Le choix du constructeur CCMI ne doit pas reposer uniquement sur le prix, l’apparence d’une maison témoin ou la qualité du discours commercial.
Avant de signer, le maître d’ouvrage doit vérifier l’identité juridique de l’entreprise, son existence réelle, ses assurances, sa garantie de livraison, la précision de son contrat et la cohérence de son offre avec les caractéristiques du terrain.
L’ANIL recommande de consulter plusieurs constructeurs, de leur faire visiter le terrain et de comparer les prix, les prestations, les délais, les garanties et les performances annoncées. Elle conseille également de demander un modèle de contrat et de notice descriptive avant tout engagement.
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Cette FAQ regroupe 52 questions-réponses réparties en 7 thématiques pour vous aider à choisir et vérifier un constructeur avant de signer un contrat de construction de maison individuelle.
Principes de choix et comparaison des offres
- Comment choisir un constructeur de maison individuelle ?
- Combien de constructeurs faut-il consulter ?
- Quels documents demander avant de signer un CCMI ?
Vérifier l’existence et l’identité juridique du constructeur
- Comment vérifier l’existence juridique du constructeur ?
- Faut-il vérifier la marque commerciale ou la société signataire ?
- Comment vérifier le numéro SIREN du constructeur ?
- Le code APE permet-il de vérifier que l’entreprise est compétente ?
- L’ancienneté de l’entreprise garantit-elle sa fiabilité ?
- Comment vérifier si le constructeur fait l’objet d’une procédure collective ?
- L’absence de procédure collective signifie-t-elle que l’entreprise est financièrement solide ?
- Peut-on consulter les comptes annuels du constructeur ?
- Que signifie l’absence de comptes annuels accessibles ?
- Un capital social élevé constitue-t-il une garantie ?
Contrôler l’assurance de responsabilité décennale
- Comment vérifier l’assurance décennale du constructeur ?
- L’attestation décennale doit-elle être valable à la date de signature ?
- L’attestation décennale doit-elle couvrir exactement les travaux réalisés ?
- L’assurance responsabilité civile professionnelle remplace-t-elle la décennale ?
- Une attestation transmise par un courtier est-elle valable ?
- Peut-on contacter directement l’assureur décennal ?
Vérifier la garantie de livraison à prix et délais convenus
- Qu’est-ce que la garantie de livraison à prix et délais convenus ?
- Qui délivre la garantie de livraison ?
- Quand faut-il vérifier la garantie de livraison ?
- L’attestation de garantie doit-elle être nominative ?
- Que faut-il vérifier sur l’attestation de garantie de livraison ?
- Une garantie de remboursement remplace-t-elle la garantie de livraison ?
- Peut-on contacter directement le garant de livraison ?
- Une garantie délivrée à une autre société du même groupe suffit-elle ?
- Le constructeur peut-il commencer le chantier sans garantie de livraison ?
Réseaux, labels, avis et références
- Un constructeur membre d’un réseau ou d’une fédération est-il automatiquement fiable ?
- Une certification ou un label remplace-t-il les garanties obligatoires ?
- Le statut RGE est-il obligatoire pour construire une maison en CCMI ?
- Faut-il visiter des maisons déjà construites par le constructeur ?
- Peut-on demander les coordonnées d’anciens clients ?
- Les avis en ligne sont-ils suffisants pour choisir un constructeur ?
- Comment interpréter un grand nombre d’avis négatifs ?
Prix, terrain, contrat et sous-traitance
- Un prix très bas doit-il alerter ?
- Pourquoi faire visiter le terrain avant d’obtenir une offre définitive ?
- Le constructeur doit-il analyser l’étude de sol avant de fixer son prix ?
- Peut-on choisir un constructeur uniquement sur la qualité de ses plans ?
- Faut-il demander un exemplaire du CCMI avant de signer ?
- Faut-il faire analyser le CCMI avant sa signature ?
- Le constructeur doit-il communiquer la liste de ses sous-traitants ?
- Le recours à de nombreux sous-traitants est-il inquiétant ?
- Le maître d’ouvrage doit-il payer directement un sous-traitant ?
Signaux d’alerte et vérification finale
- Quels signes doivent alerter avant la signature ?
- Que faire si le constructeur refuse de fournir ses attestations ?
- Peut-on signer sous réserve de recevoir les garanties plus tard ?
