L’inspection du bien constitue une étape essentielle de l’expertise en valeur vénale.

Elle permet de confronter les documents transmis à la réalité observée et d’identifier les caractéristiques susceptibles d’influencer le comportement du marché : localisation, environnement, accessibilité, consistance réelle, surfaces, distribution, état d’entretien, qualité constructive, équipements, dépendances, terrain, stationnement, vues, nuisances, performance énergétique, travaux nécessaires et pathologies apparentes.

La visite ne consiste pas seulement à relever les défauts. L’expert doit également identifier les qualités du bien :

  • Emplacement recherché.
  • Bonne exposition.
  • Distribution fonctionnelle.
  • Qualité architecturale.
  • Terrain valorisant.
  • Dépendances utiles.
  • Stationnement.
  • Vue dégagée.
  • Équipements récents.
  • Bon niveau d’entretien.

L’analyse technique doit rester proportionnée à la mission. Une expertise en valeur vénale ne constitue pas automatiquement :

  • Une expertise structurelle complète.
  • Une recherche destructive de vices cachés.
  • Un diagnostic géotechnique.
  • Un audit complet des installations.
  • Une étude thermique.
  • Une vérification exhaustive de conformité.
  • Une expertise avant achat approfondie.

L’expert doit distinguer :

  • Les faits observés.
  • Les informations communiquées.
  • Les indices techniques.
  • Les hypothèses.
  • Les investigations complémentaires nécessaires.
  • Les limites affectant son opinion sur la valeur.

Laurent Hojan

Dernière mise à jour le 27 juillet 2026

Sommaire

Pourquoi faut-il visiter le bien ?

La visite permet d’apprécier des éléments qui ne ressortent pas toujours des plans, des diagnostics, du cadastre ou des photographies.

Elle permet notamment :

  • De vérifier la consistance apparente.
  • De comprendre la distribution.
  • D’apprécier l’état général.
  • D’examiner les annexes.
  • D’observer le terrain.
  • De relever les nuisances perceptibles.
  • De repérer les travaux.
  • D’identifier les désordres visibles.
  • De contrôler la cohérence des documents.
  • De prendre des photographies datées.

Exemple

Les documents décrivent une maison de 150 m² comprenant cinq chambres. La visite peut révéler que :

  • Une chambre est aménagée dans un sous-sol partiellement enterré.
  • Une autre pièce présente une hauteur limitée.
  • Le garage a été transformé sans document communiqué.
  • Une extension ne possède pas le même niveau de qualité constructive.
  • Une partie du logement est difficilement accessible.

La surface annoncée ne peut alors pas être valorisée de manière uniforme sans analyse complémentaire.

La visite doit-elle être intégrale ?

L’expert doit chercher à visiter toutes les parties comprises dans la mission, dans la limite :

  • Des accès disponibles.
  • Des autorisations obtenues.
  • Des conditions de sécurité.
  • De la nature non destructive de l’intervention.
  • Du temps et des moyens prévus.

La visite peut comprendre :

  • Les pièces principales.
  • Les pièces de service.
  • Les sanitaires.
  • Le sous-sol.
  • Les combles.
  • Le garage.
  • Les dépendances.
  • Les façades.
  • Le terrain.
  • Les parties communes utiles.
  • Les locaux techniques accessibles.
  • Le stationnement.

Une partie non accessible doit être expressément signalée.

Formulation à éviter

Aucun désordre n’a été constaté dans les combles, alors que les combles n’ont pas été visités.

Formulation recommandée

Les combles n’ont pas été inspectés en raison de l’absence de trappe d’accès. Aucun avis ne peut être formulé sur les éléments non visibles de la charpente, de la couverture et de l’isolation.

Comment analyser la localisation ?

La localisation doit être étudiée à plusieurs échelles.

À l’échelle régionale

  • Dynamique économique.
  • Attractivité résidentielle.
  • Bassins d’emploi.
  • Infrastructures.
  • Évolution démographique.
  • Pression immobilière.
  • Risques naturels régionaux.

À l’échelle de la commune

  • Transports.
  • Commerces.
  • Écoles.
  • Services.
  • Équipements.
  • Fiscalité locale.
  • Projets urbains.
  • Réputation.
  • Offre immobilière.
  • Niveau des transactions.

À l’échelle du quartier

  • Qualité des rues.
  • Densité.
  • Typologie des constructions.
  • Circulation.
  • Stationnement.
  • Espaces verts.
  • Sécurité ressentie.
  • Nuisances.
  • Proximité des services.
  • Évolution du secteur.

À l’échelle de la parcelle

  • Position dans la rue.
  • Retrait par rapport à la circulation.
  • Orientation.
  • Vis-à-vis.
  • Pente.
  • Vues.
  • Accès.
  • Exposition aux nuisances.
  • Environnement immédiat.
  • Qualité des limites.

Deux logements situés dans la même commune peuvent présenter des valeurs très différentes en raison de leur micro-localisation.

Comment décrire l’environnement immédiat ?

L’environnement comprend ce qui entoure directement le bien et influence son usage. Il peut s’agir :

  • D’un secteur pavillonnaire.
  • D’un centre-ville.
  • D’une résidence collective.
  • D’une zone rurale.
  • D’un secteur commercial.
  • D’une zone industrielle.
  • D’un quartier en renouvellement.
  • D’un environnement naturel.
  • D’un front de mer.
  • D’une zone exposée à des risques.

Éléments favorables

  • Rue calme.
  • Environnement homogène.
  • Espaces verts.
  • Proximité des transports.
  • Commerces accessibles.
  • Écoles recherchées.
  • Patrimoine architectural.
  • Absence de vis-à-vis.
  • Bonne desserte.
  • Perspectives de développement maîtrisé.

Éléments défavorables

  • Circulation importante.
  • Voie ferrée.
  • Activité industrielle.
  • Établissement bruyant.
  • Ligne à haute tension.
  • Proximité d’une infrastructure.
  • Pollution connue.
  • Risque d’inondation.
  • Recul du trait de côte.
  • Projet susceptible de modifier l’environnement.

Les risques naturels, miniers, technologiques, la pollution des sols, le radon ou le recul du trait de côte peuvent être recherchés à l’adresse ou à la parcelle au moyen des services officiels Géorisques et ERRIAL. L’état des risques doit être compris comme une information réglementaire sur l’exposition du secteur, et non comme un diagnostic technique individualisé de chaque ouvrage.

Comment apprécier l’accessibilité générale du bien ?

