Dans quelles situations solliciter un expert en construction ?
L’expertise peut intervenir avant, pendant ou après des travaux. Le contenu de la mission doit être adapté à la question posée : contrôler un ouvrage en cours d’exécution n’appelle pas les mêmes vérifications qu’analyser une fissuration ancienne ou préparer une réception.
Pendant la construction
L’expert peut examiner les parties accessibles à un stade précis du chantier : fondations visibles avant recouvrement, maçonneries, planchers, charpente, cloisons, chapes ou finitions. Il confronte ses observations aux plans, à la notice descriptive et aux documents techniques disponibles.
Cette visite permet notamment de relever des écarts visibles ou des points nécessitant une justification. Elle ne permet pas d’attester ce qui est déjà inaccessible sans ouverture, sondage ou document complémentaire.
Après des travaux ou en présence de malfaçons
Un défaut de planéité, une infiltration, une fissure, un élément mal positionné ou un équipement qui fonctionne mal doit d’abord être décrit précisément. L’expert distingue alors le constat, les hypothèses de cause et les investigations éventuellement nécessaires.
Une pathologie ne se résume pas à son aspect. Une fissure, par exemple, ne prouve pas à elle seule un défaut de fondation.
Avant l’achat d’un bien
L’expertise avant acquisition vise à apporter un regard technique complémentaire avant de s’engager. Elle peut attirer l’attention sur des désordres visibles, des réparations anciennes, des transformations du bâti ou des points qui méritent une étude plus poussée.
Cette démarche est distincte des diagnostics réglementaires du vendeur. Pour cette mission spécifique, consultez notre inspection immobilière avant achat.
Ce que l’expert contrôle et ce que son rapport doit distinguer
Une expertise utile repose autant sur la méthode que sur la visite elle-même. Un constat correctement formulé doit rester séparé des hypothèses et des recommandations.
Structure et gros œuvre
Selon l’accessibilité et la mission, l’examen peut porter sur les murs porteurs, planchers, dalles, charpente, maçonneries, fondations visibles ou ouvrages de soutènement. L’expert recherche notamment des déformations, ruptures, fissurations, désaffleurements ou incohérences visibles.
Lorsqu’une cause liée au sol ou à la structure ne peut pas être démontrée visuellement, une étude spécialisée peut être recommandée. Une expertise ponctuelle ne doit pas être présentée comme une certification générale de la stabilité du bâtiment.
Enveloppe et second œuvre
Les façades, couvertures accessibles, menuiseries, revêtements, cloisons, équipements visibles et points singuliers peuvent également être contrôlés. En présence d’humidité, l’objectif consiste à rechercher des indices cohérents avec une infiltration, une fuite, de la condensation ou un autre mécanisme, sans transformer une simple hypothèse en conclusion.
Documents à confronter au terrain
Plans, devis, marchés de travaux, notice descriptive, procès-verbaux, photographies de chantier, courriers échangés et études existantes permettent de replacer un défaut dans son contexte.
Le livrable dépend ensuite de la mission : relevé, compte rendu ou rapport technique. Pour mieux comprendre ce champ d’intervention, consultez la page consacrée à l’expert en bâtiment.
Construction neuve, réception et garanties : les points à ne pas confondre
Une construction neuve comporte plusieurs rendez-vous techniques, mais tous n’ont pas la même portée juridique.
La réception est un acte juridique
La réception correspond au moment où le maître d’ouvrage accepte l’ouvrage avec ou sans réserves. Les réserves doivent être décrites avec suffisamment de précision dans le procès-verbal de réception.
La garantie de parfait achèvement court pendant un an à compter de cette réception. Elle concerne les désordres réservés à la réception ainsi que ceux qui apparaissent ensuite et sont notifiés dans cette première année.
La garantie de bon fonctionnement des éléments concernés est d’une durée minimale de deux ans à compter de la réception.
La responsabilité décennale ne couvre pas automatiquement tout défaut apparu pendant dix ans. Elle concerne les dommages répondant au niveau de gravité prévu par le Code civil, notamment lorsqu’ils compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Le délai correspondant court pendant dix ans après la réception.
En Contrat de Construction de Maison Individuelle
Dans un Contrat de Construction de Maison Individuelle (CCMI), plusieurs contrôles peuvent être réalisés au fil du chantier. Une visite de pré-réception reste préparatoire : elle permet de relever des points à faire examiner ou corriger avant la réception, mais elle ne remplace pas le procès-verbal de réception.
L’accompagnement peut également porter sur le jour de la réception, avec une attention particulière aux ouvrages accessibles, aux documents disponibles et à la formulation des réserves. Plus de détails sont disponibles sur notre assistance CCMI.
En Vente en l’État Futur d’Achèvement
Pour un achat en Vente en l’État Futur d’Achèvement (VEFA), les visites peuvent notamment concerner les cloisons, la pré-livraison ou la livraison. L’accès aux visites intermédiaires dépend des modalités prévues par le promoteur et doit être confirmé.
Lorsqu’il existe des travaux modificatifs acquéreur (TMA), les plans et documents correspondants doivent faire partie des pièces contrôlées.