- Un commercial peut-il engager juridiquement le constructeur ?
- Comment comparer objectivement deux constructeurs ?
- Peut-on se fier au montant estimé des travaux réservés ?
- Quel rôle peut jouer un expert avant la signature ?
- Une vérification avant signature garantit-elle l’absence de difficulté ?
Principes de choix et comparaison des offres

Comment choisir un constructeur de maison individuelle ?
Il est recommandé de comparer plusieurs constructeurs à partir d’un même projet et d’un périmètre de prestations équivalent.
La comparaison doit notamment porter sur :
- le prix global ;
- les travaux inclus ;
- les travaux laissés à la charge du maître d’ouvrage ;
- les adaptations au terrain ;
- les équipements ;
- les matériaux ;
- les performances énergétiques ;
- le délai d’exécution ;
- les garanties ;
- la qualité du contrat et de la notice descriptive.
Un prix ne peut pas être correctement comparé sans examiner précisément les prestations auxquelles il correspond. L’ANIL recommande notamment de présenter le terrain aux constructeurs consultés et d’obtenir un modèle de contrat et de notice avant de s’engager.
Combien de constructeurs faut-il consulter ?
Aucun nombre minimal n’est fixé par la loi.
En pratique, consulter plusieurs entreprises permet de comparer les prestations, de repérer les postes absents et d’identifier une éventuelle offre anormalement basse ou incomplète.
La comparaison ne doit pas être réalisée uniquement sur le montant final. Les constructeurs doivent idéalement étudier le même terrain et recevoir les mêmes informations sur le projet.
Quels documents demander avant de signer un CCMI ?
Il est recommandé de demander au minimum :
- l’identité juridique complète du constructeur ;
- son numéro SIREN ;
- un justificatif d’immatriculation au Registre national des entreprises ;
- un modèle de CCMI ;
- un modèle ou un projet de notice descriptive ;
- les plans disponibles ;
- l’attestation d’assurance de responsabilité décennale ;
- l’attestation de garantie de livraison ;
- les conditions générales ;
- le projet d’échéancier ;
- les éventuelles certifications annoncées ;
- les références des opérations présentées.
Le constructeur doit justifier d’une garantie de livraison à prix et délais convenus et être assuré au titre de sa responsabilité décennale.
Vérifier l’existence et l’identité juridique du constructeur
Comment vérifier l’existence juridique du constructeur ?
Il faut rechercher l’entreprise à partir de sa dénomination exacte ou de son numéro SIREN dans l’Annuaire des Entreprises ou dans le Registre national des entreprises géré par l’INPI.
Ces services permettent notamment de vérifier :
- la dénomination sociale ;
- le numéro SIREN et les établissements ;
- l’adresse du siège ;
- la forme juridique ;
- le capital social déclaré ;
- l’identité des dirigeants diffusée publiquement ;
- l’activité principale ;
- le statut de l’entreprise ;
- le justificatif d’immatriculation.
L’Annuaire des Entreprises est un service officiel de l’administration et DATA INPI diffuse les données issues du Registre national des entreprises.
Faut-il vérifier la marque commerciale ou la société signataire ?
Il faut vérifier en priorité la société qui signera effectivement le CCMI.
Une marque, une enseigne ou un nom de réseau ne correspond pas nécessairement à la personne morale qui sera juridiquement responsable du contrat.
Les éléments suivants doivent porter sur une identité cohérente :
- le CCMI ;
- l’attestation décennale ;
- la garantie de livraison ;
- les devis ;
- les factures ;
- le compte bancaire destinataire des paiements ;
- les documents commerciaux.
Le numéro SIREN permet d’identifier précisément la personne morale concernée dans les registres officiels.
Comment vérifier le numéro SIREN du constructeur ?
Le numéro SIREN mentionné sur le contrat doit être recherché dans l’Annuaire des Entreprises ou sur DATA INPI.
Il faut vérifier qu’il correspond exactement :
- au nom de l’entreprise ;
- à son adresse ;
- à son dirigeant ;
- à son activité ;
- à la société indiquée sur les attestations d’assurance et de garantie.
Une différence entre plusieurs numéros SIREN peut révéler que le commercial, la marque, la société de construction ou le bénéficiaire du paiement ne sont pas la même entité.
Le code APE permet-il de vérifier que l’entreprise est compétente ?
