Les remontées capillaires figurent parmi les désordres d’humidité les plus fréquemment évoqués, mais aussi les plus souvent mal diagnostiqués. L’eau migre depuis un sol humide dans les pores d’une maçonnerie, entraînant des sels qui cristallisent et dégradent enduits, peintures et parties basses des murs. Or leurs manifestations ressemblent à celles d’une infiltration latérale, d’une condensation, d’une fuite enterrée ou d’une humidité hygroscopique liée aux sels.

Cette FAQ présente, de façon pédagogique, le mécanisme capillaire, le rôle des coupures de capillarité, les sels et efflorescences, les méthodes de mesure et d’analyse, la gestion des eaux, les traitements possibles (injection, barrière physique, enduits, drainage) et leurs limites, ainsi que le séchage et le suivi. Elle s’appuie sur des sources techniques reconnues (Agence Qualité Construction, CSTB, Cerema, CICRP, CREBA, Ministère de la Culture) et ne remplace pas un diagnostic réalisé sur site par un professionnel.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my house (cabinet d’expertise en bâtiment) depuis 2019.
Contenu à visée informative. Dernière mise à jour le 16 juillet 2026.

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Sommaire

Comprendre les remontées capillaires

Le mécanisme capillaire, la hauteur atteinte et les formes que prennent les manifestations.

(5 questions)

Qu’est-ce qu’une remontée capillaire ?

Une remontée capillaire correspond à la migration ascendante d’eau liquide dans les pores d’une maçonnerie en contact avec un sol humide.

Le phénomène est comparable à la montée d’un liquide dans un matériau absorbant. L’eau se déplace dans les pores des pierres, briques, mortiers ou matériaux en terre sous l’effet des forces capillaires.

Son importance dépend notamment :

  • de la quantité d’eau disponible dans le sol ;
  • de la porosité des matériaux ;
  • de la taille et de la continuité des pores ;
  • de l’épaisseur du mur ;
  • de la présence de joints et de vides ;
  • de la capacité d’évaporation des surfaces ;
  • de la température ;
  • de la ventilation ;
  • de la présence de revêtements plus ou moins perméables ;
  • de la présence d’une coupure de capillarité.

Les remontées capillaires concernent fréquemment les maçonneries anciennes dépourvues de barrière étanche en pied de mur. L’AQC indique qu’elles affectent plus rarement les constructions récentes, dans lesquelles une coupure de capillarité correctement réalisée doit normalement limiter ce phénomène.

Comment l’eau peut-elle monter contre l’effet de la gravité ?

Les matériaux de construction poreux comportent un réseau de pores et de petits canaux. Les interactions entre l’eau et les parois de ces pores peuvent provoquer une aspiration capillaire.

Plus les pores sont fins et interconnectés, plus l’eau peut théoriquement atteindre une hauteur importante, mais plus sa progression peut être lente.

Dans un bâtiment réel, la hauteur observée résulte d’un équilibre entre :

  • l’alimentation en eau depuis le sol ;
  • la migration dans la maçonnerie ;
  • l’évaporation sur les faces du mur ;
  • la présence de sels ;
  • les conditions climatiques ;
  • les revêtements appliqués ;
  • la géométrie de la paroi.

La remontée capillaire ne doit donc pas être analysée comme une colonne d’eau uniforme atteignant automatiquement une hauteur déterminée.

Jusqu’à quelle hauteur l’humidité peut-elle remonter ?

Il n’existe pas de hauteur universelle permettant de diagnostiquer une remontée capillaire.

L’AQC indique que l’humidité venue du sol est généralement visible dans la partie basse des murs et peut atteindre environ un mètre, voire davantage. Cette indication ne constitue toutefois pas une règle de diagnostic applicable à tous les bâtiments.

La hauteur dépend notamment :

  • de la nature de la maçonnerie ;
  • de l’épaisseur du mur ;
  • de la quantité d’eau disponible ;
  • des sels présents ;
  • des revêtements ;
  • du chauffage ;
  • de la ventilation ;
  • de la capacité d’évaporation ;
  • des variations saisonnières.

Un revêtement étanche appliqué sur la partie basse peut contraindre l’eau à migrer plus haut avant de pouvoir s’évaporer. L’AQC décrit ce mécanisme lorsque des parements empêchent l’évaporation au voisinage du sol.

Quelle forme prennent généralement les manifestations ?

Les manifestations peuvent comprendre :

  • une bande humide en pied de mur ;
  • une limite supérieure irrégulière ;
  • une trace frangée ou ondulée ;
  • des zones plus sombres ;
  • des auréoles ;
  • des enduits pulvérulents ;
  • des peintures cloquées ;
  • des revêtements décollés ;
  • des efflorescences blanchâtres ;
  • une dégradation des plinthes ;
  • une corrosion des pièces métalliques ;
  • une altération des éléments en bois incorporés dans le mur.

