Se faire accompagner pendant une rénovation aide le maître d’ouvrage à comprendre son projet, à sécuriser ses devis, à contrôler les ouvrages avant qu’ils soient masqués et à préparer la réception. Ce guide présente l’accompagnement proposé par Check my House, ses phases, ses limites, et la différence essentielle entre une assistance technique, une maîtrise d’œuvre, une mission d’architecte et un contrôle technique réglementé.
Sommaire
- Pourquoi se faire accompagner pendant une rénovation ?
- En quoi consiste l’intervention de Check my House ?
- À quel moment solliciter Check my House ?
- Quel est l’objectif de l’analyse du projet ?
- Quels documents peuvent être demandés ?
- Que peut faire apparaître l’analyse ?
- Que peut vérifier Check my House sur les devis ?
- L’analyse porte-t-elle sur le prix ?
- Check my House choisit-il l’entreprise à la place du client ?
- Quels documents techniques peuvent être examinés ?
- Quel est l’objectif de cette lecture ?
- Check my House refait-il les calculs des bureaux d’études ?
- Pourquoi établir un état initial ?
- Quels éléments peuvent être examinés ?
- Que doit comprendre le relevé ?
- L’état initial constitue-t-il un diagnostic exhaustif ?
- Quels risques peuvent être signalés ?
- Signaler un risque signifie-t-il qu’il se réalisera ?
- Pourquoi ne pas limiter l’accompagnement à la réception ?
- Quelles étapes peuvent être retenues ?
- Comment choisir le nombre de visites ?
- Qui prévient Check my House de l’avancement ?
- Que signifie « contrôle visuel » ?
- Que peut rechercher l’expert ?
- Le contrôle visuel certifie-t-il l’ensemble des travaux ?
- Une absence d’observation vaut-elle validation ?
- Pourquoi prévoir un point d’arrêt ?
- Quels ouvrages sont concernés ?
- Que peut demander Check my House ?
- Quel est le rôle des photographies ?
- Comment organiser les photographies ?
- Les photographies constituent-elles une preuve absolue ?
- Quel est l’objet du compte rendu ?
- Comment les observations doivent-elles être formulées ?
- Le compte rendu est-il un ordre donné aux entreprises ?
- L’entreprise peut-elle répondre au compte rendu ?
- Quel est l’objectif de l’assistance à la pré-réception ?
- Que peut faire Check my House ?
- La pré-réception vaut-elle réception ?
- Quel est le rôle de Check my House à la réception ?
- Qui prononce la réception ?
- L’expert signe-t-il le procès-verbal ?
- Que peut comprendre la mission de vérification des reprises ?
- Une intervention de l’entreprise suffit-elle à lever une réserve ?
- Qui décide de lever la réserve ?
- Que faire lorsque la reprise reste insuffisante ?
- Dans quelles situations intervenir en cas de désaccord ?
- Quelle peut être la mission ?
- Check my House tranche-t-il juridiquement le litige ?
- Pourquoi organiser le contradictoire ?
- Dans quels cas faut-il orienter le client vers un spécialiste ?
- Qui décide de commander l’étude ?
- Pourquoi faut-il préciser les limites de l’intervention ?
- Quelles limites doivent être rappelées ?
- Le contrôle est-il exhaustif ?
- Des investigations destructives sont-elles réalisées ?
- L’expert garantit-il l’absence de défaut ?
- Pourquoi distinguer expert, maître d’œuvre, architecte et bureau de contrôle ?
- Tableau comparatif des intervenants
- Quel est le rôle du maître d’œuvre ?
- Quel est le rôle de l’architecte ?
- Quel est le rôle du bureau d’études ?
- Quel est le rôle du contrôleur technique ?
- Que signifie diriger les travaux ?
- Que fait Check my House sans mission de direction ?
- À qui les observations sont-elles adressées ?
- Que faire si le client souhaite une coordination permanente ?
- Pourquoi la lettre de mission est-elle indispensable ?
- Que doit contenir la lettre de mission ?
- Pourquoi la mission doit-elle être adaptée au chantier ?
- Comment modifier la mission ?
- Déroulement type d’un accompagnement
- Que doit préparer le maître d’ouvrage ?
- Pourquoi la coopération du client est-elle essentielle ?
- Signaux d’alerte
- Quelles sont les principales erreurs à éviter ?
- Recommandations de Check my House
- À retenir
- Sources principales
Pourquoi se faire accompagner pendant une rénovation ?
Un projet de rénovation oblige le maître d’ouvrage à prendre de nombreuses décisions techniques, contractuelles et financières.
Il doit notamment :
- définir précisément ses besoins
- comprendre les devis
- vérifier la cohérence des solutions proposées
- identifier les études nécessaires
- sélectionner des entreprises adaptées
- anticiper les interfaces entre les lots
- suivre les étapes sensibles
- contrôler les ouvrages avant qu’ils soient masqués
- vérifier les demandes de paiement
- préparer la réception
- suivre les réserves
- réagir en cas de désaccord
Pour un particulier, ces tâches peuvent devenir difficiles lorsque le projet comporte :
- des modifications structurelles
- plusieurs entreprises
- des travaux d’étanchéité
- une rénovation énergétique
- des désordres préexistants
- des réseaux anciens
- des travaux en copropriété
- des matériaux ou procédés particuliers
- un budget contraint
- un calendrier impératif
L’accompagnement par Check my House a pour objectif d’apporter au maître d’ouvrage un regard technique extérieur, adapté à la mission contractuellement convenue.
Il peut intervenir avant, pendant et à la fin des travaux afin d’aider le client à :
- mieux comprendre son projet
- identifier les principaux risques
- formaliser ses observations
- conserver des preuves
- préparer ses décisions
- dialoguer avec les entreprises
- solliciter, lorsque cela est nécessaire, les professionnels spécialisés compétents
Cet accompagnement ne supprime pas les responsabilités :
- du maître d’ouvrage
- du maître d’œuvre
- de l’architecte
- des bureaux d’études
- des entreprises
- des fabricants
- des organismes de contrôle
Il complète l’organisation du chantier dans les limites précises de la lettre de mission.
