Les toitures, charpentes, balcons, loggias, coursives, auvents et autres ouvrages extérieurs sont directement soumis à la pluie, au vent, aux variations de température, au gel et aux mouvements des matériaux. Les désordres peuvent relever d’un défaut d’étanchéité, d’une mauvaise évacuation des eaux, d’une déformation structurelle, d’une humidification durable du bois, d’une corrosion des éléments métalliques, d’une fissuration du béton, d’un défaut de fixation, d’un entretien insuffisant ou d’une combinaison de plusieurs causes.

Ces pathologies doivent être examinées avec une vigilance particulière lorsqu’elles peuvent entraîner une chute de matériaux, une perte de stabilité ou un risque de chute des personnes. Cette FAQ, élaborée à partir des fiches pathologie de l’Agence Qualité Construction, des ressources de l’Institut technologique FCBA et des référentiels techniques applicables, aide à comprendre l’origine de ces désordres et à orienter vers les investigations et réparations adaptées. Elle ne se substitue pas à un diagnostic réalisé sur site par un professionnel qualifié.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my house (cabinet d’expertise en bâtiment) depuis 2019.
Contenu à visée informative. Dernière mise à jour le 16 juillet 2026.

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Sommaire

Charpentes : déformations et fluage

Charpente en bois de comble avec poutre flechie et affaissement examinee par un expert

Déformations de charpente, flèche, causes, fluage du bois et signes imposant un contrôle rapide.

(5 question(s))

Qu’est-ce qu’une déformation de charpente ?

Une déformation de charpente correspond à une modification de la géométrie initiale de l’ouvrage.

Elle peut se manifester par :

  • une flèche excessive d’une poutre ;
  • un creux dans un versant de toiture ;
  • une ligne de faîtage déformée ;
  • un écartement des murs ;
  • une rotation d’un élément ;
  • un affaissement localisé ;
  • une déformation du plafond ;
  • un désalignement des chevrons ;
  • un flambement d’une pièce comprimée ;
  • une déformation des fermes ou fermettes.

L’AQC indique que certaines déformations de charpentes assemblées sur chantier peuvent rester principalement esthétiques, mais que leur gravité dépend de leur origine, de leur amplitude, de leur évolution et de leurs conséquences sur les assemblages et les ouvrages supportés.

Une charpente légèrement fléchie est-elle nécessairement dangereuse ?

Non.

Une flèche limitée peut correspondre :

  • au comportement normal d’une pièce chargée ;
  • au fluage du bois sous une charge permanente ;
  • à une déformation ancienne et stabilisée ;
  • aux tolérances de réalisation ;
  • à une variation naturelle du matériau.

Elle devient plus préoccupante lorsqu’elle est :

  • importante ;
  • évolutive ;
  • accompagnée de fissures ou de ruptures ;
  • associée à une déformation des murs ;
  • concentrée autour d’un assemblage ;
  • provoquée par une pièce humide ou attaquée ;
  • accompagnée d’un défaut d’appui ;
  • susceptible de compromettre la couverture.

La seule observation visuelle ne suffit pas à déterminer la capacité portante. Il faut notamment connaître la portée, la section, l’essence, la classe mécanique, les charges, les assemblages et les appuis.

Quelles causes peuvent provoquer une déformation de charpente ?

Les causes possibles comprennent :

  • un sous-dimensionnement ;
  • une surcharge non prévue ;
  • le poids d’une nouvelle couverture ;
  • l’installation de panneaux solaires ou d’équipements ;
  • une section insuffisante ;
  • un bois mis en œuvre trop humide ;
  • un séchage irrégulier ;
  • le fluage ;
  • un assemblage défectueux ;
  • une modification ou une suppression de pièces ;
  • un défaut de contreventement ;
  • un appui insuffisant ;
  • une poussée sur les murs ;
  • un mouvement du bâtiment ;
  • une attaque biologique.

L’AQC recommande notamment de vérifier la conception, les sections, les assemblages, les appuis, le contreventement et les conséquences du mode de pose lorsqu’une charpente présente une déformation.

Le fluage du bois peut-il déformer une charpente ?

Oui.

Le fluage correspond à une augmentation progressive de la déformation sous l’effet d’une charge maintenue dans le temps.

Il dépend notamment :

  • du niveau de charge ;
  • de la durée d’application ;
  • de l’humidité du bois ;
  • des variations hygrométriques ;
  • de la température ;
  • de la section et de la portée ;
  • de la nature des assemblages.

Une pièce peut donc présenter une flèche croissante sans rupture brutale. Cette évolution doit être distinguée d’un mouvement des appuis, d’un défaut de dimensionnement ou d’une attaque du bois.

Quels signes imposent un contrôle rapide de la charpente ?

Un contrôle est particulièrement nécessaire en présence :

  • d’un affaissement récent ;
  • d’une évolution visible ;
  • d’une pièce rompue ;
  • d’un assemblage ouvert ;
  • d’un poinçon, d’un entrait ou d’une arbalétrière déplacés ;
  • d’un mur qui s’écarte ;
  • d’un bois très tendre ou dégradé ;
  • d’une flèche accompagnée de craquements ;
  • d’un élément comprimé qui se déformé latéralement ;
  • d’une couverture qui forme une cuvette ;
  • d’une surcharge nouvellement installée.