L’AQC décrit notamment les traces frangées, le décollement des revêtements, les moisissures, le salpêtre et l’altération des bois comme des manifestations possibles à analyser dans leur contexte.

Aucun de ces signes ne suffit, pris isolément, à confirmer la présence de remontées capillaires.

Pourquoi les enduits cloquent-ils ou se décollent-ils ?

L’eau présente dans la maçonnerie peut migrer vers la surface et s’évaporer. Les sels transportés ou déjà présents peuvent alors cristalliser dans les pores ou à la surface du revêtement.

Les dégradations peuvent résulter :

  • de la pression exercée par la cristallisation des sels ;
  • de cycles répétés de dissolution et de recristallisation ;
  • d’une perte d’adhérence sur un support humide ;
  • d’une incompatibilité entre l’enduit et le mur ;
  • d’un revêtement trop fermé à la vapeur d’eau ;
  • du gel dans certaines conditions ;
  • de la dégradation du liant ;
  • d’une humidité persistante derrière le revêtement.

Les documents techniques consacrés au bâti ancien mentionnent notamment la pulvérulence des enduits, le décollement des peintures et la dégradation des parties basses parmi les symptômes associés aux remontées capillaires.

Coupures de capillarité

Coupe d un mur avec coupure de capillarite en pied de mur

Rôle, limites et défauts des barrières horizontales censées bloquer l’eau du sol.

(3 questions)

Qu’est-ce qu’une coupure ou barrière de capillarité ?

Une coupure de capillarité est un dispositif horizontal destiné à empêcher ou limiter la migration de l’eau depuis le sol vers les parties supérieures des murs.

Dans une construction neuve, elle peut notamment être constituée :

  • d’une membrane bitumineuse ;
  • d’une feuille synthétique adaptée ;
  • d’une arase étanche réalisée avec un produit prévu à cet effet ;
  • d’un autre procédé conforme au système constructif.

La coupure doit être continue sur toute l’épaisseur et toute la longueur des murs concernés. Elle doit également être positionnée de manière à ne pas être contournée par les enduits, les terres, les dallages ou les aménagements extérieurs.

L’AQC rappelle que la prévention en construction neuve repose sur une arase étanche continue, disposée au-dessus des sols extérieurs conformément aux prescriptions du NF DTU 20.1.

Pourquoi une barrière étanche peut-elle devenir inefficace ?

Une coupure de capillarité peut être inefficace lorsqu’elle est :

  • absente ;
  • discontinue ;
  • perforée ;
  • mal raccordée dans les angles ;
  • placée trop bas ;
  • recouverte par les terres extérieures ;
  • contournée par un enduit descendant jusqu’au sol ;
  • pontée par une chape ou un dallage ;
  • traversée par un ouvrage rapporté ;
  • interrompue lors de travaux ;
  • dégradée par un mouvement du bâtiment.

L’AQC décrit notamment un effet de mèche lorsque l’enduit extérieur descend sous la coupure de capillarité et permet à l’humidité de contourner le dispositif pourtant présent dans la maçonnerie.

L’absence visible de barrière étanche prouve-t-elle une remontée capillaire ?

Non.

Dans les bâtiments anciens, la barrière peut être absente sans que des manifestations importantes soient nécessairement visibles. Le fonctionnement du mur dépend aussi de l’alimentation en eau, de la porosité, des abords et de sa capacité à sécher.

À l’inverse, une construction récente peut présenter une humidité en pied de mur malgré la présence d’une arase étanche, par exemple en raison :

  • d’une infiltration latérale ;
  • d’un niveau extérieur trop élevé ;
  • d’un enduit faisant mèche ;
  • d’une fuite enterrée ;
  • d’un défaut de dallage ;
  • de projections répétées d’eau ;
  • d’une condensation ;
  • d’un réseau d’eaux pluviales défectueux.

L’existence ou l’absence d’une coupure doit donc être intégrée au diagnostic sans constituer l’unique critère.

Sels, efflorescences et humidité hygroscopique

Depots de sels blanchatres et efflorescences sur un mur humide

Efflorescences, salpêtre, origine des sels et rôle de l’humidité hygroscopique dans la persistance des traces.

(6 questions)

Qu’est-ce qu’une efflorescence ?

Une efflorescence est un dépôt cristallin, souvent blanchâtre, apparaissant à la surface d’un matériau.

Elle se forme généralement lorsque :

  1. de l’eau dissout des sels présents dans le sol, le mur ou les mortiers ;
  2. cette solution saline migre dans les pores ;
  3. l’eau atteint une surface et s’évapore ;
  4. les sels cristallisent.

Une efflorescence témoigne donc d’une migration d’eau chargée en sels, mais elle ne permet pas d’identifier, à elle seule, l’origine de cette eau.

Cette eau peut provenir :

  • du sol ;
  • d’une infiltration de façade ;
  • d’une fuite ;
  • d’un dallage humide ;
  • d’un mur enterré ;
  • de matériaux de construction récents ;
  • d’une contamination ancienne.