Le code APE constitue une information administrative sur l’activité principale déclarée. Il ne certifie ni la compétence technique, ni l’assurance effective, ni la qualité des travaux.
Il peut néanmoins révéler une incohérence manifeste lorsque l’activité déclarée paraît sans rapport avec la construction proposée.
La vérification essentielle reste celle du contrat, de la garantie de livraison et des activités précisément couvertes par l’assurance décennale.
L’ancienneté de l’entreprise garantit-elle sa fiabilité ?
Non. Une entreprise ancienne peut rencontrer des difficultés et une entreprise récente peut exécuter correctement ses contrats.
L’ancienneté constitue seulement un indicateur parmi d’autres. Elle doit être rapprochée :
- des dirigeants successifs ;
- des changements de dénomination ;
- des transferts de siège ;
- des comptes disponibles ;
- des procédures collectives ;
- des garanties obligatoires ;
- de la qualité des contrats proposés.
Les données historiques, les actes et les comptes annuels non confidentiels peuvent être consultés dans les bases officielles de l’INPI.
Comment vérifier si le constructeur fait l’objet d’une procédure collective ?
Il faut rechercher l’entreprise dans le BODACC et dans les informations diffusées par l’Annuaire des Entreprises.
Le BODACC publie notamment les annonces relatives :
- aux sauvegardes ;
- aux redressements judiciaires ;
- aux liquidations judiciaires ;
- aux plans de continuation ;
- à certaines cessions ;
- aux modifications importantes de l’entreprise.
Une recherche doit être effectuée avec la dénomination exacte et le numéro SIREN, car plusieurs sociétés peuvent utiliser des noms proches.
L’absence de procédure collective signifie-t-elle que l’entreprise est financièrement solide ?
Non. L’absence de publication d’une procédure collective signifie seulement qu’aucune procédure correspondante n’a été trouvée dans les sources consultées à la date de la vérification.
Elle ne permet pas de connaître avec certitude :
- la trésorerie disponible ;
- les retards de paiement ;
- les dettes envers les sous-traitants ;
- les pertes récentes ;
- les difficultés apparues après le dernier dépôt de comptes.
La vérification financière réduit le risque, mais ne peut pas garantir que le constructeur ne rencontrera jamais de difficulté.
Peut-on consulter les comptes annuels du constructeur ?
Oui, lorsqu’ils ont été déposés et ne sont pas couverts par une déclaration de confidentialité autorisée.
DATA INPI diffuse les actes et comptes annuels non confidentiels disponibles dans le Registre national des entreprises. Ils peuvent permettre d’examiner notamment l’évolution du chiffre d’affaires, du résultat, des capitaux propres et de l’endettement.
Que signifie l’absence de comptes annuels accessibles ?
Elle ne prouve pas automatiquement une irrégularité ou une difficulté financière.
Les comptes peuvent notamment :
- ne pas encore avoir été publiés ;
- bénéficier d’une confidentialité légale ;
- être indisponibles dans la base consultée ;
- ne pas être exigibles selon la forme ou la situation de l’entreprise.
L’absence de données doit toutefois conduire à renforcer les autres vérifications, notamment celles des garanties et de l’identité juridique.
Un capital social élevé constitue-t-il une garantie ?
Non. Le capital social est une information utile sur la structure de la société, mais il ne garantit ni sa trésorerie actuelle, ni sa rentabilité, ni sa capacité à terminer un chantier.
La protection principale du maître d’ouvrage en cas de défaillance du constructeur reste la garantie de livraison à prix et délais convenus.
Contrôler l’assurance de responsabilité décennale

Comment vérifier l’assurance décennale du constructeur ?
Il faut demander une attestation d’assurance de responsabilité décennale et vérifier au minimum :
- l’identité exacte de l’assuré ;
- son numéro SIREN ;
- le nom de l’assureur ;
- le numéro du contrat ;
- la période de validité ;
- les activités professionnelles garanties ;
- les techniques de construction couvertes ;
- la zone géographique ;
- la date d’ouverture de chantier couverte ;
- les éventuelles limites relatives au coût de l’opération.
Les attestations obligatoires doivent respecter un modèle comportant des mentions minimales fixées par le Code des assurances.
L’attestation décennale doit-elle être valable à la date de signature ?
La vérification déterminante porte sur la couverture applicable à l’ouverture du chantier.
