Avant de concevoir des travaux de rénovation, le maître d’ouvrage doit réunir les documents qui décrivent le bâtiment, son statut juridique, sa construction, ses transformations, ses équipements et les sinistres qu’il a connus. Cette FAQ détaille les pièces à rechercher, la valeur réelle de chacune, les vérifications indispensables et la manière d’organiser un dossier documentaire exploitable par les professionnels.
Sommaire
- Pourquoi faut-il réunir les documents avant de concevoir les travaux ?
- Tous les documents ont-ils la même valeur ?
- Quels renseignements rechercher dans le titre de propriété ?
- Que faire si le titre de propriété est introuvable ?
- Le titre de propriété suffit-il à connaître les limites du terrain ?
- Pourquoi faut-il rechercher les plans existants ?
- Quelle est la différence entre un plan de projet et un plan de récolement ?
- Peut-on utiliser directement les anciens plans pour établir les nouveaux travaux ?
- Quels permis et déclarations antérieurs faut-il rechercher ?
- Quels éléments du dossier d’urbanisme faut-il obtenir ?
- Une ancienne autorisation prouve-t-elle que les travaux sont conformes ?
- Que faire si une transformation visible ne figure dans aucun dossier ?
- Pourquoi faut-il consulter le règlement de copropriété ?
- Le règlement de copropriété suffit-il à qualifier un ouvrage ?
- Pourquoi faut-il lire les procès-verbaux d’assemblée générale ?
- Faut-il se limiter aux trois derniers procès-verbaux ?
- Quels diagnostics immobiliers faut-il réunir ?
- Un diagnostic établi pour la vente suffit-il avant les travaux ?
- Quand faut-il prévoir un repérage amiante avant travaux ?
- Quelles études techniques faut-il rechercher ?
- Comment vérifier la portée d’une ancienne étude ?
- Pourquoi conserver les factures des travaux antérieurs ?
- Une facture prouve-t-elle que les travaux ont été correctement exécutés ?
- Que faire si les factures sont absentes ?
- Comment analyser les rapports d’expertise antérieurs ?
- Un ancien rapport peut-il être repris sans nouvelle vérification ?
- Pourquoi rechercher les déclarations de sinistre ?
- Pourquoi faut-il vérifier les réparations après un sinistre ?
- Quels documents d’assurance faut-il réunir ?
- Pourquoi les assurances des anciens travaux sont-elles importantes ?
- Quelles notices des équipements faut-il conserver ?
- Qu’est-ce que le carnet d’information du logement ?
- Comment rechercher les réseaux enterrés ou encastrés ?
- Les plans de réseaux suffisent-ils avant de creuser ou de percer ?
- Quelles démarches faut-il effectuer à proximité de réseaux ?
- Pourquoi faut-il rechercher les servitudes ?
- Où rechercher les servitudes ?
- Quelle incidence une servitude peut-elle avoir sur le projet ?
- Comment organiser le dossier documentaire ?
- Comment établir un registre des documents ?
- Quels documents transmettre aux professionnels ?
- Comment traiter un document manquant ou incertain ?
- Quelles sont les principales erreurs à éviter ?
- Recommandations de Check my House
- À retenir
- Sources principales
Pourquoi faut-il réunir les documents avant de concevoir les travaux ?
Avant de définir les solutions techniques et de consulter les entreprises, le maître d’ouvrage doit rassembler les documents disponibles sur le bâtiment, son statut juridique, sa construction, ses transformations, ses équipements et les sinistres qui l’ont affecté.
Les objectifs de cette recherche sont notamment les suivants :
- Vérifier que le maître d’ouvrage dispose des droits nécessaires pour réaliser les travaux.
- Identifier les limites de propriété et les lots concernés.
- Comprendre la configuration initiale du bâtiment.
- Retrouver les transformations déjà réalisées.
- Vérifier l’existence d’autorisations administratives ou de copropriété.
- Identifier les matériaux et les techniques employés.
- Localiser certains réseaux.
- Connaître les études déjà effectuées.
- Repérer les sinistres, les réparations et les expertises antérieurs.
- Retrouver les assurances et les entreprises susceptibles d’être concernées.
- Éviter de commander une étude qui existe déjà.
- Préparer les diagnostics complémentaires nécessaires.
Les documents ne remplacent cependant ni la visite du bâtiment, ni les relevés, ni les investigations techniques.
Un plan peut être ancien, une facture peut décrire imparfaitement les travaux réellement exécutés et un rapport peut avoir été établi pour une mission différente. Chaque document doit donc être vérifié au regard de son origine, de sa date, de son périmètre et de l’état actuel du bâtiment.
Tous les documents ont-ils la même valeur ?
Non.
Il faut distinguer plusieurs familles de pièces, dont la portée et la fiabilité diffèrent.
Les documents juridiques
Ils permettent d’identifier les droits, les obligations et les restrictions attachés au bien :
- Acte de propriété.
- Règlement de copropriété.
- État descriptif de division.
- Servitudes.
- Décisions d’assemblée générale.
- Autorisations d’urbanisme.
- Conventions conclues avec les voisins.
Les documents administratifs
Ils concernent notamment :
- Les permis de construire.
- Les déclarations préalables.
- Les changements de destination.
- Les autorisations de travaux.
- Les déclarations attestant l’achèvement et la conformité des travaux.
- Les prescriptions d’urbanisme.
- Les autorisations relatives à l’assainissement.
Les documents techniques
Ils décrivent ou analysent le bâtiment :
- Plans.
- Études de sol.
- Notes de calcul.
- Audits énergétiques.
- Études thermiques.
- Diagnostics immobiliers.
- Rapports d’expertise.
