Quel est le rôle d’un expert VEFA à Port-de-Bouc ?
L’expert VEFA apporte un regard technique indépendant lors des visites organisées par le promoteur. Il ne se substitue ni au vendeur, ni au maître d’œuvre, ni aux entreprises, mais il aide l’acquéreur à comprendre ce qui doit être contrôlé et signalé.
Son travail consiste notamment à comparer le logement avec les documents contractuels, à examiner les ouvrages accessibles et à décrire les anomalies avec des termes suffisamment précis pour être compris par le promoteur.
L’Insee recensait 8 060 logements à Port-de-Bouc en 2023, dont 59,9 % d’appartements et 39,4 % de maisons. L’accompagnement peut donc concerner aussi bien un appartement situé dans un programme collectif qu’une maison neuve vendue sur plan.
Un expert en bâtiment vérifie notamment :
- la cohérence générale avec les plans et la notice descriptive ;
- l’implantation et les dimensions accessibles des pièces ;
- la pose visible des menuiseries et des équipements ;
- l’état des murs, plafonds, sols et revêtements ;
- le fonctionnement des installations pouvant être testées ;
- les défauts à inscrire au procès-verbal ou au relevé de réserves.
Il faut conserver une limite essentielle : une visite visuelle et non destructive ne permet pas de certifier tout ce qui se trouve derrière un doublage, sous une chape ou dans une structure porteuse. L’expert signale les indices observables et précise, lorsque cela est nécessaire, les investigations ou documents complémentaires à demander.
À quel moment faire intervenir l’expert VEFA ?
L’accompagnement peut être organisé à plusieurs étapes du chantier. Une intervention précoce permet de traiter certains écarts avant qu’ils ne soient masqués par les revêtements et les équipements définitifs.
La visite des cloisons
La visite des cloisons sert d’abord à vérifier l’organisation intérieure du logement. L’expert compare l’emplacement des séparations, des ouvertures et des réservations visibles avec les plans contractuels.
À ce stade, les volumes deviennent concrets. Une différence d’implantation peut avoir des conséquences sur la circulation dans une pièce, l’installation d’une cuisine, la profondeur d’un rangement ou le passage autour d’un équipement sanitaire.
Sur le terrain, un indice fréquent est un passage de porte qui semble correctement positionné au premier regard, mais qui réduit l’espace disponible pour un meuble ou gêne l’ouverture prévue sur le plan. La mesure et la lecture simultanée des documents évitent de se fier uniquement à une impression visuelle.
Cette visite permet également de relever des attentes électriques mal placées, une gaine visible dans une zone non prévue ou un défaut d’alignement pouvant compliquer les finitions. Les corrections restent généralement plus simples tant que les parements définitifs ne sont pas posés.
La pré-livraison
La pré-livraison prépare la remise des clés. Elle permet d’examiner les finitions, les équipements, les ouvrants et les éventuelles différences avec le descriptif avant la livraison officielle.
Cette visite n’est pas systématiquement organisée par tous les promoteurs. Lorsqu’elle existe, elle offre un temps utile pour faire corriger certains défauts avant l’entrée dans les lieux.
L’expert peut contrôler les peintures, les joints, les revêtements de sol, la robinetterie, les appareils sanitaires, les portes, les fenêtres, les volets et les équipements de ventilation accessibles. Il examine également la régularité des raccords entre matériaux.
On reconnaît souvent une finition imparfaite à de petits décalages répétés : une plinthe qui s’écarte du mur, un joint irrégulier autour d’un receveur ou une porte qui frotte seulement en fin de course. Pris isolément, ces défauts peuvent sembler secondaires. Leur accumulation justifie cependant un relevé méthodique.
La mission source prévoit la rédaction d’un rapport ou d’un relevé permettant de transmettre au promoteur les corrections demandées. Ce document doit rester factuel, localisé et compréhensible.
La livraison et la remise des clés
La livraison est le moment où le vendeur remet le logement à l’acquéreur. L’expert aide à effectuer le contrôle final et à inscrire les défauts de conformité ou d’exécution apparents dans le procès-verbal.
Il convient de distinguer la réception des travaux, qui intervient entre le promoteur et les entreprises, de la livraison réalisée entre le vendeur et l’acquéreur. Dans le langage courant, les deux termes sont parfois confondus, alors que leurs acteurs et leurs effets ne sont pas identiques.
