Le contrôle de l’enveloppe et de l’étanchéité pendant le chantier permet de vérifier que l’eau de pluie, de ruissellement ou présente dans le sol est interceptée, dirigée, collectée puis évacuée sans pénétrer dans les locaux ni endommager le bâtiment. Cette FAQ détaille les ouvrages à examiner (couverture, toitures-terrasses, façades, menuiseries, appuis, seuils, balcons, joints, évacuations d’eaux pluviales et soubassements), les moments de contrôle, les points singuliers prioritaires, les essais d’arrosage et de mise en eau, ainsi que la protection provisoire à maintenir jusqu’à l’achèvement du clos et du couvert.
Sommaire
- Pourquoi contrôler l’enveloppe pendant le chantier ?
- Étanchéité, imperméabilité et protection contre l’eau désignent-elles la même chose ?
- Quels documents utiliser pour le contrôle ?
- À quels moments contrôler ?
- Contrôler la couverture
- Contrôler les toitures-terrasses
- Relevés d’étanchéité
- Solins et abergements
- Façades
- Joints
- Menuiseries extérieures
- Appuis de fenêtres
- Seuils et portes-fenêtres
- Balcons, loggias et coursives
- Évacuation des eaux pluviales
- Pentes
- Étanchéité des soubassements et murs enterrés
- Essai d’arrosage
- Mise en eau
- Protection provisoire contre la pluie
- Limites du contrôle visuel
- Organiser les points d’arrêt
- Fiche de contrôle de l’enveloppe
- Tableau des contrôles principaux
- Méthode de contrôle étape par étape
- Signaux d’alerte
- Quelles sont les principales erreurs à éviter ?
- Recommandations de Check my House
- À retenir
- Sources principales
Pourquoi contrôler l’enveloppe pendant le chantier ?
L’enveloppe regroupe les ouvrages qui séparent les locaux intérieurs de l’extérieur, du sol ou des espaces non protégés.
Elle comprend notamment :
- la couverture
- les toitures-terrasses
- les façades
- les menuiseries extérieures
- les balcons et terrasses
- les soubassements
- les joints et raccordements entre ouvrages
- les dispositifs d’évacuation des eaux pluviales
Son contrôle doit permettre de vérifier que l’eau de pluie, de ruissellement ou présente dans le sol :
- Est interceptée par les ouvrages prévus.
- Est dirigée dans le bon sens.
- Ne pénètre pas dans les locaux.
- Ne reste pas durablement en contact avec des matériaux sensibles.
- Est évacuée sans endommager le bâtiment ou les propriétés voisines.
Les défauts apparaissent souvent aux interfaces plutôt qu’en partie courante :
- jonction entre couverture et mur
- raccord entre étanchéité et relevé
- liaison entre menuiserie et maçonnerie
- seuil de porte-fenêtre
- pénétration d’une canalisation
- évacuation d’eaux pluviales
- joint entre deux matériaux
- liaison entre façade, balcon et toiture
Les fiches de pathologie de l’Agence Qualité Construction montrent que les infiltrations des couvertures et des toitures-terrasses se concentrent fréquemment au niveau des points singuliers, notamment les noues, solins, relevés, émergences et évacuations.
Étanchéité, imperméabilité et protection contre l’eau désignent-elles la même chose ?
Non.
Selon les ouvrages, les matériaux et l’usage des locaux, le projet peut prévoir :
- une couverture assurant l’écoulement des eaux par recouvrement
- un revêtement d’étanchéité continu
- un système d’imperméabilisation de façade
- un calfeutrement de joint
- un drainage
- une protection de soubassement
- un cuvelage
- un écran secondaire sous couverture
- une simple protection provisoire pendant les travaux
Il faut donc identifier la fonction exacte demandée à chaque couche.
Un enduit extérieur, un bardage, un carrelage ou une dalle en béton ne constitue pas automatiquement un système d’étanchéité.
Quels documents utiliser pour le contrôle ?
Selon l’ouvrage :
- plans et coupes
- détails d’exécution
- plans de pentes
- plans des évacuations
- notes de calcul
- étude du sol et de l’eau
- fiches techniques
- Avis Techniques ou Documents Techniques d’Application
- prescriptions des fabricants
- NF DTU rendus applicables au marché
- règles professionnelles
- procès-verbaux d’essai
- fiches d’autocontrôle
- échantillons et zones témoins
Les NF DTU proposent des clauses techniques types pour des techniques communément maîtrisées. Ils ne constituent pas, par eux-mêmes, des règlements universellement obligatoires : leur portée dépend notamment du marché et du référentiel applicable à l’ouvrage concerné.
À quels moments contrôler ?
Le contrôle doit être organisé :
Avant les travaux
Pour vérifier :
- la conception
- les pentes prévues
- les évacuations
- les détails d’interface
- les produits
- les supports
- les conditions d’intervention
Pendant la mise en œuvre
Pour contrôler :
- les couches qui seront masquées
- les recouvrements
- les fixations
- les joints
- les relevés
- les pénétrations
- les raccords
Avant la protection définitive
Notamment avant :
- la pose de dalles
- la réalisation d’une chape
- le remblaiement
- la pose d’un bardage
- la fermeture d’un habillage
- le recouvrement d’une membrane
- la pose d’un revêtement de sol
Avant la réception
Pour examiner :
- le fonctionnement des évacuations
- l’état des finitions
- les joints
- les pentes
- les traces d’humidité
- le résultat des essais
- les documents de récolement
Pour une toiture-terrasse sous protection lourde non démontable, un point d’arrêt avant recouvrement permet de contrôler l’étanchéité et de réparer immédiatement d’éventuelles blessures.