L’accessibilité commerciale et fonctionnelle peut influencer fortement la valeur. Il faut examiner :

  • L’accès routier.
  • La largeur de la voie.
  • Les conditions de croisement.
  • L’accès des véhicules.
  • La distance des transports.
  • La présence d’escaliers.
  • L’ascenseur.
  • Les pentes.
  • Les cheminements.
  • L’accès aux dépendances.

Pour une maison

  • Accès direct ou servitude.
  • Portail.
  • Largeur de l’entrée.
  • Pente de l’allée.
  • Possibilité de manœuvrer.
  • Accès des secours.
  • Accès des entreprises.
  • Difficulté d’entretien du terrain.

Pour un appartement

  • Étage.
  • Ascenseur.
  • Nombre de marches.
  • Largeur des circulations.
  • Accès au parking.
  • Accès aux caves.
  • Sécurité des entrées.
  • Facilité de livraison.

Pour un bien professionnel

  • Accès du public.
  • Livraison.
  • Stationnement.
  • Accessibilité des personnes à mobilité réduite.
  • Visibilité commerciale.
  • Accès poids lourds.
  • Contraintes de circulation.

Une propriété offrant une vue exceptionnelle mais accessible uniquement par une voie étroite et difficile peut présenter simultanément un avantage de situation, une contrainte d’usage, un coût d’entretien et une difficulté de commercialisation auprès de certains acquéreurs.

Qu’est-ce que la consistance du bien ?

La consistance correspond à la composition réelle de l’ensemble évalué. Elle comprend notamment :

  • Le bâtiment principal.
  • Le nombre de niveaux.
  • Les logements.
  • Les locaux annexes.
  • Les garages.
  • Les caves.
  • Les combles.
  • Les dépendances.
  • Le terrain.
  • Les droits accessoires.

Pourquoi faut-il la vérifier ?

Les documents peuvent ne pas correspondre exactement à l’état observé.

Exemples d’écarts fréquents

  • Extension non mentionnée dans le titre.
  • Garage transformé en pièce habitable.
  • Combles aménagés.
  • Deux appartements réunis.
  • Logement divisé.
  • Cave utilisée comme chambre.
  • Dépendance partiellement démolie.
  • Terrasse fermée.
  • Piscine créée.
  • Stationnement disparu.

L’expert doit identifier ce qui existe, ce qui est juridiquement décrit, ce qui est autorisé, ce qui est utilisable, ce qui peut être valorisé et ce qui nécessite une réserve.

Comment contrôler les surfaces lors de l’inspection ?

L’expert doit rapprocher :

  • Les plans.
  • Le titre.
  • Le mesurage Carrez.
  • La surface habitable.
  • Le DPE.
  • Le bail.
  • Les déclarations du propriétaire.
  • Les dimensions observées.

Faut-il toujours remesurer entièrement le bien ?

Non, sauf si la mission prévoit un mesurage. L’expert peut :

  • Contrôler quelques dimensions.
  • Vérifier la cohérence générale.
  • Relever les écarts apparents.
  • Demander une attestation de superficie.
  • Recommander un nouveau mesurage.

Quelles zones nécessitent une attention particulière ?

  • Combles.
  • Sous-sols.
  • Mezzanines.
  • Vérandas.
  • Garages transformés.
  • Pièces sous pente.
  • Extensions.
  • Locaux sans ouverture.
  • Annexes chauffées.
  • Surfaces à usage mixte.

Toutes les surfaces ont-elles la même valeur unitaire ?

Non. Une surface habitable principale n’est pas valorisée de la même manière qu’un :

  • Garage.
  • Sous-sol.
  • Grenier.
  • Balcon.
  • Atelier.
  • Local non chauffé.
  • Cave.
  • Appentis.
  • Terrain.
  • Droit de jouissance.

L’expert peut appliquer une pondération, procéder par comparaison globale ou valoriser certains éléments séparément. La méthode choisie doit être expliquée.

Comment analyser la distribution intérieure ?

La distribution désigne l’organisation des pièces et des circulations. Une surface importante peut être mal valorisée lorsqu’elle est peu fonctionnelle.

Éléments à examiner

  • Position de l’entrée.
  • Circulation.
  • Pièces traversantes.
  • Séparation jour-nuit.
  • Nombre de chambres.
  • Dimensions des pièces.
  • Nombre de sanitaires.
  • Rangements.
  • Accès au jardin.
  • Accessibilité des annexes.
  • Hauteur sous plafond.
  • Lumière naturelle.

Distribution favorable

  • Peu de surface perdue.
  • Séjour bien proportionné.
  • Cuisine fonctionnelle.
  • Chambres indépendantes.
  • Sanitaires suffisants.
  • Circulation simple.
  • Accès direct aux extérieurs.
  • Potentiel d’adaptation.

Distribution défavorable

  • Couloirs excessifs.
  • Chambres en enfilade.
  • Pièce sans ouverture.
  • Cuisine isolée et difficilement modifiable.
  • Unique salle d’eau pour une grande maison.
  • Accès au jardin par une chambre.
  • Marches entre les pièces.
  • Sous-sol intégré artificiellement à la surface habitable.

Peut-on valoriser un potentiel de redistribution ?

Oui, mais il faut distinguer :

  • La valeur dans l’état actuel.
  • Le potentiel après travaux.
  • Le coût des transformations.
  • Les contraintes structurelles.
  • Les autorisations.
  • La faisabilité technique.

Comment apprécier l’état d’entretien ?

L’état d’entretien doit être analysé par ensemble cohérent.

Extérieurs

  • Couverture.
  • Zinguerie.
  • Façades.
  • Menuiseries.
  • Terrasses.
  • Clôtures.
  • Réseaux d’eaux pluviales.
  • Espaces extérieurs.

Intérieurs

  • Murs.
  • Plafonds.
  • Sols.
  • Menuiseries.
  • Sanitaires.
  • Cuisine.
  • Peinture.
  • Rangements.

Équipements

  • Chauffage.
  • Ventilation.
  • Plomberie.
  • Électricité.
  • Production d’eau chaude.
  • Assainissement.
  • Sécurité.
  • Automatismes.

Classement possible

L’expert peut qualifier l’état comme :

  • Neuf ou récent.
  • Très bon.
  • Bon.
  • Correct.
  • Moyen.
  • Dégradé.
  • Nécessitant une rénovation importante.
  • Impropre à l’usage normal.

Ces termes doivent être accompagnés d’explications. Une formule générale comme un bon état est insuffisante lorsqu’une toiture, une installation électrique ou une façade nécessite des travaux importants.

etat d entretien et qualite constructive du bati

Entretien, rénovation et qualité sont-ils équivalents ?