En quoi consiste l’intervention de Check my House ?
Selon le besoin du client, la mission peut notamment comprendre :
- une analyse du projet
- une lecture des devis
- une analyse des documents techniques disponibles
- une visite avant le commencement des travaux
- l’établissement d’un état initial
- l’identification des points sensibles
- des visites à certaines étapes du chantier
- un contrôle visuel des ouvrages accessibles
- des contrôles avant fermeture
- la réalisation de photographies
- la rédaction d’observations techniques
- la remise d’un compte rendu
- une assistance à la pré-réception
- une assistance à la réception
- une vérification des travaux de reprise
- une assistance technique en cas de désaccord
Toutes ces prestations ne sont pas automatiquement comprises dans une mission.
La lettre de mission doit indiquer précisément :
- les phases couvertes
- le nombre de visites
- les documents analysés
- les ouvrages concernés
- les livrables
- les exclusions
- le prix
- les conditions d’intervention
À quel moment solliciter Check my House ?
L’accompagnement peut commencer à différentes étapes.
Avant de consulter les entreprises
L’intervention peut aider à :
- clarifier le programme
- identifier les diagnostics nécessaires
- distinguer les travaux indispensables des améliorations facultatives
- repérer les risques techniques
- préparer les questions à poser aux entreprises
Avant de signer les devis
Elle peut permettre de vérifier :
- la cohérence générale des offres
- la description des prestations
- les exclusions
- les travaux préparatoires
- les interfaces
- les essais
- les documents attendus
- les incohérences entre plusieurs devis
Avant le commencement des travaux
Une visite peut servir à :
- établir l’état initial
- photographier les ouvrages existants
- identifier les désordres visibles
- rappeler les zones sensibles
- déterminer les points d’arrêt utiles
Pendant le chantier
Des visites peuvent être organisées à certaines étapes prédéfinies afin d’examiner les ouvrages encore accessibles.
Avant la réception
Check my House peut assister le maître d’ouvrage lors :
- de la pré-réception
- de la réception
- du contrôle des réserves
- de la vérification des reprises
Après l’apparition d’un désaccord
Une mission spécifique peut porter sur :
- un défaut d’exécution
- une non-conformité
- un retard
- une reprise contestée
- un abandon apparent
- un désordre apparu après réception
Une intervention engagée tôt permet généralement de mieux préserver les informations et d’éviter que les ouvrages sensibles soient masqués avant leur examen.
Quel est l’objectif de l’analyse du projet ?
L’analyse du projet vise à comprendre :
- la nature du bâtiment
- son état apparent
- les objectifs du maître d’ouvrage
- les transformations envisagées
- les contraintes techniques
- les contraintes administratives
- les contraintes d’occupation
- le budget
- le calendrier
- l’organisation des intervenants
Elle ne consiste pas à valider automatiquement la faisabilité de tous les travaux.
Certaines décisions nécessitent des études spécifiques.
Exemples
- suppression d’un mur porteur
- création d’une trémie
- modification d’un plancher
- reprise en sous-œuvre
- surélévation
- modification importante de la ventilation
- traitement d’un terrain instable
- rénovation d’une charpente dégradée
- changement de destination
- modification affectant les parties communes
Quels documents peuvent être demandés ?
Selon le projet :
- plans existants
- diagnostics immobiliers
- règlement de copropriété
- procès-verbaux d’assemblée générale
- autorisations d’urbanisme
- études géotechniques
- notes de calcul
- rapports d’expertise
- factures de travaux antérieurs
- déclarations de sinistre
- plans de réseaux
- notices des équipements
- devis déjà reçus
Que peut faire apparaître l’analyse ?
Elle peut notamment mettre en évidence :
- un besoin d’étude structurelle
- une investigation insuffisante
- une incohérence entre les travaux souhaités
- une interaction entre isolation et ventilation
- une autorisation manquante
- un risque lié à l’humidité
- un risque lié à l’état du support
- une prestation non attribuée
- un calendrier irréaliste
- une information technique absente
L’analyse est réalisée à partir des documents communiqués et des constatations accessibles.
Elle ne peut pas révéler avec certitude tous les défauts cachés du bâtiment.
Que peut vérifier Check my House sur les devis ?
L’analyse peut porter sur :
- l’identité de l’entreprise
- la description des prestations
- les surfaces et quantités
- les matériaux
- les références
- les épaisseurs
- les performances annoncées
- les travaux préparatoires
- les protections
- les évacuations de déchets
- les essais
- les réglages
- les finitions
- les délais
- les exclusions
- les modalités de paiement
- les documents de fin de chantier

L’analyse porte-t-elle sur le prix ?
Elle peut aider à apprécier :
- la structure du prix
- les postes absents
- les incohérences entre offres
- les risques de prestations supplémentaires
- les échéanciers déséquilibrés
- les quantités imprécises
Elle ne constitue pas nécessairement :
- un métré exhaustif
- une étude économique complète
- une garantie de prix
- une validation comptable de la marge de l’entreprise
- une consultation formelle de plusieurs entreprises
La comparaison de deux devis ne doit pas se limiter au montant total.
Une offre moins chère peut exclure :
- la préparation des supports
- les raccordements
- les reprises de finition
- la mise en service
- les essais
- les documents
- l’évacuation des déchets
Check my House choisit-il l’entreprise à la place du client ?
Non.
Le maître d’ouvrage reste responsable du choix et de la signature des marchés.
Check my House peut attirer son attention sur :
- les informations manquantes
- les incohérences
- les points à clarifier
- les justificatifs à demander
Lorsque la sélection, la consultation et la négociation des entreprises relèvent d’une véritable mission de maîtrise d’œuvre, elles doivent être confiées à un maître d’œuvre ou à un architecte selon un contrat adapté. L’ANIL rappelle que le maître d’œuvre peut assister le client dans la consultation et le choix des entreprises, mais que le maître d’ouvrage signe directement les marchés.