Les ressources relatives au bâti ancien décrivent les efflorescences comme la manifestation visible d’une migration de sels entraînés par l’humidité vers la surface des maçonneries.

Qu’est-ce que le salpêtre ?

Le terme « salpêtre » est couramment utilisé pour désigner des dépôts blanchâtres apparaissant sur les murs humides. Au sens strict, il désigne principalement des sels contenant des nitrates.

Toute trace blanche n’est donc pas nécessairement du salpêtre.

Elle peut être constituée :

  • de nitrates ;
  • de chlorures ;
  • de sulfates ;
  • de carbonates ;
  • d’un mélange de plusieurs sels ;
  • de résidus provenant des matériaux.

Identifier visuellement la nature précise d’un dépôt n’est généralement pas fiable. Une analyse de laboratoire peut être nécessaire lorsque la nature et la concentration des sels influencent le diagnostic ou le choix du traitement.

D’où proviennent les sels présents dans les murs ?

Les sels peuvent provenir :

  • du sol ;
  • des matériaux de construction ;
  • des mortiers ;
  • d’eaux d’infiltration ;
  • d’anciens usages agricoles ou industriels ;
  • d’urines animales ;
  • d’engrais ;
  • de sels de déneigement ;
  • d’embruns marins ;
  • de réactions chimiques dans la maçonnerie ;
  • de traitements anciens ;
  • de pollutions historiques du bâtiment.

Leur présence ne démontre donc pas automatiquement une remontée capillaire. Leur nature et leur répartition doivent être rapprochées de l’histoire du bâtiment et de la localisation des désordres.

Quelle est la différence entre efflorescence et subflorescence ?

Une efflorescence se développe à la surface du matériau. Elle peut parfois être retirée mécaniquement avec précaution, sous réserve d’avoir traité la cause de l’apport d’eau.

Une subflorescence correspond à une cristallisation qui se produit sous la surface, dans les pores du matériau ou sous le revêtement.

La subflorescence peut être plus dommageable, car la cristallisation interne peut provoquer :

  • une pulvérulence ;
  • une desquamation ;
  • un éclatement de surface ;
  • un décollement de l’enduit ;
  • une perte de matière.

Le guide HUMIBATex rappelle que les solutions chargées en sels peuvent provoquer des altérations irréversibles telles que dissolutions, pulvérulences et desquamations, selon les propriétés capillaires et la porosité des matériaux.

Qu’est-ce que l’humidité hygroscopique ?

L’humidité hygroscopique correspond à l’eau absorbée depuis l’air ambiant par certains matériaux ou certains sels.

Des sels hygroscopiques peuvent capter la vapeur d’eau lorsque l’humidité relative de l’air est suffisamment élevée. Ils peuvent ensuite se dissoudre partiellement et maintenir la surface humide.

Cette situation peut expliquer qu’un mur continue à présenter :

  • des valeurs élevées sur un humidimètre ;
  • des auréoles ;
  • une sensation d’humidité ;
  • des dégradations de finition ;
  • des dépôts salins ;

même après la diminution ou la suppression de l’apport initial d’eau liquide.

Il est donc possible qu’un traitement ait réduit les remontées d’eau sans que les manifestations disparaissent immédiatement en raison des sels restant dans la maçonnerie. Les travaux du CICRP consacrés aux remontées capillaires abordent conjointement les phénomènes, les méthodes de mesure et le rôle des sels dans les maçonneries anciennes.

Pourquoi un mur peut-il sembler humide par temps humide sans nouvel apport d’eau ?

Lorsque le mur contient des sels hygroscopiques, ceux-ci peuvent absorber une partie de l’humidité de l’air.

Les manifestations peuvent alors varier avec :

  • les saisons ;
  • l’humidité relative intérieure ;
  • la ventilation ;
  • la température du mur ;
  • le chauffage ;
  • la concentration et la nature des sels.

Une augmentation des traces pendant une période humide ne prouve donc pas nécessairement qu’une nouvelle quantité d’eau remonte depuis le sol.

Distinguer les causes et diagnostiquer

Expert mesurant l humidite a differentes hauteurs sur un mur

Comment différencier remontée capillaire, infiltration latérale, condensation et fuite, et quelles mesures réaliser.

(8 questions)

Comment distinguer une remontée capillaire d’une infiltration latérale ?

Une remontée capillaire correspond à une migration principalement ascendante depuis le sol.

Une infiltration latérale correspond à une pénétration d’eau depuis le terrain ou l’extérieur à travers la face du mur.

Les infiltrations latérales concernent fréquemment :

  • les sous-sols ;
  • les caves ;
  • les murs semi-enterrés ;
  • les façades situées en contrebas d’un talus ;
  • les murs contre lesquels l’eau s’accumule ;
  • les parois dépourvues d’étanchéité extérieure adaptée.