Le jour de la livraison, le temps disponible est souvent limité. La préparation des documents, l’ordre de visite et la formulation des réserves évitent de consacrer toute l’attention aux seules finitions décoratives.
Une réserve utile ne se limite pas à « peinture à refaire ». Elle indique la pièce, la paroi ou l’équipement concerné, la nature du défaut et, si possible, sa localisation précise. Cette rédaction facilite le suivi de la correction et la future levée de la réserve.
Le contrôle après la prise de possession
Un contrôle peut également être réalisé après l’entrée dans le logement. Certains défauts apparents se révèlent seulement lors de l’utilisation quotidienne des équipements.
L’ANIL indique que l’acquéreur dispose d’un délai d’un mois à compter de la livraison pour notifier au vendeur les vices et défauts de conformité apparents qui n’ont pas été mentionnés lors de la remise des clés. Il est prudent de les décrire par écrit, avec des photographies datées et une localisation claire.
Cette période peut révéler un écoulement insuffisant, un volet qui se bloque, une ventilation qui ne fonctionne pas normalement ou une infiltration apparaissant après une pluie. La notification ne doit pas être reportée lorsque l’anomalie est constatée.
Quels contrôles techniques sont réalisés dans le logement ?
L’expert contrôle les ouvrages visibles en suivant un parcours méthodique. L’objectif n’est pas de multiplier les remarques mineures, mais de distinguer les défauts esthétiques, les dysfonctionnements et les écarts contractuels.
Plans, dimensions et notice descriptive
Les plans et la notice descriptive constituent les principales références de comparaison. Une vérification sérieuse commence donc avant même l’examen des finitions.
L’expert recherche les écarts d’implantation des cloisons, des portes, des équipements sanitaires et des prises visibles. Il vérifie également la présence des prestations indiquées dans la notice ou dans les travaux modificatifs acquéreur validés.
Une mesure isolée ne suffit pas toujours à conclure à une non-conformité. Il faut tenir compte de l’échelle du plan, des tolérances applicables et de la manière dont la dimension est définie. Le constat doit être replacé dans le contexte contractuel du dossier.
Le recours à un expert en construction permet d’expliquer la portée technique d’un écart : gêne d’usage, impossibilité d’installer un équipement prévu, réduction sensible d’un passage ou simple variation sans conséquence fonctionnelle.
Menuiseries et ouvrants
Les portes, fenêtres et volets sont contrôlés par manipulation. Ils doivent pouvoir s’ouvrir, se fermer et se verrouiller sans effort anormal.
L’examen porte aussi sur les jeux périphériques, les joints visibles, les seuils, les poignées et les raccords de finition. Une menuiserie qui force peut résulter d’un réglage, d’un défaut de pose ou d’une déformation qu’il convient de décrire sans en attribuer prématurément la cause.
Dans un logement proche du littoral, il serait tentant d’attribuer automatiquement une anomalie à l’environnement marin. Une telle conclusion ne peut pas être formulée sans examen et sans preuve. L’expert se limite aux faits constatés le jour de la visite.
Sols, murs et plafonds
Les revêtements sont inspectés sous différents angles et, lorsque les conditions le permettent, avec un éclairage rasant. Cette méthode aide à faire ressortir les irrégularités de surface, les reprises ou les traces de choc.
L’expert observe les défauts d’aspect, les joints, les raccords, les plinthes et les changements de niveau. Un contrôle sonore ponctuel d’un carrelage peut mettre en évidence une différence, mais il ne permet pas à lui seul d’affirmer l’existence d’un décollement généralisé.
Les réserves doivent rester proportionnées. Une légère nuance de peinture n’a pas la même portée qu’un revêtement endommagé, qu’une fissure évolutive ou qu’un sol présentant une gêne d’utilisation.
Plomberie, électricité, chauffage et ventilation
Les équipements disponibles sont testés dans la limite des branchements et mises en service réalisés. L’absence d’alimentation ou d’eau le jour de la visite doit être clairement notée.
Le contrôle peut comprendre les robinets, les évacuations accessibles, les chasses d’eau, les prises, les interrupteurs, les points lumineux, le chauffage et les bouches de ventilation. L’expert ne remplace toutefois pas les organismes chargés des contrôles réglementaires ou des attestations de conformité.
Une évacuation lente, une fuite visible ou une bouche d’extraction sans aspiration perceptible sont des constats utiles. L’origine exacte peut nécessiter une intervention spécialisée complémentaire.