Contrôler la couverture
Quels types de couvertures peuvent être concernés ?
- tuiles
- ardoises
- zinc
- feuilles ou bacs métalliques
- plaques nervurées
- panneaux de couverture
- bardeaux
- éléments intégrant des équipements solaires
Le contrôle doit être adapté au matériau et au document technique correspondant.
Quels éléments vérifier en partie courante ?
- pente réelle
- alignement
- pureau ou recouvrement
- fixation
- emboîtement
- état des éléments
- absence de casse
- respect des rives
- ventilation éventuelle de la sous-face
- continuité de l’écran de sous-toiture lorsqu’il est prévu
- évacuation vers l’égout
Une couverture en petits éléments fonctionne principalement par pente et recouvrement. Il faut donc éviter toute disposition qui ralentit l’écoulement, favorise le retour d’eau ou crée un passage sous les éléments.
Quels points singuliers contrôler ?
- faîtages
- arêtiers
- noues
- rives
- égouts
- chéneaux
- solins
- abergements
- fenêtres de toit
- souches
- sorties de ventilation
- traversées de câbles ou de canalisations
- intégration de panneaux solaires
L’AQC identifie ces liaisons comme les principales zones d’infiltration des couvertures en petits éléments. Une attention particulière doit être portée à la continuité des ouvrages métalliques, aux hauteurs de relevé, aux angles et aux couloirs d’évacuation.
Que contrôler sur une couverture métallique ?
- sens de pose
- recouvrements longitudinaux et transversaux
- position et nombre des fixations
- état des rondelles d’étanchéité
- serrage sans écrasement excessif
- traitement des découpes
- dilatation
- relevés
- faîtages et rives
- raccords avec les pénétrations
- état de la protection anticorrosion
Un sous-serrage peut laisser passer l’eau, tandis qu’un serrage excessif peut déformer la tôle ou écraser les rondelles d’étanchéité.
Quel est le rôle de l’écran de sous-toiture ?
Lorsqu’il est prévu, l’écran constitue une protection complémentaire contre certaines pénétrations accidentelles :
- neige poudreuse
- poussières
- eau passant sous les éléments
- condensats dans certaines configurations
Il doit rester continu :
- entre les lés
- à l’égout
- dans les noues
- autour des fenêtres de toit
- autour des souches et traversées
- au raccord avec les autres versants
Un écran discontinu ou évacuant l’eau à l’intérieur de la paroi peut aggraver le dommage au lieu de le limiter.

Contrôler les toitures-terrasses
Quels composants examiner ?
Selon le système :
- élément porteur
- forme de pente
- pare-vapeur
- isolation
- revêtement d’étanchéité
- protection
- relevés
- joints
- traversées
- évacuations
- trop-pleins
- couvertines
- équipements installés en toiture
Le contrôle ne doit pas être limité à la membrane visible. Une toiture-terrasse est un ensemble de couches et d’interfaces dont chacune influence le comportement global. Le guide CSTB actualisé en 2026 traite notamment de l’élément porteur, du pare-vapeur, de l’isolant, du revêtement, de la protection et des points singuliers.
Que faut-il vérifier sur le support ?
- nature
- planéité
- cohésion
- propreté
- humidité
- pente
- stabilité
- fissures
- joints
- réservation des évacuations
- compatibilité avec le système
Un support humide, glacé, fissuré ou insuffisamment préparé peut provoquer :
- décollement
- cloquage
- glissement
- rupture locale
- perte d’adhérence
Que contrôler sur le revêtement d’étanchéité ?
- produit réellement utilisé
- nombre de couches
- sens de pose
- recouvrements
- soudures ou collages
- absence de plis
- absence de poinçonnement
- continuité
- traitement des angles
- raccord avec les évacuations
- raccord avec les relevés
- réparation des blessures
- protection contre les autres corps d’état
Faut-il inspecter l’étanchéité avant la protection lourde ?
Oui.
Une chape, une dalle, une protection en dur, un remblai ou un complexe végétalisé rendra ensuite le revêtement difficilement accessible.
Avant recouvrement, il faut :
- Nettoyer la surface.
- Examiner la partie courante.
- Contrôler les relevés.
- Contrôler les évacuations.
- Rechercher les blessures.
- Réaliser les essais prévus.
- Faire reprendre les anomalies.
- Photographier.
- Lever le point d’arrêt par écrit.
Les protections lourdes peuvent elles-mêmes provoquer des poinçonnements ou des tensions si leur mise en œuvre n’est pas coordonnée avec l’étancheur.

Relevés d’étanchéité
Quel est leur rôle ?
Les relevés assurent la continuité verticale du système au droit :
- des acrotères
- des murs
- des souches
- des édicules
- des pénétrations
- des seuils
- des émergences
Ils empêchent l’eau présente sur la partie horizontale de passer en périphérie ou derrière le revêtement.
Quels points contrôler ?
- hauteur adaptée au système et à la finition
- continuité
- adhérence ou fixation
- état du support
- traitement des angles
- absence de plis
- absence de déchirure
- raccord à la partie courante
- protection en tête
- compatibilité avec les couvertines ou bandes de solin
- absence d’enfouissement excessif sous les finitions
La hauteur ne doit pas être appréciée uniquement avant la pose des dalles, gravillons ou terres. Il faut tenir compte du niveau fini réel.
Pourquoi la protection en tête est-elle importante ?