Les indices pouvant orienter vers une infiltration latérale comprennent :

  • une humidité correspondant au niveau des terres extérieures ;
  • une concentration du désordre sur un mur enterré ;
  • une aggravation après les pluies ;
  • des écoulements ou suintements ;
  • une pression d’eau contre la paroi ;
  • une absence de drainage ou d’évacuation des eaux.

L’AQC présente notamment un cas de mur humide situé en contrebas d’un talus sans canalisation ni drainage efficace des eaux pluviales et de ruissellement.

Les deux phénomènes peuvent coexister.

Comment distinguer une remontée capillaire d’une condensation ?

La condensation résulte de la transformation de la vapeur d’eau en eau liquide sur une surface froide ou dans une paroi.

Elle est notamment favorisée par :

  • une humidité intérieure élevée ;
  • une ventilation insuffisante ;
  • une température de surface basse ;
  • un pont thermique ;
  • un chauffage intermittent ;
  • une mauvaise circulation de l’air.

Les indices pouvant orienter vers une condensation comprennent :

  • des moisissures superficielles ;
  • une apparition dans les angles froids ;
  • une présence derrière les meubles ;
  • des gouttelettes sur les vitrages ;
  • une aggravation en période froide ;
  • une faible température de surface.

Une remontée capillaire se manifeste plus généralement depuis le pied des murs et peut s’accompagner de sels et de dégradations minérales.

Toutefois, un pied de mur froid peut également condenser. Une mesure ponctuelle élevée en partie basse ne permet donc pas de départager les deux mécanismes.

Comment distinguer une remontée capillaire d’une fuite enterrée ?

Une fuite enterrée ou encastrée peut humidifier le pied d’un mur et produire une répartition proche de celle d’une remontée capillaire.

Il convient notamment de rechercher :

  • le passage des canalisations ;
  • une consommation d’eau anormale ;
  • les réseaux d’alimentation ;
  • les évacuations ;
  • les circuits de chauffage ;
  • les regards ;
  • les raccords enterrés ;
  • les variations liées à l’utilisation des équipements.

Une recherche de fuite peut être nécessaire avant tout traitement de la maçonnerie.

Un humidimètre suffit-il à diagnostiquer une remontée capillaire ?

Non.

Un humidimètre électrique fournit une indication influencée par :

  • la nature du matériau ;
  • sa densité ;
  • sa conductivité ;
  • les sels ;
  • la présence de métal ;
  • la profondeur de mesure ;
  • la température ;
  • l’étalonnage de l’appareil.

Les sels peuvent augmenter la conductivité électrique et produire une valeur élevée sans que celle-ci corresponde directement à une teneur en eau absolue.

L’AQC souligne que le diagnostic des remontées capillaires est indispensable, car leurs effets sont difficiles à distinguer de ceux d’autres pathologies. Le CSTB préconise une démarche analytique associant observations, repérage et mesures adaptées.

Quelles mesures peuvent être réalisées ?

Selon le bâtiment et les objectifs de l’expertise, les investigations peuvent comprendre :

  • des mesures comparatives avec un humidimètre ;
  • des relevés à différentes hauteurs ;
  • des relevés sur les deux faces du mur ;
  • des mesures à différentes profondeurs ;
  • un suivi dans le temps ;
  • des mesures de température et d’humidité relative ;
  • une mesure de température de surface ;
  • des prélèvements de mortier, d’enduit ou de maçonnerie ;
  • une détermination de la teneur en eau par une méthode destructive adaptée ;
  • une analyse des sels ;
  • une inspection des réseaux ;
  • des sondages sur les abords et les niveaux de sol.

La méthode de mesure doit être adaptée au matériau et à la précision recherchée. Une valeur relevée uniquement en surface ne permet pas de connaître le profil d’humidité dans l’épaisseur du mur.

Pourquoi faut-il réaliser des mesures à plusieurs hauteurs ?

Un profil vertical peut contribuer à comprendre la répartition de l’humidité.

Il peut notamment permettre de comparer :

  • le pied du mur ;
  • une hauteur intermédiaire ;
  • une partie présumée saine ;
  • les différentes faces du mur ;
  • plusieurs murs comparables.

Une diminution progressive de la teneur en eau avec la hauteur peut être compatible avec une humidité ascendante. Elle ne constitue cependant pas, isolément, une preuve, car une infiltration, une fuite ou une répartition de sels peut modifier le profil.

Pourquoi réaliser des prélèvements à différentes profondeurs ?

L’humidité et les sels peuvent être répartis différemment :

  • dans l’enduit ;
  • dans les joints ;
  • dans la partie superficielle de la pierre ;
  • au cœur du mur ;
  • sur la face extérieure ;
  • sur la face intérieure.

Une mesure de surface peut être élevée en raison de sels hygroscopiques alors que le cœur du mur contient peu d’eau liquide. À l’inverse, une surface récemment sèche peut masquer une humidité plus profonde.

Les prélèvements doivent être localisés, identifiés et interprétés en tenant compte de la composition réelle du mur.

En quoi consiste une analyse de sels ?

