ci.
Il faut préciser :
- la longueur de la règle ;
- le nombre de points contrôlés ;
- la position ;
- l’état fini ou brut ;
- le résultat maximal ;
- le référentiel ;
- la tolérance.
Les tolérances ne sont pas identiques pour :
- un mur maçonné ;
- une plaque de plâtre ;
- un enduit ;
- une chape ;
- un carrelage ;
- un parquet ;
- un ouvrage fini.
Une règle de deux mètres ne contrôle pas les mêmes défauts qu’une règle de vingt centimètres.
Un sol peut respecter une tolérance générale tout en présentant une bosse locale gênant la pose d’un meuble ou le fonctionnement d’une porte.
Comment vérifier une hauteur sous plafond ?
La hauteur doit être mesurée entre les surfaces finies :
- le sol fini ;
- le plafond fini ;
- ou la sous-face de l’élément concerné.
Il convient d’effectuer plusieurs mesures, car la hauteur peut varier en raison :
- d’une pente ;
- d’une flèche ;
- d’un faux plafond ;
- d’une chape plus épaisse ;
- d’un revêtement ;
- d’un défaut de niveau.
La hauteur doit être comparée :
- aux plans contractuels ;
- à la notice ;
- à l’autorisation d’urbanisme lorsque celle-ci comporte une cote ;
- aux règles d’accessibilité ou de sécurité applicables ;
- aux règles dimensionnelles du logement.
Le Code de la construction et de l’habitation impose le respect de dimensions minimales de surface et de volume habitables. Pour le calcul de la surface habitable, les parties de locaux d’une hauteur inférieure à 1,80 mètre ne sont pas prises en compte (article R. 156-1 du Code de la construction et de l’habitation).
Cette règle de calcul ne signifie pas que toute pièce doit présenter exactement une hauteur déterminée en tout point. Il faut distinguer :
- la surface habitable ;
- la hauteur contractuelle ;
- la décence d’un logement loué ;
- l’accessibilité ;
- le volume habitable ;
- les contraintes propres au projet.
Une perte de plusieurs centimètres peut constituer une non-conformité contractuelle même si le logement reste habitable.
Comment vérifier une surface ou des dimensions insuffisantes ?
Il faut d’abord identifier la mesure prévue au contrat.
Les dimensions peuvent être exprimées :
- en cotes intérieures finies ;
- en cotes de gros œuvre ;
- en surface habitable ;
- en surface utile ;
- en surface privative Carrez ;
- en surface de plancher ;
- en dimensions indicatives.
Ces notions ne sont pas interchangeables.
Le relevé doit préciser :
- la méthode ;
- les appareils utilisés ;
- les déductions ;
- les hauteurs ;
- les cloisons ;
- les embrasures ;
- les gaines ;
- les escaliers ;
- les surfaces exclues.
La surface habitable est calculée après déduction des murs, cloisons, marches et cages d’escalier, gaines et embrasures. Les parties d’une hauteur inférieure à 1,80 mètre et plusieurs catégories de dépendances en sont exclues.
Une pièce plus petite que prévu peut constituer une non-conformité contractuelle sans nécessairement entraîner une insuffisance de la surface totale du logement.
Il faut également déterminer les conséquences :
- meuble impossible à installer ;
- largeur de passage insuffisante ;
- perte d’usage ;
- non-respect de l’accessibilité ;
- perte de surface globale ;
- diminution de valeur.
Dans certaines ventes immobilières avec indication de contenance, le Code civil prévoit des règles particulières lorsque la différence atteint un vingtième, sous réserve du contrat et du régime juridique applicable. Cette règle ne remplace pas l’analyse des obligations propres au CCMI, à la VEFA, à la copropriété ou à la surface Carrez.
Comment analyser un escalier irrégulier ?
Un escalier doit être examiné comme un ensemble.
Le contrôle peut porter sur :
- la hauteur des marches ;
- le giron ;
- la largeur ;
- l’échappée ;
- la pente ;
- les paliers ;
- la régularité ;
- les nez de marche ;
- les contremarches ;
- la main courante ;
- le garde-corps ;
- l’éclairage ;
- l’état de surface.
Une différence sensible entre plusieurs marches peut perturber le rythme de la marche et créer un risque de chute, en particulier lorsque l’écart affecte la première ou la dernière marche.