L’accès à la zone doit être limité lorsque la stabilité est incertaine. Une mise en sécurité ou un étaiement conçu par un professionnel peut être nécessaire avant toute dépose.

Fentes, humidité et attaques du bois

Fentes de séchage, mesure de l’humidité du bois, attaques biologiques et évaluation des bois dégradés.

(8 question(s))

Qu’est-ce qu’une fente de séchage du bois ?

Le bois se rétracte lorsqu’il perd une partie de son humidité. Ce retrait n’est pas identique dans toutes les directions anatomiques du matériau.

Il peut provoquer :

  • des gerces superficielles ;
  • des fentes longitudinales ;
  • des ouvertures radiales ;
  • des déformations ;
  • un gauchissement ;
  • une torsion.

Le FCBA identifié les fentes et les déformations parmi les phénomènes pouvant apparaître lorsque le séchage du bois n’est pas suffisamment maîtrise.

Une fente longitudinale dans une poutre est-elle nécessairement structurelle ?

Non.

Une fente suivant le fil du bois peut résulter de son séchage naturel et ne pas compromettre automatiquement la résistance de la pièce.

Elle doit toutefois être examinée selon :

  • sa profondeur ;
  • sa longueur ;
  • sa position ;
  • son orientation ;
  • la section de la pièce ;
  • les efforts exercés ;
  • la proximité d’un assemblage ;
  • la présence d’un nœud ;
  • l’évolution de l’ouverture ;
  • l’humidité du bois ;
  • l’existence d’une attaque biologique.

Une fente située au droit d’un assemblage, d’une entaille, d’un appui ou dans une zone fortement sollicitée n’a pas la même portée qu’une gerce superficielle éloignée des zones critiques.

Quand une fente de bois devient-elle préoccupante ?

Une analyse approfondie est nécessaire lorsque la fente :

  • traverse une grande partie de la section ;
  • divise l’extrémité de la pièce ;
  • affecte un assemblage ;
  • suit une entaille ;
  • est associée à une déformation ;
  • continue à s’ouvrir ;
  • présente des fibres rompues transversalement ;
  • s’accompagne d’un écrasement ;
  • est située dans un élément en lamellé-collé ;
  • comporte des traces d’humidité, de champignon ou d’insectes.

Les fissurations des pièces en bois lamellé-collé doivent être distinguées des fentes de séchage du bois massif. Une séparation entre lamelles, une fissure au droit d’un collage ou une rupture transversale nécessite une expertise spécifique.

Peut-on reboucher une fente de charpente avec une résine ?

Pas automatiquement.

Le rebouchage ne doit pas être prescrit avant d’avoir détermine :

  • la cause de la fente ;
  • son activité ;
  • son incidence mécanique ;
  • l’humidité du bois ;
  • la compatibilité du produit ;
  • le besoin éventuel d’un renforcement.

Une résine peut masquer l’évolution ou enfermer de l’humidité sans restaurer la résistance attendue. Une réparation structurelle peut nécessiter des pièces rapportées, des assemblages, des renforcements ou le remplacement de la pièce.

Pourquoi faut-il mesurer l’humidité du bois ?

L’humidité influence :

  • les dimensions du bois ;
  • sa rigidité ;
  • le fluage ;
  • le comportement des assemblages ;
  • le risque de moisissures ;
  • le développement des champignons lignivores ;
  • la corrosion de certaines fixations ;
  • la durabilité de l’ouvrage.

Le FCBA rappelle que les variations d’humidité peuvent provoquer fentes, déformations, moisissures et attaques biologiques.

Une mesure doit être interprétée en tenant compte de l’essence, de la température, de la profondeur et de la méthode employée.

Un bois humide est-il nécessairement attaque ?

Non.

Un bois peut avoir été récemment mouillé sans présenter encore d’altération biologique.

Le risque augmente lorsque l’humidification est :

  • importante ;
  • répétée ;
  • prolongée ;
  • associée à un confinement ;
  • accompagnée d’une température favorable ;
  • située dans un assemblage ou un appui peu ventilé.

Les attaques biologiques peuvent être provoquées par des champignons, des termites ou des insectes à larves xylophages. Elles nécessitent une identification et une évaluation de l’étendue réelle.

Quels signes peuvent révéler une attaque du bois ?

Les indices possibles comprennent :

  • une coloration anormale ;
  • une odeur de champignon ;
  • un mycélium ;
  • des cordons ;
  • une pourriture cubique ou fibreuse ;
  • un bois mou ;
  • une perte de matière ;
  • des trous d’envol ;
  • de la vermoulure ;
  • des galeries ;
  • des déformations ;
  • un affaissement des assemblages.

La présence de trous anciens ne démontre pas automatiquement une attaque active. De même, une coloration ne suffit pas à identifier une espèce de champignon.

Comment évaluer un bois dégradé ?

L’investigation peut comprendre :

  • une inspection visuelle ;
  • une mesure d’humidité ;
  • un sondage mécanique localisé ;
  • un examen des appuis et assemblages ;
  • une mesure de la section résiduelle ;
  • un prélèvement ;
  • une identification en laboratoire ;
  • une mesure de résistance au percement ;
  • une endoscopie ;
  • une note de calcul structurelle.