À Chennevières-sur-Marne, le contexte du terrain mérite une vérification à la parcelle
Chennevières-sur-Marne, commune du Val-de-Marne portant le code postal 94430, est concernée à l’échelle communale par un Plan de Prévention des Risques de mouvements de terrain relatif aux anciennes carrières souterraines. Ce plan est indiqué comme prescrit.
Cette information peut avoir un effet pratique lors d’un projet de construction, d’une extension, d’un achat ou face à certains désordres. Elle ne signifie cependant pas qu’une maison précise se trouve au-dessus d’une ancienne carrière ou dans une zone d’aléa.
Avant de relier une fissure, un tassement ou une déformation à ce contexte, il faut vérifier l’adresse ou la parcelle, examiner les documents disponibles et confronter ces informations aux caractéristiques du bâtiment. Selon les constats, une étude géotechnique ou structurelle peut ensuite devenir nécessaire.
En présence d’une fissuration nécessitant une analyse dédiée, consultez notre expertise fissures.
Qui sommes-nous ?
Check my House est un cabinet spécialisé dans l’expertise en bâtiment et construction auprès des particuliers. Les missions peuvent concerner un désordre existant, un chantier, une réception, un achat immobilier ou un différend technique.
Notre rôle consiste à examiner les faits, à expliquer les limites de ce qui peut être conclu pendant la visite et à orienter les investigations lorsque le constat seul ne suffit pas. L’expertise doit rester distincte des travaux de réparation : une technique ne doit pas être choisie uniquement parce qu’elle paraît compatible avec le symptôme visible.
Les acquéreurs d’un logement neuf peuvent également consulter notre service d’assistance VEFA.
Tarifs d’une expertise en construction
Le coût dépend du type de bien et du périmètre de la mission.
Appartement : à partir de 590 €.
Maison : à partir de 720 €.
Le devis doit préciser ce qui sera contrôlé, les documents à préparer et le livrable attendu. Lorsqu’une étude géotechnique, une étude de structure, des sondages ou une autre investigation spécialisée sont nécessaires, ils doivent être distingués de la mission initiale.
Pour définir la prestation adaptée à votre situation et obtenir un prix correspondant à votre dossier, demandez votre devis via notre page Contact.
Questions fréquentes
Quels documents préparer avant la visite de l’expert ?
Rassemblez ce qui permet de reconstituer le projet ou l’historique du désordre : plans, devis, contrats, notice descriptive, photographies antérieures, procès-verbal de réception, courriers avec les entreprises et éventuelles études de sol ou de structure. Un document ancien peut être utile s’il permet de comparer l’état du bâtiment dans le temps.
Une fissure permet-elle de conclure à un problème de fondations ?
Non. Sa forme et son emplacement fournissent des indices, mais ils ne suffisent pas toujours à établir la cause. Il faut examiner le bâtiment, son environnement, son historique et, lorsque nécessaire, compléter l’analyse par des investigations adaptées. Une fissure ne doit pas être qualifiée d’évolutive sans mesures ou historique permettant de démontrer son évolution.
L’expert peut-il prescrire directement des micropieux ou une injection de résine ?
Une technique de reprise ne doit pas être arrêtée avant d’avoir caractérisé le mécanisme responsable. Une injection, des micropieux ou une reprise en sous-œuvre répondent à des situations différentes. Selon le dossier, une étude géotechnique et/ou structurelle est nécessaire avant de dimensionner une solution.
Quelle différence entre l’expert en construction, le géotechnicien et l’ingénieur structure ?
L’expert examine la situation globale, organise les constats et recherche les hypothèses cohérentes avec les désordres. Le géotechnicien étudie le sol et son interaction avec les ouvrages. L’ingénieur structure analyse ou dimensionne les éléments porteurs. Ces compétences peuvent être complémentaires sur un même dossier.
L’expertise remplace-t-elle une étude destructive ?
Non. Une visite classique porte principalement sur ce qui est accessible et observable. Si un élément important est masqué, un sondage, une ouverture ou une investigation instrumentée peut être nécessaire. Ces opérations doivent être décidées en fonction de la question technique à résoudre.
Peut-on être accompagné pendant une livraison VEFA ?
Oui, une mission technique peut porter sur l’examen du logement et la préparation des défauts à signaler. La livraison VEFA ne doit toutefois pas être confondue avec la réception des travaux entre les entreprises et le maître d’ouvrage de l’opération.
Une carte Géorisques suffit-elle pour savoir si ma maison est concernée ?
Non. Une donnée communale indique qu’un phénomène ou un dispositif réglementaire existe sur le territoire. Pour une décision concernant une maison précise, la recherche doit être descendue à l’adresse ou à la parcelle lorsque les données le permettent.
Que faire si l’entreprise conteste les conclusions techniques ?
Un rapport privé constitue un élément technique du dossier, mais il ne vaut pas expertise judiciaire. Lorsque le désaccord persiste, une discussion contradictoire peut être organisée afin que chaque partie puisse présenter ses observations. Découvrez le principe de l’expertise amiable contradictoire.
Faut-il attendre un litige pour demander une expertise ?
Non. Une expertise peut être préventive : avant un achat, pendant un chantier ou avant la réception. L’intérêt est alors de disposer d’un avis technique avant qu’une décision importante soit prise, tout en restant dans les limites de la mission confiée.