Quels documents techniques peuvent être examinés ?
Selon le chantier :
- plans
- coupes
- détails
- études de sol
- études structurelles
- notes de calcul
- études thermiques
- études de ventilation
- schémas électriques
- plans de plomberie
- plans d’assainissement
- fiches techniques
- Avis Techniques
- Documents Techniques d’Application
- notices de pose
- procès-verbaux d’essai
- plans de réservation
Quel est l’objectif de cette lecture ?
L’analyse peut permettre d’identifier :
- une contradiction entre un plan et un devis
- une information manquante
- une solution non définie
- une réserve non reportée
- une incompatibilité apparente
- une étude qui ne correspond pas au projet réel
- une modification non intégrée
- un document arrivé à expiration
- un besoin de validation par son auteur
Check my House refait-il les calculs des bureaux d’études ?
Non, sauf mission spécifique relevant des compétences et assurances nécessaires.
Une mission courante d’accompagnement n’a pas pour objet de recalculer :
- une poutre
- une fondation
- un plancher
- un réseau de ventilation
- une installation électrique
- une installation de chauffage
- une performance thermique
- un système d’assainissement
Lorsqu’une vérification de calcul est nécessaire, le client doit être orienté vers :
- un bureau d’études structure
- un géotechnicien
- un thermicien
- un acousticien
- un bureau d’études fluides
- un électricien concepteur
- un laboratoire
L’expert peut signaler une incohérence apparente ou demander une justification, mais il ne doit pas remplacer l’auteur de l’étude sans mission appropriée.
Pourquoi établir un état initial ?
L’état initial permet de documenter la situation avant l’intervention des entreprises.
Il peut servir à distinguer :
- les désordres préexistants
- les dommages apparus pendant le chantier
- les parties conservées
- les ouvrages à protéger
- les zones déjà fragiles
Quels éléments peuvent être examinés ?
Dans les limites de l’accessibilité :
- fissures
- humidité
- déformations
- revêtements
- menuiseries
- équipements
- plafonds
- murs
- sols
- parties communes
- façades
- abords
- ouvrages voisins
Que doit comprendre le relevé ?
- date
- zones visitées
- conditions de visite
- photographies
- descriptions
- mesures simples lorsque cela est utile
- limites d’accessibilité
- documents examinés
- points de vigilance
L’état initial constitue-t-il un diagnostic exhaustif ?
Non.
Il correspond à une observation réalisée :
- à une date déterminée
- dans les conditions visibles
- sans nécessairement déplacer les meubles
- sans dépose
- sans sondage destructif
- sans analyse de laboratoire
Il ne permet pas d’exclure la présence de :
- réseaux cachés
- bois dégradés
- humidité enfermée
- réparations anciennes
- matériaux dangereux
- défauts structurels non visibles
Des investigations complémentaires doivent être recommandées lorsque les constatations ou la nature du projet le justifient.
Quels risques peuvent être signalés ?
Risques liés à l’existant
- fissures
- humidité
- bois dégradé
- réseaux anciens
- support instable
- malfaçons anciennes
- absence de plan
- matériaux susceptibles de contenir de l’amiante ou du plomb
Risques liés au projet
- modification structurelle
- augmentation de charges
- suppression d’une ventilation
- enfermement d’une paroi humide
- création d’une douche
- changement de menuiseries
- pose d’un revêtement lourd
- incompatibilité entre matériaux
Risques liés aux contrats
- devis imprécis
- travaux préparatoires oubliés
- interfaces non attribuées
- essais absents
- paiement trop avancé
- absence de délai
- substitution autorisée de manière générale
Risques liés à l’organisation
- absence de maître d’œuvre
- entreprises en lots séparés sans coordination
- planning non établi
- travaux réalisés dans le mauvais ordre
- fermeture avant contrôle
- absence de compte rendu
Signaler un risque signifie-t-il qu’il se réalisera ?
Non.
L’identification d’un risque permet :
- de demander une étude
- d’organiser un contrôle
- de modifier un phasage
- de demander un document
- de prévoir une mesure de protection
Elle ne constitue pas nécessairement la preuve d’un défaut ou d’une responsabilité.
Pourquoi ne pas limiter l’accompagnement à la réception ?
Certains ouvrages deviennent invisibles au fur et à mesure du chantier.
Une anomalie constatée après fermeture peut nécessiter :
- une dépose
- une démolition
- un sondage
- une expertise
- une reprise coûteuse
Les visites doivent donc être programmées avant les principales phases de masquage.

Quelles étapes peuvent être retenues ?
Selon le projet :
- après dépose et découverte de l’existant
- avant modification structurelle
- pendant les travaux de renforcement
- avant coulage du béton
- avant fermeture des cloisons
- avant réalisation d’une chape
- avant carrelage des pièces d’eau
- avant protection d’une étanchéité
- avant fermeture des plafonds
- avant remblaiement des réseaux
- avant pose du mobilier fixe
- avant réception
Comment choisir le nombre de visites ?
Il dépend :
- de la complexité
- du nombre de lots
- de la durée
- des ouvrages sensibles
- des risques identifiés
- du budget d’accompagnement
Une mission comportant deux visites ne permet pas le même niveau de suivi qu’une mission comportant plusieurs contrôles programmés.
Qui prévient Check my House de l’avancement ?
La lettre de mission doit indiquer :
- qui informe l’expert
- quel délai de prévenance est nécessaire
- quelles phases doivent être signalées
- les conséquences d’une visite demandée trop tard
Si l’ouvrage est déjà fermé au moment de l’intervention, l’expert ne peut pas contrôler directement ce qui est devenu inaccessible.
Que signifie « contrôle visuel » ?