Le diagnostic biologique ne remplacé pas l’évaluation mécanique. Une pièce débarrassée du champignon peut rester insuffisamment résistante si une partie importante de sa section a été détruite.

Toitures : condensation, infiltrations et corrosion

Condensation et gouttes d eau sous une couverture metallique froide dans des combles

Condensation dans les combles, distinction avec les infiltrations et corrosion des éléments métalliques de toiture.

(6 question(s))

Pourquoi observe-t-on de la condensation dans les combles ?

La condensation apparaît lorsque de l’air chargé en vapeur d’eau rencontre une surface suffisamment froide.

Dans les combles, elle peut être favorisée par :

  • des fuites d’air depuis le logement ;
  • un pare-vapeur absent ou discontinu ;
  • une trappe non étanche ;
  • des passages de gaines non traités ;
  • une ventilation insuffisante de la sous-face de la couverture ;
  • des entrées ou sorties d’air obstruées ;
  • un rejet de VMC dans les combles ;
  • une forte humidité intérieure ;
  • une couverture métallique froide ;
  • un isolant mal pose.

L’AQC indique qu’une ventilation insuffisante sous la toiture ou un excès d’humidité dans les locaux sous-jacents peut produire des dégâts proches de ceux d’une infiltration, notamment l’humidification des isolants et des faux plafonds.

Comment distinguer condensation et défaut d’étanchéité de toiture ?

Une infiltration est souvent corrélée :

  • à la pluie ;
  • au vent ;
  • à une tuile ou une ardoise défectueuse ;
  • à un solin ;
  • à une noue ;
  • à un percement ;
  • à un point singulier.

La condensation peut apparaître :

  • sans pluie ;
  • lors de périodes froides ;
  • sur une surface étendue ;
  • sous une couverture métallique ;
  • autour des fuites d’air chaud ;
  • lorsque la ventilation du comble est insuffisante ;
  • lorsque l’air intérieur est très humide.

Les deux phénomènes peuvent coexister. L’AQC recommande d’examiner une couverture depuis l’extérieur et depuis sa sous-face, en vérifiant notamment les entrées d’air basses et les ventilations hautes.

Un écran de sous-toiture humide prouve-t-il une infiltration ?

Non.

L’humidité peut provenir :

  • d’une entrée d’eau à travers la couverture ;
  • d’une condensation sur la membrane ;
  • d’un air intérieur humide migrant vers le comble ;
  • d’un rejet de ventilation ;
  • d’une humidité de chantier ;
  • d’un défaut de raccordement autour d’une traversée.

Il faut vérifier le moment d’apparition, la répartition de l’humidité, la ventilation, le pare-vapeur et les points singuliers de la couverture.

Quelles conséquences l’humidité peut-elle avoir sur la charpente ?

Une humidification durable peut provoquer :

  • un gonflement ;
  • une déformation ;
  • une ouverture des assemblages ;
  • des moisissures ;
  • une attaque fongique ;
  • une corrosion des connecteurs ;
  • une diminution de la durabilité ;
  • une dégradation des panneaux ;
  • une perte de performance de l’isolant.

L’AQC et le FCBA insistent sur la maîtrise de l’eau pendant la conception, la construction et l’exploitation des ouvrages en bois.

Quels éléments métalliques peuvent se corroder en toiture ?

La corrosion peut affecter :

  • les connecteurs de charpente ;
  • les sabots ;
  • les boulons ;
  • les pointes et vis ;
  • les câbles ;
  • les tirants ;
  • les couvertines ;
  • les solins ;
  • les gouttières ;
  • les crochets ;
  • les tôles de couverture ;
  • les supports d’équipements ;
  • les fixations de panneaux solaires.

Elle peut être favorisée par :

  • une humidité persistante ;
  • des condensations ;
  • une incompatibilité entre métaux ;
  • un environnement marin ou industriel ;
  • une protection dégradée ;
  • des stagnations d’eau ;
  • des infiltrations dans les assemblages.

Une corrosion superficielle est-elle dangereuse ?

Pas nécessairement.

Une oxydation superficielle peut rester principalement esthétique. Elle devient préoccupante lorsqu’elle entraîne :

  • une perte de section ;
  • un feuilletage ;
  • une perforation ;
  • une rupture de fixation ;
  • une diminution de la résistance d’un assemblage ;
  • une déformation ;
  • une infiltration ;
  • des coulures révélant une corrosion cachée.

L’élément doit être examiné sur toute sa zone utile, y compris dans les parties masquées par le bois, le béton ou le revêtement.

Balcons : fissures et éclatement du béton

Nez de balcon en beton arme avec eclatement et armatures corrodees apparentes

Fissures de balcon, éclatement du béton, corrosion des armatures, enrobage et coulures de rouille.

(7 question(s))

Pourquoi les balcons sont-ils particulièrement exposés aux pathologies ?

Les balcons sont soumis :

  • à la pluie ;
  • au gel ;
  • aux variations thermiques ;
  • aux charges d’usage ;
  • aux mouvements de la façade ;
  • aux stagnations d’eau ;
  • aux pénétrations par les garde-corps ;
  • aux défauts d’entretien ;
  • à la corrosion.

L’AQC identifié notamment les fissurations, les éclatements de béton, les efflorescences, les infiltrations, les descellements de garde-corps et, dans les situations les plus graves, les atteintes à la solidité ou les effondrements.