Une analyse peut rechercher la nature et, selon la méthode choisie, la concentration de différents ions présents dans le matériau.

Elle peut notamment porter sur :

  • les nitrates ;
  • les chlorures ;
  • les sulfates ;
  • certains carbonates ;
  • d’autres composés selon le contexte.

L’objectif est de mieux comprendre :

  • l’origine possible de la contamination ;
  • le caractère hygroscopique du dépôt ;
  • le risque de dégradation des matériaux ;
  • la compatibilité des enduits de remplacement ;
  • la raison pour laquelle une surface reste humide.

La présence d’un sel ne permet toutefois pas toujours d’en déterminer une origine unique. L’analyse doit être rapprochée de l’historique, de l’usage du bâtiment et de la distribution spatiale des résultats.

Gestion des eaux, drainage et traitements

Injection de resine par forages pour barriere anti humidite

Maîtrise des eaux extérieures, drainage, injection, barrière physique et enduits adaptés.

(12 questions)

Comment faut-il gérer les eaux autour du bâtiment ?

Avant de mettre en œuvre un traitement dans le mur, il faut contrôler les sources d’eau extérieures.

L’analyse doit notamment porter sur :

  • la pente des terrains ;
  • la hauteur des sols contre les façades ;
  • les descentes d’eaux pluviales ;
  • les regards ;
  • les caniveaux ;
  • les fuites de réseaux enterrés ;
  • les terrasses ;
  • les projections de pluie ;
  • les talus ;
  • les points bas ;
  • les évacuations ;
  • les dispositifs de drainage existants.

L’AQC recommande de réduire la quantité d’eau disponible en pied de mur, notamment par une gestion adaptée des abords et, lorsque la situation le permet, par un drainage raccordé à un exutoire.

Un drainage périphérique est-il toujours recommandé ?

Non.

Un drainage peut être utile lorsqu’il existe une accumulation d’eau dans le terrain contre les murs et qu’un exutoire adapté est disponible.

Il peut cependant être inadapté, inefficace ou dangereux lorsqu’il est réalisé sans étude suffisante.

Il faut notamment vérifier :

  • la nature du sol ;
  • le niveau des fondations ;
  • la stabilité des fouilles ;
  • la destination des murs enterrés ;
  • les eaux à recueillir ;
  • l’existence d’un exutoire ;
  • la pente du drain ;
  • la possibilité d’entretien ;
  • le risque de concentrer l’eau vers le bâtiment ;
  • la présence de réseaux ;
  • les règles de gestion des eaux pluviales.

Un drain sans exutoire, posé à une mauvaise profondeur ou entouré d’un matériau inadapté peut maintenir l’eau contre la construction au lieu de l’évacuer.

Le drainage supprime-t-il les remontées capillaires ?

Pas nécessairement.

Un drainage peut réduire la quantité d’eau disponible en pied de mur. Il ne constitue pas lui-même une barrière horizontale dans la maçonnerie.

Son efficacité dépend de l’origine réelle de l’eau et de la configuration du terrain.

L’AQC classe le drainage parmi les traitements pouvant réduire les conséquences ou l’alimentation en eau, sans affirmer qu’il met systématiquement fin au mécanisme capillaire.

En quoi consiste une injection de résine ?

Une injection consiste à forer une série de trous dans le mur et à y introduire un produit destiné à créer une zone hydrophobe ou une barrière physicochimique.

L’objectif est de limiter la migration de l’eau liquide à travers la maçonnerie.

Le produit, le diamètre des forages, leur espacement, leur profondeur et leur disposition doivent être adaptés :

  • à l’épaisseur du mur ;
  • à la nature des matériaux ;
  • à la porosité ;
  • au taux d’humidité ;
  • à la présence de vides ;
  • à la continuité des joints ;
  • à l’accessibilité ;
  • au procédé utilisé.

Le CICRP classe les injections parmi les interventions cherchant à créer une barrière physique ou physicochimique contre la migration ascendante de l’eau liquide.

Une injection de résine fonctionne-t-elle dans tous les murs ?

Non.

Son efficacité peut être incertaine dans certaines configurations, notamment :

  • les murs très épais ;
  • les maçonneries en moellons irréguliers ;
  • les murs comportant de nombreux vides ;
  • les murs à plusieurs parements ;
  • les maçonneries en terre ;
  • les matériaux très hétérogènes ;
  • les murs saturés ;
  • les joints très dégradés ;
  • les murs difficilement accessibles sur une face ;
  • les parois traversées par des réseaux ;
  • les murs soumis simultanément à une infiltration latérale.

L’AQC rappelle que plusieurs techniques existent et que leur faisabilité dépend notamment de l’accès aux faces du mur et de la configuration de l’ouvrage.

Une barrière discontinue peut laisser subsister des chemins préférentiels d’eau.

Pourquoi une injection ne doit-elle pas être prescrite automatiquement ?

Une injection ne doit être envisagée qu’après avoir établi que les remontées capillaires constituent effectivement une cause principale du désordre.