Le contrôle visuel porte sur les éléments :
- visibles
- accessibles
- examinables sans démontage non prévu
- présents lors de la visite
Il peut être complété, selon la mission, par :
- des mesures simples
- des essais fonctionnels
- l’examen de documents
- des photographies
- l’utilisation d’outils non destructifs adaptés
Que peut rechercher l’expert ?
- écart apparent avec les plans
- ouvrage inachevé
- mauvaise implantation
- défaut d’alignement
- support insuffisamment préparé
- absence de protection
- défaut de raccord
- produit différent
- défaut de finition
- risque de fermeture prématurée
- absence d’essai
Le contrôle visuel certifie-t-il l’ensemble des travaux ?
Non.
Une visite ponctuelle ne constitue pas :
- une surveillance permanente
- un contrôle exhaustif de chaque fixation
- une certification de tous les ouvrages cachés
- une validation de tous les calculs
- une garantie d’absence de défaut
- une réception à la place du maître d’ouvrage
Les entreprises conservent la responsabilité :
- de leurs autocontrôles
- de la conformité de leurs travaux
- du respect des plans
- de la qualité de la mise en œuvre
- des essais
- des documents
Une absence d’observation vaut-elle validation ?
Non.
L’absence d’observation sur un point peut signifier :
- qu’aucun défaut n’était visible
- que l’ouvrage n’était pas accessible
- qu’il ne relevait pas de la mission
- qu’il n’a pas été examiné de manière exhaustive
- que le document nécessaire n’était pas disponible
Le compte rendu doit préciser les limites de la visite.
Pourquoi prévoir un point d’arrêt ?
Un point d’arrêt consiste à ne pas fermer un ouvrage avant :
- son contrôle
- la remise de certains documents
- la réalisation d’un essai
- la correction des anomalies
Quels ouvrages sont concernés ?
- réseaux encastrés
- isolation
- membranes
- ferraillage
- renforts
- planchers chauffants
- étanchéité
- siphons
- canalisations enterrées
- assemblages structurels
- rebouchages coupe-feu ou acoustiques
- ossatures de cloisons
- supports de mobilier lourd
Que peut demander Check my House ?
Selon la mission :
- de maintenir l’ouvrage visible
- de transmettre un plan
- de produire une fiche technique
- de réaliser un essai
- de corriger une anomalie
- de solliciter le bureau d’études
- de photographier avant fermeture
Check my House n’ordonne pas nécessairement l’arrêt du chantier au sens contractuel lorsqu’aucun pouvoir de direction ne lui a été confié.
L’expert formule une observation ou une recommandation au maître d’ouvrage, qui doit ensuite exercer ses droits contractuels ou demander au maître d’œuvre d’intervenir.
Quel est le rôle des photographies ?
Elles permettent de conserver une trace :
- de l’état initial
- de l’avancement
- des ouvrages cachés
- des anomalies
- des reprises
- des essais
- de la réception
La conservation de preuves est importante pour établir l’existence d’une obligation, son inexécution ou sa réalisation. Le Code civil prévoit que celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver et que celui qui affirme s’en être libéré doit justifier le paiement ou le fait ayant éteint son obligation.
Comment organiser les photographies ?
Chaque photographie utile devrait être associée à :
- une date
- une zone
- un lot
- une légende
- un numéro d’observation
- une vue générale
- une vue rapprochée
Les photographies constituent-elles une preuve absolue ?
Non.
Elles doivent être interprétées avec :
- le contexte
- les plans
- les mesures
- la chronologie
- les explications des parties
Une photographie ne montre pas toujours :
- la profondeur
- la cause
- la performance
- l’évolution
- la conformité de l’ensemble
Elle constitue un élément de traçabilité, pas une expertise complète à elle seule.
Quel est l’objet du compte rendu ?
Le compte rendu formalise ce qui a été observé pendant la visite.
Il peut comprendre :
- les personnes présentes
- les documents disponibles
- les zones examinées
- les constatations
- les points de vigilance
- les documents demandés
- les essais attendus
- les actions proposées
- les limites de l’intervention
Comment les observations doivent-elles être formulées ?
Elles doivent être :
- factuelles
- localisées
- illustrées
- compréhensibles
- rattachées à un document lorsque cela est possible
Exemple
Salle d’eau du premier étage : la membrane de protection à l’eau n’est plus visible au droit de la canalisation traversant le mur. Avant carrelage, demander à l’entreprise le détail du traitement de cette traversée et maintenir la zone accessible pour contrôle.
Le compte rendu est-il un ordre donné aux entreprises ?
Non lorsque Check my House ne dispose pas d’une mission de direction ou d’un mandat correspondant.
Le compte rendu :
- informe le maître d’ouvrage
- consigne les constatations
- propose des actions
- facilite le dialogue
Le maître d’ouvrage ou le maître d’œuvre doit ensuite :
- transmettre les demandes contractuelles
- fixer les délais
- ordonner les reprises
- arrêter une phase si nécessaire
- valider les solutions
L’entreprise peut-elle répondre au compte rendu ?
Oui.
Elle peut communiquer :
- des explications
- des plans
- des fiches techniques
- des photographies
- une méthode de reprise
- des résultats d’essai
- ses observations contradictoires
Les réponses utiles doivent être conservées avec le compte rendu.
Quel est l’objectif de l’assistance à la pré-réception ?
L’assistance à la pré-réception permet d’identifier avant la réception :
- les travaux inachevés
- les défauts visibles
- les non-conformités
- les essais manquants
- les documents absents
- les défauts de nettoyage
Elle permet de laisser aux entreprises un délai de correction.
Que peut faire Check my House ?
- préparer une trame de visite
- examiner les pièces
- tester les équipements accessibles
- photographier les défauts
- rédiger une liste préalable
- classer les points par priorité
- proposer une nouvelle visite
La pré-réception vaut-elle réception ?
Non.
Elle constitue une étape préparatoire.
La réception est l’acte par lequel le maître d’ouvrage accepte l’ouvrage avec ou sans réserves.