L’AQC a notamment documenté un défaut de conception d’escalier compensé de manière inadaptée sur la première marche, illustrant l’importance de prévoir l’ensemble de l’escalier avant la réalisation des sols finis.
Une marche irrégulière peut résulter :
- d’un mauvais calcul de la hauteur à franchir ;
- d’un revêtement ajouté après la pose ;
- d’une chape plus épaisse ;
- d’un palier modifié ;
- d’une mauvaise fabrication ;
- d’une tentative de rattrapage localisée ;
- d’une erreur de pose.
Il n’existe pas une règle dimensionnelle unique applicable à tous les escaliers. Les exigences diffèrent selon :
- la maison individuelle ;
- les parties communes ;
- l’accessibilité ;
- les établissements recevant du public ;
- les lieux de travail ;
- l’usage privé ;
- la date de construction.
Les mesures doivent donc être comparées au contrat et au référentiel précis de l’ouvrage.
Une correction de la seule première marche peut déplacer l’irrégularité sur la marche suivante. La reprise doit être étudiée globalement.
Comment contrôler un garde-corps ?
Le garde-corps constitue un ouvrage de sécurité destiné à prévenir les chutes. Son contrôle ne doit pas être limité à son aspect.
Il doit notamment porter sur :
- la hauteur ;
- les vides ;
- les possibilités de passage ;
- les possibilités d’escalade ;
- les fixations ;
- la rigidité ;
- la résistance ;
- les ancrages ;
- la corrosion ;
- la continuité ;
- les raccordements aux murs et aux sols.
Dans les bâtiments d’habitation, les garde-corps des balcons, terrasses, galeries et loggias doivent en principe présenter une hauteur d’au moins un mètre. Cette hauteur peut être abaissée à 0,80 mètre lorsque le garde-corps possède plus de cinquante centimètres d’épaisseur (article R. 134-59 du Code de la construction et de l’habitation).
La mesure doit être effectuée depuis le niveau fini accessible. L’ajout ultérieur d’un revêtement épais, d’une estrade ou d’un élément formant marchepied peut réduire la hauteur utile.
La norme NF P 01-012 relative aux éléments de protection a été entièrement révisée en novembre 2024 et sa nouvelle version est devenue applicable à partir de juin 2025. Le référentiel à retenir dépend toutefois de la date des travaux, du contrat et du caractère obligatoire ou volontaire de la norme.
Une hauteur suffisante ne prouve pas que le garde-corps est conforme. Il faut également contrôler :
- les espacements ;
- la géométrie ;
- le remplissage ;
- les zones facilitant l’escalade ;
- la résistance aux efforts ;
- les fixations.
Un garde-corps instable, incomplet ou présentant un risque de chute doit être mis en sécurité sans attendre une expertise définitive.
Tolérances, imperfections et conditions d’observation
Portée des tolérances, imperfections réparables et incidence de l’éclairage.
Les tolérances permettent-elles de refuser toute reprise ?
Non.
Une tolérance d’exécution n’est pas une autorisation générale de mauvaise finition.
Pour être opposable, elle doit être :
- issue du bon référentiel ;
- applicable à l’ouvrage ;
- appréciée avec la bonne méthode ;
- mesurée sur la bonne longueur ;
- rapportée à l’état fini ou brut concerné ;
- compatible avec le contrat ;
- compatible avec l’usage.
Le fait qu’un défaut reste dans une tolérance géométrique ne signifie pas toujours que l’ouvrage est acceptable.
Exemples :
- un mur peut respecter une tolérance d’aplomb mais être implanté au mauvais endroit ;
- un sol peut respecter la planéité générale mais empêcher une porte de s’ouvrir ;
- un carrelage peut respecter une tolérance dimensionnelle tout en présentant un défaut esthétique généralisé ;
- une marche peut être correctement dimensionnée isolément mais irrégulière par rapport aux autres.
À l’inverse, un écart mesuré ne constitue pas nécessairement une malfaçon si la tolérance applicable est respectée et si le contrat n’imposait pas une exigence particulière.
Comment appliquer correctement une tolérance ?
Le rapport de constat doit préciser :
- l’ouvrage contrôlé ;
- le document applicable ;
- sa date ou sa version ;
- la méthode prévue ;
- la longueur de mesure ;
- l’instrument ;
- la précision de l’instrument ;
- le résultat ;
- la tolérance admise ;
- la conséquence du défaut.
