Le suivi technique d’une maison construite sous contrat de construction de maison individuelle permet d’examiner les ouvrages au moment où ils sont encore visibles et où une correction reste généralement possible sans dépose importante.

Les fondations, les réseaux enterrés, les armatures, les chaînages, l’isolation et certaines interfaces d’étanchéité deviennent progressivement inaccessibles. Une intervention trop tardive ne permet donc plus de vérifier directement leur mise en œuvre.

Il faut toutefois distinguer les stades réglementaires qui autorisent les appels de fonds, les étapes techniques réelles du chantier et les visites d’accompagnement proposées par Check my House.

Dans un CCMI avec fourniture de plan classique, les plafonds cumulés sont fixés à 15 % à l’ouverture du chantier, 25 % à l’achèvement des fondations, 40 % à l’achèvement des murs, 60 % à la mise hors d’eau, 75 % à l’achèvement des cloisons et à la mise hors d’air, et 95 % à l’achèvement des équipements, de la plomberie, de la menuiserie, du chauffage et des revêtements extérieurs.

Les visites Check my House consacrées aux fondations, au gros œuvre, aux cloisons et à la chape constituent une méthode d’accompagnement technique. Elles ne correspondent pas à quatre visites légalement obligatoires et ne se confondent pas nécessairement avec les stades réglementaires de paiement.

Article rédigé par Laurent Hojan, fondateur de Check my house (cabinet d’expertise en bâtiment) depuis 2019.
Contenu à visée informative. Dernière mise à jour le 16 juillet 2026.

Pour être accompagné à chaque étape de votre projet, découvrez notre visite cloisons CCMI proposée par Check my House.

Besoin d’un accompagnement personnalisé pour votre projet ?

Nous contacter Faire un devis automatique

Sommaire

Comprendre les étapes techniques du chantier

Fouilles de fondation avec armatures en acier avant coulage sur un chantier de maison en CCMI

Qu’est-ce que le gros œuvre d’une maison ?

Le gros œuvre regroupe les ouvrages participant principalement à la stabilité, à la solidité, à la structure et à la protection générale de la construction.

Il comprend généralement :

  • les terrassements nécessaires à la construction
  • les fondations
  • les soubassements
  • le vide sanitaire ou le dallage
  • les murs porteurs
  • les poteaux et poutres
  • les planchers
  • les escaliers structurels
  • la charpente
  • la couverture ou la structure porteuse d’une toiture-terrasse

Le contenu exact dépend du mode constructif, des plans, de la notice descriptive et des prestations confiées au constructeur.

Quelle différence existe-t-il entre gros œuvre et second œuvre ?

Le gros œuvre concerne principalement la stabilité, la structure et le clos-couvert de la maison.

Le second œuvre comprend notamment :

  • l’isolation
  • les doublages
  • les cloisons
  • l’électricité
  • la plomberie
  • le chauffage
  • la ventilation
  • les revêtements
  • les menuiseries intérieures
  • les équipements

Cette distinction technique ne correspond pas exactement à l’échéancier du CCMI. Le paiement des 75 % exige, par exemple, l’achèvement des cloisons et la mise hors d’air, alors que ces deux éléments relèvent de catégories techniques différentes.

Les principales étapes techniques sont-elles fixées par la loi ?

La loi fixe principalement des stades de paiement. Elle ne définit pas un programme obligatoire de visites techniques avec un expert.

Le maître d’ouvrage doit organiser ses contrôles aux moments où les ouvrages restent accessibles, notamment :

  • avant le coulage des fondations
  • avant le recouvrement des réseaux
  • avant la fermeture des doublages
  • avant la pose des revêtements
  • avant la réception

Les six visites proposées par Check my House sont-elles obligatoires ?

Non.

Check my House propose un parcours comprenant généralement la visite des fondations, la visite du gros œuvre, la visite des cloisons, la visite de la chape, la pré-réception et la réception.

Ces étapes constituent une organisation technique destinée à suivre les principaux ouvrages. Elles ne sont pas imposées par le Code de la construction et de l’habitation.

Une seule visite du gros œuvre permet-elle de tout vérifier ?

Non.

Une visite ponctuelle ne permet pas d’observer successivement :

  • le fond des fouilles
  • les armatures avant bétonnage
  • les réseaux avant remblaiement
  • les murs avant enduit
  • la charpente avant fermeture
  • l’isolation avant doublage

L’expert examine uniquement les ouvrages visibles et accessibles le jour de son intervention.

Pourquoi intervenir avant que les ouvrages soient recouverts ?

Les fondations, armatures, réseaux, membranes, isolants et fixations deviennent invisibles au fur et à mesure du chantier.

Une fois recouverts, leur contrôle peut nécessiter :

  • des photographies prises pendant les travaux
  • des plans d’exécution
  • des essais
  • une détection instrumentée
  • des sondages
  • des démolitions localisées

La visite de fondations présentée par Check my House est ainsi prévue avant le coulage, lorsque les fouilles et armatures restent visibles.

Documents à obtenir avant les fondations

Quels documents faut-il examiner avant le terrassement ?

Il est recommandé de réunir :

  • le CCMI
  • la notice descriptive
  • le plan de masse
  • le plan d’implantation
  • le permis de construire
  • le plan de bornage
  • le relevé topographique, lorsqu’il existe
  • l’étude géotechnique
  • les plans de fondations
  • les plans de structure disponibles
  • les avenants
  • le plan des réseaux enterrés
  • les prescriptions relatives à l’assainissement et aux eaux pluviales

Le plan contractuel doit notamment préciser les adaptations au sol et comporter les coupes, élévations, cotes utiles et raccordements nécessaires au projet.

L’étude G1 suffit-elle pour exécuter les fondations ?

Pas nécessairement.

L’étude géotechnique préalable, communément appelée G1, donne des informations générales sur le terrain et les principes constructifs envisageables. Elle ne constitue pas, à elle seule, le dimensionnement détaillé des fondations d’une maison déterminée.

L’étude géotechnique de conception, généralement dénommée G2, est liée au projet, à son implantation et à ses charges.

Une G2 AVP constitue-t-elle un plan d’exécution des fondations ?

Non.

La phase G2 AVP correspond à une étude d’avant-projet. Elle permet de définir des hypothèses, des principes de fondation et des prescriptions géotechniques, mais elle ne remplace pas nécessairement les études de projet ou d’exécution nécessaires au dimensionnement définitif.

Le plan de ferraillage et les dimensions finales doivent être cohérents avec l’étude géotechnique et les calculs structurels applicables au projet.

L’étude de sol doit-elle correspondre à l’implantation réelle de la maison ?

Oui.

Une étude de conception est liée à un projet et à une implantation déterminés. Une modification importante de l’emplacement, des niveaux, de la surface, de la présence d’un sous-sol ou des charges peut nécessiter une vérification ou une actualisation.

Une étude réalisée sur le terrain voisin suffit-elle ?

Non pour dimensionner la construction.

Elle peut apporter une information générale sur le secteur, mais la nature, l’épaisseur et la profondeur des couches de sol peuvent varier sur de courtes distances.

Le constructeur doit-il respecter l’étude géotechnique ?

Lorsque la conception repose sur une étude géotechnique, les fondations et les dispositions constructives doivent être compatibles avec ses recommandations.

Dans les zones exposées au retrait-gonflement des argiles, la réglementation permet, selon la situation, de suivre une étude géotechnique de conception ou d’appliquer les techniques particulières réglementaires prévues pour la construction.

Qui doit établir le plan des fondations ?

Le constructeur doit disposer des documents techniques nécessaires à l’exécution de son contrat.

Selon le projet, le dimensionnement peut être établi par :

  • un bureau d’études structure
  • un ingénieur
  • un fabricant de plancher
  • le constructeur lorsqu’il dispose des compétences et justifications nécessaires

Le plan doit être compatible avec l’étude de sol, le mode constructif, les charges et les règles applicables.

Le constructeur doit-il remettre le plan de ferraillage au maître d’ouvrage ?

Je ne trouve pas de disposition générale du CCMI imposant systématiquement la remise de tous les plans internes d’exécution au maître d’ouvrage.

Il reste recommandé de les demander, notamment avant la visite des fondations, car ils permettent de comparer les armatures visibles avec la conception prévue. Toute absence de document doit être mentionnée dans le rapport de l’expert.

Peut-on couler les fondations sans plan d’exécution ?

Cette situation présente un risque technique important lorsque le dimensionnement ne peut pas être justifié par un document adapté au projet.

Avant le coulage, le maître d’ouvrage peut demander au constructeur de confirmer par écrit :

  • le type de fondation
  • les dimensions prévues
  • la profondeur d’assise
  • les armatures
  • la classe ou les caractéristiques du béton
  • la prise en compte de l’étude géotechnique

Qui doit valider les fonds de fouille ?

Il n’existe pas de règle générale imposant la présence du géotechnicien sur chaque chantier de maison individuelle.

Cette validation devient néanmoins nécessaire lorsqu’elle est prévue :

  • par la mission du géotechnicien
  • par l’étude de sol
  • par le bureau d’études
  • par le constructeur
  • en présence d’un terrain différent des hypothèses
  • en présence d’eau, de remblais, de cavités ou d’un sol remanié

Si les conditions rencontrées diffèrent de l’étude, le coulage doit être différé jusqu’à l’obtention d’un avis technique adapté.

Implantation et terrassement

Qu’est-ce que l’implantation de la maison ?