L’attestation doit confirmer que les travaux dont l’ouverture intervient pendant sa période de validité sont couverts. Une attestation ancienne ou expirant avant l’ouverture prévisible du chantier ne doit donc pas être considérée comme suffisante sans confirmation actualisée.
L’attestation décennale doit-elle couvrir exactement les travaux réalisés ?
Oui. Il faut vérifier que les activités déclarées correspondent aux travaux réellement exécutés par l’entreprise.
L’attestation précise notamment :
- les activités ou missions couvertes ;
- les techniques utilisées ;
- la période d’ouverture des chantiers ;
- le périmètre géographique ;
- éventuellement le coût ou le montant de l’opération.
Une assurance couvrant uniquement une activité différente ne protège pas automatiquement les travaux réalisés hors de son périmètre déclaré.
L’assurance responsabilité civile professionnelle remplace-t-elle la décennale ?
Non. La responsabilité civile professionnelle et l’assurance de responsabilité décennale n’ont pas le même objet.
La décennale couvre, dans les conditions légales, certains dommages graves affectant la solidité de l’ouvrage ou son aptitude à remplir sa destination. Le constructeur soumis à cette responsabilité doit être assuré avant l’ouverture du chantier.
Une attestation transmise par un courtier est-elle valable ?
Elle peut être valable si elle est établie ou signée par l’assureur autorisé à pratiquer l’assurance concernée, ou par une personne dûment mandatée.
L’attestation doit respecter le modèle réglementaire et permettre d’identifier clairement l’assureur qui accorde réellement la garantie.
Peut-on contacter directement l’assureur décennal ?
Oui, cette vérification est recommandée en cas de doute.
Il est utile de demander à l’assureur de confirmer :
- l’authenticité de l’attestation ;
- l’identité de l’assuré ;
- la période de validité ;
- les activités garanties ;
- l’absence d’anomalie manifeste dans le document.
L’assureur peut toutefois limiter les informations communiquées en raison du secret contractuel. La demande doit reprendre le numéro de police figurant sur l’attestation.
Vérifier la garantie de livraison à prix et délais convenus
Qu’est-ce que la garantie de livraison à prix et délais convenus ?
La garantie de livraison protège le maître d’ouvrage, à compter de l’ouverture du chantier, contre les risques d’inexécution ou de mauvaise exécution des travaux prévus au CCMI, au prix et dans les délais convenus.
En cas de défaillance du constructeur, le garant peut notamment prendre en charge :
- les surcoûts nécessaires à l’achèvement ;
- certaines conséquences du retard ;
- l’organisation de la poursuite du chantier ;
- la levée des réserves relevant du contrat.
Cette garantie est obligatoire dans les CCMI avec ou sans fourniture de plan.
Qui délivre la garantie de livraison ?
La garantie est délivrée par un établissement de crédit, une société de financement ou une entreprise d’assurance habilitée à fournir cette caution.
Le garant est juridiquement distinct du constructeur. Son nom et ses coordonnées doivent être clairement identifiés dans l’attestation.
Quand faut-il vérifier la garantie de livraison ?
Elle doit être vérifiée avant que le projet ne puisse commencer et, idéalement, avant tout engagement définitif.
L’ANIL recommande de vérifier, avant la signature, que le constructeur atteste d’une garantie financière de livraison. L’attestation établie par le garant doit être annexée au CCMI dans les conditions prévues par les textes applicables.
L’attestation de garantie doit-elle être nominative ?
Le maître d’ouvrage doit obtenir une attestation correspondant à son opération et permettant d’identifier le contrat garanti.
L’ANIL recommande expressément d’exiger une attestation nominative de garantie de livraison. Une simple attestation générale indiquant que le constructeur travaille habituellement avec un garant ne permet pas de vérifier que le projet concerné est effectivement couvert.
Que faut-il vérifier sur l’attestation de garantie de livraison ?
Il faut notamment contrôler :
- le nom du maître d’ouvrage ;
- l’identité exacte du constructeur ;
- le numéro SIREN du constructeur ;
- l’adresse du terrain ;
- la référence du CCMI ;
- le prix de la construction ;
- l’identité et les coordonnées du garant ;
- la date d’établissement ;
- l’étendue de la garantie.
Les informations doivent correspondre au contrat et au projet réellement signés.
Une garantie de remboursement remplace-t-elle la garantie de livraison ?
Non. Ce sont deux garanties distinctes.