Une fissure de balcon est-elle toujours structurelle ?

Non.

Une fissure peut résulter :

  • du retrait du béton ;
  • des variations thermiques ;
  • d’un défaut de joint ;
  • d’un revêtement ;
  • d’une reprise de bétonnage ;
  • d’une infiltration ;
  • de la corrosion ;
  • d’une déformation structurelle ;
  • d’un défaut d’armatures.

Il faut examiner :

  • son orientation ;
  • sa largeur ;
  • sa profondeur ;
  • sa position ;
  • son évolution ;
  • la présence d’eau ;
  • la déformation de la dalle ;
  • la sous-face ;
  • la liaison avec la façade ;
  • l’état des armatures.

Une fissure traversante, évolutive ou accompagnée d’une flèche doit faire l’objet d’une analyse structurelle.

Que peut signifier une fissure au raccord entre le balcon et la façade ?

Elle peut être compatible avec :

  • une flexion de la dalle ;
  • un défaut d’ancrage ;
  • une insuffisance d’armatures ;
  • un mouvement différentiel ;
  • une reprise de bétonnage ;
  • une infiltration ;
  • un défaut de joint.

L’étude AQC sur les balcons relié certaines atteintes à la solidité aux défauts de positionnement, de section ou d’ancrage des armatures et à une flexion excessive de l’ouvrage.

Qu’est-ce que l’éclatement du béton ?

L’éclatement correspond au détachement d’une partie du béton d’enrobage.

Il peut être provoqué par :

  • la corrosion des armatures ;
  • un enrobage insuffisant ;
  • le gel ;
  • un choc ;
  • une mauvaise qualité du béton ;
  • une infiltration ;
  • une réaction interne ;
  • un mouvement structurel.

Sur un balcon, l’éclatement est fréquemment observe au niveau du nez de dalle, des rives, des garde-corps maçonnés ou des fixations.

Pourquoi la corrosion des armatures fait-elle éclater le béton ?

Lorsque l’acier se corrodé, les produits de corrosion occupent un volume supérieur à celui de l’acier initial.

Cette expansion exerce des contraintes sur le béton d’enrobage et peut provoquer :

  • une fissuration suivant les armatures ;
  • un décollement ;
  • une épaufrure ;
  • un éclatement ;
  • une mise à nu des aciers.

L’eau et l’oxygène atteignent ensuite plus facilement l’armature, ce qui accélère le phénomène. L’AQC relié les éclatements de nez de balcon à une humidité excessive du béton et à un enrobage insuffisant des armatures.

Qu’est-ce que l’enrobage des armatures ?

L’enrobage correspond à l’épaisseur de béton située entre l’armature et la surface extérieure.

Il contribue :

  • à protéger l’acier contre les agressions ;
  • à assurer l’adhérence entre acier et béton ;
  • à participer à la résistance au feu ;
  • à garantir la durabilité de l’ouvrage.

Un enrobage insuffisant facilite la pénétration de l’eau, de l’oxygène et des agents agressifs jusqu’aux armatures.

Les coulures de rouille prouvent-elles une perte de solidité ?

Non, mais elles justifient une investigation.

Elles peuvent signaler :

  • une armature proche de la surface ;
  • une fixation corrodée ;
  • un profilé métallique ;
  • un garde-corps ;
  • un élément rapporté.

Il faut rechercher :

  • l’origine exacte du métal ;
  • la perte de section ;
  • l’état du béton voisin ;
  • la présence d’une fissuration ;
  • le caractère structurel de l’élément ;
  • la progression de la corrosion.

Balcons : eau, pentes et étanchéité

Nez de balcon, efflorescences, pentes, évacuations, carrelage et systèmes d’étanchéité.

(9 question(s))

Pourquoi le nez de balcon est-il particulièrement vulnérable ?

Le nez de balcon est directement exposé :

  • aux ruissellements ;
  • aux variations de température ;
  • au gel ;
  • à la pénétration d’eau ;
  • à la carbonatation du béton ;
  • aux armatures parfois proches de la surface.

L’AQC indique que les éclatements du nez de balcon sont fréquemment associés à un enrobage insuffisant et à la corrosion des armatures. Des morceaux peuvent alors se détacher et tomber sur les zones situées en dessous.

Que signifient les efflorescences ou stalactites sous un balcon ?

Elles sont compatibles avec une circulation d’eau à travers la dalle.

L’eau peut dissoudre certains composés minéraux puis les déposer en sous-face lors de son évaporation.

La présence de dépôts peut révéler :

  • une fissure traversante ;
  • une pénétration à travers le revêtement ;
  • une stagnation d’eau ;
  • un joint défectueux ;
  • une fixation de garde-corps ;
  • une étanchéité insuffisante.

L’AQC relié les efflorescences et stalactites observées sous les balcons à la percolation de l’eau à travers le béton.

Quel rôle joue la pente d’un balcon ?

La pente doit permettre de diriger l’eau vers l’extérieur ou vers les évacuations prévues.

Une pente insuffisante ou inversée peut provoquer :

  • des stagnations ;
  • une infiltration vers la façade ;
  • une mise en charge du seuil ;
  • une pénétration dans les fissures ;
  • une dégradation des joints ;
  • une humidification prolongée du béton ;
  • une accélération de la corrosion.

