Préparer les visites à partir des documents qui engagent le vendeur
Une visite technique est beaucoup plus utile lorsque l’expert sait exactement ce qui a été commandé. Dans une VEFA, le logement n’est pas jugé uniquement à partir d’une impression de finition. Le contrôle repose d’abord sur les engagements contractuels.
Les pièces à réunir avant le rendez-vous
Le plan coté annexé à l’acte de vente constitue l’un des principaux documents de comparaison. Il permet de retrouver l’implantation des pièces, des ouvertures, des équipements sanitaires, de certains rangements et des annexes représentées.
La notice descriptive précise pour sa part les matériaux, équipements et niveaux de prestation convenus. Il faut utiliser sa version contractuelle et tenir compte des clauses autorisant éventuellement des prestations équivalentes.
Les avenants doivent également être disponibles. Si vous avez demandé des travaux modificatifs acquéreur (TMA), l’expert doit connaître la version acceptée : déplacement d’une cloison, adaptation d’une prise, modification d’un équipement sanitaire ou changement d’un revêtement ne peuvent être contrôlés correctement sans la pièce qui formalise cette modification.
S’ajoutent, selon le dossier, les choix de matériaux, les plans modificatifs signés, les échanges écrits portant sur une modification acceptée et le relevé d’une éventuelle visite précédente.
Un expert en bâtiment ne remplace pas le notaire ou l’avocat pour l’interprétation juridique du contrat. Son travail porte sur la traduction technique de ces pièces lors de l’examen du logement.
Comparer sans qualifier trop vite une différence de non-conformité
Une différence observée n’a pas toujours la même portée. Quelques centimètres peuvent avoir peu de conséquence à un endroit et empêcher, ailleurs, l’installation d’un meuble ou d’une cuisine prévue.
De la même manière, une référence commerciale différente n’est pas automatiquement une non-conformité si le contrat autorise une prestation techniquement équivalente. Il faut donc relire la notice avant de conclure.
Le rôle de l’expert est d’abord de constater : emplacement, dimension, aspect, fonctionnement, référence visible ou conséquence pratique. La qualification vient ensuite, à partir des engagements réellement signés.
Prévoir aussi les annexes
Une visite ne devrait pas s’arrêter à la porte du séjour lorsque le lot comprend une cave, un stationnement, un balcon, une terrasse, un cellier ou un jardin privatif.
Ces éléments doivent être identifiés avant le rendez-vous afin de confirmer leur accessibilité. Pour un parking en sous-sol, par exemple, le contrôle peut porter sur l’emplacement attribué, l’accès, certains équipements prévus pour le lot et l’état visible de l’espace. Il ne constitue pas pour autant une expertise complète du sous-sol de l’immeuble.
De la visite des cloisons à la remise des clés, chaque étape répond à un objectif différent
Toutes les opérations VEFA ne donnent pas accès au logement aux mêmes moments. Les visites intermédiaires dépendent de l’organisation du promoteur et doivent être confirmées avec lui. L’acquéreur et son expert ne disposent pas d’un droit général de circuler librement sur un chantier encore placé sous la responsabilité du maître d’ouvrage.
La visite des cloisons
Lorsqu’elle est proposée, la visite des cloisons intervient à un moment intéressant : les volumes intérieurs deviennent lisibles alors que toutes les finitions ne les masquent pas encore.
L’examen porte principalement sur la distribution du logement. Position des cloisons, largeur de certains passages, implantation des portes, emplacement des équipements sanitaires, gaines visibles et réservations accessibles peuvent être rapprochés du plan contractuel.
Mesurer ce qui aura une incidence après l’emménagement
Une cote est particulièrement utile lorsqu’elle conditionne un futur aménagement : cuisine, placard, meuble sur mesure, passage entre deux équipements ou implantation d’un appareil.
Le relevé ne doit toutefois pas être présenté comme un mesurage réglementaire de la superficie du logement si cette prestation spécifique n’a pas été commandée.
Cette visite est aussi un bon moment pour vérifier les TMA déjà matérialisés. Une cloison déplacée sur un avenant mais restée à son emplacement initial est plus simple à constater avant l’achèvement des revêtements.