- Investigations sur les matériaux.
- Plans de réseaux.
Les documents contractuels et financiers
Ils permettent de retrouver les intervenants et les prestations commandées :
- Devis.
- Marchés de travaux.
- Avenants.
- Factures.
- Procès-verbaux de réception.
- Situations de travaux.
- Décomptes.
- Attestations d’assurance.
Les documents d’exploitation et d’entretien
Ils concernent le fonctionnement du bâtiment après les travaux :
- Notices.
- Carnets d’entretien.
- Contrats de maintenance.
- Procès-verbaux de mise en service.
- Relevés de contrôle.
- Garanties commerciales.
- Carnet d’information du logement.
La présence d’un document ne prouve pas automatiquement que l’ouvrage a été exécuté conformément à celui-ci. Une vérification sur place reste nécessaire.
Quels renseignements rechercher dans le titre de propriété ?
Le document couramment appelé titre de propriété correspond généralement à la copie de l’acte authentique constatant l’acquisition du bien.
Il peut permettre d’identifier :
- Le ou les propriétaires.
- La désignation du bien.
- Les références cadastrales.
- Les lots de copropriété.
- Les dépendances.
- Certains droits de passage.
- Certaines servitudes.
- Les mitoyennetés mentionnées.
- L’origine de propriété.
- Les restrictions particulières.
- Les documents annexés lors de la vente.
- L’existence ou l’absence déclarée de certaines assurances de construction.
Le titre de propriété doit être lu avec ses annexes. Une servitude, un plan, un règlement de copropriété ou une attestation peut y être mentionné sans être reproduit intégralement dans le corps de l’acte.
Le service de la publicité foncière permet d’obtenir des renseignements sur la situation juridique d’un immeuble ainsi que des copies d’actes de vente, de donations, de règlements de copropriété ou d’états descriptifs de division. Toute personne physique ou morale peut demander ces renseignements selon les modalités prévues par l’administration.
Que faire si le titre de propriété est introuvable ?
Le propriétaire peut rechercher une copie auprès des interlocuteurs suivants :
- Le notaire qui a établi ou conservé l’acte.
- Le service de la publicité foncière du lieu de situation du bien.
- Le Livre foncier pour les biens situés dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin ou la Moselle.
Le formulaire administratif 3236-SD permet notamment de demander la copie de documents publiés après le 1er janvier 1956. La délivrance de ces copies est payante.
Le titre de propriété suffit-il à connaître les limites du terrain ?
Non.
Les références cadastrales permettent d’identifier une parcelle, mais le plan cadastral a principalement une finalité fiscale. L’administration précise qu’il ne garantit pas à lui seul un droit de propriété ni la position juridique exacte des limites. Il peut seulement constituer un élément de présomption.
En cas d’incertitude sur une limite ayant une incidence sur une extension, un mur, une clôture, un accès ou un réseau, il peut être nécessaire de rechercher les éléments suivants :
- Un procès-verbal de bornage.
- Un plan établi par un géomètre-expert.
- Des actes antérieurs.
- Une convention entre propriétaires.
- Une décision judiciaire.
- Des repères matériels présents sur le terrain.
Pourquoi faut-il rechercher les plans existants ?
Les plans permettent de comprendre l’organisation du bâtiment et de préparer les relevés.
Ils peuvent comprendre :
- Les plans du permis de construire initial.
- Les plans d’architecte.
- Les plans de vente.
- Les plans d’exécution.
- Les plans de structure.
- Les plans de charpente.
- Les plans des fondations.
- Les plans de plomberie.
- Les plans électriques.
- Les plans de chauffage.
- Les plans de ventilation.
- Les plans des réseaux extérieurs.
- Les plans de récolement établis après les travaux.
- Les plans de copropriété.
- Les plans annexés au titre de propriété.
Pour chaque document, il faut relever les informations suivantes :
- Son auteur.
- Sa date.
- Son échelle.
- Son objet.
- Son numéro d’indice.
- La phase à laquelle il correspond.
- La mention éventuelle de projet, d’exécution ou de récolement.
- Les modifications manuscrites.
- Les zones non représentées.
- Les différences visibles avec l’état actuel.
Quelle est la différence entre un plan de projet et un plan de récolement ?
Un plan de projet représente ce qui devait être réalisé.
Un plan d’exécution précise la manière dont l’entreprise ou le professionnel prévoyait d’exécuter l’ouvrage.
Un plan de récolement est destiné à représenter ce qui a effectivement été construit après l’achèvement des travaux.
Même lorsqu’un plan porte la mention de récolement, une vérification sur site reste nécessaire. Des modifications peuvent avoir été réalisées ultérieurement ou ne pas avoir été reportées.
Peut-on utiliser directement les anciens plans pour établir les nouveaux travaux ?
Non, sauf après vérification.
Les dimensions, les niveaux, les épaisseurs de murs, les ouvertures et la position des équipements doivent être contrôlés sur place.
Une divergence peut notamment provenir des situations suivantes :
- Une modification décidée en cours de chantier.
- Une erreur de relevé.
- Une transformation ultérieure.
- Une extension non reportée.
- Une confusion entre plusieurs versions.
- Un plan établi uniquement pour la commercialisation du bien.
- Une représentation schématique des réseaux.
Pour un projet important, un relevé actualisé de l’existant doit être établi avant la conception définitive.

Quels permis et déclarations antérieurs faut-il rechercher ?
Le maître d’ouvrage doit rechercher les autorisations relatives à la construction initiale et aux transformations importantes.
Selon l’historique du bien, il peut s’agir des pièces suivantes :
- Le permis de construire initial.
- Un permis modificatif.
- Une déclaration préalable.