Une tête de relevé insuffisamment protégée peut permettre à l’eau de pénétrer derrière la membrane et provoquer son décollement.
La protection peut notamment être assurée, selon le procédé, par :
- engravure
- bande solin
- becquet
- couvertine
- disposition propre au système évalué
Les décollements de relevés sont fréquemment associés à un support humide, une imprégnation inadaptée, une mauvaise soudure ou une protection en tête insuffisante.
Quels contrôles réaliser aux pénétrations ?
- continuité tout autour
- hauteur
- dispositif empêchant l’eau de longer le conduit
- fixation
- protection en tête
- absence de tension
- espace suffisant pour travailler correctement
- compatibilité avec les mouvements du conduit
Une simple application de mastic autour d’un tuyau ne constitue pas nécessairement un raccord durable.
Solins et abergements
Qu’est-ce qu’un solin ?
Le solin protège la jonction entre une couverture ou une étanchéité et un ouvrage vertical :
- mur
- cheminée
- souche
- lucarne
- édicule
- pénétration
Quels points contrôler ?
- matériau
- largeur
- hauteur
- recouvrement
- continuité
- fixation
- ancrage dans le mur
- joints
- angles
- dilatation
- pente
- protection de la partie supérieure
- raccord avec la couverture
Quels défauts rechercher ?
- discontinuité aux angles
- relevé trop faible
- couloir d’évacuation trop étroit
- joint fissuré
- bande métallique déformée
- fixation trop espacée
- absence de retour
- mastic utilisé comme unique solution sur une liaison fortement sollicitée
- ruissellement dirigé derrière le solin
Les défauts de solins, de noues et d’abergements figurent parmi les principales causes d’infiltration des couvertures.
Façades
Quels systèmes de façade peuvent être concernés ?
- maçonnerie enduite
- béton
- pierre
- briques apparentes
- bardage
- vêture
- façade légère
- isolation thermique par l’extérieur
- parement collé ou attaché
- façade à ossature bois
Quels points contrôler en partie courante ?
- support
- fissures
- état des joints
- continuité du revêtement
- épaisseur
- fixation
- recouvrements
- ventilation éventuelle de la lame d’air
- pieds et têtes de façade
- traitement des angles
- état des parements
- absence de décollement
Quels points singuliers sont prioritaires ?
- appuis de fenêtres
- linteaux
- tableaux
- seuils
- balcons
- couvertines
- têtes de murs
- joints de dilatation
- sorties de réseaux
- fixations d’équipements
- descentes d’eaux pluviales
- raccord avec la toiture
- soubassement
L’eau peut pénétrer derrière les revêtements par les tranches non protégées, les têtes de murs, les appuis, les balcons ou les pénétrations.
Comment contrôler une isolation extérieure ?
Il faut notamment examiner :
- état et planéité du support
- collage ou fixation
- continuité de l’isolant
- joints entre panneaux
- couche de base armée
- recouvrement des armatures
- renforts aux angles de baies
- profilés de départ
- appuis et couvertines
- raccord avec les menuiseries
- traversées d’équipements
- protection du pied de façade
Pour une ITE rénovée ou rapportée, l’AQC recommande de contrôler les ouvertures, les appuis, les joints, les couvertines et les pénétrations afin qu’aucune entrée d’eau ne soit créée dans le complexe.
Joints
Quels types de joints distinguer ?
- joints de dilatation
- joints de fractionnement
- joints de construction
- joints de façade
- joints de calfeutrement
- joints entre menuiserie et gros œuvre
- joints de protection ou de finition
Chaque joint a une fonction particulière. Un joint esthétique ne remplace pas nécessairement un joint destiné à absorber un mouvement ou à assurer une étanchéité.
Que faut-il contrôler avant le jointoiement ?
- largeur
- profondeur
- propreté
- sécheresse
- cohésion des lèvres
- absence de poussière
- compatibilité du mastic
- besoin d’un primaire
- fond de joint
- mouvement prévu
- conditions climatiques
Quel est le rôle du fond de joint ?
Selon le système, il permet notamment :
- de régler la profondeur du mastic
- d’éviter une adhérence sur trois faces
- de donner une forme adaptée au cordon
- de permettre sa déformation
Quels défauts rechercher ?
- mastic trop mince
- épaisseur irrégulière
- fond de joint absent
- mauvaise adhérence
- fissuration
- décollement
- compatibilité non vérifiée
- joint appliqué sur support humide ou sale
- discontinuité dans les angles
- joint écrasé ou masqué par une finition rigide
Les liaisons entre menuiseries et gros œuvre sont particulièrement sensibles à la régularité des supports, à la dimension de l’interstice, au choix du fond de joint ou de la mousse imprégnée et à la continuité du calfeutrement.
Menuiseries extérieures
Quels éléments contrôler ?
- dimensions de la baie
- aplomb et niveau
- appui ou seuil
- rejingot
- calage
- fixations
- dormant
- ouvrants
- vitrages
- joints
- calfeutrement périphérique
- bavettes
- drainage
- entrées d’air
- habillages
- raccord avec la façade et l’isolation
Pourquoi le support doit-il être accepté avant la pose ?
Une baie présentant un faux aplomb, un défaut de parallélisme, des épaufrures, un appui irrégulier ou des dimensions excessives peut empêcher une compression uniforme des joints et compromettre l’étanchéité.
L’AQC recommande de coordonner le maçon et le menuisier et d’organiser l’acceptation de la baie avant la pose.
Que contrôler sur les fixations ?