Il faut éviter les conclusions telles que :
- « mur non droit » ;
- « sol pas de niveau » ;
- « escalier non conforme » ;
- « carrelage mal posé ».
Une rédaction exploitable serait, par exemple :
« Sous une règle de deux mètres appliquée horizontalement sur le mur du séjour, un écart maximal de X millimètres a été relevé dans la zone repérée sur la photographie. Cet écart doit être comparé à la tolérance du support et au niveau de finition prévus au marché. »
Lorsque le référentiel n’est pas disponible ou que son applicabilité n’est pas certaine, il faut l’indiquer au lieu d’inventer une valeur.
Quelle différence existe-t-il entre une imperfection et un défaut réparable ?
Une imperfection est un écart limité qui n’affecte pas nécessairement :
- l’usage ;
- la sécurité ;
- la durabilité ;
- la conformité contractuelle ;
- l’aspect général dans les conditions normales d’observation.
Un défaut réparable est une anomalie qui justifie une intervention permettant d’obtenir la prestation attendue sans détériorer les ouvrages voisins.
Pour apprécier la nécessité d’une reprise, il faut examiner :
- la visibilité ;
- l’étendue ;
- la localisation ;
- la répétition ;
- les conséquences ;
- le niveau de finition promis ;
- la possibilité technique de réparer ;
- le résultat prévisible après réparation.
Une petite trace située dans un local technique n’a pas nécessairement la même incidence qu’une reprise très visible au centre du mur principal du séjour.
Une imperfection répétée sur de nombreuses surfaces peut également constituer un défaut général, même si chaque anomalie paraît limitée lorsqu’elle est prise isolément.
Quelle incidence possède l’éclairage rasant ?
L’éclairage rasant projette la lumière presque parallèlement à la surface. Il accentue :
- les bosses ;
- les creux ;
- les traces de rouleau ;
- les bandes ;
- les reprises ;
- les défauts de ponçage ;
- les irrégularités du support.
Il peut être produit par :
- une baie latérale ;
- un soleil bas ;
- un éclairage mural ;
- une lampe tenue près du mur ;
- un ruban lumineux.
L’AQC indique que les irrégularités d’un support peuvent devenir visibles en lumière rasante lorsque le revêtement ne possède pas l’épaisseur ou la structure permettant de les atténuer.
L’éclairage rasant ne doit pas être ignoré lorsqu’il correspond aux conditions normales d’utilisation du logement, par exemple lorsqu’une grande baie éclaire quotidiennement le mur concerné.
En revanche, une lampe de chantier placée volontairement à quelques centimètres du support dans une direction inhabituelle peut révéler des irrégularités sans démontrer qu’elles sont visibles en usage normal.
L’analyse doit donc préciser :
- la source lumineuse ;
- sa position ;
- la distance d’observation ;
- l’heure ;
- l’usage normal de la pièce ;
- la visibilité sans dispositif artificiel exceptionnel.
Réparation, réserves et contrôle des reprises
Choisir la reprise, formuler une réserve, réserver les défauts apparents et contrôler.
Faut-il choisir une réparation localisée ou une reprise complète ?
Le choix dépend du défaut, du matériau et du résultat final attendu.
Réparation localisée
Elle peut être adaptée lorsque :
- le défaut est isolé ;
- la cause est supprimée ;
- le produit de remplacement est disponible ;
- la teinte ou la texture peut être reproduite ;
- la réparation ne fragilise pas les ouvrages voisins ;
- le résultat reste homogène.
Reprise complète
Elle peut être nécessaire lorsque :
- les défauts sont généralisés ;
- le support est globalement défectueux ;
- la réparation resterait visible ;
- les matériaux ne sont plus disponibles ;
- plusieurs carreaux ou lames sont atteints ;
- la reprise locale déplacerait le problème ;
- la sécurité ou la durabilité sont affectées ;
- l’homogénéité contractuelle ne peut pas être obtenue autrement.
Exemples :
- une rayure isolée peut justifier le remplacement d’une lame ;
- des fissures réparties sur tout un carrelage peuvent nécessiter la reprise du support et du revêtement ;
- une retouche de peinture peut suffire dans un angle ;
- une différence de couleur au centre d’un plafond peut imposer la remise en peinture de toute la surface ;
- une marche irrégulière peut nécessiter le recalcul de l’ensemble de l’escalier.