Une prescription automatique peut échouer lorsque l’humidité provient en réalité :

  • d’une fuite ;
  • d’une infiltration latérale ;
  • d’un sol extérieur trop élevé ;
  • d’un enduit faisant mèche ;
  • d’une condensation ;
  • de sels hygroscopiques ;
  • d’un défaut de ventilation ;
  • d’une canalisation enterrée ;
  • de plusieurs causes simultanées.

L’injection ne traite pas non plus :

  • les sels déjà présents ;
  • les enduits contaminés ;
  • l’humidité restant dans le mur ;
  • le défaut de gestion des eaux extérieures ;
  • la ventilation ;
  • le temps de séchage.

L’AQC insiste sur le caractère incontournable du diagnostic, compte tenu de la difficulté à identifier les causes et de la facilité avec laquelle les effets peuvent être confondus avec ceux d’autres pathologies.

Faut-il exiger un diagnostic avant une injection ?

Oui.

Le diagnostic devrait notamment préciser :

  • les indices établissant l’existence de remontées capillaires ;
  • les autres causes recherchées ;
  • la composition et l’épaisseur des murs ;
  • la présence d’une coupure existante ;
  • les niveaux intérieurs et extérieurs ;
  • les résultats des mesures ;
  • la présence de sels ;
  • le traitement des abords ;
  • le procédé d’injection proposé ;
  • son domaine d’emploi ;
  • les travaux annexes ;
  • les conditions de contrôle du résultat.

Un devis indiquant uniquement « traitement des remontées capillaires par injection » sans diagnostic de cause ni description des travaux annexes est techniquement insuffisant pour apprécier la pertinence de la solution.

En quoi consiste une barrière physique réalisée par saignée ?

Cette technique consiste à créer une coupure horizontale dans la maçonnerie puis à y insérer un matériau étanche.

Elle peut comprendre :

  • une membrane ;
  • une feuille métallique ;
  • un élément synthétique ;
  • un procédé mécanique spécifique.

L’objectif est d’interrompre physiquement la continuité capillaire.

L’AQC mentionne notamment les inserts en tôles d’acier inoxydable parmi les techniques employées pour tenter de bloquer les remontées capillaires.

Quels sont les risques d’une saignée dans un mur ?

Une saignée horizontale affecte temporairement ou durablement la continuité de la maçonnerie.

Avant toute intervention, il faut étudier :

  • le caractère porteur du mur ;
  • son épaisseur ;
  • son état ;
  • sa composition ;
  • les charges reprises ;
  • la présence de fissures ;
  • la stabilité pendant les travaux ;
  • le phasage de l’intervention ;
  • les réseaux ;
  • les raccordements aux murs voisins.

Cette technique ne doit pas être improvisée sur un mur porteur. Une étude structurelle et une méthode d’exécution adaptée peuvent être nécessaires.

Qu’est-ce qu’un enduit dit respirant ?

Le terme « respirant » est couramment utilisé, mais il ne correspond pas à une respiration au sens propre.

Il désigne généralement un enduit présentant une perméabilité à la vapeur d’eau et une structure permettant certains transferts d’humidité sous forme liquide ou gazeuse.

Il peut s’agir, selon le support, d’un enduit à base de :

  • chaux ;
  • terre ;
  • liants formulés pour les maçonneries humides ;
  • mortiers de rénovation spécifiques.

Le choix doit être compatible avec :

  • la maçonnerie ;
  • les sels ;
  • l’exposition ;
  • la résistance mécanique recherchée ;
  • le type de finition ;
  • les conditions intérieures et extérieures.

Le CREBA et les publications consacrées au bâti ancien rappellent que les enduits traditionnels en chaux ou en terre peuvent contribuer à la régulation de l’humidité, alors que certains systèmes trop fermés peuvent limiter la capacité de séchage des murs anciens.

Un enduit respirant supprime-t-il les remontées capillaires ?

Non.

Il ne bloque pas l’eau qui remonte depuis le sol.

Il peut cependant :

  • favoriser l’évaporation ;
  • limiter certaines rétentions d’eau ;
  • mieux supporter les transferts d’humidité ;
  • être plus compatible avec une maçonnerie ancienne ;
  • faciliter l’observation de l’évolution du mur.

L’AQC indique que la mise à nu des maçonneries peut accélérer leur évaporation et réduire certaines conséquences, sans mettre nécessairement fin au phénomène capillaire.

Pourquoi un enduit au ciment peut-il aggraver les manifestations ?

Un enduit très fermé et rigide peut limiter l’évaporation de l’eau à la surface traitée.

L’humidité peut alors :

  • migrer plus haut ;
  • se reporter vers la face intérieure ;
  • se concentrer derrière l’enduit ;
  • provoquer des cloques ;
  • dégrader les joints ou les pierres ;
  • favoriser des cristallisations internes ;
  • ressortir à la limite supérieure du revêtement.