Le livrable prend la forme d’un relevé ou d’un compte rendu adapté à la mission. Il ne s’agit pas d’un procès-verbal de réception.
La pré-livraison
La pré-livraison est une visite préparatoire avant la remise des clés. Elle n’est pas systématiquement organisée. Lorsqu’elle existe, elle offre une occasion de relever des corrections pendant que les entreprises peuvent encore intervenir.
L’examen devient alors plus large : sols, murs, plafonds, menuiseries, portes, équipements sanitaires, prises et interrupteurs accessibles, chauffage, ventilation et éléments de plomberie pouvant être essayés.
L’expert regarde également la qualité apparente des finitions. Une rayure de menuiserie, un carreau endommagé, une peinture incomplète, un joint irrégulier ou un équipement manquant doivent être localisés et décrits de façon suffisamment précise pour permettre leur identification.
La pré-livraison ne remplace jamais le contrôle du jour de la remise des clés. Un élément corrigé doit être revu ; un autre défaut peut également être découvert après la première visite.
Le relevé, la liste ou le compte rendu établi à cette étape permet de préparer la suite de manière ordonnée.
La livraison
La livraison est le rendez-vous entre le vendeur et l’acquéreur au cours duquel le logement achevé est mis à disposition et les clés sont remises. Dans une VEFA, elle ne doit pas être confondue avec la réception des travaux, réalisée auparavant par le promoteur, en sa qualité de maître d’ouvrage, avec les entreprises.
Le jour de la livraison, les contrôles reprennent depuis le début. Plans et notice restent à portée de main. Les portes et fenêtres sont manipulées. Les équipements disponibles sont essayés. Les alimentations en eau et en électricité doivent être utilisables si l’on souhaite tester les fonctions qui en dépendent.
Les défauts et écarts observés sont décrits dans le procès-verbal de livraison avec leur localisation. Il vaut mieux écrire, par exemple, qu’une fenêtre déterminée frotte à la fermeture ou qu’un carreau précis est ébréché plutôt que de noter une formule générale telle que « menuiseries à revoir ».
Si vous avez besoin d’un regard plus large sur la construction et ses ouvrages accessibles, consultez également notre page consacrée à l’expert en construction.
La levée des réserves
Lorsqu’une pré-livraison a permis d’établir une première liste, la visite suivante sert notamment à vérifier les points signalés auparavant.
Il faut donc transmettre à l’expert le document utilisé pour les réserves précédentes. Une correction ne se valide pas uniquement parce que le défaut paraît moins visible. Elle doit être examinée au regard du problème initial et de ce qui peut être constaté lors de la nouvelle visite.
Pour une réserve concernant une porte qui ne fermait pas, par exemple, le contrôle porte sur son fonctionnement. Pour un élément manquant, il faut vérifier sa présence et, s’il s’agit d’un équipement, son fonctionnement lorsqu’un essai est possible.
Réserves et garanties : distinguer le jour des clés du calendrier de la construction
Le vocabulaire employé en VEFA peut créer une confusion importante. L’acquéreur reçoit son logement lors de la livraison. La réception des travaux, au sens du Code civil, est l’acte du maître d’ouvrage, ici le promoteur, vis-à-vis des entreprises. Elle précède normalement la livraison à l’acquéreur.
Cette distinction est importante car plusieurs garanties de construction prennent comme point de départ la réception des travaux.
Les réserves formulées lors de la livraison
L’ANIL recommande de comparer attentivement le logement aux plans, à la notice et au contrat, de tester les équipements accessibles et d’établir un procès-verbal décrivant précisément les réserves.
Une réserve utile identifie ce qui ne va pas. Elle évite les expressions vagues. Elle peut concerner un défaut apparent d’exécution, un équipement manquant ou un écart avec une prestation contractuelle.
Lorsqu’un désaccord technique persiste sur l’origine ou la portée d’un désordre, une expertise amiable contradictoire peut, selon la situation, permettre de réunir les parties autour d’un constat technique documenté.
Le mois suivant la prise de possession
L’article 1642-1 du Code civil protège spécifiquement l’acquéreur d’un immeuble à construire à l’égard des vices de construction et défauts de conformité apparents : le vendeur ne peut en être déchargé avant l’expiration d’un mois suivant la prise de possession.