L’implantation consiste à reporter sur le terrain la position, les dimensions et les niveaux de la construction prévus par :

  • le permis
  • le plan de masse
  • les plans contractuels
  • le plan de bornage
  • les données topographiques

Elle détermine notamment la position des murs, les distances aux limites et l’altitude de la maison.

Que faut-il vérifier avant le terrassement ?

Il faut notamment vérifier :

  • les limites du terrain
  • les bornes
  • les distances réglementaires
  • l’orientation
  • les dimensions extérieures
  • l’axe des murs
  • la position du garage
  • les niveaux du terrain
  • la hauteur du plancher
  • les accès
  • l’emplacement des réseaux
  • les éventuelles servitudes

Le plan cadastral suffit-il pour implanter la maison ?

Non. Le plan cadastral a principalement une fonction fiscale et informative.

Une implantation proche des limites doit reposer sur un bornage et des documents suffisamment précis.

Qui doit effectuer l’implantation ?

Cela dépend du contrat et de l’organisation du constructeur.

L’implantation peut être réalisée par le constructeur, une entreprise de terrassement ou un géomètre-expert. Lorsque la maison est très proche d’une limite ou que le terrain est complexe, une intervention du géomètre permet de sécuriser les coordonnées et les niveaux.

Faut-il faire contrôler l’implantation avant les fouilles ?

Oui, lorsque les enjeux le justifient.

Une erreur détectée après le coulage des fondations peut entraîner :

  • une non-conformité au permis
  • un empiètement
  • une distance insuffisante
  • une erreur d’altimétrie
  • une difficulté de raccordement
  • une modification importante du projet

Que faut-il vérifier concernant les niveaux ?

Les niveaux doivent être rapprochés :

  • du plan de masse
  • des coupes du permis
  • du terrain naturel
  • des accès
  • du réseau d’assainissement
  • des seuils
  • des pentes extérieures
  • de la gestion des eaux pluviales

Une maison construite trop basse peut être exposée aux ruissellements. Une maison trop haute peut ne plus correspondre au permis ou créer des difficultés d’accès.

Le terrassement peut-il être réalisé avant la visite de l’expert ?

Oui. La visite de fondations intervient normalement après la réalisation des fouilles et avant le coulage du béton.

Il est néanmoins utile de conserver des photographies :

  • du terrain avant travaux
  • du décapage
  • des différentes couches rencontrées
  • de la présence éventuelle d’eau ou de remblais
  • des fouilles avant ferraillage

Que faire si des remblais sont découverts ?

Il faut déterminer leur nature, leur épaisseur, leur ancienneté et leur compatibilité avec le projet.

Des remblais non identifiés ne doivent pas être assimilés automatiquement à un sol porteur. L’étude géotechnique et le bureau d’études doivent être consultés avant de poursuivre.

Que faire si de la roche est rencontrée ?

La présence de roche doit être rapprochée des hypothèses de l’étude et des travaux prévus au contrat.

Elle peut avoir des conséquences sur :

  • le terrassement
  • les niveaux
  • les réseaux
  • le drainage
  • l’ancrage
  • les coûts

Elle ne permet pas automatiquement au constructeur de réclamer une plus-value lorsque les travaux nécessaires relevaient de l’adaptation du projet au terrain connu.

Que faire si de l’eau apparaît dans les fouilles ?

La présence d’eau n’est pas toujours synonyme de malfaçon. Elle peut provenir :

  • de pluies récentes
  • d’un écoulement
  • d’une nappe
  • d’une source
  • d’une canalisation
  • d’un sol peu perméable

Il faut néanmoins analyser ses effets sur la stabilité des fouilles, le bétonnage, le drainage, les remblais et la pérennité de la construction.

Peut-on couler dans une fouille contenant de l’eau ou de la boue ?

Le coulage ne doit pas être poursuivi sans déterminer si le fond de fouille reste conforme aux prescriptions du projet.

La boue, les terres éboulées, les matériaux meubles ou l’eau stagnante peuvent empêcher de vérifier l’assise prévue. Le géotechnicien ou le bureau d’études doit être consulté en cas de doute.

Les fouilles peuvent-elles rester ouvertes plusieurs jours ?

Cela dépend du sol, de la météo, de la profondeur et de la stabilité des parois.

Une fouille ouverte peut se dégrader sous l’effet :

  • de la pluie
  • du gel
  • du dessèchement
  • des éboulements
  • des circulations d’engins
  • de l’eau

Une nouvelle vérification peut être nécessaire avant le bétonnage.

Que faire si une canalisation inconnue est découverte ?

Les travaux doivent être adaptés jusqu’à l’identification du réseau.

Il faut vérifier :

  • sa nature
  • son propriétaire
  • son fonctionnement
  • l’existence d’une servitude
  • son éventuel déplacement
  • sa compatibilité avec les fondations

Contrôle des fondations avant coulage

Expert contrôlant les armatures des fondations avant coulage sur un chantier de maison en CCMI

Quel est le rôle des fondations ?

Les fondations transmettent au sol les charges de la construction.

Leur comportement dépend simultanément :

  • de la nature du sol
  • de sa compressibilité
  • des charges
  • de la profondeur d’assise
  • du type de fondation
  • de la continuité de la structure
  • de la gestion de l’eau

L’AQC identifie les mouvements de fondations et les tassements comme une cause importante de fissuration des maisons individuelles.

Quel est le meilleur moment pour contrôler les fondations ?

Le contrôle doit idéalement intervenir :

  • après l’exécution des fouilles
  • lorsque les armatures sont en place
  • avant le coulage du béton
  • avant que les fondations deviennent inaccessibles

C’est également le positionnement retenu sur la page de visite des fondations de Check my House.

Que vérifie l’expert avant le coulage ?

Selon les documents disponibles et les conditions d’accès, il peut examiner :

  • l’implantation
  • les dimensions visibles
  • la profondeur apparente
  • la continuité des fouilles
  • l’état du fond
  • la présence d’eau ou de terres meubles
  • la disposition apparente des armatures
  • les liaisons entre éléments
  • les attentes verticales
  • les passages de réseaux
  • la cohérence avec les plans et l’étude géotechnique

L’expert peut-il déterminer seul la profondeur nécessaire ?

Non.

La profondeur et le type de fondation doivent être déterminés à partir :

  • du sol
  • du projet
  • des niveaux
  • des charges
  • de l’étude géotechnique
  • des calculs de structure
  • des prescriptions réglementaires applicables

Il n’existe pas une profondeur universelle adaptée à toutes les maisons.

Existe-t-il une largeur standard pour les fondations ?

Non.

La largeur dépend notamment :

  • de la portance du sol
  • de la charge des murs
  • du nombre de niveaux
  • du type de maçonnerie
  • de la présence de poteaux
  • de la conception structurelle

Une comparaison doit être effectuée avec les plans et études propres au projet.

Comment contrôler le ferraillage ?

L’examen visuel peut porter sur :

  • la nature apparente des cages ou armatures
  • leur nombre
  • leur continuité
  • leurs liaisons
  • leur position
  • leurs recouvrements apparents
  • les attentes
  • leur maintien avant coulage
  • l’absence de déplacement manifeste

Une validation complète exige toutefois le plan de ferraillage et, lorsque cela est nécessaire, l’intervention du bureau d’études structure.

Les armatures peuvent-elles reposer directement sur le sol ?

Le ferraillage doit être positionné conformément aux documents d’exécution et aux règles applicables, notamment afin de permettre son enrobage par le béton.

Une armature posée de manière non maîtrisée au fond d’une fouille doit être signalée et comparée au détail constructif prévu.

Qu’est-ce que l’enrobage des armatures ?

L’enrobage correspond à l’épaisseur de béton entourant l’acier.

Il participe notamment à :

  • la protection contre la corrosion
  • l’adhérence entre acier et béton
  • la durabilité
  • la résistance au feu selon les ouvrages

Sa valeur dépend de l’exposition, du béton, de l’ouvrage et des prescriptions du projet. L’expert ne doit pas appliquer une valeur générique sans identifier le référentiel applicable.

Les armatures rouillées sont-elles nécessairement impropres ?

Une légère oxydation superficielle ne permet pas, à elle seule, de conclure à une malfaçon.

En revanche, des armatures présentant une corrosion importante, une diminution de section, des écailles, des souillures, de la boue ou des produits empêchant l’adhérence doivent faire l’objet d’une analyse avant le coulage.

Les attentes verticales doivent-elles être vérifiées ?

Oui. Leur présence, leur position et leur liaison doivent être rapprochées du mode constructif et des plans.

Elles peuvent participer à la continuité entre fondations, soubassement, poteaux, chaînages et murs.

Peut-on vérifier la qualité de l’acier uniquement à l’œil ?

Non.

L’examen visuel permet d’identifier le diamètre apparent, la disposition et les anomalies manifestes. Il ne certifie pas la nuance, l’origine ou les propriétés mécaniques de l’acier.

Faut-il vérifier les passages de réseaux avant le coulage ?

Oui.

Un passage improvisé dans une fondation ou un élément structurel peut affaiblir l’ouvrage ou rendre les réseaux inaccessibles.

Les traversées doivent être prévues et coordonnées avec les plans, le bureau d’études, l’assainissement, l’eau, l’électricité et les télécommunications.

La boucle de terre doit-elle être contrôlée ?

Lorsque le projet prévoit une prise de terre disposée dans les fondations ou en périphérie, sa mise en œuvre doit être coordonnée avant le coulage ou le remblaiement.

Le contrôle électrique complet et la mesure de la prise de terre relèvent toutefois d’une intervention adaptée et ne peuvent pas être déduits d’une simple photographie.