L’AQC recommande un soin particulier dans la réalisation des pentes afin d’assurer une évacuation rapide et de limiter la percolation de l’eau à travers le béton.

Toute flaque sur un balcon constitue-t-elle une malfaçon ?

Non.

Il faut apprécier :

  • sa profondeur ;
  • son étendue ;
  • sa durée après la pluie ;
  • sa position ;
  • les tolérances du support ;
  • le système d’étanchéité ;
  • la destination de l’ouvrage ;
  • les conséquences observées.

Une stagnation durable, située contre la façade, devant un seuil ou autour d’une fixation, est plus préoccupante qu’une pellicule résiduelle disparaissant rapidement.

Pourquoi les évacuations de balcon doivent-elles être entretenues ?

Une évacuation obstruée peut entraîner :

  • une accumulation d’eau ;
  • une mise en charge du seuil ;
  • un débordement ;
  • une infiltration ;
  • une percolation dans la dalle ;
  • une surcharge ;
  • une accélération de la corrosion.

L’AQC documente des cas ou l’obstruction par des végétaux a provoqué la migration d’eau dans le béton, le décollement des peintures en sous-face et l’éclatement du béton par corrosion des aciers.

Le carrelage assure-t-il l’étanchéité d’un balcon ?

Pas nécessairement.

Le carrelage et ses joints peuvent laisser pénétrer de l’eau.

Selon la configuration, il peut être nécessaire de prévoir :

  • une étanchéité sous protection ;
  • un système d’étanchéité liquide ;
  • une couche de désolidarisation drainante ;
  • des relevés ;
  • un traitement des seuils ;
  • des raccordements avec les évacuations ;
  • des joints de fractionnement.

L’AQC recommande notamment une couche de désolidarisation drainante sous certains carrelages scellés et une étanchéité adaptée lorsque la dalle ou la pente ne suffit pas à maîtriser les pénétrations d’eau.

Qu’est-ce qu’une étanchéité sous protection ?

Il s’agit d’un revêtement d’étanchéité recouvert par une protection ou un revêtement d’usage.

Cette protection peut notamment être constituée :

  • d’un carrelage ;
  • de dalles ;
  • d’une chape ;
  • d’un platelage ;
  • de gravillons ;
  • d’un revêtement rapporté.

L’étanchéité reste alors invisible. Une infiltration ne peut pas être diagnostiquée en examinant uniquement les joints du revêtement supérieur.

Quels défauts peuvent affecter une étanchéité de balcon ?

Les défauts possibles comprennent :

  • une discontinuité ;
  • une perforation ;
  • un relève insuffisant ;
  • un raccord défectueux avec le seuil ;
  • une mauvaise liaison avec l’évacuation ;
  • une absence de traitement autour des fixations ;
  • une fissure du support ;
  • une incompatibilité entre produits ;
  • un vieillissement ;
  • une stagnation d’eau ;
  • une dégradation pendant la pose de la protection.

Le choix du système doit être adapté au support, à l’exposition, à la destination du balcon et au revêtement prévu. Les travaux d’étanchéité sur éléments porteurs en maçonnerie relèvent notamment des référentiels de la série NF DTU 43 dans leurs domaines d’application.

Peut-on réparer une infiltration en refaisant seulement les joints du carrelage ?

Pas toujours.

Cette reprise sera insuffisante lorsque l’eau pénètre :

  • à travers une fissure de dalle ;
  • sous le carrelage ;
  • au droit d’un relève ;
  • par une fixation ;
  • sous un seuil ;
  • autour d’une évacuation ;
  • dans une étanchéité dégradée.

Les joints visibles peuvent être une voie d’entrée, mais ils ne constituent pas nécessairement le système principal d’étanchéité.

Garde-corps et sécurité contre les chutes

Garde-corps metallique de balcon dont les fixations et le scellement sont inspectes

Rôle, défauts et fixations des garde-corps, refixation dans un béton éclaté et sécurité des personnes.

(6 question(s))

Quel rôle joue le garde-corps ?

Le garde-corps protégé les personnes contre les chutes de hauteur.

Le Code de la construction et de l’habitation impose que les bâtiments soient conçus et construits de manière à prévenir les chutes accidentelles dans le cadre d’un usage normal. Pour les bâtiments d’habitation concernés, les garde-corps de balcons, terrasses, galeries et loggias doivent en principe présenter une hauteur d’au moins un mètre, avec une adaptation possible lorsque le garde-corps est particulièrement épais.

La seule mesure de hauteur ne suffit pas à vérifier la conformité complète. Il faut aussi examiner la résistance, la géométrie, les vides, les fixations, l’escaladabilité et le référentiel applicable à la date des travaux.

Quels défauts peuvent affecter un garde-corps ?

Les anomalies possibles comprennent :

  • une hauteur insuffisante ;
  • un espacement dangereux ;
  • une fixation desserrée ;
  • un scellement fissure ;
  • une corrosion ;
  • une déformation ;
  • une rupture de soudure ;
  • un support béton dégradé ;
  • une fixation dans un matériau insuffisamment résistant ;
  • un garde-corps rendu escaladable par un aménagement ;
  • une perte de section ;
  • une instabilité au balancement.