- Un permis de démolir.
- Un permis d’aménager.
- Une autorisation de changement de destination.
- Une autorisation concernant une extension.
- Une autorisation de surélévation.
- Une autorisation de modification de façade.
- Une autorisation concernant des menuiseries extérieures.
- Une autorisation relative à une piscine, une véranda ou une dépendance.
- Une autorisation concernant un établissement recevant du public.
- Une déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux.
- Un certificat de non-opposition lorsqu’il a été délivré.
- Une décision de refus ou une prescription particulière.
Quels éléments du dossier d’urbanisme faut-il obtenir ?
Il est recommandé de réunir les pièces suivantes :
- Le formulaire de demande.
- Les plans déposés.
- Les notices.
- Les pièces modificatives.
- La décision de l’administration.
- Les prescriptions imposées.
- Les éventuels avis de l’architecte des Bâtiments de France.
- La déclaration d’ouverture de chantier, lorsqu’elle existe.
- La déclaration attestant l’achèvement et la conformité.
- Les échanges intervenus avec l’administration.
Le dossier peut être recherché auprès du propriétaire précédent, du notaire, de l’architecte ou du service d’urbanisme compétent.
Les documents administratifs détenus par une administration sont soumis au droit d’accès prévu par le Code des relations entre le public et l’administration, sous réserve des informations protégées et des occultations nécessaires.
Une ancienne autorisation prouve-t-elle que les travaux sont conformes ?
Non.
L’autorisation prouve que l’administration a autorisé un projet déterminé. Elle ne prouve pas automatiquement les éléments suivants :
- Que les travaux ont été réalisés.
- Qu’ils ont été exécutés conformément aux plans.
- Que les règles techniques ont été respectées.
- Que les ouvrages ne présentent aucun désordre.
- Qu’aucune modification ultérieure n’est intervenue.
Il faut comparer les plans autorisés avec l’état actuel et rechercher les documents d’achèvement, de réception et d’exécution.
Que faire si une transformation visible ne figure dans aucun dossier ?
Cette absence doit être signalée avant de poursuivre la conception.
Il faut rechercher les éléments suivants :
- La date approximative des travaux.
- Leur auteur.
- Les factures.
- Les anciens plans.
- Les photographies.
- Les décisions de copropriété.
- Les déclarations fiscales.
- Les archives du service d’urbanisme.
- Les conséquences éventuelles sur le futur projet.
L’absence de document ne permet pas, à elle seule, de conclure que les travaux étaient irréguliers. Elle impose une vérification plus approfondie.
Pourquoi faut-il consulter le règlement de copropriété ?
Dans un immeuble soumis au statut de la copropriété, le règlement de copropriété et l’état descriptif de division permettent notamment d’identifier :
- Les lots appartenant au maître d’ouvrage.
- Les parties privatives.
- Les parties communes.
- Les parties communes spéciales.
- Les droits de jouissance privative.
- La destination de l’immeuble.
- Les conditions d’usage des locaux.
- Les restrictions applicables aux travaux.
- Les modalités d’accès aux équipements communs.
- Les règles particulières concernant les façades, les fenêtres, les balcons ou les terrasses.
- La répartition de certaines charges.
Le règlement doit être consulté dans sa version complète, avec ses modificatifs publiés.
Le syndic doit mettre à la disposition des copropriétaires, dans l’espace sécurisé prévu à cet effet, le règlement de copropriété, l’état descriptif de division et les actes modificatifs publiés.
Le règlement de copropriété suffit-il à qualifier un ouvrage ?
Pas toujours.
Un règlement ancien peut utiliser des désignations imprécises ou ne pas tenir compte de transformations postérieures.
En cas d’incertitude sur un mur, une dalle, une gaine, une terrasse, une canalisation ou une fenêtre, il faut rapprocher les documents suivants :
- Le règlement de copropriété.
- L’état descriptif de division.
- Les plans annexés.
- Les actes modificatifs.
- Les décisions d’assemblée générale.
- La loi du 10 juillet 1965.
- L’organisation technique réelle de l’immeuble.
Une analyse juridique peut être nécessaire lorsque la qualification conditionne le droit de réaliser les travaux ou leur financement.
Pourquoi faut-il lire les procès-verbaux d’assemblée générale ?
Les procès-verbaux d’assemblée générale peuvent révéler des informations qui ne figurent pas dans le règlement de copropriété.
Il convient notamment de rechercher les éléments suivants :
- Les travaux votés sur les parties communes.
- Les travaux refusés ou reportés.
- Les autorisations accordées à d’autres copropriétaires.
- Les sinistres affectant l’immeuble.
- Les infiltrations par la toiture ou la façade.
- Les fissures.
- Les problèmes de réseaux.
- Les expertises en cours.
- Les procédures judiciaires.
- Les travaux de rénovation énergétique envisagés.
- Les modifications du chauffage ou de la ventilation collective.
- Les ravalements.
- Les réfections de toiture.
- Les diagnostics des parties communes.
- Les travaux susceptibles d’affecter le calendrier du projet privé.
Le syndic doit mettre à la disposition des copropriétaires les procès-verbaux des trois dernières assemblées générales annuelles ayant examiné les comptes, ainsi que les devis de travaux approuvés lors de ces assemblées.
Faut-il se limiter aux trois derniers procès-verbaux ?
Non.
Trois années constituent un minimum facilement accessible, mais l’historique utile peut être plus ancien.
Pour un désordre récurrent, une autorisation ancienne ou une transformation structurelle, il peut être nécessaire de rechercher les procès-verbaux sur une période beaucoup plus longue.
Quels diagnostics immobiliers faut-il réunir ?