L’ANIL indique ainsi que les défauts apparents non consignés lors de la livraison peuvent être notifiés au vendeur dans le mois suivant, par lettre recommandée avec avis de réception.
Ce délai ne doit pas être confondu avec la garantie de parfait achèvement.
La garantie de parfait achèvement
L’article 1792-6 du Code civil fixe une durée d’un an à compter de la réception des travaux. La garantie de parfait achèvement couvre les désordres signalés dans les réserves de réception et ceux révélés postérieurement puis notifiés pendant cette année.
En VEFA, il est donc utile de demander au vendeur la date de réception et, lorsque cela est nécessaire au dossier, les procès-verbaux correspondants. L’ANIL rappelle expressément que c’est cette date qui commande le calendrier des garanties de construction.
La garantie de bon fonctionnement
L’article 1792-3 prévoit une garantie d’une durée minimale de deux ans à compter de la réception pour les éléments d’équipement concernés.
La première année peut donc se superposer au temps de la garantie de parfait achèvement. Il ne faut pas attendre la fin d’une garantie pour signaler un dysfonctionnement déjà identifié.
La responsabilité décennale
L’article 1792 du Code civil concerne les dommages présentant une gravité particulière, notamment lorsqu’ils compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination.
L’article 1792-4-1 fixe à dix ans à compter de la réception des travaux la période à l’issue de laquelle les responsabilités visées par les articles concernés sont éteintes.
Une fissure, une infiltration ou un défaut d’équipement ne relève donc pas automatiquement de la décennale. La qualification dépend de sa nature, de ses conséquences et, lorsque l’origine n’est pas évidente, des investigations techniques nécessaires.
Ce que le contexte de Lormont change réellement dans le contrôle
La personnalisation locale n’a d’intérêt que lorsqu’elle conduit à poser une meilleure question, demander un document ou regarder un élément différemment. À Lormont, quatre points méritent cette attention : le relief des coteaux, les sols argileux, les secteurs proches de la Garonne et la sismicité faible.
Le coteau et les différences de niveau
Carriet s’étend le long du coteau au nord du pont d’Aquitaine. Bordeaux Métropole indique qu’environ 50 mètres séparent le haut du bas du quartier et que la topographie reste une contrainte structurante de son aménagement. Le secteur poursuit parallèlement son renouvellement urbain, avec notamment de nouvelles opérations d’accession.
Pour un logement VEFA, cette réalité topographique ne signifie pas qu’un bâtiment est instable. Elle peut néanmoins modifier les points à regarder lorsque le lot ou ses annexes jouxtent une pente : mur de soutènement visible, talus, terrasse sur un niveau intermédiaire, évacuation apparente des eaux ou accès à un parking situé en contrebas.
Une fissure sur un ouvrage de soutènement ne doit pas être qualifiée de structurelle ou d’évolutive sans analyse. L’expert commence par relever sa position, sa géométrie et le contexte observable. Si une pathologie doit ensuite être caractérisée, une étude structurelle, géotechnique ou les deux peut être nécessaire avant de parler de réparation.
Les sols argileux et le retrait-gonflement
Lormont a fait partie des communes reconnues en état de catastrophe naturelle pour les mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols pour l’année 2025. Cette reconnaissance communale ne démontre pas qu’un programme particulier est affecté.
Le BRGM a par ailleurs actualisé en 2026 la cartographie nationale d’exposition au retrait-gonflement des argiles. Pour connaître la situation d’un projet précis, il faut consulter l’adresse ou la parcelle sur Géorisques ou dans l’état des risques correspondant.
En pratique, une visite VEFA classique ne permet pas de vérifier les fondations enterrées ni de certifier leur adaptation géotechnique. Si une fissuration est visible, l’existence d’argiles dans le territoire n’autorise pas à lui attribuer automatiquement une origine. Elle devient un élément de contexte parmi d’autres.
Lorsqu’un désordre fissuratoire nécessite une étude dédiée après la livraison, une expertise fissures permet de passer du simple constat à une recherche de cause adaptée à la situation.
Les berges et les secteurs bas proches de la Garonne
La rive droite correspond historiquement à un espace d’expansion des crues de la Garonne, aujourd’hui en partie protégé par des ouvrages d’endiguement. Bordeaux Métropole mène d’ailleurs des travaux et études sur ces protections.