L’AQC identifié les atteintes aux garde-corps parmi les pathologies de balcon pouvant compromettre directement la sécurité contre les chutes.

Un garde-corps qui bouge légèrement est-il acceptable ?

Je ne sais pas sans connaître son système, ses dimensions, ses fixations et les sollicitations appliquées.

Un mouvement perceptible peut provenir :

  • de la souplesse normale de l’ensemble ;
  • d’une fixation desserrée ;
  • d’un scellement dégradé ;
  • d’une platine déformée ;
  • d’un support fissure ;
  • d’une corrosion ;
  • d’un ancrage insuffisant.

Il ne faut pas réaliser un essai artisanal en appliquant une charge importante. La résistance doit être vérifiée par un professionnel selon une méthode adaptée.

Les fixations de garde-corps peuvent-elles provoquer des infiltrations ?

Oui.

Les fixations peuvent traverser :

  • le carrelage ;
  • l’étanchéité ;
  • la dalle ;
  • une couvertine ;
  • un relève.

Une fixation mal conçue ou mal étanchée peut permettre à l’eau de pénétrer dans le support. Elle peut ensuite favoriser :

  • la corrosion de l’ancrage ;
  • l’éclatement du béton ;
  • le descellement ;
  • l’infiltration en sous-face ;
  • la perte de résistance.

Les fixations en partie horizontale directement exposée à l’eau doivent être particulièrement étudiées.

Peut-on refixer un garde-corps dans un béton éclaté ?

Pas sans réparer et caractériser le support.

Il faut d’abord vérifier :

  • la profondeur de l’éclatement ;
  • l’état des armatures ;
  • la cohésion du béton ;
  • l’épaisseur disponible ;
  • la position des aciers ;
  • la résistance de l’ancrage ;
  • la compatibilité du nouveau système ;
  • les distances aux rives.

Une fixation réalisée dans un mortier de réparation superficiel ne présente pas nécessairement la résistance requise.

Quels risques présentent les morceaux de béton détachés ?

Ils peuvent tomber sur :

  • un balcon inférieur ;
  • une terrasse ;
  • une entrée ;
  • une voie publique ;
  • une zone de stationnement ;
  • un passage piéton.

La chute d’un fragment de béton, d’une pierre, d’une couvertine ou d’une pièce métallique peut provoquer des blessures graves. L’AQC souligne que les dégradations des nez de balcon et les atteintes à la solidité peuvent mettre en danger les occupants et les passants.

Risque de chute d’éléments et mise en sécurité

Risques liés aux chutes de matériaux, signes d’alerte, mesures conservatoires et usage d’un balcon fissure.

(4 question(s))

Quels signes révèlent un risque de chute d’éléments ?

Les signes d’alerte comprennent :

  • un morceau partiellement détache ;
  • une fissure périphérique ;
  • un bombement ;
  • un béton sonnant creux ;
  • une armature apparente ;
  • une fixation rompue ;
  • un garde-corps descellé ;
  • un panneau ou une couvertine mobile ;
  • des fragments déjà tombés ;
  • une corrosion avancée ;
  • une déformation évolutive.

Le risque ne doit pas être évalué uniquement depuis le sol. Les faces supérieures, inférieures et latérales de l’ouvrage doivent être examinées lorsqu’elles sont accessibles en sécurité.

Quelles mesures de mise en sécurité peuvent être nécessaires ?

Selon le danger, les mesures peuvent comprendre :

  • le balisage ;
  • l’interdiction d’accès ;
  • la fermeture du balcon ;
  • la protection du passage inférieur ;
  • la dépose contrôlée des parties instables ;
  • la pose d’un filet ;
  • un étaiement ;
  • la mise hors charge de l’ouvrage ;
  • le maintien des personnes à distance ;
  • l’intervention d’une entreprise spécialisée.

La mise en sécurité ne constitue pas la réparation définitive. Elle doit être suivie d’un diagnostic et d’un programme de travaux.

Peut-on continuer à utiliser un balcon fissure ?

Cela dépend du type de fissure, de la déformation, de l’état des armatures et de la structure.

L’utilisation doit être suspendue lorsque le balcon présente notamment :

  • une flèche importante ;
  • une fissure traversante évolutive ;
  • une rupture à la liaison avec la façade ;
  • une corrosion généralisée ;
  • des armatures rompues ;
  • un garde-corps instable ;
  • un éclatement important ;
  • des bruits ou mouvements inhabituels ;
  • une chute récente de matériaux.

Je ne sais pas si un balcon précis peut rester utilisé sans constat sur site et, si nécessaire, analyse structurelle.

Quelles investigations peuvent être réalisées sur une charpente ?

Les investigations peuvent comprendre :

  • un relève géométrique ;
  • une mesure des flèches ;
  • un nivellement ;
  • la mesure des sections ;
  • l’identification des essences et classes mécaniques ;
  • l’examen des assemblages ;
  • une mesure de l’humidité ;
  • des sondages du bois ;
  • une recherche d’agents biologiques ;
  • une endoscopie ;
  • l’analyse des appuis ;
  • une note de calcul ;
  • un suivi de l’évolution.

Le FCBA dispose de moyens de caractérisation physico-mécanique des bois et produits dérivés permettant d’évaluer leurs performances.