Le dossier de diagnostic technique remis lors d’une vente peut notamment comprendre, selon le type de bien, sa date, sa localisation et ses équipements :
- Le constat de risque d’exposition au plomb.
- L’état relatif à l’amiante.
- L’état relatif aux termites.
- L’état de l’installation intérieure de gaz.
- L’état des risques.
- Le diagnostic de performance énergétique.
- L’audit énergétique lorsqu’il est applicable.
- L’état de l’installation intérieure d’électricité.
- Le contrôle de l’assainissement non collectif.
- L’information relative au risque de mérule.
- L’information relative au bruit des aérodromes.
- Certains arrêtés concernant la sécurité ou la salubrité de l’immeuble.

Un diagnostic établi pour la vente suffit-il avant les travaux ?
Non.
Le dossier de diagnostic technique répond principalement aux obligations d’information liées à la vente ou à la location. Son périmètre ne correspond pas nécessairement aux zones qui seront percées, déposées, démolies ou transformées.
Il faut vérifier les points suivants :
- La date du diagnostic.
- Son objet.
- Les locaux visités.
- Les zones exclues.
- Les matériaux examinés.
- Les réserves du diagnostiqueur.
- Les durées de validité applicables.
- Les travaux réalisés depuis le diagnostic.
Quand faut-il prévoir un repérage amiante avant travaux ?
Lorsqu’une opération comporte un risque d’exposition des travailleurs à l’amiante, le donneur d’ordre, le maître d’ouvrage ou le propriétaire doit faire réaliser une recherche préalable adaptée à la nature, au périmètre et au niveau de risque des travaux.
Le repérage doit être construit à partir du programme détaillé des travaux et de leur localisation précise. L’arrêté du 16 juillet 2019 prévoit notamment la communication des plans à jour disponibles et impose que le périmètre du repérage corresponde aux matériaux susceptibles d’être affectés directement ou indirectement par l’opération.
Un ancien état amiante ou un diagnostic établi pour la vente ne doit donc pas être utilisé sans vérifier qu’il couvre exactement les zones et les matériaux concernés.
Quelles études techniques faut-il rechercher ?
Les études existantes peuvent permettre de mieux comprendre le bâtiment et d’éviter des hypothèses erronées.
Il peut notamment s’agir des documents suivants :
- Une étude géotechnique.
- Une étude de fondations.
- Une étude structurelle.
- Des notes de calcul.
- Une étude de charpente.
- Un diagnostic de fissures.
- Un diagnostic d’humidité.
- Une étude d’étanchéité.
- Un audit énergétique.
- Une étude thermique.
- Une étude acoustique.
- Une étude de ventilation.
- Un diagnostic des réseaux.
- Une étude d’assainissement.
- Une étude de sol pollué.
- Un rapport de recherche de fuite.
- Un diagnostic parasitaire.
- Un repérage amiante ou plomb.
- Une étude concernant une installation photovoltaïque.
- Un rapport de contrôle technique.
Comment vérifier la portée d’une ancienne étude ?
Pour chaque étude, il faut identifier les éléments suivants :
- Le donneur d’ordre.
- L’auteur.
- La date.
- La mission confiée.
- Les documents examinés.
- Les zones visitées.
- Les sondages réalisés.
- Les hypothèses retenues.
- Les limites déclarées.
- Les conclusions.
- Les travaux recommandés.
- Les travaux effectivement réalisés après l’étude.
Une étude de sol réalisée pour une construction voisine, une première extension ou une mission limitée ne doit pas être réutilisée automatiquement pour un nouveau projet.
De même, une note de calcul n’est exploitable que si l’ouvrage, les charges, les matériaux et les conditions d’appui correspondent encore au projet envisagé.
Pourquoi conserver les factures des travaux antérieurs ?
Les factures peuvent permettre de déterminer les éléments suivants :
- La date des travaux.
- L’identité de l’entreprise.
- Son numéro d’identification.
- La nature des prestations.
- Les matériaux utilisés.
- Les quantités facturées.
- Les références des équipements.
- Le prix.
- La date de paiement.
- L’existence éventuelle d’un contrat d’entretien.
- La période durant laquelle une garantie peut encore être mobilisée.
Elles doivent être rapprochées des pièces suivantes :
- Les devis.
- Les avenants.
- Les plans.
- Les procès-verbaux de réception.
- Les attestations d’assurance.
- Les photographies du chantier.
- Les preuves de paiement.
Une facture prouve-t-elle que les travaux ont été correctement exécutés ?
Non.
Une facture établit principalement qu’une prestation a été facturée. Elle ne démontre pas, à elle seule, les points suivants :
- Que toutes les prestations prévues ont été réalisées.
- Que les matériaux facturés ont été mis en oeuvre.
- Que les règles techniques ont été respectées.
- Que les travaux ont été réceptionnés sans réserve.
- Que l’entreprise était assurée pour l’activité concernée.
Il faut donc comparer les documents avec l’état du bâtiment.
Que faire si les factures sont absentes ?
Il faut rechercher d’autres éléments :
- Les relevés bancaires.
- Les courriels.
- Les devis.
- Les contrats.
- Les photographies.
- Les attestations d’assurance.
- Les autorisations.
- Les déclarations de sinistre.
- Les témoignages.
- Les documents du syndic.
- Les dossiers du précédent propriétaire.
L’absence de facture rend la traçabilité plus difficile, mais elle ne permet pas de conclure automatiquement qu’aucun travail n’a été réalisé.
Comment analyser les rapports d’expertise antérieurs ?
Il peut s’agir des documents suivants :
- Un rapport d’expertise amiable.
- Un rapport d’expertise contradictoire.
- Un rapport d’expert d’assurance.