Non. Un bien peut être :

  • Ancien mais bien entretenu.
  • Récemment rénové mais avec des matériaux médiocres.
  • Esthétiquement moderne mais techniquement dégradé.
  • Sain mais démodé.
  • Partiellement rénové avec des incohérences.

Entretien

Il vise à préserver l’existant :

  • Peinture.
  • Nettoyage.
  • Révision.
  • Remplacement ponctuel.
  • Réparation.

Rénovation

Elle modifie ou remet à niveau :

  • Les équipements.
  • Les revêtements.
  • L’isolation.
  • La distribution.
  • Les réseaux.

Qualité constructive

Elle concerne notamment :

  • La conception.
  • Les matériaux.
  • L’exécution.
  • La structure.
  • La durabilité.
  • Le confort.
  • La cohérence des ouvrages.

Une décoration récente ne doit pas masquer une installation ancienne, une toiture dégradée, une humidité, une isolation insuffisante ou des défauts structurels.

Comment analyser la qualité constructive ?

La qualité constructive doit être appréciée au regard :

  • De l’époque de construction.
  • Du type de bâtiment.
  • Des matériaux.
  • De la conception.
  • Des transformations.
  • De l’entretien.
  • Des désordres visibles.

Structure

  • Fondations connues ou supposées.
  • Murs porteurs.
  • Poteaux.
  • Poutres.
  • Planchers.
  • Charpente.
  • Stabilité apparente.

Enveloppe

  • Toiture.
  • Étanchéité.
  • Façades.
  • Menuiseries.
  • Isolation.
  • Traitement des ponts thermiques.
  • Évacuation des eaux.

Second œuvre

  • Cloisons.
  • Revêtements.
  • Plafonds.
  • Menuiseries intérieures.
  • Finitions.

Équipements techniques

  • Chauffage.
  • Ventilation.
  • Plomberie.
  • Électricité.
  • Assainissement.
  • Domotique.

Peut-on comparer directement des constructions de périodes différentes ?

Non. Une maison en pierre du XIXe siècle ne doit pas être appréciée selon les mêmes critères qu’une maison récente en maçonnerie isolée. Il faut examiner :

  • Les qualités propres au système.
  • Ses besoins d’entretien.
  • Sa compatibilité avec les transformations.
  • Les attentes du marché local.
  • Les coûts de rénovation.

Comment examiner les équipements ?

Les équipements influencent le confort, les dépenses, la fonctionnalité, les travaux futurs et l’attractivité du bien.

Chauffage

  • Énergie.
  • Âge.
  • Puissance.
  • Entretien.
  • Distribution.
  • Régulation.
  • Fonctionnement apparent.

Eau chaude

  • Système.
  • Capacité.
  • Âge.
  • Emplacement.
  • Entretien.
  • Pertes possibles.

Ventilation

  • Ventilation naturelle.
  • VMC simple flux.
  • VMC double flux.
  • Bouches.
  • Entrées d’air.
  • Fonctionnement apparent.
  • Entretien.

Une ventilation insuffisante peut favoriser l’humidité, la condensation et le développement de moisissures. L’expert doit néanmoins éviter d’attribuer automatiquement toute trace d’humidité à un défaut de ventilation sans examiner les infiltrations, les fuites et les caractéristiques des parois.

Électricité

  • Tableau.
  • Protection différentielle.
  • Prises.
  • Mise à la terre.
  • Vétusté apparente.
  • Diagnostic communiqué.

Plomberie

  • Matériaux.
  • Fuites visibles.
  • Pression apparente.
  • Évacuations.
  • Traces de corrosion.
  • Accessibilité des réseaux.

Assainissement

  • Collectif ou individuel.
  • Conformité documentaire.
  • Fonctionnement.
  • Entretien.
  • Contraintes de reprise.

Équipements complémentaires

  • Climatisation.
  • Cheminée.
  • Poêle.
  • Alarme.
  • Panneaux photovoltaïques.
  • Borne de recharge.
  • Piscine.
  • Ascenseur.
  • Portail motorisé.
  • Récupération d’eau.

L’existence d’un équipement ne signifie pas qu’il apporte automatiquement une plus-value égale à son coût. Il faut examiner son état, son utilité, sa conformité, son entretien, les attentes du marché et les frais futurs.

Comment analyser les dépendances ?

Les dépendances peuvent renforcer l’utilité et l’attractivité du bien. Il peut s’agir :

  • D’un garage.
  • D’une cave.
  • D’un grenier.
  • D’un atelier.
  • D’un abri.
  • D’une grange.
  • D’une maison secondaire.
  • D’un local de stockage.
  • D’une cuisine d’été.
  • D’un bâtiment agricole.

Critères d’analyse

  • Surface.
  • Accessibilité.
  • État.
  • Hauteur.
  • Lumière.
  • Réseaux.
  • Usage autorisé.
  • Possibilité de transformation.
  • Distance du bâtiment principal.
  • Entretien nécessaire.

Une dépendance aménageable doit-elle être valorisée comme habitable ?

Non. Le potentiel doit être examiné au regard :

  • De l’urbanisme.
  • De la structure.
  • De la hauteur.
  • Des ouvertures.
  • Des accès.
  • Des réseaux.
  • Des travaux.
  • Du changement de destination éventuel.
  • De l’autorisation de copropriété.
  • Des contraintes techniques.

L’expert peut présenter la valeur dans l’état actuel, une valeur hypothétique après transformation, le coût estimatif et les réserves administratives.

Comment analyser le terrain ?

Le terrain ne doit pas être apprécié seulement par sa surface.

Caractéristiques physiques

  • Forme.
  • Pente.
  • Orientation.
  • Nature apparente du sol.
  • Végétation.
  • Drainage.
  • Murs de soutènement.
  • Niveaux.
  • Exposition.
  • Risques d’eau.

Caractéristiques fonctionnelles

  • Accès.
  • Intimité.
  • Facilité d’entretien.
  • Possibilité de stationner.
  • Usage familial.
  • Accessibilité aux engins.
  • Dépendances.
  • Piscine.
  • Terrasses.
  • Potentiel de division.

Caractéristiques juridiques et urbanistiques

  • Constructibilité.
  • Emprise autorisée.
  • Recul.
  • Servitudes.
  • Droit de passage.
  • Réseaux.
  • Zones protégées.
  • Risques.
  • Possibilités d’extension.
  • Détachement parcellaire.