Investigations, réparations, garanties et expertise

Investigations sur charpente et béton, carbonatation, chlorures, choix des réparations, cadre juridique et expertise.

(11 question(s))

Quelles investigations peuvent être réalisées sur un balcon en béton ?

Elles peuvent comprendre :

  • un relève des fissures ;
  • une mesure de flèche ;
  • un nivellement ;
  • un sondage par percussion ;
  • une mesure d’enrobage ;
  • un repérage des armatures ;
  • une mesure de carbonatation ;
  • une analyse des chlorures ;
  • une mesure de potentiel de corrosion ;
  • des prélèvements ;
  • des carottages ;
  • des essais d’adhérence ;
  • des essais d’ancrage ;
  • une note de calcul ;
  • une mise en observation instrumentée.

Les investigations doivent être choisies selon les hypothèses. Il n’est pas nécessaire de réaliser tous les essais sur chaque balcon.

Qu’est-ce qu’une mesure de carbonatation ?

La carbonatation correspond à une réaction progressive entre le dioxyde de carbone de l’air et certains constituants du béton.

Elle diminue progressivement l’alcalinité qui protégé normalement les armatures. Lorsque le front de carbonatation atteint l’acier en présence d’eau et d’oxygène, la corrosion peut se développer.

La profondeur de carbonatation peut être recherchée sur une surface fraîchement ouverte à l’aide d’une méthode adaptée.

Pourquoi rechercher les chlorures ?

Les chlorures peuvent favoriser la corrosion des armatures, notamment dans les environnements :

  • marins ;
  • soumis aux embruns ;
  • exposés aux sels de déverglaçage ;
  • contaminés par certains matériaux ou usages.

La corrosion liée aux chlorures peut rester localisée et importante, même lorsque la carbonatation n’a pas atteint les armatures.

Le repérage des armatures suffit-il à vérifier la solidité du balcon ?

Non.

Il permet de rechercher :

  • leur position ;
  • leur direction ;
  • leur espacement ;
  • leur profondeur approximative ;
  • certaines discontinuités.

Il ne permet pas toujours de connaître :

  • le diamètre exact ;
  • la perte de section ;
  • la qualité de l’ancrage ;
  • la limite d’élasticité ;
  • la continuité dans la façade ;
  • l’état de corrosion sur toute la longueur.

Une ouverture localisée ou une étude structurelle peut être nécessaire.

Pourquoi la liaison entre le balcon et le bâtiment est-elle déterminante ?

Un balcon en porte-à-faux transmet ses efforts à la structure du bâtiment au niveau de son encastrement.

Une insuffisance concernant :

  • les armatures supérieures ;
  • leur ancrage ;
  • leur position ;
  • la section de béton ;
  • la liaison avec le plancher ;
  • la reprise de coulage ;

peut compromettre le comportement de l’ensemble.

Une réparation limitée au nez du balcon ne traité pas une déficience située dans son ancrage.

Une réparation du béton suffit-elle à traiter la corrosion ?

Pas nécessairement.

Une réparation durable doit généralement comprendre :

  • la suppression des parties non adhérentes ;
  • le dégagement adapté des aciers ;
  • l’évaluation de leur section ;
  • la préparation ou le traitement des armatures ;
  • le remplacement ou le complément d’acier lorsque cela est justifié ;
  • la reconstitution de l’enrobage ;
  • la suppression des entrées d’eau ;
  • la protection de la surface ;
  • le traitement des joints, pentes et évacuations.

Si les conditions hydriques restent inchangées, la corrosion peut se poursuivre autour de la réparation.

Quand faut-il demander l’intervention d’un bureau d’études structure ?

Son intervention est recommandée lorsque :

  • une charpente est fortement déformée ;
  • une pièce porteuse est rompue ou très altérée ;
  • une section résiduelle est incertaine ;
  • un balcon présente une flèche ou une fissure structurelle ;
  • des armatures sont fortement corrodées ;
  • une perte de section est constatée ;
  • un ancrage est suspecté ;
  • un renforcement est envisagé ;
  • un étaiement doit être dimensionné ;
  • la capacité portante doit être vérifiée.

Le bureau d’études structure établit les hypothèses de charge, les vérifications et les solutions de confortement. Il ne remplacé pas la recherche de la cause hydrique ou biologique.

Une réparation locale est-elle toujours suffisante ?

Non.

Une réparation locale peut convenir lorsque :

  • le défaut est ponctuel ;
  • l’origine est identifiée ;
  • le reste de l’ouvrage est sain ;
  • la structure conserve sa capacité ;
  • le raccord avec l’existant peut être durable.

Une reprise plus générale peut être nécessaire lorsque :

  • les fissures sont multiples ;
  • la corrosion est étendue ;
  • l’étanchéité est généralisément défaillante ;
  • plusieurs fixations sont corrodées ;
  • la charpente est sous-dimensionnée ;
  • le bois est attaque sur une grande longueur ;
  • les réparations précédentes ont échoué ;
  • l’ouvrage ne satisfait plus aux exigences de sécurité.

Quelles preuves faut-il conserver avant les travaux ?