- Un rapport d’expert d’assuré.
- Un rapport d’expertise judiciaire.
- Un rapport de bureau d’études.
- Un constat de commissaire de justice.
- Un rapport de recherche de fuite.
- Un diagnostic de pathologie.
Pour chaque rapport, il faut vérifier les points suivants :
- Qui a commandé la mission.
- Quel était son objet.
- Quelles parties ont été convoquées.
- Quels ouvrages ont été examinés.
- Quels documents ont été étudiés.
- Quelles investigations ont été réalisées.
- Quelles zones n’ont pas été accessibles.
- Quelles causes ont été retenues.
- Quelles réserves ont été formulées.
- Si des travaux ont été effectués ensuite.
Un ancien rapport peut-il être repris sans nouvelle vérification ?
Non.
Un rapport décrit une situation à une date donnée et dans les limites de la mission confiée.
Depuis sa rédaction, plusieurs évolutions sont possibles :
- Le désordre peut avoir évolué.
- Des réparations peuvent avoir été réalisées.
- De nouvelles infiltrations peuvent être apparues.
- L’usage du bâtiment peut avoir changé.
- Les ouvrages peuvent avoir été modifiés.
- Certaines hypothèses peuvent avoir été infirmées.
L’ancien rapport constitue une pièce d’historique. Il ne dispense pas d’une actualisation lorsque le projet ou l’état du bâtiment a changé.

Pourquoi rechercher les déclarations de sinistre ?
Les déclarations de sinistre permettent de reconstituer l’historique des dommages et des réparations.
Il convient notamment de rechercher les dossiers concernant :
- Les dégâts des eaux.
- Les infiltrations.
- Les incendies.
- Les tempêtes.
- La grêle.
- Les mouvements de terrain.
- La sécheresse.
- Les inondations.
- Les catastrophes naturelles.
- Les dommages électriques.
- Les désordres relevant d’une assurance dommages-ouvrage.
- Les recours engagés contre des entreprises.
Le dossier peut comprendre les pièces suivantes :
- La déclaration initiale.
- Les photographies.
- Le numéro de sinistre.
- Les courriers de l’assureur.
- Les rapports d’expertise.
- Les propositions d’indemnisation.
- Les refus de garantie.
- Les devis de réparation.
- Les factures.
- Les justificatifs de paiement.
- Les accords transactionnels.
- Les courriers de clôture du dossier.
Pourquoi faut-il vérifier les réparations après un sinistre ?
L’indemnisation ne prouve pas que les travaux ont été exécutés.
Il faut vérifier les points suivants :
- Si la cause a été traitée.
- Si les dommages consécutifs ont été réparés.
- Si les supports ont été suffisamment séchés.
- Si les travaux correspondent au chiffrage retenu.
- Si des réserves subsistent.
- Si le dossier est réellement clôturé.
- Si un recours est toujours en cours.
Dans le cadre de l’état des risques, le propriétaire doit également mentionner les indemnisations reçues à la suite d’une catastrophe naturelle ou technologique lorsque les conditions réglementaires sont réunies.
Quels documents d’assurance faut-il réunir ?
Le dossier peut comprendre trois ensembles distincts.
Les assurances du propriétaire
- Contrat multirisque habitation.
- Assurance propriétaire non occupant.
- Assurance de l’immeuble.
- Assurance dommages-ouvrage.
- Assurance protection juridique.
- Assurance spécifique liée à un équipement.
- Attestations et conditions particulières.
- Avenants.
- Déclarations de sinistre.
Les assurances des anciens constructeurs
- Attestations d’assurance de responsabilité décennale.
- Attestations de responsabilité civile professionnelle.
- Assurance du maître d’oeuvre.
- Assurance de l’architecte.
- Assurance des bureaux d’études.
- Assurance de l’entreprise générale.
- Assurance du contrôleur technique.
Les documents liés aux nouveaux travaux
Avant l’ouverture du chantier, chaque professionnel dont la responsabilité décennale est susceptible d’être engagée doit justifier de son assurance. Les attestations relatives à l’assurance décennale obligatoire doivent être jointes aux devis et aux factures des professionnels assurés.
L’attestation doit notamment permettre de vérifier :
- L’identité de l’assuré.
- Le numéro du contrat.
- La période de validité.
- Les activités ou missions garanties.
- Les caractéristiques de l’opération lorsqu’elles doivent être déclarées.
- Les techniques couvertes.
- L’identité de l’assureur.
Pourquoi les assurances des anciens travaux sont-elles importantes ?
Lorsqu’un désordre est découvert pendant la préparation ou l’exécution de la rénovation, l’assurance d’un ancien intervenant peut encore être concernée selon les éléments suivants :
- La date de réception.
- La nature des travaux.
- La gravité du désordre.
- L’activité déclarée.
- La date d’ouverture du chantier.
- Les garanties souscrites.
- L’origine réelle du dommage.
Les anciens ouvrages ne doivent pas être déposés ou modifiés sans conserver des preuves lorsqu’une responsabilité ou une garantie pourrait être recherchée.
Quelles notices des équipements faut-il conserver ?
Les notices doivent être recherchées pour les équipements qui seront :
- Conservés.
- Déplacés.
- Raccordés à une installation neuve.
- Intégrés à un système rénové.
- Déposés puis reposés.
- Remplacés.
Il peut notamment s’agir des équipements suivants :
- La chaudière.
- La pompe à chaleur.
- Le ballon d’eau chaude.
- La ventilation.
- Les radiateurs.
- Les équipements de régulation.
- Les panneaux photovoltaïques.
- L’onduleur.
- Le portail motorisé.
- L’alarme.
- L’adoucisseur.