Quels risques naturels faut-il prendre en compte à Port-de-Bouc ?
Port-de-Bouc est concernée par le retrait-gonflement des sols argileux et se situe en zone de sismicité 3, dite modérée. Ces informations doivent être prises en compte avec le dossier technique du programme et, pour le sol, à l’échelle de la parcelle.
Retrait-gonflement des argiles et achat en VEFA
Le DICRIM de Port-de-Bouc, dans son édition 2019, indique que l’ensemble du territoire communal est susceptible d’être soumis à des tassements différentiels causés par la présence d’argile. Une donnée publique de la DDTM des Bouches-du-Rhône identifie également une zone réglementée au titre d’un plan de prévention du risque de retrait-gonflement des argiles. Le niveau exact doit néanmoins être vérifié à l’adresse du programme.
Les sols argileux peuvent se rétracter lors des périodes sèches et gonfler lorsqu’ils se réhydratent. Ces variations sont susceptibles de produire des mouvements différentiels et des contraintes sur les fondations.
Pour une maison individuelle vendue en VEFA, la vigilance porte notamment sur les études de sol, les dispositions de fondation, la gestion des eaux pluviales et la cohérence des aménagements extérieurs. Pour un immeuble collectif, les fondations sont généralement inaccessibles lors de la livraison d’un appartement. L’expert ne peut donc pas certifier leur exécution à partir d’une simple visite du logement.
Il peut en revanche rechercher des indices visibles : fissuration anormale, décalage d’un joint, déformation d’un ouvrant ou désordre dans les parties communes accessibles. Un renvoi vers une expertise fissures peut être justifié lorsqu’une anomalie nécessite une analyse distincte de la livraison VEFA.
Sismicité modérée
Le DICRIM communal classe Port-de-Bouc en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée. Cette classification concerne les règles de conception et d’exécution applicables selon la nature et la catégorie du bâtiment.
Une visite de livraison ne permet pas de valider les calculs de structure ni de vérifier les éléments devenus invisibles après l’avancement des travaux. Elle peut toutefois permettre de relever un défaut apparent, une fissure inhabituelle ou une incohérence documentaire nécessitant une demande d’explication.
La présence d’un aléa sismique ne signifie pas qu’un bâtiment neuf présente automatiquement un danger. Elle impose surtout de ne pas tirer de conclusion structurelle à partir de l’aspect seul d’une finition.
Comment formuler les réserves face au promoteur ?
Une réserve doit décrire un défaut concret, visible et localisé. Une formulation précise facilite la correction, la réponse du promoteur et la vérification ultérieure.
Le procès-verbal peut identifier la pièce, l’ouvrage, le constat et l’action attendue. Les photographies sont utiles lorsqu’elles montrent clairement le défaut sans remplacer sa description écrite.
Exemple de formulation exploitable :
Chambre 2, fenêtre côté façade : l’ouvrant frotte sur le dormant pendant la fermeture et nécessite un effort anormal. Demande de réglage et de vérification du fonctionnement complet.
Une formulation comme « fenêtre défectueuse » est trop générale. Elle ne permet pas de savoir quel élément doit être repris ni de vérifier facilement si la réserve a été levée.
Service-Public rappelle que les paiements en VEFA peuvent atteindre 35 % à l’achèvement des fondations, 70 % à la mise hors d’eau et 95 % à l’achèvement de l’immeuble. En présence de réserves concernant la conformité, les 5 % restants peuvent être consignés dans les conditions prévues. Cette démarche doit être préparée avec rigueur et adaptée à la situation contractuelle.
Lorsque le promoteur conteste les désordres ou ne procède pas aux corrections attendues, une expertise amiable contradictoire peut permettre d’organiser un examen technique en présence des parties avant d’envisager un recours judiciaire.
Comment préparer la visite VEFA ?
Une bonne préparation permet de consacrer la visite aux contrôles utiles. Les plans, la notice descriptive et les modifications acceptées doivent être disponibles sous une forme facile à consulter.
Avant le rendez-vous, il est conseillé de réunir :
- le contrat et ses annexes techniques ;
- les plans datés correspondant à la version définitive ;
- la notice descriptive ;
- les avenants et travaux modificatifs acquéreur ;
- les courriers échangés avec le promoteur ;
- les précédents relevés de réserves ;
- les documents remis concernant les équipements.