À Lormont même, le site officiel des repères de crues recense quai Carriet une laisse d’inondation issue de la tempête Martin du 27 décembre 1999, sur la rive droite de la Garonne.
Cela ne signifie pas que tous les programmes de Lormont sont en zone inondable. L’exposition doit être vérifiée à l’adresse et à la parcelle, notamment grâce à l’état des risques disponible sur Géorisques.
Pour un logement dont les annexes sont situées en niveau bas, cette information peut inciter à ne pas oublier le parking, la cave ou le cellier pendant la visite lorsqu’ils font partie du lot et sont accessibles. Une trace d’humidité éventuelle doit ensuite être décrite sans lui attribuer automatiquement une cause.
Une sismicité faible, sans conclusion visuelle sur la structure
Lormont se situe dans une zone de sismicité classée faible par les services de l’État en Gironde.
Pour l’acquéreur, cette information relève avant tout du cadre réglementaire de la construction. Une visite de livraison ne permet pas de contrôler visuellement le ferraillage dissimulé, les assemblages structurels cachés ou l’ensemble des dispositions de calcul parasismique.
L’expert doit donc conserver une limite claire : contrôler ce qui est accessible et documenter une anomalie visible ne revient pas à certifier la conception structurelle de l’immeuble.
Tarifs de l’accompagnement VEFA à Lormont
Les tarifs ci-dessous distinguent le type de bien, la surface, le supplément de surface et le déplacement de l’expert.
Forfait pré-livraison avec réserves
Appartement : 450 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 €/m².
Maison : 490 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 €/m².
La mission permet d’examiner les éléments visibles et accessibles entrant dans le périmètre convenu, de comparer les prestations aux documents disponibles et de préparer un relevé, une liste ou un compte rendu des points constatés.
Forfait livraison/réception avec levée des réserves
Appartement : 420 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 €/m².
Maison : 490 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 €/m².
Dans cette dénomination tarifaire, le mot « réception » ne doit pas être confondu avec la réception juridique des travaux entre le promoteur et les entreprises. Pour l’acquéreur en VEFA, la prestation concerne la livraison du logement et, lorsqu’une liste antérieure existe, la vérification des réserves à lever.
Si la pré-livraison a été réalisée sans notre expert, transmettez le document qui identifie les réserves précédentes afin qu’elles puissent être retrouvées et contrôlées lors de la visite suivante.
Déplacement de l’expert
60 € TTC par visite.
Un devis personnalisé est proposé uniquement pour une demande spécifique ou un bilan complet.
Les forfaits courants ne comprennent pas automatiquement une étude géotechnique, une étude structurelle, une investigation destructive, une vérification acoustique instrumentée, un mesurage réglementaire complet ou l’expertise générale des parties communes. Ces prestations, lorsqu’elles sont nécessaires, relèvent d’un périmètre spécifique.
Qui sommes-nous ?
Check my House accompagne les particuliers qui souhaitent disposer d’un regard technique indépendant du promoteur lors des principales étapes accessibles d’une acquisition immobilière neuve.
Notre méthode repose sur une distinction simple : observer n’est pas supposer. L’expert décrit ce qu’il voit, rapproche les ouvrages accessibles des documents contractuels transmis, effectue les contrôles compatibles avec la mission et aide l’acquéreur à consigner clairement les écarts.
Cette approche est particulièrement importante lors d’une livraison, où beaucoup d’informations doivent être vérifiées en un temps limité. Le rôle de l’expert n’est pas de promettre qu’aucun défaut ne subsistera après son passage. Des éléments sont cachés dans les parois, sous les sols ou dans les ouvrages structurels ; certains équipements ne sont parfois pas alimentés ou accessibles. Ces limites sont prises en compte dans l’interprétation du contrôle.
Vous pouvez consulter les avis publiés sur Trustpilot.
Zone d’intervention autour de Lormont
L’accompagnement peut concerner un logement situé à Lormont ainsi que dans les communes voisines de Cenon, Bassens, Carbon-Blanc et Bordeaux, selon les modalités et disponibilités confirmées lors de la prise de rendez-vous.