La garantie de remboursement peut couvrir certaines sommes versées avant l’ouverture du chantier. La garantie de livraison couvre l’exécution du contrat à compter de l’ouverture du chantier.
L’existence d’une garantie de remboursement ne permet pas de présumer que la garantie de livraison a été obtenue.
Peut-on contacter directement le garant de livraison ?
Oui. Cette démarche est recommandée avant l’ouverture du chantier lorsqu’un doute subsiste sur l’attestation.
Le maître d’ouvrage peut demander au garant de confirmer :
- qu’il a bien émis le document ;
- que le constructeur est bien garanti ;
- que l’opération identifiée est couverte ;
- que les références essentielles correspondent au contrat.
Une confirmation écrite doit être privilégiée.
Une garantie délivrée à une autre société du même groupe suffit-elle ?
Non. La garantie doit couvrir la société qui signe le CCMI.
Le fait qu’une société mère, une marque ou une autre filiale bénéficie d’une garantie ne prouve pas que la société contractante est elle-même couverte.
Il faut comparer le numéro SIREN figurant sur :
- le CCMI ;
- l’attestation du garant ;
- l’attestation décennale ;
- le justificatif d’immatriculation.
Le constructeur peut-il commencer le chantier sans garantie de livraison ?
Non. La garantie de livraison constitue une protection obligatoire du CCMI et couvre le maître d’ouvrage à compter de l’ouverture du chantier.
Le maître d’ouvrage ne doit pas accepter le démarrage des travaux sans avoir obtenu et vérifié la justification de cette garantie.
Réseaux, labels, avis et références

Un constructeur membre d’un réseau ou d’une fédération est-il automatiquement fiable ?
Non. Une adhésion professionnelle, une franchise ou l’appartenance à un réseau peut constituer une information complémentaire, mais elle ne remplace pas :
- l’immatriculation de la société ;
- l’assurance décennale ;
- la garantie de livraison ;
- l’examen du CCMI ;
- l’analyse de la notice descriptive ;
- la vérification de la situation de l’entreprise.
La responsabilité contractuelle repose sur la société signataire et non sur la seule réputation du réseau commercial.
Une certification ou un label remplace-t-il les garanties obligatoires ?
Non. Une certification peut porter sur une compétence, une organisation ou un domaine technique particulier.
Elle ne remplace jamais :
- la garantie de livraison ;
- l’assurance décennale ;
- le respect du CCMI ;
- la conformité des travaux ;
- les garanties légales après réception.
Il faut également vérifier la période de validité et le périmètre exact de toute certification annoncée.
Le statut RGE est-il obligatoire pour construire une maison en CCMI ?
Non, le statut RGE ne constitue pas une condition générale de validité du CCMI.
Il concerne principalement l’accès à certains dispositifs d’aide ou la qualification d’entreprises réalisant des travaux énergétiques déterminés. Il ne remplace ni la garantie de livraison ni l’assurance décennale.
Faut-il visiter des maisons déjà construites par le constructeur ?
Cette démarche est recommandée lorsqu’elle est possible.
Elle permet notamment d’observer :
- la qualité des finitions ;
- le vieillissement des façades ;
- les menuiseries ;
- les raccords ;
- les équipements ;
- la cohérence entre les prestations annoncées et réalisées.
Une maison témoin reste toutefois une présentation commerciale. Elle ne remplace pas l’étude de la notice descriptive du projet réellement proposé.
Peut-on demander les coordonnées d’anciens clients ?
Il est possible de demander des références, mais le constructeur ne peut pas transmettre librement les coordonnées personnelles de ses clients sans respecter les règles applicables à leurs données.
Il peut proposer des visites ou des contacts avec des clients ayant accepté d’être sollicités.
L’absence de transmission de coordonnées ne prouve donc pas, à elle seule, un manque de sérieux.
Les avis en ligne sont-ils suffisants pour choisir un constructeur ?
Non. Les avis peuvent apporter des informations sur l’expérience de certains clients, mais ils ne constituent pas une preuve juridique, financière ou technique.
Ils doivent être utilisés comme un signal secondaire et recoupés avec :
- les registres officiels ;
- les assurances ;
- la garantie de livraison ;
- les documents contractuels ;
- les références réelles ;
- les réponses apportées aux difficultés signalées.
Comment interpréter un grand nombre d’avis négatifs ?