Les documents d’urbanisme et les servitudes d’utilité publique peuvent être consultés sur le Géoportail de l’urbanisme. Les servitudes peuvent notamment limiter l’occupation ou l’utilisation du sol, imposer certains travaux ou permettre l’installation d’ouvrages publics.

Un grand terrain augmente-t-il toujours proportionnellement la valeur ?

Non. L’utilité marginale peut diminuer au-delà d’une certaine superficie. L’effet dépend :

  • Du marché.
  • De la constructibilité.
  • De la possibilité de division.
  • De l’entretien.
  • De l’accès.
  • De la forme.
  • Des contraintes.
  • De la rareté locale.

Comment apprécier le stationnement ?

Le stationnement peut constituer un élément déterminant, notamment dans les zones urbaines ou les secteurs où l’offre est rare.

Types de stationnement

  • Garage fermé.
  • Box.
  • Emplacement couvert.
  • Stationnement extérieur privatif.
  • Carport.
  • Cour.
  • Stationnement collectif.
  • Stationnement public.
  • Droit d’usage.
  • Absence de stationnement.

Critères d’appréciation

  • Dimensions.
  • Accessibilité.
  • Largeur de la porte.
  • Hauteur.
  • Manœuvre.
  • Sécurité.
  • Alimentation électrique.
  • Possibilité de recharge.
  • Éloignement.
  • Statut juridique.

Un garage est-il toujours utilisable pour une voiture ?

Non. Il peut être :

  • Trop étroit.
  • Encombré par des équipements.
  • Accessible par une pente excessive.
  • Transformé.
  • Utilisé uniquement comme stockage.
  • Dépourvu d’accès automobile effectif.

Le rapport doit décrire l’utilité réelle et non seulement reprendre la désignation figurant dans le titre.

Comment analyser les vues et l’exposition ?

La vue constitue un facteur qualitatif important, mais son influence varie selon le marché.

Vues potentiellement valorisantes

  • Mer.
  • Montagne.
  • Monument.
  • Espace naturel.
  • Parc.
  • Horizon dégagé.
  • Jardin.
  • Paysage urbain remarquable.

Vues potentiellement défavorables

  • Mur proche.
  • Parking.
  • Toiture technique.
  • Zone industrielle.
  • Voie rapide.
  • Vis-à-vis direct.
  • Local poubelles.
  • Infrastructure.

Critères complémentaires

  • Orientation.
  • Étage.
  • Profondeur de la vue.
  • Caractère permanent.
  • Possibilité de construction future.
  • Intimité.
  • Luminosité.
  • Exposition au vent.
  • Surchauffe estivale.
  • Bruit associé.

Une vue actuelle ne doit pas être présentée comme définitivement préservée sans vérifier le statut des terrains voisins, les règles d’urbanisme, les projets connus et les servitudes.

Comment identifier les nuisances ?

Les nuisances peuvent être sonores, visuelles, olfactives, vibratoires ou lumineuses. Elles peuvent aussi être liées à la circulation, au voisinage ou à une activité, et présenter un caractère saisonnier ou intermittent.

Bruit

  • Route.
  • Train.
  • Avion.
  • Commerce.
  • École.
  • Équipements.
  • Voisinage.
  • Chantier.
  • Activité nocturne.
  • Pompe à chaleur.

Le bruit environnemental provient principalement des transports, des activités et du voisinage. Les cartes stratégiques de bruit apportent une information générale sur l’exposition de certains secteurs, mais une visite ponctuelle ne suffit pas toujours à apprécier une nuisance intermittente, nocturne ou saisonnière.

Odeurs et pollution

  • Restaurant.
  • Exploitation agricole.
  • Station d’épuration.
  • Activité industrielle.
  • Réseau d’assainissement.
  • Circulation.
  • Déchets.

Nuisances visuelles

  • Pylône.
  • Ligne électrique.
  • Bâtiment industriel.
  • Antenne.
  • Chantier.
  • Vis-à-vis.
  • Friche.
  • Publicité.

Pourquoi faut-il rester prudent ?

La visite correspond à un moment limité. L’absence de bruit le jour de la visite ne démontre pas l’absence :

  • De trafic aux heures de pointe.
  • De nuisances nocturnes.
  • D’activité le week-end.
  • De survols saisonniers.
  • De bruit d’équipement intermittent.
  • De nuisances liées à la pluie ou au vent.

Le rapport doit distinguer ce qui a été perçu, ce qui est documenté, ce qui a été déclaré et ce qui nécessite une étude spécifique.

stationnement vues et nuisances du bien immobilier

Comment analyser la performance énergétique ?

La performance énergétique influence de plus en plus le coût d’usage, le confort, les travaux nécessaires, la location, la perception des acquéreurs, les conditions de financement et le délai de commercialisation.

Le DPE présente la performance énergétique et climatique du logement au moyen d’une étiquette allant de A à G. Il doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié et ne remplace pas une étude technique détaillée du bâti ou une expertise des causes d’inconfort.

Éléments à examiner lors de la visite

  • Isolation apparente.
  • Nature des murs.
  • Menuiseries.
  • Protections solaires.
  • Chauffage.
  • Eau chaude.
  • Ventilation.
  • Orientation.
  • Compacité.
  • Ponts thermiques apparents.
  • Humidité.
  • Confort d’été.

Le DPE doit-il être vérifié ?

L’expert peut contrôler la cohérence apparente entre :

  • Le descriptif du DPE.
  • Les équipements observés.
  • Les surfaces.
  • Les menuiseries.
  • L’isolation déclarée.
  • Le système de chauffage.
  • Les travaux réalisés depuis le diagnostic.

Il ne doit pas recalculer ou modifier lui-même l’étiquette s’il ne possède pas la certification et la mission correspondantes.

Quelle incidence sur la valeur ?

Elle dépend :

  • Du type de bien.
  • Du marché local.
  • De la classe.
  • Du coût des travaux.
  • Du potentiel d’amélioration.
  • De l’usage du bien.
  • De son statut locatif.
  • De la qualité architecturale.

En 2026, la performance énergétique peut aussi affecter directement l’usage locatif. Pour les baux d’habitation concernés, les logements classés G ne remplissent plus le critère de performance applicable aux locations nouvelles, renouvelées ou tacitement reconduites depuis 2025. Pour certaines ventes de maisons individuelles ou d’immeubles en monopropriété classés E, F ou G, un audit énergétique complète le DPE.

Faut-il déduire automatiquement le coût d’une rénovation énergétique ?

Non. Il faut analyser :

  • Les travaux réglementairement ou fonctionnellement nécessaires.
  • Les économies attendues.
  • L’amélioration du confort.
  • La demande locale.
  • Les aides éventuelles.
  • Les contraintes architecturales.
  • La valeur après travaux.
  • Le risque de surinvestissement.