Il est recommande de conserver :

  • des photographies générales et rapprochées ;
  • des vues de la face supérieure et de la sous-face ;
  • les mesures de fissures et de flèches ;
  • les relevés d’humidité ;
  • les fragments tombés ;
  • les pièces métalliques déposées ;
  • les échantillons de bois ;
  • les rapports de laboratoire ;
  • les plans de ferraillage ou de charpente ;
  • les factures et photographies de chantier ;
  • les justificatifs des réparations antérieures ;
  • les constats de mise en sécurité.

En cas d’urgence, la sécurité prime. L’état initial doit néanmoins être documenté aussi complètement que possible avant la dépose.

Une fissure de balcon ou une déformation de charpente relève-t-elle automatiquement de la garantie décennale ?

Non.

La qualification dépend notamment :

  • de la date de réception ;
  • de la cause ;
  • de la gravité ;
  • de l’évolution ;
  • du caractère apparent ou caché ;
  • de l’atteinte à la solidité ;
  • du risque pour les personnes ;
  • de l’impropriété éventuelle à l’usage ;
  • de l’entretien et des modifications ultérieures.

Un désordre d’aspect stabilisé ne relève pas automatiquement de la responsabilité décennale. Une atteinte à la stabilité, un risque de chute ou une impossibilité d’utiliser normalement l’ouvrage peut en revanche justifier l’examen des garanties des constructeurs.

Quand faut-il demander une expertise ?

Une expertise est recommandée lorsque :

  • une toiture ou une charpente se déformé ;
  • des bois sont humides ou dégradés ;
  • une fente affecte un assemblage ;
  • une condensation importante apparaît dans les combles ;
  • un balcon présente une fissuration évolutive ;
  • le béton éclaté ;
  • des armatures sont visibles ;
  • un garde-corps bouge ;
  • des éléments risquent de tomber ;
  • une infiltration persiste ;
  • les réparations proposées sont importantes ;
  • la solidité est contestée.

L’expertise doit distinguer :

  • les désordres d’aspect ;
  • les phénomènes naturels du bois ;
  • les défauts d’étanchéité ;
  • les altérations biologiques ;
  • les anomalies structurelles ;
  • les risques immédiats ;
  • les investigations nécessaires ;
  • les mesures provisoires ;
  • les réparations définitives.

Quelle intervention Check my House peut-il réaliser ?

Check my House peut intervenir pour analyser les désordres affectant une toiture, une charpente, un balcon, une terrasse, une loggia ou un ouvrage extérieur exposé.

La mission peut comprendre :

  • l’analyse de l’historique ;
  • l’étude des plans et documents disponibles ;
  • l’examen visuel des zones accessibles ;
  • le relève des fissures et déformations ;
  • des mesures de flèche et de niveau ;
  • des mesures d’humidité du bois ;
  • l’examen des assemblages ;
  • la recherche d’indices d’infiltration ou de condensation ;
  • l’examen du béton, des armatures visibles et des fixations ;
  • le contrôle des pentes et évacuations ;
  • l’évaluation du risque de chute d’éléments ;
  • la préconisation de mesures conservatoires ;
  • la recommandation d’investigations destructives ou structurelles ;
  • l’analyse critique des travaux proposés ;
  • la rédaction d’un rapport illustré ;
  • l’assistance lors d’une expertise amiable contradictoire.

Une expertise visuelle et non destructive ne permet pas toujours de connaître la résistance résiduelle d’une pièce de bois, la section réelle d’une armature, la profondeur d’une corrosion, la qualité d’un ancrage ou la continuité d’une étanchéité cachée. Des sondages, prélèvements, essais, ouvertures localisées et calculs réalisés par des spécialistes peuvent être nécessaires.

Check my House vous accompagne grâce à notre expertise fissures.

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Sources principales

Sources techniques principales (citées à titre documentaire) :

  • Agence Qualité Construction, « Déformations des charpentes assemblées en bois sur chantier », fiche pathologie bâtiment, mise à jour en janvier 2024.
  • Institut technologique FCBA, ressources consacrées au séchage du bois, à la gestion de son humidité et aux pathologies des bois dans la construction.
  • Agence Qualité Construction, « Dégradation par l’eau et l’humidité des enveloppes et ossatures bois », fiche pathologie bâtiment, janvier 2024.
  • Agence Qualité Construction, « Condensation en sous-face des couvertures métalliques » et « Entretien et maintenance des couvertures », fiches pathologie bâtiment, janvier 2024.
  • Agence Qualité Construction, « Fissuration et effondrement de balcons », fiche pathologie bâtiment, janvier 2024.
  • Agence Qualité Construction, « Balcons : points de vigilance » et « Les balcons en béton armé en travaux neufs ou en rénovation ».
  • Agence Qualité Construction, « Les balcons », fiche entretien et maintenance, janvier 2024.
  • Agence Qualité Construction, « Corrosion des armatures du béton armé en façades des bâtiments ».
  • CSTB, NF DTU de la série 43 relatifs aux ouvrages d’étanchéité des toitures-terrasses, dans leurs domaines d’application respectifs.
  • Code de la construction et de l’habitation, dispositions relatives à la prévention des risques de chute et aux garde-corps des balcons et terrasses.

Cette FAQ est fournie à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Son auteur n’est pas juriste. Pour toute décision engageant vos droits (signature, rétractation, contentieux), faites valider votre situation par un avocat, un notaire ou l’ADIL.

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