Le document de pré-réception doit donc éviter toute formulation ambiguë susceptible de faire croire que l’ouvrage a déjà été juridiquement reçu.
Quel est le rôle de Check my House à la réception ?
L’expert peut assister le maître d’ouvrage pour :
- organiser la visite
- examiner les ouvrages visibles
- réaliser les essais accessibles
- identifier les travaux inachevés
- décrire les malfaçons
- localiser les non-conformités
- formuler des réserves précises
- vérifier les documents remis
- préparer le suivi des reprises
L’ANIL recommande au maître d’ouvrage de comparer les travaux aux plans, à la notice et au contrat, puis de contrôler le fonctionnement des équipements lors de la réception. Elle rappelle également que le maître d’ouvrage peut être assisté par un professionnel du bâtiment.

Qui prononce la réception ?
Le maître d’ouvrage.
Check my House apporte une assistance technique, mais la décision de :
- réceptionner sans réserve
- réceptionner avec réserves
- refuser ou reporter la réception
appartient au maître d’ouvrage.
L’expert signe-t-il le procès-verbal ?
Il peut éventuellement signer en précisant sa qualité d’assistant ou d’expert présent, mais il ne doit pas être présenté comme celui qui accepte l’ouvrage à la place du client sans mandat exprès.
Que peut comprendre la mission de vérification des reprises ?
- nouvelle visite
- comparaison avec la réserve initiale
- examen de la méthode appliquée
- essai fonctionnel
- photographies
- avis sur la levée totale ou partielle
- rédaction d’un compte rendu
Une intervention de l’entreprise suffit-elle à lever une réserve ?
Non.
Il faut vérifier :
- que le défaut a réellement disparu
- que la cause a été traitée
- que la reprise n’a pas créé un nouveau dommage
- que les essais sont satisfaisants
- que la finition est achevée
Qui décide de lever la réserve ?
Le maître d’ouvrage.
Check my House peut émettre un avis technique fondé sur les constatations de la visite.
Que faire lorsque la reprise reste insuffisante ?
Le compte rendu doit préciser :
- la réserve concernée
- les travaux réalisés
- le défaut restant
- le nouvel essai
- l’action complémentaire attendue
Le maître d’ouvrage peut ensuite :
- refuser la levée
- demander une nouvelle intervention
- mettre en demeure l’entreprise
- organiser une expertise contradictoire
Dans quelles situations intervenir en cas de désaccord ?
- malfaçon contestée
- non-conformité
- travaux supplémentaires
- retard
- refus de reprise
- abandon apparent
- désordre après réception
- différence d’analyse entre entreprises
- désaccord sur le coût des travaux de reprise
Quelle peut être la mission ?
- analyser les documents
- visiter le chantier
- établir des constatations
- identifier les points techniques en débat
- comparer l’ouvrage au contrat
- assister à une réunion contradictoire
- analyser une proposition de reprise
- aider à préparer les éléments techniques d’un courrier ou d’une expertise
Check my House tranche-t-il juridiquement le litige ?
Non.
L’expert technique peut donner un avis sur :
- les constatations
- les causes possibles
- la conformité apparente
- les travaux de reprise
- les investigations utiles
La responsabilité juridique définitive peut nécessiter :
- un accord entre les parties
- l’intervention des assureurs
- l’avis d’un avocat
- une expertise judiciaire
- une décision du juge
Pourquoi organiser le contradictoire ?
Chaque partie doit être mise en mesure de :
- assister aux constatations
- présenter ses documents
- formuler ses observations
- discuter les mesures
- proposer une solution
Une expertise unilatérale peut rester utile, mais elle est généralement plus facilement contestée qu’une démarche contradictoire.
Dans quels cas faut-il orienter le client vers un spécialiste ?
Lorsqu’une question dépasse le contrôle visuel ou nécessite une compétence réglementée ou spécialisée.
Structure
- mur porteur
- poutre
- plancher
- fondation
- trémie
- fissure structurelle
- renforcement
Sol
- tassement
- retrait-gonflement
- fondation insuffisante
- reprise en sous-œuvre
- terrassement particulier
Humidité
- infiltration complexe
- condensation dans les parois
- remontée capillaire
- fuite non localisée
- développement fongique
Énergie et ventilation
- étude thermique
- dimensionnement
- simulation hygrothermique
- mesure de débit
- équilibrage
- test d’étanchéité à l’air
Matériaux dangereux
- amiante
- plomb
- pollution
- traitement parasitaire
- analyses de laboratoire
Autres spécialités
- acoustique
- assainissement
- électricité
- gaz
- sécurité incendie
- accessibilité
- géomètre
- contrôle réglementaire
Qui décide de commander l’étude ?
Le maître d’ouvrage.
Check my House peut :
- expliquer son intérêt
- définir les questions à transmettre
- examiner les résultats
- vérifier que les conclusions sont intégrées au chantier
Il ne doit pas se substituer au spécialiste lorsque le sujet exige :
- un calcul
- un prélèvement
- un agrément
- une certification
- une compétence spécifique
Pourquoi faut-il préciser les limites de l’intervention ?
Une mission mal délimitée crée des attentes incompatibles avec :
- le nombre de visites
- les moyens prévus
- les documents disponibles
- le prix
- les responsabilités des autres intervenants
La responsabilité d’un professionnel est appréciée au regard de ses obligations contractuelles et de la mission réellement exercée. Le Code civil inclut parmi les constructeurs les architectes, entrepreneurs, techniciens ou autres personnes liées au maître d’ouvrage par un contrat de louage d’ouvrage, ce qui montre que la nature réelle de la mission compte davantage que le simple intitulé professionnel.
Quelles limites doivent être rappelées ?