Comment identifier les travaux nécessaires ?

Les travaux doivent être classés selon leur nature.

Travaux urgents

  • Sécurité.
  • Fuite active.
  • Instabilité.
  • Danger électrique.
  • Défaut de clos et couvert.
  • Équipement dangereux.

Travaux de réparation

  • Infiltration.
  • Fissure.
  • Étanchéité.
  • Réseau.
  • Structure.
  • Assainissement.

Travaux d’entretien différé

  • Peinture extérieure.
  • Nettoyage.
  • Révision de toiture.
  • Joints.
  • Traitement du bois.
  • Entretien des équipements.

Travaux de modernisation

  • Cuisine.
  • Sanitaires.
  • Électricité.
  • Chauffage.
  • Menuiseries.
  • Décoration.

Travaux d’amélioration

  • Isolation.
  • Ventilation.
  • Extension.
  • Redistribution.
  • Création de stationnement.
  • Accessibilité.

Travaux de conformité ou de régularisation

  • Assainissement.
  • Sécurité.
  • Urbanisme.
  • Copropriété.
  • Changement de destination.
  • Installation technique.

Comment estimer les travaux nécessaires ?

Selon la mission, l’expert peut :

  • Donner un ordre de grandeur.
  • Analyser des devis.
  • Utiliser des prix unitaires.
  • Recommander un économiste.
  • Demander une étude spécialisée.
  • Établir plusieurs scénarios.

Pourquoi une simple estimation globale peut-elle être insuffisante ?

Un budget de travaux doit idéalement distinguer :

  • Traitement de la cause.
  • Déposes.
  • Réparations.
  • Études.
  • Honoraires.
  • Accès.
  • Travaux induits.
  • Finitions.
  • Contrôles.
  • Taxes.
  • Imprévus.

Exemple

Une infiltration ne nécessite pas seulement la peinture du plafond, mais également :

  • La recherche de l’origine.
  • La réparation de l’étanchéité.
  • Le remplacement éventuel de l’isolant.
  • Le séchage.
  • Le contrôle électrique.
  • Les finitions.

Le montant des travaux est-il déduit euro pour euro de la valeur ?

Non. L’incidence sur la valeur dépend :

  • De la négociation.
  • De l’incertitude.
  • De la durée.
  • De l’impossibilité d’occuper.
  • De la difficulté du chantier.
  • Du risque de surcoût.
  • Du potentiel après travaux.
  • De la réaction du marché.

Qu’est-ce qu’une pathologie du bâtiment ?

Une pathologie correspond à un désordre affectant un matériau, un ouvrage, un équipement ou l’usage du bâtiment.

Pathologies structurelles

  • Fissures.
  • Tassements.
  • Affaissements.
  • Déformations.
  • Flèches.
  • Instabilité.
  • Corrosion.
  • Dégradation du bois.

Pathologies liées à l’eau

  • Infiltration.
  • Fuite.
  • Remontée capillaire.
  • Condensation.
  • Humidité de construction.
  • Défaut d’évacuation.
  • Pression hydrostatique.
  • Moisissures.

Pathologies de l’enveloppe

  • Défaut de toiture.
  • Étanchéité de terrasse.
  • Fissuration de façade.
  • Décollement d’enduit.
  • Défaut de menuiserie.
  • Pont thermique.
  • Défaut de joint.

Pathologies des équipements

  • Ventilation insuffisante.
  • Réseau défectueux.
  • Chauffage inadapté.
  • Assainissement non fonctionnel.
  • Défaut électrique.
  • Équipement en fin de vie.

Désordres d’usage et de finition

  • Planéité.
  • Carrelage décollé.
  • Peinture.
  • Menuiserie bloquée.
  • Défaut acoustique.
  • Inconfort thermique.

Comment les pathologies influencent-elles la valeur ?

L’incidence ne dépend pas seulement du coût visible des réparations. Elle dépend également :

  • De la gravité.
  • De la cause.
  • De l’évolution.
  • De l’incertitude.
  • Du risque de récidive.
  • Des responsabilités.
  • Des assurances disponibles.
  • Des délais.
  • De l’occupation.
  • De la perception des acquéreurs.

Pathologie limitée et maîtrisée

Une fuite ponctuelle, réparée et documentée, peut avoir peu d’effet résiduel.

Pathologie non expliquée

Des fissures sans étude ni suivi peuvent entraîner une décote importante, même si le coût exact des travaux n’est pas encore connu.

Pathologie réparée

L’effet dépend de la qualité de l’étude, de la méthode, de l’entreprise, des garanties, du contrôle et de la durée sans récidive.

Pathologie évolutive

Elle peut réduire :

  • Le nombre d’acquéreurs.
  • L’accès au crédit.
  • L’assurabilité.
  • La possibilité d’occuper.
  • La valeur de négociation.

La présence d’une fissure permet-elle de conclure à un défaut structurel ?

Non. Il faut examiner :

  • Sa localisation.
  • Son orientation.
  • Son ouverture.
  • Sa profondeur apparente.
  • Son évolution.
  • Les déformations associées.
  • La nature de l’ouvrage.
  • L’environnement.
  • Les réseaux.
  • Le sol.

Une microfissure d’enduit ne présente pas nécessairement la même signification qu’une fissure traversante accompagnée :

  • D’un désaffleurement.
  • D’un blocage de menuiserie.
  • D’un affaissement.
  • D’une déformation de plancher.
  • D’une évolution mesurée.

L’expert en valeur vénale peut signaler le risque et son incidence sur le marché. Une conclusion sur la cause ou la méthode de reprise peut nécessiter :

  • Un expert spécialisé.
  • Une étude géotechnique.
  • Une reconnaissance des fondations.
  • Une étude structurelle.
  • Un suivi de fissuration.

Comment analyser les traces d’humidité ?

Il faut distinguer :

  • Infiltration.
  • Fuite.
  • Condensation.
  • Remontée capillaire.
  • Humidité résiduelle.
  • Défaut de ventilation.
  • Cause mixte.

Indices à examiner

  • Localisation.
  • Hauteur.
  • Orientation.
  • Saisonnalité.
  • Odeur.
  • Moisissures.
  • Sels.
  • État des revêtements.
  • Proximité des réseaux.
  • Lien avec la pluie.

Une mesure d’humidité suffit-elle ?