Le client peut en principe demander l’exécution de la prestation convenue. L’exécution en nature peut toutefois être écartée lorsqu’elle est impossible ou lorsqu’il existe une disproportion manifeste entre son coût pour le débiteur de bonne foi et son intérêt pour le créancier (article 1221 du Code civil).
Il ne faut donc pas opposer automatiquement le faible coût du défaut au coût élevé de la reprise. Il faut comparer :
- la gravité ;
- l’usage ;
- l’esthétique contractuelle ;
- la sécurité ;
- la valeur du bien ;
- les solutions alternatives ;
- le résultat prévisible.
Comment formuler une réserve sur une finition ?
La réserve doit être précise, localisée et vérifiable.
Il est préférable d’écrire :
« Mur du séjour, côté baie vitrée : reprise de peinture et différence de brillance visibles en éclairage naturel depuis le centre de la pièce. Reprise homogène demandée. »
Plutôt que :
« Peinture mal faite. »
Une réserve peut préciser :
- la pièce ;
- la paroi ;
- le côté ;
- la hauteur ;
- la dimension ;
- le type de défaut ;
- la photographie ;
- la reprise demandée ;
- le contrôle attendu après réparation.
Pour un défaut dimensionnel, il convient d’indiquer :
- le document contractuel ;
- la cote prévue ;
- la cote mesurée ;
- la méthode de mesure ;
- la conséquence.
Les défauts apparents doivent-ils être réservés ?
Oui.
Dans un marché de travaux ou un CCMI, la réception est l’acte par lequel le maître de l’ouvrage accepte les travaux avec ou sans réserves (article 1792-6 du Code civil). Les défauts de finition visibles doivent donc être inscrits au procès-verbal.
Une réception sans réserve peut couvrir les vices et défauts de conformité apparents. En cas de contestation, le maître de l’ouvrage doit pouvoir démontrer que le défaut n’était pas apparent au jour de la réception.
Dans un CCMI, lorsque le maître de l’ouvrage n’est pas assisté par un professionnel répondant aux conditions légales lors de la réception, il peut signaler par lettre recommandée les vices apparents non relevés dans les huit jours suivant la remise des clés (article L. 231-8 du Code de la construction et de l’habitation).
En VEFA, le vendeur ne peut être déchargé des vices de construction et défauts de conformité apparents avant l’expiration d’un délai d’un mois après la prise de possession (article 1642-1 du Code civil). Il reste toutefois recommandé d’inscrire immédiatement toutes les anomalies visibles au procès-verbal de livraison.
Les délais d’action ne doivent pas être confondus avec les délais de signalement. Une analyse juridique peut être nécessaire lorsque la reprise n’est pas réalisée.
Comment contrôler les réparations ?
La levée d’une réserve ne doit pas être fondée uniquement sur la présence d’une intervention.
Il faut vérifier :
- que le défaut initial a disparu ;
- que la cause a été traitée ;
- que la réparation est stable ;
- que l’aspect est homogène ;
- que les ouvrages voisins ne sont pas endommagés ;
- que le fonctionnement est rétabli ;
- que les dimensions sont conformes ;
- que les documents demandés ont été remis.
Une reprise peut créer un nouveau défaut :
- différence de teinte ;
- carreau dépareillé ;
- joint plus large ;
- lame de parquet différente ;
- menuiserie abîmée ;
- peinture sur un équipement ;
- plinthe mal raccordée ;
- porte désormais trop courte.
La réserve ne devrait être levée qu’après un contrôle contradictoire et suffisamment documenté.