Sauf stipulation différente, la mission ne comprend pas nécessairement :
- la conception du projet
- l’établissement des plans d’exécution
- les calculs de structure
- la consultation des entreprises
- la négociation des marchés
- la direction des travaux
- l’ordonnancement du chantier
- la coordination permanente des lots
- le contrôle quotidien
- la validation des situations de travaux
- la représentation juridique du client
- le contrôle réglementaire agréé
- les essais nécessitant un laboratoire
- les sondages destructifs
- la maîtrise des délais des entreprises
Le contrôle est-il exhaustif ?
Non.
Il est limité :
- aux ouvrages visibles
- aux zones accessibles
- au temps de visite
- aux documents transmis
- au périmètre contractuel
- à l’état du chantier à la date de l’intervention
Des investigations destructives sont-elles réalisées ?
Pas sans accord spécifique.
Une ouverture, un prélèvement ou un démontage nécessite notamment de définir :
- l’autorisation
- la méthode
- l’entreprise chargée de l’exécution
- la sécurité
- la remise en état
- la présence éventuelle de substances dangereuses
L’expert garantit-il l’absence de défaut ?
Non.
Une assistance technique réduit certains risques et améliore la traçabilité, mais ne peut garantir :
- l’absence de vice caché
- la conformité de chaque détail non observé
- le comportement futur de tous les matériaux
- l’exécution correcte des travaux après son départ
- le respect par les entreprises de toutes les observations
Pourquoi distinguer expert, maître d’œuvre, architecte et bureau de contrôle ?
Ces intervenants n’ont pas :
- la même mission
- les mêmes pouvoirs
- les mêmes compétences
- le même régime
- les mêmes responsabilités
Leur présence peut être complémentaire.
Tableau comparatif des intervenants
| Intervenant | Fonction principale | Exemples de missions | Ne doit pas être confondu avec |
|---|---|---|---|
| Expert bâtiment | Observer, analyser, conseiller et documenter dans le cadre de sa mission | Visites, constatations, analyse de documents, avis technique, assistance à réception | Maître d’œuvre ou contrôleur technique agréé |
| Maître d’œuvre | Concevoir, coordonner et suivre l’exécution selon son contrat | Plans, consultation, direction des travaux, réunions, situations, réception | Entreprise réalisant les travaux |
| Architecte | Concevoir le projet architectural et exercer les missions contractuellement confiées | Projet, autorisations, conception, consultation, direction et réception | Simple dessinateur ou expert ponctuel |
| Bureau d’études | Étudier et calculer un domaine spécialisé | Structure, thermique, fluides, acoustique, géotechnique | Expert généraliste ou entreprise exécutante |
| Contrôleur technique agréé | Contribuer à prévenir certains aléas techniques dans une mission réglementée | Avis sur la solidité, la sécurité et autres missions contractuelles | Expert bâtiment, maître d’œuvre ou bureau d’études d’exécution |
Quel est le rôle du maître d’œuvre ?
Le maître d’œuvre peut notamment :
- concevoir le projet
- établir des documents techniques
- consulter les entreprises
- coordonner les travaux
- contrôler l’avancement
- vérifier les factures
- assister le maître d’ouvrage lors de la réception
L’étendue exacte dépend de son contrat.
Une mission de maîtrise d’œuvre doit donc être clairement identifiée lorsque le client attend une véritable direction et coordination du chantier.
Quel est le rôle de l’architecte ?
L’architecte intervient notamment dans la conception architecturale.
La loi du 3 janvier 1977 prévoit le recours à un architecte pour établir le projet architectural faisant l’objet d’une demande de permis de construire, sous réserve des dispenses prévues par les textes. Elle précise également que le contrat peut lui confier des missions plus étendues. Même lorsqu’il n’assure pas la direction des travaux, il doit être mis en mesure de vérifier que les documents d’exécution et les ouvrages respectent son projet architectural.
Le recours ponctuel à un expert bâtiment ne remplace donc pas l’intervention obligatoire ou contractuellement nécessaire d’un architecte.
Quel est le rôle du bureau d’études ?
Le bureau d’études produit des études spécialisées.
Il peut notamment :
- calculer une structure
- dimensionner un réseau
- étudier une paroi
- établir un plan de renforcement
- analyser un sol
- vérifier une performance
Il doit préciser :
- ses hypothèses
- le domaine de son étude
- les plans utilisés
- les limites
- les prescriptions d’exécution
Le contrôle ponctuel de Check my House ne remplace pas les calculs ni le visa du bureau d’études.
Quel est le rôle du contrôleur technique ?
Le contrôleur technique agréé contribue à prévenir les aléas techniques susceptibles d’être rencontrés dans la réalisation des ouvrages. Il donne au maître d’ouvrage des avis dans les limites de son contrat, notamment sur les questions de solidité et de sécurité des personnes. Son activité est soumise à agrément et incompatible avec la conception, l’exécution ou l’expertise de l’ouvrage.
Une prestation d’expertise ou d’assistance de Check my House ne constitue donc pas une mission réglementaire de contrôle technique, sauf intervention distincte d’un organisme agréé répondant aux exigences légales.
Que signifie diriger les travaux ?
La direction des travaux peut comprendre :
- donner des instructions contractuelles
- organiser les réunions
- coordonner les entreprises
- fixer l’enchaînement des tâches
- contrôler le planning
- valider les supports
- examiner les situations de travaux
- demander les reprises
- suivre leur exécution
- proposer la réception
Ces tâches correspondent généralement à une mission de maîtrise d’œuvre lorsqu’elles sont exercées de manière organisée pendant le chantier. L’ANIL décrit notamment la direction des travaux par le maître d’œuvre comme le suivi des prescriptions techniques, des délais et des coûts, avec réunions de chantier, comptes rendus, vérification des factures et assistance à la réception.
Que fait Check my House sans mission de direction ?
Il peut :
- constater
- photographier
- alerter
- expliquer
- recommander
- formaliser une observation
- assister le client
Il ne doit pas nécessairement :
- commander directement les entreprises
- modifier leurs marchés
- valider leurs travaux en leur nom
- approuver leurs méthodes
- fixer leurs horaires
- accepter leurs prix
- signer leurs situations
- réceptionner à la place du maître d’ouvrage
À qui les observations sont-elles adressées ?