Il faut rechercher les thèmes récurrents plutôt que se limiter à la note globale.
Les alertes les plus significatives concernent notamment :
- les retards répétés ;
- les appels de fonds anticipés ;
- les avenants imposés ;
- les refus de visite ;
- les défauts non corrigés ;
- les difficultés de communication ;
- les changements fréquents de société ;
- l’absence de réponse du service après-vente.
Ces éléments ne constituent pas, isolément, une preuve de manquement dans le futur contrat, mais ils justifient des vérifications approfondies.
Prix, terrain, contrat et sous-traitance
Un prix très bas doit-il alerter ?
Oui, lorsqu’il existe un écart important avec des offres comparables.
Un prix inférieur peut notamment résulter :
- de prestations exclues ;
- de travaux réservés sous-évalués ;
- d’une adaptation au sol insuffisamment étudiée ;
- de matériaux différents ;
- d’équipements moins performants ;
- de raccordements laissés à la charge du maître d’ouvrage ;
- d’une notice descriptive imprécise.
Le prix convenu doit être global et forfaitaire pour les travaux compris au CCMI. La comparaison doit donc être réalisée ligne par ligne à partir des notices descriptives.
Pourquoi faire visiter le terrain avant d’obtenir une offre définitive ?
Les caractéristiques du terrain peuvent modifier fortement le coût et la conception de la maison :
- pente ;
- accès ;
- portance du sol ;
- présence d’eau ;
- évacuation des terres ;
- réseaux ;
- soutènements ;
- fondations particulières ;
- raccordements ;
- règles d’urbanisme.
L’ANIL recommande de faire visiter le terrain à chaque constructeur avant de comparer les offres.
Le constructeur doit-il analyser l’étude de sol avant de fixer son prix ?
Le constructeur doit disposer des informations nécessaires pour définir les travaux d’adaptation au sol compris dans son offre.
Le maître d’ouvrage doit transmettre les études disponibles et demander que leurs prescriptions soient clairement intégrées aux plans, à la notice et au prix convenu.
Une offre établie sans analyse suffisante du terrain augmente le risque de désaccord ultérieur sur les fondations, le terrassement et les travaux supplémentaires.
Peut-on choisir un constructeur uniquement sur la qualité de ses plans ?
Non. La qualité architecturale du projet ne suffit pas.
Il faut également examiner :
- la précision de la notice ;
- la cohérence technique ;
- les assurances ;
- la garantie de livraison ;
- le délai ;
- les modalités de révision du prix ;
- les travaux réservés ;
- le fonctionnement du suivi de chantier ;
- les conditions de réception et de service après-vente.
Faut-il demander un exemplaire du CCMI avant de signer ?
Oui. Il est recommandé d’obtenir un projet complet suffisamment tôt pour pouvoir le relire et le comparer.
L’ANIL conseille de demander un modèle de contrat et de notice descriptive avant tout engagement.
Faut-il faire analyser le CCMI avant sa signature ?
Cette démarche est recommandée lorsque le projet est complexe ou que certaines clauses restent imprécises.
L’analyse doit notamment porter sur :
- le prix convenu ;
- les travaux réservés ;
- les conditions suspensives ;
- l’étude de sol ;
- le délai ;
- les causes de prolongation ;
- les pénalités ;
- les modalités de révision ;
- les appels de fonds ;
- la garantie de livraison ;
- les plans et la notice.
L’ADIL peut apporter une information juridique neutre. Un avocat peut intervenir lorsque des clauses spécifiques ou un montage particulier nécessitent une analyse personnalisée.
Le constructeur doit-il communiquer la liste de ses sous-traitants ?
Le constructeur peut légalement confier des travaux à des sous-traitants. Les contrats de sous-traitance doivent être établis par écrit avant le commencement des travaux concernés et une copie doit être adressée au garant de livraison.
Je ne trouve pas, dans les textes généraux du CCMI consultés, d’obligation imposant au constructeur de remettre systématiquement au maître d’ouvrage la liste complète de tous ses sous-traitants avant la signature.
Le recours à de nombreux sous-traitants est-il inquiétant ?
Non, pas en lui-même. La sous-traitance est fréquente dans la construction.
Le constructeur reste l’interlocuteur contractuel du maître d’ouvrage pour les travaux compris dans le CCMI. La vigilance doit plutôt porter sur :
- la coordination des entreprises ;
- la qualité du suivi ;
- la présence effective d’un conducteur de travaux ;
- la conformité des ouvrages ;
- le respect des appels de fonds ;
- les signes éventuels d’impayés ou d’arrêt de chantier.