Tableau récapitulatif
| Défaut constaté | Causes possibles | Contrôles à effectuer |
|---|---|---|
| Traces de peinture | Application, support, séchage | Observation normale, adhérence, humidité |
| Enduit irrégulier | Support, application, épaisseur | Règle, aplomb, sondage |
| Carreau fissuré | Choc, support, retrait, mouvement | Fissures voisines, joints, support |
| Désaffleurement | Support, pose, déformation du carreau | Mesure et référentiel du produit |
| Joints fissurés | Mouvement, fractionnement, retrait | Localisation, support, joints périphériques |
| Parquet gonflé | Humidité, fuite, jeu insuffisant | Humidité du bois et du support |
| Plinthe décollée | Collage, humidité, mouvement du sol | Support, niveau, humidité |
| Porte qui frotte | Réglage, dormant, sol, mouvement | Aplomb, niveau, jeux |
| Menuiserie rayée | Choc ou protection insuffisante | Profondeur, finition, réparabilité |
| Vitrage rayé | Manutention, nettoyage, chantier | Conditions d’observation, profondeur |
| Défaut d’alignement | Implantation, pose, support | Plan, laser, cordeau |
| Faux aplomb | Mur, cloison ou menuiserie | Mesure sur la hauteur adaptée |
| Défaut de planéité | Support ou finition | Règle adaptée et mesure des écarts |
| Hauteur insuffisante | Chape, faux plafond, structure | Mesures finies et plans |
| Surface insuffisante | Cloisons, doublages, méthode de calcul | Relevé complet et définition contractuelle |
| Escalier irrégulier | Mauvais calcul, sol fini, fabrication | Mesure de toutes les marches |
| Garde-corps insuffisant | Hauteur, vides, fixation | Niveau fini, géométrie, stabilité |
| Défaut visible en lumière rasante | Support, peinture, éclairage | Conditions normales d’utilisation |
Comment Check my House peut intervenir ?
Check my House peut intervenir pour constater les défauts de finition, les écarts dimensionnels et les anomalies visibles avant ou après la réception.
Selon la lettre de mission, l’intervention peut notamment comprendre :
- l’analyse des plans et notices ;
- l’examen des finitions ;
- le relevé photographique ;
- la mesure des dimensions ;
- le contrôle de l’aplomb ;
- le contrôle de la planéité ;
- le contrôle des hauteurs ;
- le relevé des désaffleurements ;
- l’essai des portes et menuiseries ;
- l’examen des revêtements ;
- le contrôle apparent des escaliers ;
- le contrôle apparent des garde-corps ;
- la rédaction de réserves précises ;
- le contrôle des travaux de reprise ;
- l’assistance lors d’une expertise contradictoire.
L’expert en bâtiment doit préciser :
- l’ouvrage contrôlé ;
- la méthode ;
- l’instrument ;
- le résultat ;
- le référentiel identifié ;
- les limites du contrôle ;
- la conséquence du défaut.
Il ne doit pas appliquer une tolérance trouvée dans un document sans vérifier son domaine d’application.
Il ne doit pas non plus qualifier automatiquement un défaut de décennal au seul motif que sa reprise est coûteuse. La qualification dépend de la nature du dommage, de son incidence sur l’usage ou la sécurité, du contrat et des garanties applicables.
Check my House vous accompagne grâce à notre expertise malfaçons et non-conformités.
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Textes officiels et documentation technique
- CSTB, NF DTU 59.1, Revêtements de peinture, référentiel des travaux de peinture relevant de son domaine d’application.
- Agence Qualité Construction, « Décollement des peintures sur plafonds neufs en béton », causes liées au support, aux produits et aux conditions de séchage.
- Agence Qualité Construction, « Fissuration et décollement des carrelages de sol dans l’habitat », fiche pathologie, édition 2024.
- CSTB, NF DTU 52.2, Pose collée des revêtements céramiques, référentiel de mise en œuvre des carrelages collés relevant de son domaine.
- Agence Qualité Construction, « Parquets et risques liés à l’humidité », fiche pathologie, édition 2024.
- CSTB, NF DTU 51.2, Parquets collés, spécifications de mise en œuvre.
- CSTB, NF DTU 36.2, Menuiserie intérieure et agencement, édition de novembre 2025.
- CSTB, NF DTU 39, Travaux de vitrerie-miroiterie, prescriptions relatives à la mise en œuvre des produits verriers.
- Code de la construction et de l’habitation, article R. 156-1 : calcul de la surface et du volume habitables.
- Code de la construction et de l’habitation, article R. 134-59 : hauteur des protections contre les chutes dans les bâtiments d’habitation.
- Agence Qualité Construction, révision de la norme NF P 01-012 relative aux garde-corps, publication de la norme révisée en novembre 2024 et application à compter de juin 2025.
- Code civil, article 1221, article 1642-1 et article 1792-6 : exécution en nature, défauts apparents en VEFA et réception des travaux.
- Code de la construction et de l’habitation, article L. 231-8 : délai de huit jours en CCMI lorsque le maître de l’ouvrage n’est pas assisté lors de la réception.
Cette FAQ est fournie à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Son auteur n’est pas juriste. Pour toute décision engageant vos droits (signature, rétractation, contentieux), faites valider votre situation par un avocat, un notaire ou l’ADIL.
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