Non. La mesure peut être influencée par le matériau, sa densité, les sels, la profondeur, l’appareil et les conditions ambiantes. Elle doit être interprétée avec :

  • Les observations.
  • La chronologie.
  • Les mesures comparatives.
  • La ventilation.
  • Les conditions météorologiques.
  • Les réseaux.
  • Les caractéristiques constructives.

Quelles mesures peuvent être réalisées pendant la visite ?

Selon la mission et le matériel disponible :

  • Dimensions.
  • Ouverture de fissures.
  • Humidité relative.
  • Température.
  • Humidité indicative des matériaux.
  • Température de surface.
  • Niveau ou pente.
  • Débit d’air indicatif.
  • Photographie thermique.
  • Contrôle visuel endoscopique.

Les mesures sont-elles toujours certifiantes ?

Non. Il faut distinguer :

  • Mesure indicative.
  • Mesure comparative.
  • Mesure réglementaire.
  • Mesure réalisée selon un protocole spécialisé.
  • Contrôle de conformité.

Exemple

Une thermographie ponctuelle peut révéler :

  • Une zone froide.
  • Une anomalie de température.
  • Une suspicion de défaut d’isolation.
  • Une circulation d’air possible.

Elle ne démontre pas automatiquement une infiltration, l’absence complète d’isolant, la conformité énergétique ou l’origine exacte de l’anomalie.

mesures et documentation de la visite technique

Comment documenter la visite ?

Le dossier de visite peut comprendre :

  • Notes.
  • Plans annotés.
  • Photographies.
  • Mesures.
  • Croquis.
  • Liste des zones.
  • Réserves.
  • Documents remis sur place.

Photographies

Elles doivent permettre d’identifier :

  • La façade.
  • La pièce.
  • La localisation.
  • Le désordre.
  • Son environnement.
  • L’échelle lorsque cela est utile.

Plan de visite

Pour un bien important, il est utile de relever :

  • Zones inspectées.
  • Zones non accessibles.
  • Désordres.
  • Travaux.
  • Équipements.
  • Dépendances.
  • Orientations.
  • Nuisances.

Faut-il photographier uniquement les défauts ?

Non. Il faut également documenter :

  • Les qualités architecturales.
  • Les vues.
  • Les volumes.
  • Les finitions.
  • Les extérieurs.
  • Les équipements valorisants.
  • L’environnement.

Quelles zones doivent faire l’objet d’une vigilance particulière ?

Toiture et combles

  • Couverture.
  • Charpente visible.
  • Isolation.
  • Ventilation.
  • Traces d’eau.
  • Déformations.
  • Raccords.

Sous-sol et vide sanitaire

  • Humidité.
  • Ventilation.
  • Fissures.
  • Réseaux.
  • Planchers.
  • Remontées d’eau.
  • Accessibilité.

Façades

  • Fissures.
  • Enduits.
  • Joints.
  • Soubassements.
  • Menuiseries.
  • Évacuations.
  • Balcons.

Pièces d’eau

  • Joints.
  • Ventilation.
  • Fuites.
  • Sols.
  • Équipements.
  • Traces dans les pièces voisines.

Terrain

  • Pente vers le bâtiment.
  • Drainage.
  • Végétation.
  • Fissures du sol.
  • Réseaux.
  • Soutènements.
  • Eaux pluviales.

Parties communes

  • Toiture.
  • Façade.
  • Hall.
  • Escaliers.
  • Ascenseur.
  • Sous-sol.
  • Réseaux.
  • Entretien général.

Que signifie l’accessibilité des zones ?

Une zone est accessible lorsque l’expert peut l’examiner :

  • Sans démontage non autorisé.
  • Sans déplacer des éléments importants.
  • Sans prendre un risque anormal.
  • Sans équipement spécifique non prévu.
  • Dans les limites de la mission.

Obstacles fréquents

  • Trappe absente.
  • Hauteur insuffisante.
  • Encombrement.
  • Mobilier fixe.
  • Revêtement.
  • Local fermé.
  • Toiture sans protection.
  • Vide sanitaire inondé.
  • Logement voisin inaccessible.
  • Absence d’autorisation du syndic.

Que doit faire l’expert ?

  • Identifier la zone.
  • Expliquer pourquoi elle n’a pas été visitée.
  • Préciser les ouvrages qu’elle contient.
  • Indiquer l’incidence possible.
  • Recommander une visite complémentaire.
  • Éviter toute conclusion catégorique.

Exemple de formulation

La toiture n’a pas été parcourue en l’absence de dispositif d’accès et de protection contre les chutes. Elle a uniquement été observée depuis le sol et depuis une fenêtre du premier étage. Cette observation partielle ne permet pas d’exclure un défaut localisé des ouvrages non visibles.

Quelles sont les limites d’une visite non destructive ?

Une visite non destructive repose principalement sur l’observation, les documents, les mesures accessibles et les essais ne nécessitant pas de dépose importante.

Elle ne permet pas de voir directement :

  • Les fondations.
  • L’intérieur des murs.
  • Les armatures.
  • Les réseaux encastrés.
  • L’état complet des isolants.
  • L’étanchéité sous protection.
  • Les assemblages cachés.
  • Les matériaux situés sous les sols.
  • Les défauts ponctuels d’une toiture inaccessible.
  • Les contaminations non visibles.

Ce qu’elle ne permet pas toujours de déterminer

  • La cause exacte d’une fissure.
  • L’étendue d’une humidité cachée.
  • La section d’une fondation.
  • La résistance d’une structure.
  • La conformité d’un réseau.
  • La présence d’un matériau dangereux.
  • L’état d’un sol.
  • La qualité d’un ouvrage recouvert.

Quels désordres peuvent rester invisibles ?

  • Corrosion interne.
  • Bois dégradé derrière un doublage.
  • Isolant humide.
  • Fuite intermittente.
  • Défaut d’armature.
  • Cavité.
  • Rupture enterrée.
  • Défaut d’étanchéité ponctuel.
  • Pollution du sol.
  • Fissure masquée par un revêtement.

Une visite non destructive exclut-elle les vices cachés ?

Non. L’absence d’anomalie visible ne signifie pas que le bâtiment est dépourvu de défaut caché.

Le rapport doit préciser qu’il ne constitue pas :

  • Une garantie d’absence de vice caché.
  • Une certification structurelle.
  • Une vérification exhaustive.
  • Une assurance contre les découvertes futures.

L’expert doit néanmoins signaler les indices pouvant justifier :

  • Une dépose.
  • Un sondage.
  • Un essai.
  • Une recherche de fuite.
  • Une étude de sol.
  • Une étude structurelle.
  • Une analyse de laboratoire.
  • Une visite complémentaire.