Faut-il vérifier le béton prévu ?

Il est utile de demander :

  • la désignation du béton
  • la classe ou les caractéristiques prévues
  • la centrale de production
  • les bons de livraison
  • les quantités
  • les heures de chargement et de coulage

L’expert ne peut cependant pas confirmer la résistance finale du béton uniquement à partir du bon de livraison.

Le maître d’ouvrage peut-il demander les bons de livraison du béton ?

Oui, il peut les demander afin de documenter le chantier.

Je ne trouve pas de règle générale du CCMI imposant leur remise systématique au maître d’ouvrage. Leur absence ne prouve donc pas, à elle seule, une non-conformité.

Peut-on ajouter de l’eau au béton sur le chantier ?

Toute modification du béton livré doit être maîtrisée et conforme aux prescriptions du fournisseur et du projet.

Un ajout non contrôlé peut modifier ses caractéristiques. Une situation observée doit être documentée et soumise au constructeur ou au bureau d’études.

Faut-il réaliser des éprouvettes de béton ?

Ce contrôle n’est pas systématiquement prévu pour chaque maison individuelle.

Des prélèvements ou essais peuvent être demandés lorsque :

  • le marché le prévoit
  • le bureau d’études l’exige
  • un doute existe sur le béton
  • une anomalie de mise en œuvre est constatée
  • une expertise approfondie est nécessaire

L’expert peut-il arrêter le coulage ?

Non. Un expert privé ne dispose pas d’un pouvoir général d’arrêt du chantier.

Il peut signaler immédiatement une anomalie, recommander de différer le coulage et demander au maître d’ouvrage de formaliser sa position auprès du constructeur.

Que faire si le constructeur refuse la visite avant coulage ?

Il faut demander par écrit :

  • une nouvelle date
  • les plans
  • les photographies avant bétonnage
  • les explications techniques
  • l’avis du bureau d’études
  • la conservation des preuves

En CCMI avec fourniture de plan, une clause ne peut pas interdire au maître d’ouvrage de visiter avant une échéance de paiement.

Contrôle après coulage des fondations

Peut-on encore expertiser les fondations après le coulage ?

Oui, mais le contrôle devient plus limité.

L’expert peut encore examiner :

  • la géométrie visible
  • l’implantation
  • les niveaux
  • les attentes
  • les défauts de surface
  • les reprises de bétonnage visibles
  • les documents et photographies
  • les bons de livraison
  • les plans

Il ne peut plus observer directement le fond de fouille ni l’ensemble des armatures.

Une fissure dans une fondation est-elle toujours grave ?

Non.

La gravité dépend :

  • de la largeur
  • de la profondeur
  • de l’orientation
  • de l’évolution
  • de la continuité
  • de la position
  • du comportement du sol
  • de la fonction de l’élément

Une fissure structurelle doit être analysée avant la poursuite des élévations.

Que signifie un béton présentant des nids de cailloux ?

Il s’agit de zones dans lesquelles les granulats apparaissent insuffisamment enrobés par la pâte de ciment.

L’incidence dépend de l’étendue, de la profondeur, de la position et de la fonction de l’ouvrage. Une réparation superficielle ne doit pas être décidée sans vérifier si le défaut affecte la section ou les armatures.

Une reprise de bétonnage est-elle nécessairement une malfaçon ?

Non.

Une reprise peut être prévue ou techniquement acceptable si elle est correctement localisée et préparée.

Elle doit être analysée lorsqu’elle apparaît :

  • non prévue
  • souillée
  • désolidarisée
  • fissurée
  • située dans une zone sensible
  • incompatible avec les plans

Peut-on vérifier la résistance du béton avec un simple appareil de surface ?

Un appareil de mesure superficielle ne suffit pas toujours à déterminer la résistance structurelle réelle.

Une analyse complète peut nécessiter :

  • des carottages
  • des essais en laboratoire
  • une interprétation par un bureau d’études
  • la prise en compte de l’âge et de l’état du béton

Appel de fonds des 25 % et achèvement des fondations

Quand l’appel de fonds des 25 % peut-il être demandé ?

Le montant cumulé exigible peut atteindre 25 % lorsque les fondations sont achevées.

Des fouilles ouvertes suffisent-elles pour demander les 25 % ?

Non. Des fouilles seules ne correspondent pas à des fondations achevées.

Le constructeur doit avoir réalisé les ouvrages de fondation correspondant au projet.

Un coulage partiel suffit-il ?

En principe, le stade d’achèvement des fondations ne doit pas être considéré comme atteint lorsque des fondations prévues au contrat restent à exécuter.

La configuration doit toutefois être appréciée à partir des plans, notamment lorsque la maison comprend plusieurs ouvrages ou niveaux distincts.

Les soubassements doivent-ils être terminés pour les 25 % ?

Le texte réglementaire mentionne l’achèvement des fondations sans fournir une définition exhaustive de tous les ouvrages inclus dans ce stade.

Il faut donc vérifier :

  • la conception du projet
  • la notice
  • les plans
  • la fonction des ouvrages
  • les prestations restant à exécuter

Il ne faut pas affirmer automatiquement que chaque mur de soubassement est compris ou exclu sans analyser le contrat.

Une malfaçon empêche-t-elle automatiquement l’appel des 25 % ?

Pas nécessairement.

Il faut distinguer :

  • une fondation inachevée
  • un défaut empêchant le stade d’être considéré comme atteint
  • une malfaçon localisée pouvant être reprise
  • une contestation sur la conformité

Le blocage d’un paiement doit être juridiquement sécurisé.

Que faire lorsque les fondations ne correspondent pas à l’étude de sol ?

Il faut demander avant la poursuite les plans réellement appliqués, la note du bureau d’études, l’avis du géotechnicien, la justification de l’écart, la méthode de correction, une visite contradictoire et le report du paiement si le stade n’est pas atteint.

Le prix convenu du CCMI avec plan comprend les fondations nécessaires à l’implantation de la maison.

Soubassement, vide sanitaire et dallage

Qu’est-ce que le soubassement ?

Le soubassement correspond aux ouvrages situés entre les fondations et les murs d’élévation ou le plancher bas.

Il peut notamment comprendre :

  • les murs périphériques
  • les refends
  • les poteaux
  • les chaînages
  • les protections contre l’humidité
  • les ventilations
  • les passages de réseaux
  • les appuis du plancher

Que faut-il vérifier sur les murs de soubassement ?

Le contrôle peut porter sur :

  • l’implantation
  • l’alignement
  • les niveaux
  • les dimensions
  • les appuis
  • les liaisons
  • les chaînages apparents
  • les fissures
  • les protections contre l’humidité
  • les traversées de réseaux
  • les réservations

Qu’est-ce qu’une arase étanche ?

L’arase étanche est une disposition destinée à limiter les remontées d’humidité dans les murs.

Sa nature, sa position et sa mise en œuvre doivent être adaptées au système constructif. L’AQC identifie les remontées capillaires comme une cause de dégradation des murs et revêtements lorsque les dispositions de coupure sont insuffisantes ou défaillantes.

L’arase étanche est-elle visible pendant toute la construction ?

Non. Elle peut rapidement être masquée par :

  • l’élévation des murs
  • l’enduit
  • les doublages
  • les revêtements
  • les remblais

Elle doit donc être photographiée ou examinée avant recouvrement.

Un enduit extérieur sur le soubassement suffit-il contre l’eau ?

Pas nécessairement.

Il faut distinguer :

  • la protection contre l’humidité du sol
  • l’imperméabilisation
  • l’étanchéité
  • le drainage
  • la gestion des eaux de surface

La solution dépend de l’usage du local, du niveau du terrain, du sol, de la nappe et des prescriptions du projet.

Le drainage périphérique est-il toujours obligatoire ?

Non.

Il doit être prévu lorsqu’il est techniquement nécessaire ou imposé par :

  • l’étude géotechnique
  • la conception
  • le terrain
  • le bureau d’études
  • le contrat
  • les règles applicables

Un drainage mal conçu peut également concentrer les eaux ou devenir inefficace.

Le remblaiement peut-il être réalisé immédiatement contre le soubassement ?

Il faut vérifier au préalable :

  • l’état des murs
  • la protection contre l’humidité
  • le drainage prévu
  • les réseaux
  • les regards
  • la résistance suffisante des ouvrages
  • la nature du remblai
  • les conditions de compactage

Une fois le remblai réalisé, de nombreux éléments deviennent inaccessibles.

Qu’est-ce qu’un vide sanitaire ?

Le vide sanitaire est un espace situé entre le sol et le plancher bas de la maison.

Il peut permettre notamment :

  • d’éloigner le plancher du terrain
  • de faire passer certains réseaux
  • d’adapter la maison au relief
  • de ventiler l’espace sous le plancher
  • de rendre certains équipements accessibles

Le vide sanitaire doit-il être ventilé ?

La ventilation doit être conforme au système constructif et aux documents applicables.

Il faut contrôler :

  • la présence des ouvertures prévues
  • leur répartition
  • l’absence d’obstruction
  • leur niveau par rapport au terrain fini
  • leur protection
  • la compatibilité avec les réseaux et les extensions

Le vide sanitaire doit-il toujours être accessible ?

Il n’existe pas une règle universelle applicable à toutes les configurations et à tous les procédés.

Lorsque le contrat, les plans ou les règles techniques prévoient un accès, il faut vérifier :

  • son emplacement
  • ses dimensions
  • sa fermeture
  • la possibilité réelle de passage
  • l’accessibilité des réseaux

Que faut-il vérifier dans le vide sanitaire ?