Le maître d’ouvrage doit-il payer directement un sous-traitant ?
En principe, les sous-traitants du constructeur sont payés par celui-ci.
Une demande de paiement direct doit être examinée avec prudence. Le maître d’ouvrage ne doit pas verser une somme sans vérifier le contrat, l’identité du demandeur, le stade des travaux et les conséquences sur le prix convenu.
En cas de difficulté, il est recommandé de consulter rapidement le garant, l’ADIL ou un professionnel du droit.
Signaux d’alerte et vérification finale

Quels signes doivent alerter avant la signature ?
Plusieurs éléments doivent conduire à différer la signature :
- refus de communiquer le numéro SIREN ;
- société récemment créée mais présentée comme très ancienne ;
- différences entre la marque et la société signataire ;
- absence d’attestation décennale ;
- activités assurées ne correspondant pas aux travaux ;
- absence de garantie de livraison nominative ;
- refus de communiquer un projet de contrat ;
- notice descriptive très imprécise ;
- demande de paiement sur un compte appartenant à une autre société ;
- pression pour signer immédiatement ;
- prix très inférieur sans justification ;
- plusieurs devis destinés à contourner le CCMI ;
- promesses importantes uniquement formulées oralement.
Les enquêtes de la DGCCRF ont relevé des faux constructeurs, des contrats incomplets, des clauses irrégulières et des pratiques susceptibles d’induire les consommateurs en erreur.
Que faire si le constructeur refuse de fournir ses attestations ?
Il ne faut pas signer ni autoriser le début du chantier tant que les garanties obligatoires ne sont pas justifiées.
Le constructeur doit être assuré au titre de sa responsabilité décennale et fournir la garantie de livraison requise par le CCMI.
Peut-on signer sous réserve de recevoir les garanties plus tard ?
Cette solution est fortement déconseillée.
Le maître d’ouvrage doit connaître l’identité du garant et vérifier la protection de son opération avant l’ouverture du chantier. Une promesse commerciale selon laquelle les documents seront transmis ultérieurement ne constitue pas une attestation.
Un commercial peut-il engager juridiquement le constructeur ?
Cela dépend de ses pouvoirs et du contenu des documents signés.
Les promesses relatives aux matériaux, aux délais, aux travaux offerts ou aux modifications doivent être intégrées au CCMI, à la notice descriptive ou à un avenant signé par une personne habilitée.
Une promesse orale ou un message commercial ne doit pas remplacer un engagement contractuel précis.
Comment comparer objectivement deux constructeurs ?
Il est recommandé d’établir un tableau comparatif comprenant au minimum :
- prix de la construction ;
- coût estimé des travaux réservés ;
- terrassement ;
- fondations ;
- évacuation des terres ;
- raccordements ;
- revêtements ;
- équipements sanitaires ;
- chauffage ;
- ventilation ;
- menuiseries ;
- volets ;
- performances annoncées ;
- délai ;
- révision BT01 ;
- pénalités ;
- garantie de livraison ;
- assurance décennale.
Le coût global du projet correspond au prix du CCMI augmenté des travaux réservés, des frais de terrain, des raccordements, des taxes et des dépenses non comprises dans le contrat.
Peut-on se fier au montant estimé des travaux réservés ?
Il faut le vérifier à partir de devis extérieurs réalistes.
Les travaux réservés doivent être décrits et chiffrés. Une sous-évaluation peut donner artificiellement l’impression que l’offre du constructeur est moins chère.
Lorsque les travaux réservés sont indispensables à l’utilisation de la maison, leur définition et leur coût doivent faire l’objet d’une vigilance renforcée.
Quel rôle peut jouer un expert avant la signature ?
Un expert en bâtiment peut analyser les aspects techniques du projet, notamment :
- la cohérence des plans ;
- la notice descriptive ;
- les travaux réservés ;
- les adaptations au terrain ;
- les fondations envisagées ;
- les prestations exclues ;
- les points techniques insuffisamment définis.
Il ne remplace pas l’analyse juridique d’un avocat ou l’information fournie par l’ADIL, mais il peut identifier les imprécisions susceptibles de provoquer des difficultés pendant le chantier.