- La station de relevage.
- L’assainissement non collectif.
- Les appareils sanitaires.
- Les stores et volets motorisés.
- Les équipements domotiques.
Pour chaque équipement, il est recommandé de réunir les informations suivantes :
- La marque.
- Le modèle.
- Le numéro de série.
- La date d’installation.
- La facture.
- La notice de pose.
- La notice d’utilisation.
- La notice d’entretien.
- Le procès-verbal de mise en service.
- Les rapports d’entretien.
- La garantie commerciale.
- Les coordonnées de l’installateur.
Qu’est-ce que le carnet d’information du logement ?
Le carnet d’information du logement, ou CIL, vise à centraliser les informations utiles sur les caractéristiques du logement et sur les travaux ayant une incidence sur sa performance énergétique.
Pour les logements concernés, il peut contenir :
- Les plans de surface et les coupes.
- Les plans ou schémas des réseaux.
- Les caractéristiques des matériaux isolants.
- Les notices des équipements de chauffage, de refroidissement, de ventilation et de production d’eau chaude.
- Le diagnostic de performance énergétique.
- L’audit énergétique.
- Les attestations de performance.
- Les dates et les descriptions des travaux réalisés.
Le propriétaire doit mettre à jour le carnet lorsque des interventions nouvelles sont réalisées et les professionnels doivent lui transmettre les documents nécessaires dans les situations prévues par les textes.
Même lorsqu’un logement n’entre pas dans le champ obligatoire du carnet d’information du logement, la création volontaire d’un dossier technique organisé constitue une bonne pratique.
Comment rechercher les réseaux enterrés ou encastrés ?
Les réseaux peuvent concerner :
- L’eau potable.
- Les eaux usées.
- Les eaux pluviales.
- Le gaz.
- L’électricité.
- Les télécommunications.
- Le chauffage.
- La ventilation.
- Le drainage.
- L’arrosage.
- Les réseaux d’une piscine.
- Les canalisations communes d’une copropriété.
- Les branchements reliant plusieurs bâtiments.
Il faut rechercher les éléments suivants :
- Les plans de construction.
- Les plans de récolement.
- Les photographies prises avant rebouchage.
- Les factures des entreprises.
- Les documents des concessionnaires.
- Les dossiers du syndic.
- Les regards et affleurants visibles.
- Les compteurs.
- Les vannes.
- Les collecteurs.
- Les anciennes tranchées visibles.
- Les repérages réalisés lors de précédents travaux.
Les plans de réseaux suffisent-ils avant de creuser ou de percer ?
Non.
Un plan peut être incomplet, approximatif ou antérieur à une modification.
Selon le risque, il peut être nécessaire de prévoir :
- Une détection électromagnétique.
- Un géoradar.
- Une inspection par caméra dans les canalisations.
- Un traçage.
- Des sondages manuels.
- Des ouvertures localisées.
- Une consignation des réseaux.
- Une coupure préalable.
Quelles démarches faut-il effectuer à proximité de réseaux ?
Le responsable d’un projet de travaux doit vérifier, au stade de la conception, l’existence de réseaux en service dans ou à proximité de l’emprise des travaux en consultant le guichet unique. Il adresse ensuite une déclaration de projet de travaux aux exploitants concernés, sauf dans les cas d’exception prévus par les textes.
L’entreprise exécutant les travaux est ensuite chargée de la déclaration d’intention de commencement de travaux lorsqu’elle est requise. Le dispositif concerne les réseaux enterrés, aériens ou subaquatiques et vise à prévenir leur endommagement.
Les plans des réseaux publics ou exploités ne recensent pas nécessairement tous les branchements privés, les canalisations abandonnées ou les réseaux intérieurs au terrain. Une reconnaissance complémentaire peut donc rester nécessaire.

Pourquoi faut-il rechercher les servitudes ?
Une servitude est une charge supportée par un fonds immobilier au bénéfice d’un autre fonds. Elle peut résulter de la situation des lieux, de la loi ou d’une convention entre propriétaires.
Elle peut concerner :
- Un droit de passage.
- Une canalisation.
- Un égout.
- Une conduite d’eau.
- Un accès nécessaire à l’entretien.
- Une interdiction de construire.
- Une limitation de hauteur.
- Une vue.
- Un écoulement naturel des eaux.
- Une cour commune.
- Un ouvrage mitoyen.
- Une servitude d’utilité publique.
- Un réseau électrique ou de télécommunication.
Certaines servitudes sont visibles. D’autres ne présentent aucun signe extérieur, comme une interdiction de bâtir ou une limitation de hauteur. Le Code civil distingue expressément les servitudes apparentes et les servitudes non apparentes.
Où rechercher les servitudes ?
Il faut notamment consulter :
- Le titre de propriété.
- Les actes antérieurs.
- Les documents publiés au service de la publicité foncière.
- Le règlement de copropriété.
- Les conventions conclues entre voisins.
- Les plans de bornage.
- Les documents d’urbanisme.
- Les annexes du plan local d’urbanisme.
- Les dossiers des exploitants de réseaux.
- Les décisions judiciaires éventuelles.
L’étendue d’une servitude conventionnelle se détermine en premier lieu par le titre qui l’a créée.
Quelle incidence une servitude peut-elle avoir sur le projet ?
Une servitude peut produire les effets suivants :
- Empêcher une extension à l’emplacement envisagé.
- Imposer le maintien d’un passage.
- Interdire l’obstruction d’un accès.
- Limiter la hauteur d’un ouvrage.
- Imposer l’accès à un réseau.
- Empêcher le déplacement d’une canalisation sans accord.
- Imposer des précautions particulières pendant les travaux.