- nombre
- emplacement
- ancrage dans le bon support
- absence de déformation du dormant
- compatibilité avec le matériau
- protection contre la corrosion
- maintien malgré les efforts du vent et les manœuvres
Une menuiserie insuffisamment fixée peut bouger et provoquer la rupture ou le décollement des joints périphériques.
Que contrôler sur le calfeutrement ?
- continuité sur tout le périmètre
- adaptation à la largeur de l’espace
- compression régulière
- compatibilité avec les supports
- raccordement aux angles
- protection extérieure contre l’eau
- continuité de l’étanchéité à l’air côté intérieur lorsqu’elle est prévue
- absence d’obstruction des drains
Faut-il contrôler la menuiserie elle-même ?
Oui.
Il faut notamment vérifier :
- assemblages
- joints entre ouvrant et dormant
- réglages
- fermeture
- drainage des profils
- trous d’évacuation
- continuité des joints de vitrage
- absence de déformation
- absence d’eau emprisonnée dans les rails
Les gorges et orifices de drainage doivent rester libres afin d’évacuer l’eau recueillie par la menuiserie.

Appuis de fenêtres
Quel est leur rôle ?
L’appui doit éloigner l’eau de la façade et de la liaison avec la menuiserie.
Il peut comporter :
- pente vers l’extérieur
- rejingot
- retours latéraux
- larmier ou goutte d’eau
- bavette
- calfeutrement sous la traverse basse
Quels points contrôler ?
- pente réelle
- planéité au droit de la menuiserie
- continuité du rejingot
- retours dans les tableaux
- larmier
- débord
- absence de fissure
- raccord avec l’enduit ou l’ITE
- continuité du joint sous la traverse
- absence de stagnation
Pourquoi faut-il éviter de réaliser l’appui après la menuiserie ?
Cette séquence peut rendre impossible la mise en place correcte du joint sous la traverse basse et créer une liaison irrégulière.
L’AQC relève que la réalisation tardive de l’appui ou l’absence de rejingot conforme constitue un risque majeur d’infiltration et de défaut d’étanchéité à l’air.
Seuils et portes-fenêtres
Pourquoi sont-ils particulièrement sensibles ?
Le seuil se situe à la rencontre de plusieurs contraintes :
- accessibilité
- différence de niveaux
- évacuation des eaux
- raccord de l’étanchéité
- calfeutrement
- drainage de la menuiserie
- revêtements intérieurs et extérieurs
- exposition au vent
Une recherche de faible ressaut ne doit pas supprimer la garde à l’eau nécessaire.
Quels points contrôler ?
- pente de l’espace extérieur
- hauteur disponible
- rejingot ou dispositif équivalent
- calfeutrement
- continuité dans les angles
- caniveau éventuel
- drains du seuil
- larmier
- bavette
- raccord à l’étanchéité
- absence de contrepente
- différence entre niveaux intérieur et extérieur
- fonctionnement sous pluie battante
Les infiltrations par seuil sont fréquemment associées à une mauvaise liaison entre le rejingot et la pièce d’appui, à l’insuffisance de pente, à des drains obstrués ou à une garde à l’eau insuffisante.
Un joint de mastic extérieur suffit-il ?
Pas nécessairement.
Il ne doit pas être utilisé pour compenser :
- un seuil mal conçu
- une contrepente
- une absence de rejingot
- une garde à l’eau insuffisante
- un drainage obstrué
- une étanchéité horizontale interrompue
Balcons, loggias et coursives
Quels contrôles effectuer ?
- pente
- absence de contrepente
- état de la dalle
- fissures
- revêtement
- étanchéité ou protection prévue
- joints
- liaison avec la façade
- nez de dalle
- goutte d’eau
- seuils
- évacuations
- caniveaux
- pissettes
- trop-pleins
- raccords avec les garde-corps
Pourquoi faut-il surveiller la liaison avec la façade ?
Une pente dirigée vers le bâtiment, une fissure ou un défaut de raccord peut provoquer :
- infiltration au seuil
- migration dans la façade
- corrosion des armatures
- dégradation de la sous-face
- efflorescences
- éclatement du béton
L’AQC recommande de soigner les pentes des balcons pour évacuer rapidement l’eau et de traiter avec attention les liaisons avec les façades et les seuils.
Le béton est-il toujours étanche ?
Non.
Une dalle en béton peut laisser migrer l’eau par :
- fissures
- reprises
- porosité
- pénétrations
- joints
- défauts de pente
Le système à prévoir dépend de la conception, de l’exposition, du revêtement et des locaux situés en dessous.
Que vérifier sous un platelage ou des dalles ?
- maintien des pentes
- évacuations non obstruées
- absence de déchets
- accès pour l’entretien
- absence de poinçonnement
- continuité de l’étanchéité
- stabilité des plots ou lambourdes
Un platelage ou des dalles ne doivent pas empêcher l’écoulement vers les dispositifs d’évacuation.
Évacuation des eaux pluviales
Quels composants contrôler ?
- gouttières
- chéneaux
- descentes
- boîtes à eau
- naissances
- siphons
- caniveaux
- pissettes
- gargouilles
- regards
- trop-pleins
- raccordements au réseau
Quels critères vérifier ?
- position au point bas
- nombre
- diamètre ou capacité définie par l’étude
- fixation
- pente des collecteurs
- étanchéité des raccords
- accessibilité
- protection contre les feuilles
- absence d’obstruction
- possibilité d’entretien
- destination finale des eaux
- fonctionnement du trop-plein
Pourquoi prévoir des trop-pleins ?
Selon le système, ils permettent de signaler ou de limiter une mise en charge anormale lorsque l’évacuation principale est obstruée.