Elles sont principalement adressées au client.
Selon l’organisation convenue, elles peuvent être :
- diffusées au maître d’œuvre
- communiquées aux entreprises
- présentées lors d’une réunion
- annexées à un courrier
La diffusion ne transforme pas automatiquement l’expert en directeur de chantier.
Que faire si le client souhaite une coordination permanente ?
Il doit prévoir :
- une mission de maîtrise d’œuvre
- une mission d’OPC si nécessaire
- ou un autre contrat adapté
Une mission ponctuelle ne doit pas être progressivement transformée, sans avenant, en direction complète des travaux.
Pourquoi la lettre de mission est-elle indispensable ?
Elle définit l’accord entre le client et Check my House.
Les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi.
La lettre de mission permet d’éviter les ambiguïtés sur :
- les attentes
- le nombre de visites
- les pouvoirs
- les limites
- les livrables
- les honoraires
- les délais
Que doit contenir la lettre de mission ?
Identification
- client
- bien
- adresse
- intervenants
- opération
Contexte
- nature des travaux
- état d’avancement
- difficultés connues
- documents disponibles
Objet
- analyse de devis
- état initial
- visites
- pré-réception
- réception
- expertise d’un désaccord
- contrôle des reprises
Périmètre
- lots
- zones
- phases
- nombre de visites
- durée indicative des interventions
Documents
- liste des pièces à transmettre
- délai de transmission
- format
- obligation de signaler les modifications
Méthodes
- contrôle visuel
- mesures prévues
- essais simples
- photographies
- absence ou présence de sondages
Livrables
- avis oral
- compte rendu
- rapport
- liste de réserves
- reportage photographique
- tableau de suivi
Exclusions
- conception
- calculs
- direction des entreprises
- surveillance permanente
- contrôle technique réglementaire
- coordination SPS
- analyses de laboratoire
- conseil juridique personnalisé
Obligations du client
- accès
- sécurité
- présence des entreprises lorsque nécessaire
- information sur l’avancement
- transmission des plans
- signalement avant fermeture
Honoraires
- prix
- déplacements
- visites supplémentaires
- investigations complémentaires
- conditions d’annulation

Pourquoi la mission doit-elle être adaptée au chantier ?
Une rénovation légère ne nécessite pas le même accompagnement qu’une restructuration complète.
La lettre de mission doit tenir compte :
- du nombre de lots
- des risques
- du budget
- du calendrier
- des ouvrages cachés
- de l’existence d’un maître d’œuvre
- des compétences déjà mobilisées
Comment modifier la mission ?
Toute extension significative doit être formalisée par écrit.
Exemples
- ajout d’une visite
- analyse d’un nouveau devis
- participation à une expertise contradictoire
- contrôle d’un désordre découvert
- rédaction d’un rapport complémentaire
- assistance après abandon du chantier
Cette formalisation permet de préciser :
- l’objet
- le prix
- le délai
- les limites
- les documents nécessaires
Déroulement type d’un accompagnement
Étape 1 : échange initial
Le client présente son projet, ses difficultés, son organisation, les dates et les documents disponibles.
Étape 2 : définition de la mission
Check my House propose un périmètre adapté : analyse préalable, nombre de visites, phases sensibles, assistance à réception et livrables.
Étape 3 : remise des documents
Le client transmet les pièces disponibles.
Étape 4 : analyse préalable
L’expert identifie les incohérences, les risques, les documents manquants et les spécialistes éventuellement nécessaires.
Étape 5 : visite initiale
Elle permet de constater l’état du bâtiment et de préparer le suivi.
Étape 6 : planification des points d’arrêt
Le client doit savoir à quel moment prévenir l’expert.
Étape 7 : visites de chantier
Chaque visite porte sur les ouvrages accessibles à la date convenue.
Étape 8 : compte rendu
Les observations sont classées et illustrées.
Étape 9 : suivi par le maître d’ouvrage
Le client transmet les observations aux personnes compétentes et demande les réponses ou reprises.
Étape 10 : pré-réception
Les inachèvements, défauts et documents manquants sont recensés.
Étape 11 : réception
Le client est assisté pour contrôler l’ouvrage et formuler les réserves.
Étape 12 : contrôle des reprises
Une visite permet de vérifier les points traités.
Étape 13 : clôture documentaire
Le client récupère les rapports, photographies, procès-verbaux, plans, notices et garanties.
Que doit préparer le maître d’ouvrage ?
Avant la première analyse
- programme
- plans
- devis
- études
- diagnostics
- calendrier
- budget
- coordonnées des intervenants
Avant chaque visite
- avancement
- travaux réalisés
- travaux devant être masqués
- plans actualisés
- réponses des entreprises
- photographies intermédiaires
- problèmes rencontrés
Avant la réception
- marché complet
- avenants
- liste de pré-réception
- essais
- documents
- clés
- factures
- état des réserves
Pourquoi la coopération du client est-elle essentielle ?
L’expert ne peut pas contrôler une phase :
- dont il n’a pas été informé
- déjà masquée
- inaccessible
- réalisée sans les documents nécessaires
L’accompagnement suppose donc une transmission régulière des informations.
Signaux d’alerte
Une vigilance particulière s’impose lorsque :
- le client attend une surveillance permanente avec une seule visite
- aucun état initial n’a été établi
- les devis restent imprécis
- les études ne sont pas disponibles
- les plans changent sans être transmis
- les entreprises ferment les ouvrages sans prévenir
- le client considère chaque absence d’observation comme une validation
- le compte rendu est utilisé comme un ordre direct sans mandat
- aucun maître d’œuvre ne coordonne un chantier complexe
- les bureaux d’études ne sont pas consultés pour les modifications structurelles
- un expert est présenté comme contrôleur technique agréé
- la mission ponctuelle évolue sans avenant
- les réserves sont formulées oralement
- les reprises ne sont pas contrôlées
- les limites de l’inspection visuelle ne sont pas comprises
Quelles sont les principales erreurs à éviter ?