Il faut également vérifier que les réseaux nécessaires aux essais sont actifs. Un logement sans eau ou sans électricité ne permet pas de contrôler correctement tous les équipements le jour de la remise des clés.
Après la visite, les documents doivent être conservés ensemble. Les photographies gagnent à être classées par pièce et nommées avec une description simple.
En cas de trace d’eau, de condensation persistante ou de suspicion d’infiltration dépassant une simple réserve de finition, une expertise humidité peut être nécessaire afin d’en rechercher l’origine.
Qui sommes-nous ?
Check my House est un réseau national d’expertise en bâtiment. Le site officiel indique que le réseau rassemble 65 experts certifiés et diplômés, spécialisés dans la pathologie du bâtiment et la construction. Les experts interviennent indépendamment des promoteurs et des constructeurs.
Dans le cadre d’une VEFA, la mission peut porter sur la visite des cloisons, la pré-livraison ou la livraison. Le contenu exact de l’intervention dépend de l’état d’avancement du logement, des documents disponibles et de la prestation prévue au devis.
L’expert ne promet pas l’absence totale de défauts cachés. Il fournit une analyse des ouvrages accessibles au moment de son intervention et aide l’acquéreur à documenter les anomalies constatées.
Tarifs d’une assistance VEFA
Les tarifs dépendent du type de logement, de sa surface et de l’étape contrôlée. La base tarifaire interne fournie distingue les appartements et les maisons jusqu’à 50 m². Un devis reste nécessaire pour confirmer le montant applicable au dossier.
| Intervention VEFA | Appartement jusqu’à 50 m² | Maison jusqu’à 50 m² |
|---|---|---|
| Visite des cloisons | 480 € TTC | 550 € TTC |
| Visite de pré-livraison | 510 € TTC | 580 € TTC |
| Assistance à la livraison | 530 € TTC | 610 € TTC |
Au-delà de 50 m², la base indique 3 € TTC par m² supplémentaire, auxquels s’ajoutent 60 € de frais de déplacement.
La surface prise en compte et les éventuelles dépendances doivent être précisées avant validation. Les conditions définitives figurent sur le devis transmis pour la mission.
Une demande peut être adressée par le formulaire de contact.
FAQ sur l’expertise VEFA à Port-de-Bouc
Qu’est-ce qu’une VEFA ?
La VEFA est une vente immobilière dans laquelle l’acquéreur achète un logement avant son achèvement. La propriété de l’ouvrage construit lui est transférée progressivement au fur et à mesure de l’avancement.
L’acquéreur choisit généralement son bien à partir de plans, d’une notice descriptive et de documents commerciaux. Ces documents prennent donc une importance particulière lors des futures vérifications.
Le vendeur s’engage à livrer un logement correspondant aux caractéristiques prévues au contrat. L’acquéreur verse le prix selon un calendrier lié à l’avancement de la construction.
Au moment de la livraison, le logement doit être examiné afin d’identifier les défauts apparents, les travaux inachevés et les différences avec les documents contractuels. L’expert VEFA aide à effectuer cette comparaison avec une méthode technique.
Il faut néanmoins distinguer une variation acceptable, un défaut d’aspect et une véritable non-conformité. Cette qualification dépend du contrat, de la nature de l’écart et de ses conséquences sur l’usage du logement.
L’expert VEFA est-il obligatoire lors de la livraison ?
L’accompagnement par un expert VEFA n’est pas obligatoire. L’acquéreur peut assister seul à la livraison de son appartement ou de sa maison.
La présence d’un professionnel devient cependant utile lorsque le dossier comprend de nombreux plans, des travaux modificatifs ou des prestations techniques difficiles à contrôler rapidement. Elle permet également de structurer l’ordre de la visite et la formulation des réserves.
L’expert ne prend pas la place de l’acquéreur. Le procès-verbal reste signé dans le cadre de la relation entre le vendeur et l’acheteur.
Son intervention est technique et consultative. Il observe, mesure lorsque cela est pertinent, teste les équipements accessibles et explique la portée des anomalies constatées.
L’acquéreur reste libre de suivre ou non ses recommandations. Il doit également lire les documents avant le rendez-vous, car certaines prestations particulières peuvent lui être connues sans apparaître clairement lors d’un simple examen visuel.
Quelle différence existe-t-il entre pré-livraison et livraison ?
La pré-livraison est une visite préparatoire organisée avant la remise officielle des clés. La livraison est l’acte par lequel le vendeur remet le logement à l’acquéreur et établit avec lui le procès-verbal correspondant.