Ils ne remplacent pas :
- un dimensionnement correct
- une évacuation principale
- l’entretien
- une pente adaptée
Où doivent être rejetées les eaux ?
Le dispositif doit respecter :
- le projet
- les règles locales d’assainissement
- les autorisations de raccordement
- les caractéristiques du terrain
- les droits des propriétés voisines
Le Code civil impose que les toitures soient établies de manière que les eaux pluviales s’écoulent sur le terrain du propriétaire ou sur la voie publique, et non directement sur le fonds voisin.
Quelles erreurs rechercher ?
- descente absente
- naissance trop haute
- évacuation hors du point bas
- tuyau insuffisamment fixé
- raccord fuyard
- eau rejetée au pied de la fondation
- évacuation située devant une entrée
- trop-plein débouchant dans une zone dangereuse
- regard inaccessible
- chute provisoire non raccordée
- obstruction par mortier, gravats ou protection

Pentes
Pourquoi contrôler les pentes sur place ?
La pente indiquée au plan peut être modifiée par :
- les tolérances du gros œuvre
- les épaisseurs de finition
- les seuils
- les évacuations trop hautes
- un ragréage irrégulier
- un affaissement
- les plots ou lambourdes
- une reprise locale
Quelles pentes contrôler ?
- toiture
- terrasse
- balcon
- appui
- seuil
- chéneau
- caniveau
- gouttière
- sol extérieur
- remblai contre le bâtiment
Comment mesurer ?
- niveau laser
- niveau numérique
- règle et niveau
- relevé altimétrique
- mesure entre points fixes
- essai d’écoulement complémentaire
La fiche de contrôle doit préciser :
- état brut ou fini
- points mesurés
- distance
- différence de niveau
- zones de stagnation
- contrepentes
Existe-t-il une pente minimale universelle ?
Non.
La valeur dépend :
- du système
- du matériau
- de l’exposition
- du document contractuel
- du NF DTU
- de l’Avis Technique ou du DTA
- de la nature de la finition
Il ne faut donc pas appliquer à une toiture-terrasse, un balcon, un appui ou une couverture la même valeur par principe.
Une pente moyenne correcte suffit-elle ?
Non.
Il faut rechercher les défauts locaux :
- cuvettes
- bosses
- contre-pentes
- stagnations autour des évacuations
- zones basses devant les seuils
- interruption de pente par un joint ou un profilé
Étanchéité des soubassements et murs enterrés
Pourquoi faut-il définir l’usage du local ?
La solution dépend de l’utilisation prévue :
- local non habitable
- cave
- garage
- local technique
- sous-sol habitable
- pièce sensible à l’humidité
- ouvrage soumis à une pression d’eau
Une simple protection contre l’humidité du sol ne répond pas nécessairement aux exigences d’un local habitable ou d’une paroi soumise à une nappe.
Quelles données doivent être connues ?
- nature du sol
- perméabilité
- pente du terrain
- niveau des eaux
- ruissellements
- risques de mise en charge
- qualité de la paroi
- fissuration
- usage intérieur
- possibilité d’évacuer l’eau drainée
Quels systèmes peuvent être prévus ?
Selon l’étude :
- revêtement extérieur
- membrane d’étanchéité
- protection mécanique
- nappe à excroissances
- remblai drainant
- drainage vertical
- drain inférieur
- double paroi drainée
- cuvelage
- traitement des reprises et pénétrations
L’AQC recommande d’adapter le traitement des parois enterrées à la présence d’eaux souterraines, au profil du terrain et à l’usage, avec une attention particulière aux drains, aux pénétrations et aux reprises de bétonnage.
Que contrôler avant remblaiement ?
- continuité du revêtement
- hauteur traitée
- raccord avec la fondation
- angles
- pénétrations
- joints
- absence de blessure
- protection mécanique
- position du drain
- pente du drain
- enveloppe filtrante éventuelle
- exutoire
- nature du remblai
- absence d’éléments agressifs contre la membrane
Le drainage est-il toujours nécessaire ou suffisant ?
Non.
Un drain doit être :
- justifié par le contexte
- correctement positionné
- protégé contre le colmatage
- raccordé à un exutoire autorisé
- accessible pour l’entretien lorsque possible
Il ne compense pas automatiquement :
- une membrane discontinue
- une paroi fissurée
- une pression hydrostatique non étudiée
- une absence d’exutoire
Que faut-il contrôler au pied des façades ?
- niveau du terrain fini
- garde au sol
- coupure de capillarité
- protection du soubassement
- pente éloignant l’eau du bâtiment
- raccord des descentes
- absence d’arrosage permanent contre le mur
- continuité entre étanchéité enterrée et revêtement de façade
Essai d’arrosage
À quoi sert-il ?
L’essai d’arrosage peut aider à localiser ou à vérifier une zone susceptible de laisser pénétrer l’eau :
- menuiserie
- joint
- solin
- abergement
- façade
- raccord de toiture
- seuil
- pénétration
Comment doit-il être préparé ?
Il faut définir :
- zone testée
- surface protégée
- durée
- débit
- sens de progression
- personnes présentes
- zones intérieures surveillées
- moyens de limiter les dommages
- conditions d’arrêt
Quelle méthode adopter ?
Une méthode progressive est préférable :
- Commencer par la partie basse.
- Arroser une zone limitée.
- Maintenir les zones supérieures sèches.
- Observer l’intérieur.
- Attendre le temps nécessaire.
- Monter progressivement.
- Noter l’apparition de l’eau.
- Répéter si nécessaire.