Une vérification avant signature garantit-elle l’absence de difficulté ?
Non. Aucune vérification ne peut garantir qu’un constructeur ne rencontrera jamais un problème financier, organisationnel ou technique.
Elle permet néanmoins de réduire les risques en s’assurant que :
- la société existe ;
- le bon cocontractant est identifié ;
- les garanties sont présentes ;
- les assurances sont cohérentes ;
- le contrat est suffisamment précis ;
- l’offre tient compte du terrain ;
- les prestations comparées sont réellement équivalentes.
Checklist avant de choisir un constructeur
Identité de l’entreprise
- Vérifier la dénomination sociale.
- Vérifier le numéro SIREN.
- Vérifier l’adresse du siège.
- Identifier le dirigeant.
- Vérifier la société qui signera le CCMI.
- Vérifier le compte bancaire bénéficiaire.
- Rechercher les éventuelles procédures collectives.
Garanties et assurances
- Obtenir l’attestation décennale.
- Vérifier sa période de validité.
- Vérifier les activités assurées.
- Identifier l’assureur.
- Obtenir la garantie de livraison nominative.
- Vérifier l’identité du garant.
- Vérifier l’adresse du terrain.
- Contacter l’assureur ou le garant en cas de doute.
Offre technique
- Faire visiter le terrain.
- Transmettre l’étude de sol.
- Comparer les notices descriptives.
- Vérifier les adaptations au sol.
- Vérifier les raccordements.
- Contrôler les travaux réservés.
- Vérifier les références des matériaux.
- Comparer les délais et les performances.
Contrat
- Obtenir le projet complet.
- Vérifier les plans.
- Vérifier la notice.
- Vérifier le prix global.
- Vérifier la révision BT01.
- Vérifier les conditions suspensives.
- Vérifier le délai d’exécution.
- Vérifier les pénalités.
- Faire analyser les clauses incomprises.
Faire vérifier votre constructeur et votre projet par un expert
Au-delà des vérifications administratives, l’intervention d’un expert indépendant sécurise l’analyse technique de votre projet avant la signature. Découvrez notre accompagnement expert CCMI, de la lecture du contrat et de la notice descriptive jusqu’à la réception de votre maison.
Sources juridiques et institutionnelles
- Légifrance, Code de la construction et de l’habitation, article L. 231-6, objet et fonctionnement de la garantie de livraison à prix et délais convenus, version en vigueur consultée le 15 juillet 2026.
- Légifrance, Code de la construction et de l’habitation, article L. 231-2, clauses obligatoires du CCMI avec fourniture de plan, version en vigueur consultée le 15 juillet 2026.
- Légifrance, Code de la construction et de l’habitation, article L. 232-1, obligations applicables au CCMI sans fourniture de plan, version en vigueur consultée le 15 juillet 2026.
- Légifrance, Code des assurances, article L. 241-1, assurance obligatoire de responsabilité décennale et justification à l’ouverture du chantier, version en vigueur consultée le 15 juillet 2026.
- Légifrance, Code des assurances, article L. 243-2, attestation d’assurance jointe aux devis et factures et modèle fixé par arrêté, version en vigueur consultée le 15 juillet 2026.
- Légifrance, Code des assurances, arrêté du 5 janvier 2016 (articles A. 243-2 et A. 243-3), contenu réglementaire et signature des attestations d’assurance de responsabilité décennale, version en vigueur consultée le 15 juillet 2026.
- ANIL, conseils avant la signature d’un CCMI, vérification de la garantie de livraison, de l’assurance décennale, du contrat et de la notice descriptive, consulté le 15 juillet 2026.
- DGCCRF, contrat de construction de maison individuelle, garanties obligatoires et vigilance à l’égard des pratiques irrégulières, consulté le 15 juillet 2026.
- Annuaire des Entreprises, vérification officielle de l’identité, du SIREN, de l’adresse, du statut et des dirigeants d’une entreprise, consulté le 15 juillet 2026.
- INPI, Registre national des entreprises, consultation des informations légales, des actes et des comptes annuels non confidentiels, consulté le 15 juillet 2026.
- BODACC, consultation des annonces civiles et commerciales et des procédures collectives publiées, consulté le 15 juillet 2026.
Ces informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas une consultation juridique. La réglementation pouvant évoluer, une vérification par un avocat ou un notaire spécialisé est recommandée pour toute décision engageante.
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