Selon son avancement :

  • les appuis du plancher
  • les murs de soubassement
  • les refends
  • les poteaux
  • les poutres
  • les réseaux
  • les évacuations
  • les ventilations
  • les traces d’eau
  • les gravats
  • les défauts apparents
  • l’accessibilité

La présence d’eau dans le vide sanitaire est-elle normale ?

Une humidité ponctuelle pendant le chantier peut résulter de la pluie ou de l’absence d’aménagement définitif des abords.

Une stagnation persistante doit cependant conduire à vérifier :

  • les niveaux
  • les évacuations
  • le drainage
  • les fuites
  • les remontées de nappe
  • les ruissellements
  • l’altitude des ventilations

Qu’est-ce qu’un plancher poutrelles-hourdis ?

Il s’agit d’un système composé généralement de poutrelles porteuses, d’éléments intercalaires et d’une dalle ou table de compression.

Le contrôle doit être effectué à partir :

  • du plan de pose
  • des prescriptions du fabricant
  • des armatures complémentaires
  • des appuis
  • des réservations
  • des charges prévues

Que faut-il contrôler avant de couler un plancher ?

Selon le système :

  • la disposition des poutrelles
  • les appuis
  • les éléments intercalaires
  • l’étaiement
  • les armatures
  • les chevêtres
  • les trémies
  • les réservations
  • les réseaux
  • les liaisons périphériques
  • la propreté avant bétonnage

Peut-on percer ultérieurement un plancher pour faire passer une canalisation ?

Toute modification d’un plancher porteur doit être analysée avant percement.

Il faut éviter de couper ou fragiliser une poutrelle, une armature, une nervure, un chevêtre ou une zone porteuse.

Quelle différence existe-t-il entre dallage sur terre-plein et plancher porté ?

Le dallage sur terre-plein repose sur le sol préparé selon sa conception.

Le plancher porté transmet ses charges à des murs, poutres ou fondations. Les risques, les contrôles et le comportement structurel ne sont donc pas identiques.

Que faut-il vérifier avant un dallage sur terre-plein ?

Le contrôle peut porter sur :

  • le décapage
  • la plateforme
  • les remblais
  • leur nature
  • leur compactage
  • les réseaux
  • les protections contre l’humidité
  • l’isolation
  • les joints
  • les armatures
  • les niveaux

Le contrôle visuel ne permet pas de certifier à lui seul la qualité du compactage.

Comment vérifier le compactage des remblais ?

Une confirmation technique peut nécessiter des essais adaptés réalisés par une entreprise ou un laboratoire.

L’absence d’affaissement visible au moment de la visite ne garantit pas à elle seule la stabilité future.

Que faire si des canalisations sont noyées sous la dalle ?

Il faut vérifier avant coulage :

  • leur tracé
  • leur pente
  • leur diamètre prévu
  • leurs raccordements
  • leur maintien
  • les essais réalisés
  • leur protection
  • les photographies de récolement

Après le coulage, la recherche et la réparation deviennent plus complexes.

Murs, poteaux, poutres et planchers

Murs en parpaings, chaînages et plancher d'une maison individuelle en cours de gros oeuvre en CCMI

Quand l’appel de fonds des 40 % peut-il être demandé ?

Le montant cumulé exigible peut atteindre 40 % à l’achèvement des murs.

L’achèvement des murs exige-t-il que la toiture soit posée ?

Non. L’échéancier distingue l’achèvement des murs à 40 % et la mise hors d’eau à 60 %.

La toiture ou la terrasse étanchée correspond donc à une étape ultérieure distincte.

Les murs doivent-ils être totalement terminés ?

Le stade doit correspondre à l’achèvement des murs prévus par le projet.

Un mur porteur manquant, une partie d’étage non construite ou un ouvrage structurel non exécuté peut empêcher de considérer le stade comme atteint.

L’enduit extérieur doit-il être terminé pour les 40 % ?

Non. Les revêtements extérieurs sont expressément mentionnés au stade des 95 %, et non au stade de l’achèvement des murs.

Que vérifie l’expert sur les murs ?

Selon le procédé constructif, il peut examiner :

  • l’implantation
  • l’épaisseur apparente
  • l’alignement
  • l’aplomb
  • les niveaux
  • les joints
  • les appuis
  • les ouvertures
  • les linteaux
  • les poteaux
  • les chaînages visibles
  • les fissures
  • les blocs endommagés
  • les interfaces avec les planchers

Une maçonnerie doit-elle être parfaitement droite ?

Les ouvrages doivent respecter les tolérances et prescriptions du procédé applicable.

Une simple appréciation à l’œil ne suffit pas toujours. L’expert peut utiliser une règle, un niveau, un laser, un fil à plomb ou des mesures localisées.

Il doit préciser la méthode et éviter de conclure à une non-conformité normative sans identifier la tolérance applicable.

Un bloc fissuré doit-il être remplacé ?

Cela dépend :

  • de la nature du bloc
  • de la position
  • de la taille de la fissure
  • de sa fonction
  • de la continuité du mur
  • de la méthode de réparation proposée

Un élément porteur fortement endommagé ne doit pas être simplement masqué sans analyse.

Des joints de maçonnerie irréguliers sont-ils graves ?

L’incidence dépend de leur continuité, de leur remplissage, du procédé constructif et de leur position.

Des joints insuffisants peuvent avoir des conséquences sur la transmission des charges, l’étanchéité, les performances thermiques, les enduits et la fissuration.

Qu’est-ce qu’un chaînage ?

Un chaînage est un élément participant à la liaison et à la continuité de la structure.

Il peut être horizontal, vertical, périphérique, associé aux planchers, disposé autour de certaines ouvertures ou renforcé dans les zones sismiques.

Sa disposition dépend du système constructif et des plans.

Peut-on contrôler un chaînage après bétonnage ?

Uniquement de façon limitée.

Il est préférable de l’examiner avant coulage ou de disposer de photographies, plans et justificatifs.

Que faut-il vérifier au niveau des ouvertures ?

Le contrôle porte notamment sur :

  • les dimensions
  • la position
  • les niveaux
  • les appuis
  • les linteaux
  • les tableaux
  • les réservations
  • la compatibilité avec les menuiseries
  • les éventuels renforts

Un linteau fissuré doit-il être signalé ?

Oui.

Son incidence dépend de la fissure, de la portée, des charges, de la conception et du matériau. Un avis du bureau d’études peut être nécessaire avant la poursuite.

Peut-on déplacer une ouverture après l’élévation des murs ?

Toute modification doit être :

  • compatible avec la structure
  • conforme au permis
  • acceptée par le maître d’ouvrage
  • formalisée par écrit
  • intégrée aux plans
  • vérifiée par le bureau d’études si nécessaire

Que faut-il vérifier sur un plancher d’étage ?

Le contrôle peut porter sur :

  • les appuis
  • les poutres
  • les poteaux
  • les trémies
  • les réservations
  • les déformations apparentes
  • les fissures
  • les niveaux
  • les liaisons aux murs
  • les reprises de bétonnage
  • les passages de réseaux

Une flèche de plancher est-elle toujours anormale ?

Non. Tout élément porteur se déforme sous l’effet des charges.

La déformation devient préoccupante lorsqu’elle est excessive, évolutive, incompatible avec les cloisons ou à l’origine de fissures. L’AQC identifie notamment la déformation et le retrait des planchers parmi les causes possibles de fissuration des maçonneries.

Une fissure entre le plancher et la maçonnerie est-elle toujours structurelle ?

Non.

Elle peut être liée :

  • à un retrait
  • à une déformation différentielle
  • à une liaison insuffisante
  • à un mouvement thermique
  • à un défaut de mise en œuvre
  • au comportement normal de matériaux différents

Sa largeur, son évolution, son tracé et sa cause doivent être analysés.

Une fissure en escalier dans les murs est-elle préoccupante ?

Elle peut révéler un mouvement différentiel de la structure ou des fondations.

Les mouvements de sol, les tassements et le retrait-gonflement des argiles figurent parmi les causes reconnues de fissuration structurelle des maisons individuelles.

Faut-il reboucher immédiatement une fissure de gros œuvre ?

Non, pas avant d’en avoir recherché la cause.

Une reprise esthétique peut masquer :

  • un mouvement de fondation
  • une déformation de plancher
  • une liaison insuffisante
  • un retrait
  • une infiltration
  • une erreur structurelle

Il faut documenter la fissure avant toute intervention.

Que faut-il contrôler sur un escalier en béton ?

Le contrôle peut porter sur :

  • sa position
  • sa largeur
  • les hauteurs de marche
  • les girons
  • la régularité
  • l’échappée
  • les paliers
  • les appuis
  • les fissures
  • la compatibilité avec les sols finis
  • la future protection contre les chutes

Les dimensions doivent être comparées aux plans et aux règles applicables au projet.

Des marches irrégulières peuvent-elles être dangereuses ?

Oui. Des différences sensibles entre marches peuvent créer un risque de trébuchement.

Le contrôle doit prendre en compte les revêtements et épaisseurs de sols qui ne sont pas encore posés.

Que faut-il vérifier sur un balcon ou une terrasse structurelle ?

Selon l’ouvrage :

  • les niveaux
  • les pentes prévues
  • la structure
  • les appuis
  • les évacuations
  • les seuils
  • les relevés d’étanchéité
  • les garde-corps futurs
  • les ponts thermiques
  • les fissures

Une inspection visuelle ne remplace pas une note de calcul ou un essai d’étanchéité.