Cette progression évite d’arroser simultanément plusieurs points et de rendre l’origine impossible à déterminer.
Peut-on utiliser un nettoyeur à haute pression ?
Cette pratique est généralement inadaptée pour simuler une pluie normale.
La pression peut :
- forcer l’eau dans des assemblages
- endommager les joints
- créer une infiltration qui ne se produirait pas en service
- fausser le diagnostic
L’essai doit reproduire autant que possible la sollicitation recherchée sans détériorer l’ouvrage.
L’absence de fuite pendant l’essai prouve-t-elle l’étanchéité totale ?
Non.
L’essai peut ne pas reproduire :
- le vent
- une pluie longue
- la pression réelle
- les mouvements thermiques
- une accumulation d’eau
- toutes les orientations
Il apporte un élément de contrôle dans les conditions définies, mais ne constitue pas une garantie absolue.
Mise en eau
Dans quels cas peut-elle être envisagée ?
Selon le procédé et le référentiel :
- toiture-terrasse
- terrasse
- balcon
- douche
- bassin
- ouvrage d’étanchéité continu
Quelles précautions prendre ?
Avant la mise en eau, il faut vérifier :
- autorisation du procédé
- capacité structurelle
- état de l’étanchéité
- obturation maîtrisée des évacuations
- hauteur d’eau prévue
- durée
- surveillance
- absence de risque électrique
- protection des locaux inférieurs
- procédure de vidange
- fonctionnement final des évacuations
Pourquoi la charge d’eau doit-elle être prise en compte ?
L’eau ajoute une charge sur :
- la dalle
- la toiture
- le balcon
- les supports
- les protections provisoires
Une mise en eau ne doit jamais être improvisée sur un ouvrage dont la capacité ou les dispositifs de trop-plein ne sont pas vérifiés.
Que faut-il observer ?
- baisse anormale du niveau
- humidité en sous-face
- apparition de gouttes
- traces aux relevés
- fuite aux évacuations
- comportement des joints
- stagnations
- déformations
Que doit contenir le procès-verbal ?
- zone
- date
- état de l’ouvrage
- niveau d’eau
- durée
- températures ou conditions utiles
- personnes présentes
- observations
- résultat
- anomalies
- corrections
- nouvel essai éventuel
La mise en eau remplace-t-elle le contrôle visuel ?
Non.
Elle ne permet pas nécessairement d’identifier :
- un relevé trop bas
- une fixation inadaptée
- un matériau incorrect
- une protection en tête manquante
- une zone qui ne sera sollicitée que sous pluie battante
Le contrôle visuel, documentaire et dimensionnel doit précéder l’essai.
Protection provisoire contre la pluie
Pourquoi est-elle nécessaire ?
Pendant les travaux, l’enveloppe peut rester provisoirement ouverte :
- couverture déposée
- murs arasés
- baies sans menuiseries
- étanchéité interrompue
- descentes non raccordées
- terrasse en cours de traitement
- façade ouverte
- soubassement non remblayé
Une seule pluie peut alors humidifier :
- isolants
- bois
- plaques de plâtre
- chapes
- réseaux
- planchers
- finitions
- logements occupés
L’AQC recommande d’obtenir le hors d’eau et le hors d’air avant les travaux intérieurs sensibles et d’organiser, même provisoirement, les couvertines, chutes d’eaux pluviales, menuiseries et traversées de l’enveloppe.
Quelles protections prévoir ?
- bâchage fixé et lesté selon une méthode sûre
- couverture provisoire
- fermeture provisoire des baies
- capotage des têtes de murs
- raccordement provisoire des descentes
- gouttières provisoires
- relevés temporaires
- évacuation des eaux loin du bâtiment
- protection des matériaux stockés
- pompage de secours lorsque justifié
Quels points contrôler quotidiennement ?
- fixation des bâches
- déchirures
- poches d’eau
- évacuations
- raccords
- effets du vent
- fermeture des baies
- absence d’eau dans les locaux
- état des matériaux
- prévisions météorologiques utiles à l’organisation immédiate
Une bâche simplement posée suffit-elle ?
Non.
Elle peut :
- s’envoler
- se déchirer
- guider l’eau vers l’intérieur
- créer une poche
- surcharger un plancher
- obstruer une évacuation
- battre au vent et dégrader l’ouvrage
La protection doit être conçue, fixée et surveillée.
Que faire après une infiltration de chantier ?
- Arrêter l’entrée d’eau.
- Protéger les personnes et installations électriques.
- Photographier.
- Identifier les zones humidifiées.
- Retirer l’eau libre.
- Ouvrir les complexes lorsque nécessaire.
- Mesurer l’humidité.
- Sécher et ventiler.
- Vérifier les isolants et matériaux sensibles.
- Ne pas refermer avant obtention d’un état acceptable.
Le simple séchage de la surface ne démontre pas que l’intérieur d’une paroi est sec.
Limites du contrôle visuel
Que peut révéler une inspection visuelle ?
- discontinuité
- défaut de pente apparent
- joint ouvert
- relevé décollé
- évacuation obstruée
- élément cassé
- membrane blessée
- fissure
- défaut de finition
- absence de protection
- calfeutrement incomplet
Que ne permet-elle pas toujours de vérifier ?
- adhérence interne
- continuité sous une protection
- étanchéité d’un assemblage inaccessible
- humidité dans l’isolant
- raccord enterré
- capacité d’évacuation
- comportement sous pluie battante
- fuite intermittente
- migration de l’eau dans une paroi
Quelles investigations complémentaires peuvent être nécessaires ?