Le ministère de la Culture souligne que certains enduits hydrauliques rigides et peu perméables sont inadaptés aux maçonneries anciennes, car ils peuvent perturber les transferts d’humidité et bloquer le fonctionnement du mur.

Il ne faut toutefois pas conclure que tout enduit contenant du ciment est systématiquement défectueux. La compatibilité dépend du support, du dosage, de la formulation et de l’usage.

Séchage, suivi, entretien et expertise

Dépose des enduits, séchage, contrôle de l’efficacité, travaux annexes et recours à l’expertise.

(9 questions)

Faut-il déposer les enduits contaminés par les sels ?

Une dépose peut être nécessaire lorsque les enduits sont :

  • décollés ;
  • pulvérulents ;
  • fortement contaminés ;
  • incompatibles avec le mur ;
  • trop fermés ;
  • incapables de recevoir une nouvelle finition.

La hauteur de dépose ne doit pas être déterminée uniquement à partir de la limite visible des traces. L’humidité et les sels peuvent être présents plus haut ou plus profondément.

La dépose doit également éviter d’endommager les matériaux anciens fragiles et les éléments patrimoniaux.

Combien de temps faut-il pour qu’un mur sèche ?

Il n’existe pas de durée universelle.

Le séchage dépend notamment :

  • de l’épaisseur du mur ;
  • de sa teneur initiale en eau ;
  • de la nature des matériaux ;
  • de la présence de sels ;
  • de la température ;
  • de la ventilation ;
  • du chauffage ;
  • de la surface disponible pour l’évaporation ;
  • des revêtements ;
  • de la saison ;
  • du maintien ou non d’un apport d’eau.

Un mur ancien épais peut nécessiter plusieurs mois, voire davantage, pour atteindre un nouvel équilibre après suppression de l’apport principal d’eau.

Je ne sais pas déterminer un délai précis sans mesures, connaissance de la maçonnerie et suivi dans le temps.

Le mur commence-t-il à sécher immédiatement après une injection ?

Pas nécessairement.

L’injection vise à limiter un nouvel apport d’eau liquide. Elle ne retire pas l’eau déjà contenue dans la maçonnerie.

Le séchage peut être ralenti par :

  • des enduits étanches ;
  • des peintures imperméables ;
  • des doublages ;
  • une ventilation insuffisante ;
  • une température basse ;
  • les sels hygroscopiques ;
  • une infiltration latérale persistante ;
  • une fuite non identifiée ;
  • des murs très épais.

Les finitions ne doivent donc pas être reprises immédiatement sans contrôle de l’évolution de l’humidité.

Pourquoi les traces peuvent-elles persister après le traitement ?

Les manifestations peuvent persister en raison :

  • de l’humidité résiduelle ;
  • des sels hygroscopiques ;
  • d’enduits contaminés ;
  • d’un séchage trop lent ;
  • d’une autre cause non traitée ;
  • d’une barrière incomplète ;
  • d’un pontage du traitement ;
  • d’une ventilation insuffisante ;
  • de finitions posées trop tôt.

La persistance d’une trace ne démontre pas automatiquement l’échec du traitement. À l’inverse, la disparition visuelle temporaire ne prouve pas que la cause a été correctement traitée.

Un suivi comprenant des mesures répétées et documentées est nécessaire.

Peut-on accélérer le séchage avec un déshumidificateur ?

Un déshumidificateur peut contribuer à extraire une partie de l’humidité de l’air et favoriser l’évaporation dans certaines conditions.

Son efficacité dépend :

  • de la température du local ;
  • de son volume ;
  • du renouvellement d’air ;
  • du type d’appareil ;
  • de la quantité d’eau dans le mur ;
  • de la surface d’évaporation disponible ;
  • de la suppression préalable de la cause.

Un séchage trop rapide ou mal maîtrisé peut être inadapté à certains matériaux fragiles ou patrimoniaux. Le déshumidificateur ne remplace pas le traitement de l’apport d’eau.

Les appareils électroniques ou électromagnétiques sont-ils toujours efficaces ?

Je ne sais pas.

L’AQC cite différents procédés électroniques, électromagnétiques ou d’électro-osmose parmi les techniques proposées pour lutter contre les remontées capillaires, sans indiquer qu’une même efficacité puisse être garantie dans toutes les configurations.

Avant de choisir un tel dispositif, il convient d’exiger :

  • une description précise du principe ;
  • son domaine d’emploi ;
  • les évaluations techniques disponibles ;
  • les résultats mesurés ;
  • un protocole initial ;
  • des critères de contrôle ;
  • les limites du procédé ;
  • les travaux annexes nécessaires ;
  • les conditions de garantie.

Une simple baisse ponctuelle des valeurs d’un humidimètre électrique ne suffit pas à démontrer l’assèchement réel d’un mur.

Comment contrôler l’efficacité d’un traitement ?

Le contrôle doit reposer sur des données comparables avant et après intervention.