- Affecter l’implantation d’une clôture, d’un mur ou d’une terrasse.
Aucun projet ne doit être arrêté sur une zone grevée d’une servitude sans en avoir vérifié l’assiette, l’étendue et les conditions d’exercice.
Comment organiser le dossier documentaire ?
Il est recommandé de créer un classement numérique et, si nécessaire, un dossier papier.
Dossier 1 : propriété et situation juridique
- Titre de propriété.
- Relevés de publicité foncière.
- Plans cadastraux.
- Bornage.
- Servitudes.
- Conventions conclues avec les voisins.
Dossier 2 : urbanisme
- Permis.
- Déclarations préalables.
- Plans déposés.
- Décisions.
- Prescriptions.
- Documents d’achèvement.
Dossier 3 : copropriété
- Règlement de copropriété.
- État descriptif de division.
- Modificatifs.
- Procès-verbaux d’assemblée générale.
- Carnet d’entretien.
- Diagnostics des parties communes.
- Contrats d’assurance de l’immeuble.
Dossier 4 : plans et études
- Plans de l’existant.
- Plans de structure.
- Plans de réseaux.
- Études géotechniques.
- Audits.
- Notes de calcul.
- Diagnostics.
Dossier 5 : travaux antérieurs
- Devis.
- Marchés.
- Avenants.
- Factures.
- Photographies.
- Procès-verbaux de réception.
- Attestations d’assurance.
Dossier 6 : sinistres et expertises
- Déclarations.
- Rapports.
- Courriers d’assurance.
- Indemnisations.
- Devis et factures de réparation.
- Accords transactionnels.
Dossier 7 : équipements et entretien
- Notices.
- Mises en service.
- Contrats d’entretien.
- Garanties.
- Relevés de maintenance.
- Carnet d’information du logement.
Comment établir un registre des documents ?
Un tableau de suivi permet d’identifier les lacunes et de suivre les vérifications restant à réaliser.
| Document | Date | Auteur ou émetteur | Périmètre | Version | Fiabilité apparente | Vérification nécessaire |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Acte de propriété | À renseigner | Notaire | Bien et parcelles | Copie publiée | Élevée pour la situation juridique décrite | Vérifier les annexes et les modifications |
| Plan du bâtiment | À renseigner | Architecte ou propriétaire | Ensemble ou partie | Projet, exécution ou récolement | Variable | Relevé sur place |
| Permis de construire | À renseigner | Administration | Projet autorisé | Initial ou modificatif | Élevée pour le projet autorisé | Comparaison avec l’existant |
| Diagnostic | À renseigner | Diagnostiqueur | Zones visitées | Rapport daté | Limitée à la mission | Vérifier la validité et le périmètre |
| Facture de travaux | À renseigner | Entreprise | Prestations facturées | Originale ou copie | Variable | Comparer avec le devis et l’ouvrage |
| Rapport d’expertise | À renseigner | Expert | Mission déterminée | Définitif ou provisoire | Limitée au périmètre | Vérifier l’évolution du désordre |
| Plan de réseau | À renseigner | Entreprise ou exploitant | Réseau indiqué | Projet ou récolement | Variable | Détection ou sondage si nécessaire |
Quels documents transmettre aux professionnels ?
Tous les documents ne doivent pas nécessairement être remis intégralement à toutes les entreprises. La transmission doit être adaptée à la mission.
À l’architecte ou au maître d’oeuvre
Il peut être nécessaire de transmettre :
- Le titre de propriété.
- Les plans.
- Les autorisations antérieures.
- Le règlement de copropriété.
- Les servitudes.
- Les diagnostics.
- Les études.
- Les sinistres.
- Le programme des travaux.
Au bureau d’études structure
Il faut notamment transmettre :
- Les plans de structure.
- Les notes de calcul.
- L’étude de sol.
- Les transformations antérieures.
- Les fissures connues.
- Les rapports d’expertise.
- Les charges et l’usage futurs.
Aux entreprises
Elles doivent recevoir les documents utiles à leurs prestations :
- Les plans contractuels.
- Les descriptifs.
- Les diagnostics avant travaux.
- Le repérage amiante.
- Les plans de réseaux.
- Les contraintes d’accès.
- Les prescriptions de copropriété.
- Les études techniques.
- Les consignes de sécurité.
À l’expert chargé d’un diagnostic
Il faut lui remettre les documents susceptibles d’éclairer l’historique, sans orienter artificiellement ses conclusions :
- La chronologie.
- Les photographies.
- Les anciens rapports.
- Les factures.
- Les déclarations de sinistre.
- Les plans.
- Les relevés de mesures.
- Les travaux déjà réalisés.
Comment traiter un document manquant ou incertain ?
Un document manquant ne doit pas être remplacé par une affirmation non vérifiée.
Il faut inscrire explicitement des mentions telles que les suivantes :
- Document non retrouvé.
- Date non vérifiée.
- Plan non conforme à l’état visible.
- Origine du réseau non déterminée.
- Autorisation non communiquée.
- Réparation déclarée mais facture absente.
- Périmètre du diagnostic insuffisant.
Lorsque l’information conditionne la sécurité ou la faisabilité du projet, il faut prévoir une mesure compensatoire :
- Un relevé.
- Un sondage.
- Une étude.
- Une recherche d’archives.
- Une consultation du notaire.
- Une consultation du syndic.
- Une demande adressée à l’administration.
- Une détection de réseau.
- Une expertise juridique.
Quelles sont les principales erreurs à éviter ?
Les erreurs fréquentes consistent à :
- Concevoir le projet uniquement à partir des plans de vente.
- Considérer le cadastre comme un plan de bornage.