Quand faut-il prévoir des investigations complémentaires ?

Fissures

  • Suivi.
  • Étude géotechnique.
  • Reconnaissance des fondations.
  • Relevé altimétrique.
  • Étude structurelle.

Humidité

  • Recherche de fuite.
  • Essais d’arrosage.
  • Ouverture.
  • Analyse des sels.
  • Contrôle de ventilation.
  • Suivi saisonnier.

Toiture ou étanchéité

  • Accès sécurisé.
  • Inspection spécialisée.
  • Mise en eau.
  • Test fumigène.
  • Sondage.

Structure

  • Note de calcul.
  • Sondage béton.
  • Contrôle des armatures.
  • Prélèvement.
  • Ouverture des assemblages.

Réseaux

  • Inspection vidéo.
  • Mise en pression.
  • Test d’étanchéité.
  • Diagnostic électrique.
  • Contrôle de l’assainissement.

Sol

  • Sondages.
  • Essais.
  • Étude géotechnique.
  • Recherche de pollution.
  • Étude hydrogéologique.

Comment intégrer les investigations manquantes dans la valeur ?

Plusieurs méthodes sont possibles.

Réserve simple

Lorsque l’incertitude paraît limitée, la valeur peut être établie sous réserve de l’absence de dégradation majeure des éléments de charpente non accessibles.

Fourchette élargie

Elle convient lorsque l’incertitude influence la négociation sans empêcher l’évaluation.

Scénarios

  • Absence de désordre majeur.
  • Réparation limitée.
  • Travaux importants.

Suspension de la conclusion

Elle s’impose lorsque l’incertitude est déterminante.

Exemple

Une maison présente :

  • Des fissures traversantes.
  • Un affaissement.
  • Des portes bloquées.
  • Aucune étude.
  • Aucune reconnaissance des fondations.

Une valeur précise après réparation ne peut pas être sérieusement retenue avant de connaître la cause, la méthode, le coût, les délais et le risque résiduel.

Comment relier l’état technique aux comparables ?

Les termes de comparaison doivent être corrigés en fonction de l’état du bien.

Comparable en meilleur état

L’expert doit prendre en compte :

  • Les travaux du bien expertisé.
  • La différence de qualité.
  • La durée du chantier.
  • L’incertitude.
  • La négociation probable.

Comparable en moins bon état

Il ne faut pas appliquer automatiquement une majoration égale au coût des travaux réalisés dans le bien expertisé. Le marché valorise l’utilité, la qualité, la cohérence, la modernité, la durabilité et l’emplacement.

Présentation recommandée

  • État intérieur : bien expertisé à rénover, comparable rénové, valeur unitaire du comparable à corriger.
  • Toiture : ancienne pour le bien expertisé, récente pour le comparable, travaux à intégrer.
  • Terrain : 900 m² pour le bien expertisé contre 500 m² pour le comparable, avantage à pondérer.
  • Garage : double pour le bien expertisé, aucun pour le comparable, avantage du bien expertisé.
  • Fissures : présentes sur le bien expertisé, non signalées sur le comparable, décote et incertitude.
  • DPE : classe F pour le bien expertisé contre classe C pour le comparable, différence énergétique.
acces et environnement du bien expertise

Comment présenter l’analyse technique dans le rapport ?

Le rapport peut suivre une structure constante.

Description

  • Nature du bien.
  • Époque.
  • Système constructif apparent.
  • Niveaux.
  • Surfaces.
  • Terrain.
  • Annexes.

État général

  • Extérieur.
  • Intérieur.
  • Équipements.
  • Entretien.
  • Performance énergétique.

Points favorables

  • Localisation.
  • Volumes.
  • Distribution.
  • Terrain.
  • Stationnement.
  • Vues.
  • Qualité.

Points défavorables

  • Nuisances.
  • Entretien.
  • Travaux.
  • Pathologies.
  • Accès.
  • Restrictions.

Limites

  • Documents.
  • Zones.
  • Absence de sondage.
  • Équipements non testés.
  • Spécialistes nécessaires.

Incidence sur la valeur

  • Travaux.
  • Décote.
  • Avantage.
  • Élargissement de la fourchette.
  • Scénario.

Quelles erreurs faut-il éviter ?

  • Décrire uniquement l’intérieur : la localisation, le terrain, l’environnement et les annexes peuvent être déterminants.
  • Reprendre les surfaces sans contrôle : les documents peuvent utiliser des définitions différentes.
  • Confondre décoration et état technique : une rénovation esthétique peut masquer des équipements anciens.
  • Considérer tous les mètres carrés comme équivalents : sous-sol, combles et garage nécessitent une analyse distincte.
  • Valoriser une dépendance comme habitable sans vérifier son usage, ses caractéristiques et sa régularité.
  • Négliger le stationnement, dont l’importance peut être majeure dans certains secteurs.
  • Décrire une vue sans examiner sa pérennité, car une construction future peut la modifier.
  • Conclure à l’absence de nuisance après une visite brève, alors que certaines nuisances sont horaires, saisonnières ou intermittentes.
  • Se limiter à l’étiquette du DPE sans examiner les équipements, la ventilation, le confort et les travaux.
  • Déduire tous les travaux euro pour euro, alors que l’incidence sur le marché dépend du risque et du potentiel.
  • Qualifier une fissure de structurelle sans investigation suffisante.
  • Attribuer toute humidité à la condensation sans examiner les infiltrations, les fuites et les remontées.
  • Déclarer conformes des zones non accessibles, alors que l’absence de visite doit être clairement indiquée.
  • Présenter une visite non destructive comme exhaustive, alors que les ouvrages cachés ne sont pas entièrement vérifiables.

Quel est le rôle de l’expert en valeur vénale ?

L’expert peut notamment :

  • Préparer la visite.
  • Vérifier la localisation.
  • Analyser l’environnement.
  • Décrire les accès.
  • Contrôler la consistance.
  • Rapprocher les surfaces.
  • Analyser la distribution.
  • Apprécier l’entretien.
  • Examiner la qualité constructive apparente.
  • Inventorier les équipements.
  • Décrire les dépendances.
  • Analyser le terrain.
  • Vérifier le stationnement.
  • Apprécier les vues.
  • Identifier les nuisances.
  • Examiner la performance énergétique.
  • Relever les travaux.
  • Identifier les pathologies apparentes.
  • Formuler des réserves.
  • Recommander des investigations.
  • Analyser leur incidence sur la valeur.