Charpente et couverture

À quel moment contrôler la charpente ?

La charpente doit idéalement être examinée avant que ses assemblages, appuis et fixations soient masqués par :

  • la couverture
  • l’isolation
  • les plafonds
  • les habillages
  • les doublages

Que vérifie l’expert sur une charpente ?

Selon l’accessibilité :

  • la géométrie générale
  • les appuis
  • les assemblages
  • les fixations
  • les contreventements
  • les pièces endommagées
  • les percements
  • les déformations
  • les traces d’humidité
  • la compatibilité avec les plans
  • les réservations
  • les chevêtres

L’expert peut-il certifier la résistance de la charpente à l’œil ?

Non.

Une validation structurelle complète nécessite :

  • les plans
  • les notes de calcul
  • les charges
  • les portées
  • les caractéristiques du bois ou du métal
  • les assemblages
  • l’avis du bureau d’études

Une pièce de bois fendue est-elle forcément à remplacer ?

Non.

Certaines fentes peuvent être liées au séchage du bois. Leur incidence dépend :

  • de leur profondeur
  • de leur position
  • de leur orientation
  • de la section
  • des assemblages
  • des contraintes
  • de leur évolution

Une analyse structurelle est nécessaire lorsqu’elles paraissent importantes.

Peut-on percer une ferme ou une poutre pour passer une gaine ?

Pas sans vérification.

Un percement peut diminuer la résistance de l’élément. Toute modification d’une pièce structurelle doit être validée par le concepteur ou le bureau d’études.

Que faut-il vérifier sur les appuis de charpente ?

Il faut notamment examiner :

  • la position
  • la surface d’appui
  • les fixations
  • la liaison avec les murs
  • les calages
  • les éléments porteurs
  • la présence d’une dégradation
  • la cohérence avec le plan

Les bois de charpente doivent-ils être secs ?

Leur humidité doit être compatible avec leur usage, leur mise en œuvre et la fermeture de l’ouvrage.

Un bois ou un isolant fortement mouillé ne doit pas être enfermé sans analyse, séchage et vérification des éventuelles dégradations.

Que signifie la mise hors d’eau ?

La jurisprudence retient qu’un ouvrage est hors d’eau après la réalisation des toitures ou terrasses et l’exécution de leurs revêtements d’étanchéité.

La simple présence de murs, d’une charpente ou d’un écran de sous-toiture ne suffit donc pas nécessairement.

Quand l’appel de fonds des 60 % peut-il être demandé ?

Le montant cumulé peut atteindre 60 % lorsque la construction est mise hors d’eau.

Une charpente posée sans couverture suffit-elle pour les 60 % ?

Non.

La charpente seule ne met pas la maison hors d’eau.

Un écran de sous-toiture suffit-il pour considérer la maison hors d’eau ?

Non, à lui seul.

L’AQC rappelle que l’écran de sous-toiture constitue un ouvrage complémentaire dont l’efficacité dépend de sa continuité et de ses points singuliers. Il ne remplace pas la couverture définitive.

Des tuiles posées sans finitions suffisent-elles ?

Il faut vérifier l’ensemble de la protection contre l’eau, notamment :

  • les faîtages
  • les rives
  • les noues
  • les pénétrations
  • les raccords
  • les fenêtres de toit
  • les solins
  • les abergements
  • les terrasses
  • les évacuations

Une couverture très partielle ou présentant des points singuliers non traités peut ne pas assurer la mise hors d’eau.

Les gouttières doivent-elles être posées pour les 60 % ?

Le texte réglementaire ne mentionne pas expressément les gouttières dans la définition du stade des 60 %.

Il faut néanmoins vérifier que la toiture ou la terrasse protège effectivement le bâtiment et que l’absence d’évacuation ne provoque pas de dégradation. La nécessité des gouttières dépend également du contrat et de la conception.

Que faut-il vérifier sur une couverture en tuiles ?

Le contrôle visuel peut porter sur :

  • l’alignement
  • l’état des tuiles
  • les rives
  • le faîtage
  • les noues
  • les pénétrations
  • les fenêtres de toit
  • les solins
  • les raccords
  • les ventilations
  • l’égout
  • l’écran accessible
  • les évacuations

L’AQC identifie les points singuliers des couvertures comme des zones sensibles aux infiltrations.

Que faut-il vérifier sur l’écran de sous-toiture ?

Selon son accessibilité :

  • la continuité
  • la tension
  • les recouvrements
  • les déchirures
  • les raccords
  • les pénétrations
  • l’évacuation vers l’égout
  • les déflecteurs
  • la compatibilité avec la ventilation

Une découpe non traitée autour d’une pénétration peut conduire à des infiltrations dans le volume habitable.

Une toiture-terrasse est-elle hors d’eau avant la pose de son étanchéité ?

Non.

La jurisprudence rattache la mise hors d’eau à l’exécution du revêtement d’étanchéité de la terrasse.

Que faut-il vérifier sur une toiture-terrasse ?

Selon sa conception :

  • la structure porteuse
  • les pentes
  • les évacuations
  • les trop-pleins
  • les relevés
  • les acrotères
  • les pénétrations
  • l’étanchéité
  • la protection
  • les naissances
  • les seuils
  • l’absence de rétention anormale

L’AQC souligne que les déformations et rétentions d’eau peuvent augmenter durablement les charges supportées par certaines toitures étanchées.

Peut-on contrôler l’étanchéité uniquement visuellement ?

Non.

L’examen visuel permet d’identifier certaines anomalies, mais une recherche complète peut nécessiter :

  • un essai de mise en eau
  • une recherche de fuite
  • une détection adaptée
  • un contrôle des relevés
  • l’examen des documents de mise en œuvre

L’expert peut-il monter sur la toiture ?

Seulement lorsque l’accès est autorisé et sécurisé.

Une inspection à distance, depuis les combles, depuis un échafaudage ou à l’aide d’un dispositif adapté peut être privilégiée lorsque la toiture n’est pas accessible en sécurité.

Que signifie la mise hors d’air ?

La maison est mise hors d’air lorsque les ouvertures extérieures sont fermées par les menuiseries, portes et dispositifs prévus.

La jurisprudence a considéré que le stade n’était pas atteint lorsqu’une porte manquait et qu’une ouverture ne comportait pas les éléments nécessaires à sa fermeture.

Quand l’appel de fonds des 75 % peut-il être demandé ?

Le montant cumulé peut atteindre 75 % lorsque deux conditions sont simultanément remplies : les cloisons sont achevées et la maison est mise hors d’air.

L’une de ces deux conditions ne suffit pas.

Des fenêtres posées sans porte d’entrée suffisent-elles ?

Non, lorsque l’ouverture reste non fermée.

La maison ne peut pas être considérée comme entièrement hors d’air si une ouverture extérieure prévue reste ouverte.

Une porte provisoire permet-elle d’atteindre le hors d’air ?

La réponse dépend de sa nature et de sa capacité réelle à fermer l’ouverture.

Une fermeture de chantier sommaire ne doit pas être assimilée automatiquement à la menuiserie extérieure contractuellement prévue.

Des fenêtres non réglées empêchent-elles le hors d’air ?

Pas nécessairement lorsque les menuiseries sont posées et ferment effectivement les ouvertures.

Des défauts importants empêchant la fermeture, le verrouillage ou la continuité de l’enveloppe peuvent toutefois remettre en cause le stade ou constituer des malfaçons à corriger.

Que faut-il contrôler sur les menuiseries extérieures ?

Le contrôle peut porter sur :

  • la référence contractuelle
  • les dimensions
  • la position
  • l’ouverture
  • la fermeture
  • le verrouillage
  • les vitrages
  • les impacts
  • les joints visibles
  • les appuis
  • les seuils
  • les fixations accessibles
  • les volets
  • les entrées d’air
  • les interfaces avec les murs

L’expert peut-il certifier l’étanchéité à l’eau d’une fenêtre par une simple manipulation ?

Non.

Une fenêtre peut fonctionner correctement tout en présentant un défaut d’étanchéité à l’eau ou à l’air. Des essais spécifiques peuvent être nécessaires.

Pourquoi contrôler les interfaces entre fenêtres et maçonnerie ?

Les défauts de raccordement peuvent provoquer :

  • des infiltrations d’air
  • des entrées d’eau
  • des ponts thermiques
  • des moisissures
  • des fissures
  • des défauts de finition

L’AQC identifie la mise en œuvre des menuiseries et le traitement de leurs raccords comme des points sensibles de l’étanchéité à l’air.

La présence de mousse expansive suffit-elle autour des fenêtres ?

Elle ne permet pas, à elle seule, de conclure à la conformité globale du raccord.

Il faut analyser l’ensemble du dispositif :

  • calfeutrement
  • joints
  • appuis
  • rejingots
  • bavettes
  • fixations
  • étanchéité intérieure et extérieure
  • compatibilité des produits

Isolation, étanchéité à l’air et doublages

Quand faut-il contrôler l’isolation ?

Il faut intervenir avant que l’isolant soit masqué par :

  • les plaques de plâtre
  • les plafonds
  • les parements
  • les chapes
  • les habillages
  • les combles fermés

Que faut-il vérifier sur l’isolation ?

Selon le système :

  • la nature du produit
  • son épaisseur
  • sa continuité
  • sa position
  • les découpes
  • les tassements
  • les zones manquantes
  • les raccords
  • les passages de réseaux
  • les ponts thermiques visibles
  • l’humidité
  • la compatibilité avec l’étude thermique ou environnementale

L’expert peut-il vérifier la résistance thermique à l’œil ?