La nature du contrôle reste liée au logement concerné, à son étape d’avancement et aux accès effectivement autorisés le jour de la visite.
Vous connaissez la date de votre pré-livraison ou de votre remise des clés ? Demandez votre devis et transmettez les documents de votre logement afin de définir précisément la mission.
FAQ sur l’accompagnement VEFA à Lormont
Un expert VEFA est-il obligatoire lors de la livraison ?
Non. Un acquéreur peut effectuer la livraison sans expert. L’intérêt de l’accompagnement est technique : disposer d’une méthode de contrôle, confronter le logement aux documents et formuler des observations suffisamment précises. La présence de l’expert ne modifie pas les droits légaux de l’acquéreur.
Le promoteur est-il obligé d’organiser une visite des cloisons ou une pré-livraison ?
Ces visites intermédiaires ne sont pas à confondre avec la livraison du logement et ne sont pas systématiquement proposées. Il faut confirmer auprès du promoteur les rendez-vous autorisés et la possibilité d’être accompagné. L’expert ne dispose pas d’un droit autonome d’accès à un chantier.
Que se passe-t-il si l’eau ou l’électricité n’est pas disponible pendant la visite ?
Les équipements qui dépendent d’une alimentation indisponible ne peuvent pas être testés normalement. Cette limite doit être notée. Il est préférable de vérifier avant le rendez-vous avec le promoteur quelles installations pourront être mises en fonctionnement afin d’éviter un contrôle incomplet des robinets, appareils électriques, chauffage ou équipements motorisés.
Peut-on contrôler une cave ou un stationnement avec le logement ?
Oui, lorsqu’ils appartiennent au lot concerné, sont inclus dans la mission et sont accessibles au moment du rendez-vous. Il faut les signaler avant la visite. Leur contrôle porte sur les éléments accessibles et les engagements correspondants ; il ne constitue pas automatiquement une expertise complète des parties communes.
L’expert mesure-t-il automatiquement la surface du logement ?
Non. Des dimensions utiles peuvent être relevées pour comparer l’agencement aux plans ou vérifier la possibilité d’un aménagement. Cela ne doit pas être confondu avec un mesurage réglementaire complet de la superficie, qui nécessite une mission définie à cet effet.
Que faire si un travail modificatif acquéreur n’a pas été réalisé ?
Commencez par retrouver le document signé qui décrit le travail modificatif acquéreur concerné. L’expert peut constater l’écart entre cette pièce et l’ouvrage accessible. Il est préférable de le signaler dès qu’il est constaté afin que le vendeur puisse répondre et, le cas échéant, organiser la correction.
Peut-on ajouter un défaut après avoir signé le procès-verbal de livraison ?
Le Code civil prévoit une protection particulière pour les vices de construction et défauts de conformité apparents dans le mois suivant la prise de possession. L’ANIL précise que les défauts apparents non mentionnés lors de la livraison peuvent être notifiés au vendeur dans ce délai, notamment par lettre recommandée avec avis de réception.
Peut-on retenir les 5 % restants lorsque des réserves sont formulées ?
Dans les conditions prévues pour les défauts de conformité, l’ANIL indique que le solde peut être consigné auprès de la Caisse des Dépôts, d’un notaire ou d’un autre professionnel présentant une garantie financière choisi en accord avec le vendeur. Le solde est ensuite remis lorsque les réserves concernées sont levées.
La présence d’argiles à Lormont signifie-t-elle qu’une fissure vient du sol ?
Non. La reconnaissance communale liée aux mouvements différentiels des sols et la cartographie d’exposition constituent des informations de contexte. Elles ne permettent pas d’identifier la cause d’une fissure sur un bâtiment déterminé. La géométrie du désordre, son historique, le système constructif et, selon le cas, une étude géotechnique ou structurelle doivent être pris en compte avant toute conclusion.
La sismicité faible de Lormont peut-elle être vérifiée pendant une livraison ?
Le classement territorial peut être vérifié dans les documents officiels, mais une inspection de logement ne permet pas de certifier par simple observation l’ensemble des dispositions parasismiques de la structure. Les armatures, assemblages et calculs sont en grande partie invisibles lors de la remise des clés. Une anomalie visible peut être relevée ; elle ne suffit pas à conclure sur la conformité structurelle globale.