- essai d’arrosage
- mise en eau
- fumigène pour l’étanchéité à l’air
- mesure d’humidité
- thermographie dans des conditions adaptées
- ouverture exploratoire
- dépose localisée
- inspection caméra
- recherche de fuite
- contrôle des soudures
- sondage du support
La méthode doit être choisie en fonction de la question technique et de ses limites.
Organiser les points d’arrêt
Quels points d’arrêt prévoir ?
- couverture avant habillage intérieur
- écran de sous-toiture avant couverture complète
- étanchéité avant protection lourde
- relevés avant couvertines ou bardage
- menuiseries avant enduit périphérique
- ITE avant finition
- soubassement avant remblaiement
- évacuations avant fermeture
- essais avant réception
Que doit contenir la fiche de point d’arrêt ?
- zone
- ouvrage
- plans applicables
- produits
- contrôles
- mesures
- photographies
- essais
- anomalies
- corrections
- autorisation ou refus de poursuivre
Que faire si l’ouvrage est recouvert sans contrôle ?
Il faut rechercher :
- autocontrôles
- photographies originales
- bons de livraison
- fiches techniques
- essais
- plans de récolement
Si ces éléments ne suffisent pas et que l’enjeu est important, une ouverture localisée ou un essai complémentaire peut être nécessaire.
Fiche de contrôle de l’enveloppe
Identification
- chantier
- façade ou toiture
- zone
- entreprise
- date
- conditions météorologiques
- plans applicables
Contrôles documentaires
- système prévu
- produit
- référence
- domaine d’emploi
- plans de détail
- prescriptions
- avenants
Contrôles du support
- nature
- stabilité
- planéité
- pente
- humidité
- fissuration
- propreté
Contrôles de mise en œuvre
- recouvrements
- fixations
- joints
- raccords
- relevés
- solins
- pénétrations
- protection
- évacuations
Essais
- arrosage
- mise en eau
- écoulement
- recherche de fuite
- autre contrôle prévu
Conclusion
- conforme
- conforme avec observations
- reprise nécessaire
- essai complémentaire
- fermeture interdite
- point d’arrêt levé
Tableau des contrôles principaux
| Ouvrage | Contrôles essentiels | Moment |
|---|---|---|
| Couverture | Pente, recouvrements, fixations, noues, solins, pénétrations | Avant achèvement et habillage |
| Toiture-terrasse | Support, membrane, relevés, évacuations, protection | Avant protection lourde |
| Relevés | Hauteur, continuité, angles, protection en tête | Avant couvertine ou finition |
| Façade | Support, joints, fissures, appuis, têtes, pénétrations | Pendant chaque couche |
| Menuiseries | Baies, fixations, calfeutrement, drainage | Avant habillage périphérique |
| Appuis et seuils | Pente, rejingot, larmier, garde à l’eau | Avant pose et finition |
| Balcons | Pente, joints, liaison façade, évacuations | Avant revêtement |
| Eaux pluviales | Implantation, capacité prévue, raccords, trop-plein | Avant fermeture et mise en service |
| Soubassements | Membrane, drainage, pénétrations, protection | Avant remblaiement |
| Protection provisoire | Fixation, écoulement, résistance au vent | Quotidiennement et après intempéries |
Méthode de contrôle étape par étape
Étape 1 : identifier le parcours de l’eau
Pour chaque surface, déterminer :
- où l’eau arrive
- dans quel sens elle doit circuler
- où elle est collectée
- où elle est évacuée
- quels ouvrages sont exposés
Étape 2 : vérifier les détails
Prioritairement :
- angles
- liaisons
- pénétrations
- seuils
- relevés
- joints
- évacuations
Étape 3 : contrôler les supports
Avant les membranes, joints, menuiseries et revêtements.
Étape 4 : identifier les produits
- fabricant
- référence
- système complet
- accessoires
- compatibilité
Étape 5 : contrôler pendant la mise en œuvre
Avant que les couches soient masquées.
Étape 6 : mesurer les pentes et hauteurs
Sans se limiter aux plans.
Étape 7 : vérifier les évacuations
En partie courante et aux trop-pleins.
Étape 8 : photographier
- vues générales
- points singuliers
- mesures
- produits
- réparations
Étape 9 : réaliser les essais prévus
Dans des conditions maîtrisées.
Étape 10 : faire corriger
Avant protection ou fermeture.
Étape 11 : lever les points d’arrêt
Par écrit.
Étape 12 : organiser la protection provisoire
Jusqu’à l’achèvement complet du clos et du couvert.
Étape 13 : actualiser les plans
- évacuations
- réseaux
- relevés
- modifications
- accès d’entretien
Étape 14 : préparer la réception
Avec les procès-verbaux, notices et consignes d’entretien.
Signaux d’alerte
Une vigilance particulière s’impose lorsque :
- les points singuliers ne disposent d’aucun détail
- les évacuations ne figurent pas sur le plan
- la pente est supposée sans mesure
- des tuiles ou plaques sont posées avec des recouvrements irréguliers
- les solins sont réalisés uniquement avec du mastic
- les relevés sont trop bas par rapport au niveau fini
- une membrane est recouverte sans inspection
- les drains des menuiseries sont obstrués
- les appuis présentent une contrepente
- le seuil se trouve au niveau d’une terrasse sans dispositif de gestion de l’eau
- le joint entre menuiserie et gros œuvre est discontinu
- une façade est percée après finition sans reprise du système
- les évacuations de balcon sont masquées par un platelage
- les descentes rejettent l’eau au pied des fondations
- le drain de soubassement ne possède pas d’exutoire identifié
- le remblaiement est réalisé avant contrôle de la membrane
- l’essai d’arrosage est effectué à haute pression sans protocole
- une mise en eau est improvisée
- les bâches provisoires sont simplement posées
- les matériaux humides sont enfermés dans les doublages
Quelles sont les principales erreurs à éviter ?