Non.

Il peut identifier les références, l’épaisseur apparente et la continuité visible. La performance réelle dépend aussi :

  • des caractéristiques certifiées du produit
  • de sa pose
  • de sa compression
  • de son humidité
  • de la continuité de l’enveloppe
  • des ponts thermiques

Peut-on enfermer un isolant mouillé ?

Cette situation doit être analysée avant fermeture.

Un isolant humide peut perdre temporairement ou durablement une partie de ses performances et favoriser des désordres dans les parements ou les bois.

Qu’est-ce que l’étanchéité à l’air ?

L’étanchéité à l’air limite les passages d’air parasites à travers l’enveloppe du bâtiment.

Ces infiltrations non maîtrisées peuvent dégrader :

  • le confort
  • les consommations
  • la qualité de l’air
  • le fonctionnement de la ventilation
  • le comportement hygrothermique des parois

Que faut-il contrôler sur une membrane d’étanchéité à l’air ?

Selon le procédé :

  • la continuité
  • les raccords
  • les adhésifs
  • les angles
  • les liaisons au sol et au plafond
  • les passages de gaines
  • les boîtiers
  • les menuiseries
  • les déchirures
  • les zones réparées

Faut-il réaliser un test d’étanchéité à l’air ?

La RE2020 prévoit, pour les maisons individuelles ou accolées concernées, une vérification de la perméabilité à l’air en fin de chantier, sous réserve des démarches qualité réglementaires pouvant s’appliquer.

Un test intermédiaire est-il utile ?

Oui, lorsqu’il est réalisé avant la fermeture complète des parois.

Il permet de localiser et de corriger certaines fuites tant que les membranes et raccords restent accessibles. Ce test intermédiaire ne remplace pas nécessairement la mesure réglementaire finale.

L’expert Check my House réalise-t-il automatiquement le test d’étanchéité ?

Non, sauf prestation spécifique expressément prévue.

Une visite visuelle de l’isolation ou des cloisons ne doit pas être confondue avec une mesure réglementaire réalisée par un opérateur autorisé.

Cloisons et réseaux intérieurs

La visite cloisons correspond-elle exactement à l’appel des 75 % ?

Pas nécessairement.

Check my House peut organiser une visite lorsque les cloisons et réseaux sont suffisamment visibles pour être contrôlés. L’appel des 75 % suppose, juridiquement, que les cloisons soient achevées et que la maison soit également hors d’air.

Que vérifie l’expert lors de la visite cloisons ?

Selon l’avancement :

  • l’implantation
  • les dimensions des pièces
  • les surfaces
  • les hauteurs
  • les ouvertures
  • les portes
  • les gaines
  • les prises
  • les interrupteurs
  • les points lumineux
  • les arrivées d’eau
  • les évacuations
  • l’isolation encore accessible
  • les travaux modificatifs

Ces contrôles correspondent au périmètre présenté sur la page Check my House consacrée à la visite cloisons.

Les cloisons doivent-elles correspondre exactement au plan ?

Elles doivent respecter les plans contractuels et les avenants acceptés.

Il faut toutefois prendre en compte :

  • les épaisseurs de parement
  • les doublages
  • les gaines techniques
  • les tolérances applicables
  • les adaptations autorisées

Toute différence significative doit être expliquée et formalisée.

Quand mesurer les dimensions des pièces ?

La visite cloisons permet un premier contrôle.

Les mesures doivent ensuite être confirmées lorsque les parements et sols sont terminés, car les surfaces et dimensions peuvent évoluer légèrement avec les finitions.

Une cloison légèrement décalée est-elle toujours une non-conformité ?

Non.

Il faut tenir compte :

  • de la tolérance applicable
  • de l’effet sur la surface
  • du passage des meubles
  • des équipements
  • des largeurs de circulation
  • du permis
  • des plans contractuels

Une différence ayant une incidence sur l’usage ou les prestations doit être signalée.

Que faut-il vérifier au niveau des portes intérieures ?

Avant fermeture complète :

  • l’emplacement
  • le sens d’ouverture
  • la largeur prévue
  • la hauteur
  • les réservations
  • les renforts
  • la compatibilité avec les sols
  • l’absence d’interférence avec les équipements

Faut-il vérifier les renforts dans les cloisons ?

Oui, lorsqu’ils sont nécessaires à la fixation ultérieure :

  • de meubles
  • de sanitaires
  • de mains courantes
  • de radiateurs
  • de téléviseurs
  • d’équipements lourds

Ces renforts deviennent invisibles après fermeture.

Que faut-il vérifier sur les réseaux électriques ?

Avant fermeture :

  • l’emplacement des boîtiers
  • les circuits spécialisés prévus
  • les sorties
  • les gaines
  • les alimentations
  • le tableau
  • les commandes
  • les volets
  • les équipements extérieurs
  • la cohérence avec le plan électrique

Une visite visuelle ne constitue pas une certification de l’installation.

Que faut-il vérifier sur les réseaux de plomberie ?

Le contrôle peut porter sur :

  • les arrivées d’eau
  • les évacuations
  • les attentes
  • les pentes apparentes
  • les fixations
  • les passages
  • les raccordements
  • les traversées
  • les équipements prévus
  • les essais réalisés

Les évacuations doivent-elles être testées avant fermeture ?

Des essais peuvent être utiles avant que les réseaux deviennent inaccessibles.

Il faut demander au constructeur quels contrôles ont été réalisés et conserver les procès-verbaux ou preuves disponibles.

Peut-on entailler un mur porteur pour passer une gaine ?

Toute saignée ou réservation dans un élément porteur doit être compatible avec la conception structurelle.

Elle ne doit pas être réalisée de manière improvisée sans validation lorsque sa profondeur, sa longueur ou sa position peut diminuer la résistance du mur.

Des gaines peuvent-elles traverser un chaînage ou une poutre ?

Seulement si cette traversée a été prévue ou validée.

Un percement non prévu dans un élément structurel doit être signalé au bureau d’études.

Faut-il photographier les réseaux avant fermeture ?

Oui, cette précaution est très utile.

Les photographies doivent permettre d’identifier :

  • la pièce
  • le mur
  • le sens de prise de vue
  • les distances
  • les gaines
  • les canalisations
  • les renforts
  • les zones interdites au percement

Chape, chauffage au sol et supports de revêtement

Non.

L’échéancier réglementaire ne prévoit pas un appel de fonds spécifiquement intitulé « chape ». Elle s’inscrit dans l’avancement général menant au stade des 95 %.

Pourquoi organiser une visite de la chape ?

Elle permet d’examiner le support avant la pose des revêtements, notamment :

  • sa nature
  • son état
  • les niveaux
  • les réservations
  • les fissures
  • les joints
  • la planéité apparente
  • les seuils
  • les interfaces

Check my House prévoit notamment le contrôle de la nature du support, des réservations, des joints et de la planéité.

Quelle différence existe-t-il entre dalle et chape ?

La dalle peut avoir une fonction structurelle ou constituer le support principal du plancher.

La chape est généralement une couche réalisée au-dessus d’un support afin :

  • de recevoir un revêtement
  • d’enrober certains équipements
  • de corriger les niveaux
  • de répartir certaines charges selon le procédé

Le rôle exact dépend de la conception.

Toutes les chapes sont-elles identiques ?

Non.

Il peut notamment s’agir :

  • d’une chape traditionnelle
  • d’une chape fluide
  • d’une chape à base de ciment
  • d’une chape à base de sulfate de calcium
  • d’une chape adhérente
  • désolidarisée
  • flottante
  • chauffante

Les contrôles et délais dépendent du procédé.

Que faut-il vérifier avant de couler une chape ?

Selon le système :

  • la propreté du support
  • l’isolation
  • les bandes périphériques
  • les réseaux
  • les niveaux
  • les seuils
  • les joints
  • les réservations
  • le plancher chauffant
  • les essais
  • les épaisseurs prévues
  • la compatibilité avec les revêtements

Que faut-il vérifier après le coulage ?

Le contrôle peut porter sur :

  • les fissures
  • les retraits
  • les joints
  • les désaffleurements
  • les niveaux
  • les seuils
  • les défauts de surface
  • les zones friables
  • les remontées d’humidité
  • les traces de reprise
  • la propreté avant revêtement

Une fissure de chape est-elle toujours grave ?

Non.

Il faut examiner :

  • sa largeur
  • son tracé
  • sa profondeur
  • son évolution
  • la présence d’un joint
  • le support
  • le chauffage
  • le revêtement prévu
  • les mouvements éventuels

Une fissure non traitée peut néanmoins se transmettre au carrelage ou provoquer un décollement.

Pourquoi les joints périphériques sont-ils importants ?

Ils permettent de limiter les contacts rigides entre la chape ou le revêtement et les éléments verticaux.

L’AQC identifie l’absence ou l’insuffisance de joints périphériques et de fractionnement parmi les causes fréquentes de fissuration, soulèvement ou décollement des sols carrelés.

Quelle différence existe-t-il entre joint de dilatation et joint de fractionnement ?

Le joint de dilatation est lié à la structure et doit être respecté dans les couches supérieures.

Le joint de fractionnement divise certaines surfaces de chape ou de revêtement afin d’accompagner les mouvements du support.

Ils ne doivent pas être supprimés ou recouverts sans une solution technique adaptée.

La chape doit-elle respecter les joints structurels ?