Il peut comprendre :

  • un plan précis des points de mesure ;
  • des mesures à plusieurs hauteurs ;
  • des mesures à plusieurs profondeurs ;
  • des prélèvements ;
  • un suivi saisonnier ;
  • des photographies datées ;
  • l’observation des enduits ;
  • le suivi de l’humidité relative intérieure ;
  • la vérification des abords ;
  • le contrôle des réseaux ;
  • une analyse de sels lorsque cela est pertinent.

Les méthodes et emplacements doivent rester comparables. Un contrôle effectué avec un autre appareil ou à un autre endroit peut rendre l’interprétation incertaine.

Quels travaux doivent accompagner le traitement principal ?

Selon la situation, il peut être nécessaire de prévoir :

  • la réparation des réseaux ;
  • la correction des pentes extérieures ;
  • la reprise des descentes d’eaux pluviales ;
  • la modification des niveaux de terrain ;
  • la création ou la reprise d’un drainage ;
  • la suppression des enduits faisant mèche ;
  • la dépose des revêtements dégradés ;
  • le traitement des sels ;
  • l’amélioration de la ventilation ;
  • le séchage du mur ;
  • la réfection différée des finitions.

L’AQC indique que les traitements des remontées capillaires doivent être accompagnés de travaux annexes avant et après l’intervention principale.

Quand faut-il demander une expertise sur des remontées capillaires ?

Une expertise est recommandée lorsque :

  • la cause de l’humidité n’est pas établie ;
  • une injection est proposée sans diagnostic ;
  • plusieurs causes sont possibles ;
  • les traces persistent après traitement ;
  • les enduits se dégradent ;
  • les sels sont importants ;
  • le bâtiment est ancien ;
  • une infiltration latérale est possible ;
  • les abords ont été modifiés ;
  • le bien doit être acheté ou vendu ;
  • plusieurs entreprises se contredisent ;
  • les travaux proposés sont coûteux ;
  • un litige oppose les parties.

L’expertise doit distinguer :

  • les faits observés ;
  • les mesures réalisées ;
  • les causes compatibles avec les constatations ;
  • les hypothèses non vérifiées ;
  • les investigations complémentaires ;
  • les traitements envisageables ;
  • les limites de chaque solution.

Quelle intervention Check my House peut-il réaliser ?

Check my House peut intervenir pour analyser une humidité située en pied de mur et déterminer si les constatations sont compatibles avec des remontées capillaires ou avec une autre cause.

La mission peut comprendre :

  • l’analyse de l’historique du bâtiment ;
  • l’examen des documents disponibles ;
  • le contrôle des niveaux intérieurs et extérieurs ;
  • l’examen des façades et des abords ;
  • le contrôle des réseaux visibles ;
  • l’étude des formes et hauteurs de dégradation ;
  • des mesures non destructives comparatives ;
  • des relevés à différentes hauteurs ;
  • l’identification des sels visibles ;
  • la préconisation de prélèvements ou d’analyses ;
  • la distinction entre remontée capillaire, infiltration, fuite et condensation ;
  • l’évaluation critique des traitements proposés ;
  • la rédaction d’un rapport illustré ;
  • l’assistance lors d’une expertise amiable contradictoire.

Une expertise visuelle et non destructive ne permet pas toujours de mesurer la teneur en eau dans l’épaisseur du mur, d’identifier la nature des sels ou de confirmer la continuité d’une ancienne coupure de capillarité. Des prélèvements, sondages, analyses de laboratoire ou investigations complémentaires peuvent être nécessaires.

Check my House vous accompagne grâce à notre expertise fissures.

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Sources principales

Sources techniques principales ayant servi à la rédaction de cette FAQ :

  • Agence Qualité Construction, « Remontées capillaires », Fiches pathologie bâtiment, 6e édition, janvier 2024.
  • Agence Qualité Construction, « Les remontées capillaires », Revue Qualité Construction, numéros 89 et 90, mars à juin 2005.
  • Ministère de la Culture, DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur et CICRP, « Les remontées capillaires dans le bâti ancien », journée d’étude du 29 novembre 2019, publication mise en ligne en 2021.
  • CSTB, « Analyse du risque humidité », ressource institutionnelle consultée le 21 juillet 2026.
  • CSTB et Cerema, « Guide de recommandations techniques HUMIBATex, prise en compte des risques hygrothermiques en réhabilitation », 2017.
  • CREBA, « MOOC Bâti existant et humidité : diagnostic avant réhabilitation », CSTB, Cerema Est et Pouget Consultants, 2018.
  • Agence Qualité Construction, « Humidité dans la construction : 12 enseignements à connaître », 2016.

Cette FAQ est fournie à titre informatif et ne constitue ni un diagnostic ni un conseil juridique. Son auteur n’est pas juriste. Toute humidité en pied de mur doit être diagnostiquée sur site : faites valider votre situation par un expert bâtiment, un bureau d’études spécialisé dans l’humidité, et, pour les aspects contractuels ou de garantie, par un avocat, un notaire ou l’ADIL.

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