- Ne pas rechercher les permis modificatifs.
- Supposer qu’une extension visible a été régulièrement autorisée.
- Utiliser un diagnostic de vente comme diagnostic avant travaux.
- Reprendre une ancienne étude hors de son périmètre.
- Ne pas consulter les modificatifs du règlement de copropriété.
- Se limiter au dernier procès-verbal d’assemblée générale.
- Jeter les factures et les attestations d’assurance anciennes.
- Considérer qu’une indemnisation prouve la réalisation des réparations.
- Ne pas rechercher les déclarations de sinistre du précédent propriétaire.
- Percer ou terrasser à partir d’un plan approximatif.
- Ignorer une servitude non matérialisée sur le terrain.
- Transmettre aux entreprises des documents contradictoires.
- Ne pas identifier la version la plus récente des plans.
- Présenter comme certain un renseignement non vérifié.
Recommandations de Check my House
Recommandation 1 : commencer par un inventaire
Le maître d’ouvrage doit établir une liste de tous les documents possédés, manquants ou à actualiser.
Recommandation 2 : dater et identifier chaque document
Tout document doit être nommé de manière compréhensible, par exemple : plan du rez-de-chaussée, état existant, architecte X, indice B, 14 mars 2024.
Recommandation 3 : conserver les versions anciennes
Une nouvelle version ne doit pas entraîner la suppression des précédentes. L’historique permet de comprendre les modifications.
Recommandation 4 : comparer les documents avec le bâtiment
Les principales dimensions, les ouvertures, les équipements, les réseaux visibles et les transformations doivent être vérifiés sur place.
Recommandation 5 : isoler les informations non vérifiées
Une hypothèse ne doit jamais être présentée comme une donnée certaine dans les plans, les devis ou les marchés.
Recommandation 6 : conserver les preuves avant toute démolition
Avant de déposer un ouvrage désordonné ou susceptible d’être couvert par une garantie, il faut conserver :
- Les photographies.
- Les mesures.
- Les plans.
- Les échantillons utiles.
- Les factures.
- Les rapports.
- Les attestations d’assurance.
- Un constat contradictoire lorsque cela est nécessaire.
Recommandation 7 : constituer le dossier du bâtiment après les travaux
À la fin de la rénovation, le maître d’ouvrage doit réunir :
- Les plans de récolement.
- Les devis et les avenants.
- Les factures.
- Les attestations d’assurance.
- Les procès-verbaux de réception.
- Les réserves et les justificatifs de levée.
- Les notices.
- Les mises en service.
- Les résultats d’essais.
- Les références des matériaux.
- Les photographies des réseaux prises avant rebouchage.
- Les documents nécessaires au carnet d’information du logement.
À retenir
Réunir les documents du bâtiment permet de comprendre ce qui existe avant de décider ce qui doit être transformé.
Le dossier doit notamment contenir :
- Le titre de propriété.
- Les plans disponibles.
- Les permis et les déclarations antérieurs.
- Le règlement de copropriété.
- Les procès-verbaux d’assemblée générale.
- Les diagnostics immobiliers.
- Les études techniques.
- Les factures de travaux.
- Les rapports d’expertise.
- Les dossiers de sinistre.
- Les attestations d’assurance.
- Les notices des équipements.
- Les plans de réseaux.
- Les servitudes.
Chaque document doit être vérifié selon sa date, son auteur, son objet, son périmètre et sa concordance avec l’état actuel.
Un dossier incomplet n’interdit pas nécessairement le projet. Il impose cependant d’identifier les incertitudes et de prévoir les relevés, les diagnostics, les recherches ou les investigations permettant de les réduire avant l’engagement des travaux.
Sources principales
- Service Public, Direction de l’information légale et administrative, comment obtenir des renseignements immobiliers, vérifié le 2 juillet 2025.
- Service Public, Direction de l’information légale et administrative, formulaire 3236-SD, copie de documents enregistrés après le 1er janvier 1956, vérifié le 10 juin 2025.
- Direction générale des finances publiques, cadastre.gouv.fr, la valeur juridique du plan cadastral, consulté le 29 juillet 2026.
- Légifrance, Code des relations entre le public et l’administration, articles L. 311-1 et suivants, version en vigueur en juillet 2026.
- Service Public, Direction de l’information légale et administrative, syndic de copropriété, documents accessibles aux copropriétaires, consulté le 29 juillet 2026.
- Légifrance, Code de la construction et de l’habitation, articles L. 271-4 à L. 271-6, dossier de diagnostic technique, version en vigueur le 29 juillet 2026.
- Légifrance, Code du travail, article R. 4412-97, repérage de l’amiante préalable aux opérations, version en vigueur en juillet 2026.
- Légifrance, arrêté du 16 juillet 2019 relatif au repérage de l’amiante avant certaines opérations réalisées dans les immeubles bâtis, version en vigueur en juillet 2026.
- Légifrance, Code des assurances, articles L. 241-1 et L. 243-2, assurances obligatoires des travaux de construction, version en vigueur en juillet 2026.
- Légifrance, Code de l’environnement, articles R. 554-20 à R. 554-23, travaux à proximité des réseaux, version en vigueur en juillet 2026.
- Service Public Entreprendre, déclaration de travaux à proximité de réseaux, DT et DICT, vérifié le 9 avril 2025.
- Légifrance, Code civil, articles 637 à 710, servitudes ou services fonciers, version en vigueur en juillet 2026.
- Service Public, Direction de l’information légale et administrative, carnet d’information du logement, vérifié le 26 mai 2026.
- Géorisques, ministère chargé de la Transition écologique, information des acquéreurs et des locataires, remplir son état des risques, consulté le 29 juillet 2026.
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