Oui. Les joints de structure doivent être repris selon les prescriptions du système de chape et du revêtement.

La page Check my House consacrée à la visite chape inclut expressément le contrôle des joints de dilatation et de structure.

Comment contrôler la planéité ?

Le contrôle s’effectue avec un matériel et une méthode adaptés, par exemple une règle et des mesures localisées.

L’expert doit préciser :

  • la longueur de la règle
  • les zones examinées
  • les écarts
  • le revêtement prévu
  • le référentiel retenu

Une appréciation uniquement visuelle ne suffit pas pour affirmer une non-conformité chiffrée.

Une chape friable peut-elle recevoir un revêtement ?

Pas sans analyse et préparation.

Il faut vérifier :

  • la cohésion
  • l’humidité
  • la laitance
  • les fissures
  • le procédé
  • les préconisations du fabricant
  • le produit de pose prévu

Combien de temps faut-il attendre avant de poser le carrelage ou le parquet ?

Il n’existe pas un délai unique applicable à toutes les chapes.

Le délai dépend notamment :

  • de la nature du liant
  • de l’épaisseur
  • de la température
  • de l’humidité
  • de la ventilation
  • du chauffage
  • du revêtement
  • des prescriptions du fabricant

Le taux d’humidité du support doit être vérifié avec une méthode adaptée lorsque le revêtement l’exige.

Peut-on poser un parquet sur une chape encore humide ?

Cette pratique peut entraîner :

  • des déformations
  • des soulèvements
  • des moisissures
  • des décollements
  • des désordres de finition

La compatibilité du taux d’humidité avec le parquet et le système de pose doit être vérifiée avant les travaux.

Pourquoi les délais trop courts provoquent-ils des désordres ?

L’AQC identifie le retrait excessif des chapes, la mise en œuvre approximative et le raccourcissement des délais parmi les causes fréquentes de fissuration et de décollement des carrelages.

Faut-il poncer une chape fluide ?

Cela dépend du procédé, de l’état de surface et des prescriptions du fabricant.

Il ne faut pas appliquer automatiquement une règle identique à toutes les chapes fluides.

Que faut-il vérifier sur un plancher chauffant avant la chape ?

Selon le système :

  • la disposition des tubes ou câbles
  • les circuits
  • les espacements prévus
  • les fixations
  • les collecteurs
  • les traversées
  • les zones sans chauffage
  • les essais
  • les joints
  • la protection pendant le coulage

Le plancher chauffant doit-il être essayé avant enrobage ?

Un essai d’étanchéité ou de mise sous pression est généralement prévu par les prescriptions du système.

Il est recommandé de demander le procès-verbal ou le justificatif correspondant avant que les réseaux soient recouverts.

La mise en chauffe peut-elle être immédiate ?

Non. Elle doit respecter le protocole et les délais correspondant à la chape, au système de chauffage et au revêtement.

Une mise en chauffe trop rapide peut provoquer des retraits ou fissures.

Stade des 95 % et achèvement technique

Quand l’appel de fonds des 95 % peut-il être demandé ?

Le montant cumulé peut atteindre 95 % à l’achèvement :

  • des travaux d’équipement
  • de la plomberie
  • de la menuiserie
  • du chauffage
  • des revêtements extérieurs

La maison doit-elle être entièrement terminée à 95 % ?

Le stade suppose que les catégories d’ouvrages expressément visées soient achevées.

Des finitions ou reprises mineures peuvent encore subsister et être relevées lors de la pré-réception ou de la réception. En revanche, des équipements, revêtements extérieurs ou installations importantes manquants peuvent remettre en cause l’exigibilité.

Les enduits extérieurs doivent-ils être terminés ?

Le texte actuel mentionne l’achèvement des revêtements extérieurs.

Un enduit de façade prévu au contrat ne doit donc pas être considéré comme une prestation facultative pouvant être achevée après l’appel des 95 %.

Les équipements sanitaires doivent-ils être installés ?

Les équipements et la plomberie compris dans le CCMI doivent avoir atteint le stade d’achèvement prévu par l’article R. 231-7.

Un logement dépourvu d’équipements sanitaires contractuels importants peut ne pas avoir atteint ce stade.

Le chauffage doit-il fonctionner ?

Le texte vise l’achèvement des travaux de chauffage.

L’impossibilité totale de vérifier le fonctionnement en raison d’une installation incomplète, non raccordée ou non mise en service doit être documentée. La qualification juridique dépendra de l’état précis de l’installation et du contrat.

L’électricité doit-elle être alimentée ?

L’échéancier mentionne globalement les travaux d’équipement.

Une installation non achevée ou présentant des éléments contractuels manquants doit être distinguée d’une installation terminée mais non encore alimentée par le gestionnaire du réseau.

Le Consuel doit-il être disponible avant les 95 % ?

Le texte de l’article R. 231-7 ne subordonne pas expressément l’appel des 95 % à la remise du Consuel.

L’absence de l’attestation peut toutefois empêcher la mise sous tension et certains essais. Elle doit être demandée avant la réception lorsque l’installation concernée est soumise à cette formalité.

L’eau doit-elle être disponible avant les 95 % ?

L’absence d’eau empêche de tester :

  • les robinets
  • les chasses d’eau
  • les évacuations
  • les siphons
  • la production d’eau chaude
  • certaines installations de chauffage

Elle ne permet pas toujours de déterminer, à elle seule, que le stade légal n’est pas atteint, mais elle doit être consignée et les essais reportés.

Les travaux réservés empêchent-ils l’appel des 95 % ?

Les travaux valablement réservés au maître d’ouvrage ne sont pas nécessairement compris dans le stade d’achèvement du constructeur.

Il faut toutefois vérifier que leur absence n’est pas utilisée pour masquer une prestation qui devait être réalisée par le constructeur ou pour rendre impossible la réception.

Le paiement des 95 % signifie-t-il que la maison est réceptionnée ?

Non.

Le paiement correspond à un stade financier. La réception est un acte distinct par lequel le maître d’ouvrage accepte l’ouvrage avec ou sans réserves.

Le constructeur peut-il imposer une réception immédiatement après les 95 % ?

Il peut proposer une date, mais le maître d’ouvrage doit disposer d’un délai raisonnable pour préparer la réception et vérifier la maison.

Faut-il payer les 95 % avant de visiter ?

Non. Le maître d’ouvrage doit pouvoir contrôler l’avancement avant d’autoriser le paiement.

En CCMI avec fourniture de plan, une clause interdisant la visite avant chaque échéance est réputée non écrite.

Anomalies techniques pendant le chantier

Que faire si une anomalie est découverte ?

Il faut :

  • la localiser précisément
  • la photographier
  • identifier les documents applicables
  • informer le constructeur
  • demander son analyse
  • demander une méthode de reprise
  • fixer un délai de réponse
  • vérifier la correction avant recouvrement
  • informer la banque si un appel est concerné
  • saisir le garant si une défaillance apparaît

Faut-il donner directement des instructions aux artisans ?

Non.

Les observations doivent être adressées au constructeur ou à son conducteur de travaux. Le constructeur reste responsable de l’organisation de ses entreprises et sous-traitants.

Une réparation peut-elle être acceptée uniquement oralement ?

Il est préférable d’obtenir un écrit précisant :

  • le défaut reconnu
  • la méthode
  • les matériaux
  • le responsable
  • la date
  • les contrôles
  • les documents mis à jour

Faut-il accepter une reprise uniquement esthétique ?

Pas lorsque la cause du défaut est structurelle, géotechnique ou liée à l’humidité.

Une fissure, une infiltration ou une déformation ne doit pas être seulement masquée sans recherche de son origine.

Le constructeur peut-il recouvrir l’anomalie avant sa vérification ?

Il peut poursuivre les travaux sous sa responsabilité, mais le maître d’ouvrage doit immédiatement formaliser son désaccord lorsque le recouvrement risque de faire disparaître la preuve.

Une expertise contradictoire ou un constat peut devenir nécessaire.

L’expert peut-il demander l’arrêt du chantier ?

Il peut recommander de différer une opération, mais il ne dispose pas d’un pouvoir général d’arrêt.

En cas de risque majeur, le maître d’ouvrage doit prendre conseil auprès de sa protection juridique ou d’un avocat et envisager les mesures appropriées.

Peut-on bloquer un appel de fonds en présence d’une malfaçon ?

Pas automatiquement.

Il faut déterminer si :

  • le stade n’est pas achevé
  • le défaut empêche réellement l’achèvement du stade
  • le paiement est anticipé
  • la prestation reste contractuellement inexécutée
  • une consignation ou une action judiciaire est nécessaire

Une suspension injustifiée peut exposer le maître d’ouvrage à des pénalités ou à un contentieux.

Quelle valeur possède le rapport d’un expert privé ?

Il constitue un élément de preuve technique.

Sa valeur est renforcée lorsqu’il est :

  • précis
  • daté
  • photographié
  • fondé sur les documents
  • transmis au constructeur
  • complété par d’autres preuves
  • soumis à une discussion contradictoire

Quand organiser une expertise amiable contradictoire ?

Elle devient utile lorsque :

  • le constructeur conteste le défaut
  • le chantier va recouvrir la zone
  • la méthode de reprise est discutée
  • l’appel de fonds reste maintenu
  • le garant doit intervenir
  • plusieurs intervenants sont concernés
  • une procédure est envisagée

Accompagnement par Check my House

Expert Check my House accompagnant un couple lors d'une visite de chantier de maison en CCMI

Que contrôle Check my House lors de la visite des fondations ?