Les erreurs fréquentes consistent à :
- contrôler uniquement les surfaces courantes
- considérer le carrelage comme une étanchéité
- supposer qu’un béton est imperméable
- appliquer une pente universelle à tous les ouvrages
- ne pas tenir compte du niveau fini pour les relevés
- utiliser le mastic pour compenser une mauvaise conception
- poser les menuiseries sur des baies non réceptionnées
- réaliser les appuis après les menuiseries
- obstruer les drains des profilés
- supprimer la garde à l’eau pour obtenir un seuil plat
- oublier les trop-pleins
- créer une évacuation qui rejette l’eau sur un voisin ou devant un accès
- protéger une étanchéité avant réalisation des essais
- remblayer avec des matériaux agressifs contre la membrane
- prévoir un drainage sans exutoire
- arroser plusieurs zones simultanément lors d’une recherche de fuite
- confondre absence de fuite pendant un essai court et étanchéité définitive
- ne pas surveiller les protections provisoires après un épisode venteux
- fermer les parois avant séchage des matériaux humidifiés
Recommandations de Check my House
Recommandation 1 : raisonner selon le parcours de l’eau
L’eau doit toujours être :
- arrêtée
- dirigée
- collectée
- évacuée
Recommandation 2 : contrôler prioritairement les interfaces
Les jonctions entre corps d’état concentrent une grande partie des risques d’infiltration.
Recommandation 3 : prévoir des détails d’exécution
Les relevés, seuils, appuis, solins, évacuations et pénétrations doivent être dessinés avant leur réalisation.
Recommandation 4 : mesurer les pentes réelles
La pente du plan ne garantit pas celle de l’ouvrage fini.
Recommandation 5 : instaurer des points d’arrêt
Aucune étanchéité ne doit être remblayée, carrelée, habillée ou protégée définitivement avant contrôle.
Recommandation 6 : réaliser les essais selon un protocole
L’essai doit identifier la zone, la méthode, la durée, le résultat et les limites.
Recommandation 7 : maintenir une protection provisoire continue
Le bâtiment doit rester protégé entre deux phases, notamment pendant les nuits, week-ends et périodes d’intempéries.
Recommandation 8 : conserver la traçabilité
Les photographies, plans, références des produits, essais et fiches de contrôle doivent être intégrés au dossier de fin de chantier.
À retenir
Le contrôle de l’enveloppe doit porter sur :
- la couverture
- les toitures-terrasses
- les relevés
- les solins
- les façades
- les joints
- les menuiseries
- les appuis
- les seuils
- les balcons
- les évacuations d’eaux pluviales
- les soubassements
Les parties courantes doivent être examinées, mais les points singuliers nécessitent une vigilance renforcée.
Les pentes doivent être mesurées sur l’ouvrage réel. Il n’existe pas de pente unique applicable à tous les systèmes.
Les relevés doivent rester continus, suffisamment hauts par rapport au niveau fini et correctement protégés en tête.
Les menuiseries doivent être fixées sur des supports adaptés, calfeutrées sur tout leur périmètre et conserver leurs dispositifs de drainage fonctionnels.
Les appuis et seuils doivent éloigner l’eau du bâtiment et maintenir une garde à l’eau compatible avec l’exposition et l’usage.
Les évacuations doivent être positionnées aux points bas, accessibles, non obstruées et raccordées vers une destination autorisée.
Les soubassements doivent recevoir une solution adaptée à l’usage du local, à la nature du terrain et à la présence éventuelle d’eau. Le drainage ne remplace pas l’étanchéité lorsqu’une étanchéité est nécessaire.
Les essais d’arrosage et les mises en eau doivent être préparés et réalisés selon un protocole. Leur résultat reste limité aux conditions de l’essai.
Enfin, tant que le clos et le couvert ne sont pas achevés, une protection provisoire contre la pluie doit être maintenue, contrôlée et réparée sans délai. Les matériaux humidifiés ne doivent pas être enfermés avant vérification de leur séchage.
Pour approfondir le sujet, découvrez nos expertises dédiées : Assistance suivi de chantier et Suivi des travaux de renovation.
Besoin d’un accompagnement personnalisé pour votre projet ?
Nous contacterSources principales
- AFNOR Normalisation, rôle et statut des NF DTU dans les marchés de travaux du bâtiment.
- Agence Qualité Construction, infiltrations aux points singuliers des couvertures en tuiles : noues, faîtages, solins, rives et pénétrations.
- Agence Qualité Construction, risques liés aux relevés, protections en tête et évacuations des toitures-terrasses.
- Agence Qualité Construction, infiltrations aux liaisons entre menuiseries extérieures, appuis, seuils et gros œuvre.
- Agence Qualité Construction, points de vigilance relatifs aux balcons, pentes, seuils et évacuations des eaux.
- Agence Qualité Construction, humidité des sous-sols, étanchéité des murs enterrés, drainage et traitement des points singuliers.
- Agence Qualité Construction, organisation du hors d’eau et des protections provisoires avant les travaux intérieurs sensibles.
- Code civil, article 681, écoulement des eaux de toiture sur le terrain du propriétaire ou la voie publique, sans rejet sur le fonds voisin.