Les erreurs fréquentes consistent à :
- solliciter l’expert seulement après la fermeture des ouvrages
- transmettre des documents incomplets
- ne pas signaler les modifications
- croire que l’expert remplace les études
- croire qu’une visite garantit tous les travaux
- confondre avis technique et ordre de chantier
- confondre expert et maître d’œuvre
- confondre expert et contrôleur technique
- demander à l’expert de choisir ou commander les entreprises sans mission adaptée
- ne pas organiser les points d’arrêt
- ne pas conserver les photographies
- laisser les entreprises répondre uniquement oralement
- ne pas prévoir de nouvelle visite après reprise
- signer une lettre de mission trop générale
- étendre la mission sans écrit
- ne pas mobiliser un spécialiste lorsque la question dépasse le contrôle visuel
Recommandations de Check my House
Recommandation 1 : intervenir avant la signature des devis
Une analyse préalable permet d’identifier les exclusions, les interfaces et les documents manquants avant l’engagement financier.
Recommandation 2 : établir un état initial photographique
Il aide à distinguer les désordres préexistants des dommages apparus pendant le chantier.
Recommandation 3 : programmer les visites avant la fermeture
Les réseaux, renforts, membranes et isolants doivent être examinés tant qu’ils restent accessibles.
Recommandation 4 : faire valider les calculs par les spécialistes compétents
Une observation d’expert ne remplace pas une note de calcul ou une étude de conception.
Recommandation 5 : formaliser toutes les observations
Les comptes rendus doivent être numérotés, datés et reliés aux photographies.
Recommandation 6 : maintenir la responsabilité des entreprises
Chaque entreprise doit réaliser ses autocontrôles, ses essais et ses reprises.
Recommandation 7 : distinguer assistance et direction des travaux
Le client doit prévoir une mission de maîtrise d’œuvre lorsqu’il souhaite une coordination, des instructions et un suivi permanent des entreprises.
Recommandation 8 : définir précisément la lettre de mission
Le contenu, les limites, les visites et les livrables doivent être adaptés au chantier.
À retenir
Check my House peut accompagner le maître d’ouvrage avant, pendant et à la fin d’un projet de rénovation.
Selon la lettre de mission, l’accompagnement peut comprendre :
- l’analyse du projet
- l’analyse des devis
- l’analyse des documents techniques
- une visite avant travaux
- l’établissement d’un état initial
- l’identification des risques
- des visites aux étapes sensibles
- un contrôle visuel des ouvrages accessibles
- des contrôles avant fermeture
- des photographies
- des observations techniques
- des comptes rendus
- une assistance à la pré-réception
- une assistance à la réception
- une vérification des reprises
- une assistance en cas de désaccord
Le contrôle est réalisé sur les ouvrages visibles et accessibles au moment de la visite.
Il ne constitue pas automatiquement :
- une surveillance permanente
- un contrôle exhaustif
- une étude de conception
- une note de calcul
- une mission de maîtrise d’œuvre
- un contrôle technique réglementaire
- une garantie d’absence de défaut caché
Lorsqu’une question nécessite une compétence spécialisée, le client doit être orienté vers :
- un architecte
- un maître d’œuvre
- un bureau d’études
- un géotechnicien
- un diagnostiqueur
- un laboratoire
- un contrôleur technique agréé
- un autre spécialiste adapté
L’expert bâtiment apporte un regard technique et documentaire.
Le maître d’œuvre peut concevoir, coordonner et diriger les travaux dans les limites de son contrat.
L’architecte établit notamment le projet architectural lorsqu’il est légalement requis et peut recevoir une mission plus étendue.
Le bureau d’études produit les analyses et calculs spécialisés.
Le contrôleur technique agréé intervient dans le cadre réglementé défini par le Code de la construction et de l’habitation.
Lorsque la direction des entreprises n’est pas contractuellement confiée à Check my House, l’expert :
- ne commande pas les entreprises
- ne modifie pas leurs marchés
- ne valide pas leurs méthodes à leur place
- ne coordonne pas quotidiennement leurs interventions
- ne réceptionne pas l’ouvrage à la place du maître d’ouvrage
Il formule des constatations, des alertes et des recommandations destinées à permettre au client de prendre ses décisions et d’exercer ses droits.
Enfin, la lettre de mission constitue le document central de l’accompagnement.
Elle doit préciser :
- les objectifs
- les phases
- les lots
- le nombre de visites
- les documents
- les livrables
- les limites
- les exclusions
- les obligations du client
- les honoraires
Une mission clairement définie permet d’apporter une assistance utile sans créer de confusion entre expertise ponctuelle, maîtrise d’œuvre, conception spécialisée et contrôle réglementaire.
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Nous contacterSources principales
- Code de la construction et de l’habitation, articles L. 125-1 à L. 125-5 : mission, responsabilité, agrément et indépendance du contrôleur technique.
- Code civil, article 1792-1 : définition des personnes pouvant être réputées constructeurs selon la nature de leur contrat et de leur mission.
- Loi du 3 janvier 1977 sur l’architecture, article 3 : recours à l’architecte pour le projet architectural soumis à permis de construire et possibilité de missions plus étendues.
- Code de l’urbanisme, articles L. 431-1 et L. 431-2 : recours à l’architecte pour le projet architectural et contenu de celui-ci.
- ANIL, contrat de maîtrise d’œuvre : conception, consultation des entreprises, direction des travaux, vérification des factures et assistance à la réception.
- ANIL, déroulement des travaux : possibilité pour le maître d’ouvrage de se faire assister par un professionnel du bâtiment et contrôles à effectuer lors de la réception.
- Code civil, article 1104 : négociation, formation et exécution de bonne foi des contrats.
- Code civil, article 1353 : charge de la preuve de l’obligation, de son exécution et du paiement.