Selon l’état du chantier et les documents transmis, l’expert peut notamment examiner :

  • l’implantation
  • les fouilles
  • l’assise apparente
  • les armatures visibles
  • les dimensions accessibles
  • les attentes
  • les réseaux
  • la cohérence avec l’étude de sol et les plans

La visite doit être programmée avant le coulage pour conserver l’accès aux ouvrages.

Que contrôle Check my House lors de la visite du gros œuvre ?

La page de service prévoit notamment l’examen :

  • du vide sanitaire
  • des dalles
  • des murs
  • des escaliers
  • de la charpente
  • de la couverture

selon l’avancement réel du chantier.

L’expert vérifie-t-il réellement l’intégralité de la structure ?

Il examine les éléments visibles, accessibles et compris dans sa mission.

Une formulation plus précise que « vérification de l’intégralité de la structure » consiste à indiquer que l’expert examine les éléments structuraux visibles et accessibles au jour de la visite, à partir des documents qui lui ont été communiqués, sans sondage destructif ni validation des calculs de structure.

Que contrôle Check my House lors de la visite cloisons ?

L’expert peut notamment examiner :

  • l’implantation des cloisons
  • les surfaces
  • les hauteurs
  • les portes et fenêtres
  • les prises
  • les interrupteurs
  • les arrivées d’eau
  • les évacuations
  • l’isolation encore accessible

Que contrôle Check my House lors de la visite chape ?

La visite porte notamment sur :

  • la nature apparente du support
  • les réservations
  • les joints périphériques
  • les joints de fractionnement
  • les joints de structure
  • la planéité
  • l’état de surface

L’expert peut-il garantir que la maison correspond en tout point au contrat ?

Non.

Une mission ponctuelle, visuelle et non destructive ne permet pas de garantir l’absence de tout défaut ni la conformité de chaque ouvrage caché.

La formulation recommandée est que l’expert contrôle les éléments visibles et accessibles dans le périmètre de la mission, compare les ouvrages aux documents communiqués et signale les anomalies apparentes, sous réserve des ouvrages cachés, des zones inaccessibles et des études non transmises.

L’expert valide-t-il les notes de calcul ?

Non, sauf mission spécifique confiée à un professionnel disposant des compétences et assurances correspondantes.

Une visite CCMI classique ne remplace pas un bureau d’études structure ou géotechnique.

L’expert effectue-t-il des sondages destructifs ?

Non dans le cadre standard.

Une investigation destructive nécessite :

  • une autorisation
  • un protocole
  • une assurance adaptée
  • une remise en état
  • parfois un bureau d’études ou un laboratoire

L’expert contrôle-t-il les ouvrages déjà recouverts ?

Uniquement à partir :

  • des documents
  • des photographies
  • des essais
  • des plans
  • des indices visibles
  • d’investigations complémentaires autorisées

Le rapport oblige-t-il le constructeur à reprendre les travaux ?

Non automatiquement.

Il fournit une analyse technique et une base permettant au maître d’ouvrage de demander une reprise, d’organiser une expertise contradictoire ou de saisir le garant.

Checklist avant la visite des fondations

  • CCMI et notice descriptive
  • Plan de masse
  • Plan de bornage
  • Permis de construire
  • Étude géotechnique
  • Plan des fondations
  • Plan de ferraillage
  • Plan des réseaux
  • Implantation matérialisée
  • Fouilles terminées
  • Armatures posées
  • Fonds encore visibles
  • Aucun béton coulé
  • Accès sécurisé
  • Constructeur informé de la présence de l’expert

Checklist fondations

  • Position de la maison
  • Dimensions générales
  • Profondeur apparente
  • Nature du fond
  • Absence de terre éboulée
  • Présence éventuelle d’eau
  • Continuité des fouilles
  • Armatures
  • Liaisons
  • Attentes verticales
  • Passages de réseaux
  • Enrobage apparent
  • Propreté
  • Correspondance avec les plans
  • Photographies avant coulage

Checklist soubassement et plancher bas

  • Murs périphériques
  • Refends
  • Poteaux
  • Appuis
  • Chaînages apparents
  • Arase étanche
  • Protection contre l’humidité
  • Drainage prévu
  • Ventilation du vide sanitaire
  • Accès
  • Réseaux
  • Évacuations
  • Poutrelles
  • Trémies
  • Armatures
  • Remblaiement

Checklist murs et structure

  • Implantation
  • Dimensions
  • Niveaux
  • Alignement
  • Aplomb
  • Joints
  • Ouvertures
  • Appuis
  • Linteaux
  • Poteaux
  • Chaînages
  • Planchers
  • Poutres
  • Escalier
  • Fissures
  • Blocs endommagés
  • Réservations
  • Percements

Checklist charpente et couverture

  • Plans disponibles
  • Appuis
  • Assemblages
  • Fixations
  • Contreventements
  • Pièces endommagées
  • Déformations
  • Percements
  • Écran sous-toiture
  • Raccords
  • Pénétrations
  • Rives
  • Faîtage
  • Noues
  • Solins
  • Évacuations
  • Étanchéité des terrasses

Checklist cloisons et réseaux

  • Implantation
  • Dimensions des pièces
  • Hauteurs
  • Portes
  • Sens d’ouverture
  • Gaines
  • Prises
  • Interrupteurs
  • Éclairage
  • Arrivées d’eau
  • Évacuations
  • Renforts
  • Isolation
  • Membrane d’étanchéité à l’air
  • Photographies avant fermeture

Checklist chape

  • Type de chape
  • Nature du support
  • Niveaux
  • Épaisseurs prévues
  • Bandes périphériques
  • Joints de fractionnement
  • Joints structurels
  • Fissures
  • Cohésion
  • Planéité
  • Seuils
  • Réservations
  • Humidité
  • Chauffage au sol
  • Procès-verbal d’essai
  • Délai avant revêtement

Tableau des étapes et contrôles

ÉtapeAppel de fonds maximalContrôles techniques principaux
Ouverture du chantier15 %Implantation, terrassement, documents, garantie
Fondations achevées25 %Fouilles, armatures, béton, étude de sol
Murs achevés40 %Maçonneries, planchers, ouvertures, structure
Mise hors d’eau60 %Charpente, couverture, terrasse et étanchéité
Cloisons et hors d’air75 %Menuiseries, cloisons, isolation, réseaux
ChapeAucun stade autonomeSupport, joints, niveaux, chauffage au sol
Équipements achevés95 %Plomberie, chauffage, menuiseries, façades
RéceptionSolde de 5 %Contrôle final, essais, réserves, documents

Faire vérifier votre projet par un expert

Avant de signer ou pendant le délai de rétractation, l’intervention d’un expert indépendant sécurise l’analyse technique de votre projet, de vos plans et de votre notice descriptive. Découvrez notre accompagnement expert CCMI, de la lecture du contrat jusqu’à la réception de votre maison.

Check my House vous accompagne grâce à notre assistance réception CCMI.

Besoin d’un accompagnement personnalisé pour votre projet ?

Nous contacter Faire un devis automatique

Sources juridiques, institutionnelles et techniques

  • Code de la construction et de l’habitation, article R. 231-7, échéancier des appels de fonds du CCMI et conditions de paiement du solde.
  • Code de la construction et de l’habitation, article R. 231-3 et article R. 231-4, plans, adaptations au sol, équipements, raccordements et notice descriptive.
  • Cour de cassation, 11 mars 2014, définition de la mise hors d’eau par la réalisation de la toiture ou de la terrasse et de son étanchéité.
  • ANIL, définition du stade hors d’air, nécessité d’achever les cloisons et de fermer les ouvertures extérieures avant l’appel des 75 %.
  • ANIL, frais d’étude et adaptation au sol, intégration des fondations nécessaires dans le prix convenu du CCMI.
  • Ministère de la Transition écologique, retrait-gonflement des argiles, études géotechniques et prescriptions constructives.
  • Agence Qualité Construction, mouvements de fondations, tassements et fissures structurelles des maisons individuelles.
  • Agence Qualité Construction, écrans de sous-toiture, points singuliers et prévention des infiltrations.
  • Agence Qualité Construction, fissuration et décollement des carrelages, joints périphériques et chapes.
  • Portail officiel RE2020, étanchéité à l’air des bâtiments et contrôle en fin de chantier.
  • Check my House, visite fondations CCMI, intervention avant coulage et contrôle des ouvrages accessibles.
  • Check my House, visite gros œuvre CCMI, contrôle du vide sanitaire, des dalles, murs, escaliers, charpente et couverture selon l’avancement.
  • Check my House, visite cloisons CCMI, implantation des cloisons, dimensions, ouvertures, réseaux et équipements visibles.
  • Check my House, visite chape CCMI, nature du support, réservations, joints, planéité et état de surface.

Cette FAQ est fournie à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Son auteur n’est pas juriste. Pour toute décision engageant vos droits (signature, rétractation, contentieux), faites valider votre situation par un avocat, un notaire ou l’ADIL.

Comprendre le CCMI et le contrat de construction

Définition, cadre légal et protections du contrat de construction de maison individuelle.

Mentions obligatoires et annexes du CCMI

Ce que le contrat, la notice descriptive et les plans doivent contenir avant de signer.

Choisir et vérifier son constructeur CCMI

Assurances, garanties et signaux d’alerte pour sécuriser le choix de votre constructeur.

Pour approfondir le sujet, découvrez nos expertises dédiées : Visite gros oeuvre CCMI et Visite fondation CCMI.

FAQ associées