Il ne peut pas, sauf mission et compétence spécifiques :

  • Certifier la structure.
  • Garantir l’absence de vice caché.
  • Vérifier toutes les zones inaccessibles.
  • Valider juridiquement toutes les surfaces.
  • Établir un DPE.
  • Réaliser une étude géotechnique.
  • Certifier une installation technique.
  • Garantir le coût définitif des travaux.
  • Garantir l’absence de récidive.
  • Remplacer les spécialistes nécessaires.

Quelle peut être l’intervention de Check my House ?

Selon la lettre de mission, Check my House peut notamment intervenir pour :

  • Visiter le bien.
  • Examiner sa localisation.
  • Analyser son environnement.
  • Étudier les accès.
  • Vérifier sa consistance apparente.
  • Rapprocher les plans et les surfaces.
  • Analyser la distribution.
  • Apprécier l’état d’entretien.
  • Examiner les caractéristiques constructives.
  • Relever les équipements.
  • Visiter les dépendances accessibles.
  • Analyser le terrain et le stationnement.
  • Relever les vues et les nuisances.
  • Examiner la cohérence du DPE avec les éléments observés.
  • Identifier les travaux apparents.
  • Relever les pathologies.
  • Effectuer certaines mesures non destructives.
  • Recommander des investigations spécialisées.
  • Analyser l’incidence technique sur la valeur.
  • Établir un reportage photographique.

Cette intervention ne constitue pas :

  • Une inspection destructive complète.
  • Une certification d’absence de vice caché.
  • Une étude de sol.
  • Une note de calcul structurelle.
  • Un diagnostic réglementaire.
  • Une certification de conformité des équipements.
  • Un mesurage officiel, sauf mission spécifique.
  • Une garantie sur les ouvrages non accessibles.
  • Une maîtrise d’œuvre.
  • Une garantie sur le prix final de vente.

Checklist avant la visite

Organisation

  • Identité des personnes présentes.
  • Autorisation d’accès.
  • Clés.
  • Trappes accessibles.
  • Locaux techniques.
  • Parties communes.
  • Dépendances.
  • Terrain dégagé.

Documents

  • Titre.
  • Plans.
  • Surfaces.
  • Diagnostics.
  • Travaux.
  • Sinistres.
  • Rapports.
  • Études.
  • Règlement de copropriété.
  • Baux.

Matériel

  • Appareil photographique.
  • Télémètre.
  • Mètre.
  • Lampe.
  • Humidimètre indicatif.
  • Hygromètre.
  • Fissurimètre.
  • Niveau.
  • Équipements de protection.
  • Plan d’annotation.

Checklist de l’inspection

Localisation et environnement

  • Quartier.
  • Rue.
  • Transports.
  • Services.
  • Voisinage.
  • Risques.
  • Urbanisme.
  • Nuisances.

Bien

  • Consistance.
  • Niveaux.
  • Surfaces.
  • Distribution.
  • Orientation.
  • État.
  • Qualité.
  • Équipements.

Extérieurs

  • Toiture observable.
  • Façades.
  • Menuiseries.
  • Eaux pluviales.
  • Terrain.
  • Clôtures.
  • Stationnement.
  • Dépendances.

Intérieurs

  • Murs.
  • Plafonds.
  • Sols.
  • Humidité.
  • Fissures.
  • Installations.
  • Ventilation.
  • Confort.

Limites de la visite

  • Zones non visitées.
  • Mobilier.
  • Absence de trappe.
  • Toiture inaccessible.
  • Réseaux cachés.
  • Fondations.
  • Absence d’essais.
  • Documents manquants.

Checklist d’analyse des travaux

  • Urgence.
  • Cause.
  • Entretien.
  • Réparation.
  • Mise en conformité.
  • Rénovation.
  • Amélioration.
  • Coût.
  • Études.
  • Honoraires.
  • Durée.
  • Aléas.
  • Valeur après travaux.
  • Dépréciation résiduelle.

À retenir

L’inspection du bien permet de confronter les documents à la situation réelle. Elle doit examiner :

  • La localisation.
  • L’environnement.
  • L’accessibilité.
  • La consistance.
  • Les surfaces.
  • La distribution.
  • L’entretien.
  • La qualité constructive.
  • Les équipements.
  • Les dépendances.
  • Le terrain.
  • Le stationnement.
  • Les vues.
  • Les nuisances.
  • La performance énergétique.
  • Les travaux.
  • Les pathologies.

L’analyse doit identifier les défauts, mais aussi les qualités du bien.

Les surfaces doivent être utilisées selon leur nature. Un sous-sol, un garage, une véranda ou des combles ne sont pas nécessairement valorisés comme une surface habitable principale.

La performance énergétique ne se résume pas à une étiquette. Elle doit être rapprochée :

  • Des équipements.
  • De l’isolation apparente.
  • De la ventilation.
  • Du confort.
  • Des travaux nécessaires.
  • De l’usage locatif.

Les pathologies doivent être décrites sans transformer un indice en certitude. Une fissure, une humidité ou une déformation peut justifier une investigation spécialisée avant de conclure sur sa cause et son coût.

La visite non destructive reste limitée aux parties visibles et accessibles. Elle ne permet pas de garantir :

  • L’absence de vice caché.
  • L’état des fondations.
  • L’état complet des réseaux encastrés.
  • La conformité structurelle.
  • L’état des matériaux dissimulés.
  • L’absence de pollution.
  • L’absence de récidive.

Enfin, toute zone non inspectée, tout document manquant et toute investigation non réalisée doivent être signalés dans le rapport afin que la valeur retenue puisse être comprise et utilisée avec prudence.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my house (cabinet d’expertise en bâtiment) depuis 2019.

Contenu à visée informative. Dernière mise à jour le 27 juillet 2026.

Sources principales

  • Géorisques et ERRIAL. Recherche des risques naturels, miniers, technologiques, de pollution des sols, de radon et de recul du trait de côte à l’adresse ou à la parcelle.
  • Géoportail de l’urbanisme. Consultation des documents d’urbanisme et des servitudes d’utilité publique pouvant limiter l’occupation ou l’utilisation des terrains.
  • Service-Public et France Rénov’. Objet du DPE, information sur la performance énergétique et climatique, certification du diagnostiqueur et audit énergétique applicable à certaines ventes.
  • Service-Public. Critères actuels de performance énergétique applicables à la location des logements.
  • France Rénov’. Rôle de la ventilation dans l’évacuation de l’humidité et la limitation de la condensation et des moisissures.
  • Ministère de la Transition écologique. Bruit environnemental, nuisances liées aux transports, au voisinage et aux activités, acoustique des bâtiments et cartes stratégiques de bruit.

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