Pendant la pré-livraison, l’objectif est de faire corriger le plus grand nombre possible de défauts avant le rendez-vous final. Les observations peuvent être regroupées dans un relevé transmis au promoteur.
La livraison permet de vérifier les corrections annoncées et de consigner les anomalies qui subsistent. Elle marque aussi la prise de possession effective du logement.
Tous les promoteurs n’organisent pas de pré-livraison. Dans ce cas, le contrôle complet doit être réalisé lors de la remise des clés, ce qui rend la préparation encore plus importante.
Une pré-livraison sérieuse ne dispense jamais d’un nouvel examen le jour de la livraison. Des travaux peuvent avoir été réalisés entre les deux visites, et certains équipements peuvent n’être disponibles qu’au dernier rendez-vous.
Que contrôle l’expert pendant la visite des cloisons ?
L’expert vérifie principalement l’implantation des espaces intérieurs. Il compare les cloisons, les portes, les passages et les réservations visibles avec les plans du logement.
Cette visite intervient avant la pose complète des finitions. Elle permet donc de repérer certains écarts à un moment où les corrections peuvent encore être techniquement accessibles.
Le contrôle peut porter sur les dimensions principales des pièces, la largeur des passages, l’emplacement des équipements sanitaires et la position visible des attentes électriques ou de plomberie.
Les travaux modificatifs acquéreur doivent être intégrés à la comparaison lorsqu’ils ont été formellement acceptés. Une demande orale ou un simple échange commercial ne présente pas la même valeur qu’un document validé.
L’expert ne contrôle pas tous les éléments structurels du bâtiment pendant cette visite. Il examine uniquement ce qui est visible et accessible, puis recommande une demande documentaire ou une investigation complémentaire si un doute sérieux apparaît.
Peut-on ajouter des réserves après la livraison ?
Des défauts apparents non mentionnés lors de la remise des clés peuvent être signalés après la livraison. L’ANIL indique un délai d’un mois pour les notifier au vendeur par lettre recommandée avec avis de réception. Il est préférable de ne pas attendre la fin de ce délai.
La notification doit décrire précisément chaque anomalie. Une photographie, la désignation de la pièce et la date d’apparition facilitent le traitement du dossier.
Les désordres découverts plus tard peuvent relever d’autres garanties selon leur nature, leur gravité et l’élément concerné. Il ne faut donc pas confondre le délai de signalement des défauts apparents avec l’ensemble des garanties applicables à la construction.
Lorsqu’un problème est évolutif, il est utile de conserver des photographies prises dans les mêmes conditions et de noter les circonstances de son apparition. Cette documentation ne remplace pas l’analyse technique, mais elle aide à comprendre la chronologie.
Que faire en cas de trace d’humidité dans un logement neuf ?
Une trace d’humidité doit d’abord être décrite et localisée. Il faut éviter de conclure immédiatement à une infiltration, car la condensation, une fuite, un séchage incomplet ou un défaut d’étanchéité peuvent produire des signes proches.
Lors de la livraison, la réserve doit indiquer la paroi concernée, l’aspect observé, la surface approximative et les éventuelles circonstances, par exemple après une pluie.
L’expert peut rechercher des indices accessibles : joint dégradé, fuite visible, défaut de raccord, absence apparente d’écoulement ou ventilation insuffisante. Une mesure ponctuelle peut compléter l’observation sans suffire à elle seule pour déterminer la cause.
Lorsque l’humidité revient ou que son origine reste incertaine, une mission spécifique est préférable. Le diagnostic peut nécessiter des mesures complémentaires, l’examen des façades, de la toiture, des réseaux ou des parties communes.
La réserve initiale doit être conservée, même si le support sèche avant la contre-visite. Les photographies datées permettent de montrer l’état observé lors de la prise de possession.
Comment vérifier que les réserves ont été correctement levées ?
La levée des réserves consiste à vérifier que les reprises demandées ont effectivement été réalisées. Une simple affirmation du promoteur ou de l’entreprise ne suffit pas lorsque le défaut reste observable.
La contre-visite doit reprendre le procès-verbal point par point. Chaque réserve est localisée, comparée à son état initial et classée comme levée, partiellement levée ou non levée.
Une reprise esthétique doit être observée sous un éclairage normal et dans des conditions permettant d’apprécier le résultat. Un équipement réparé doit être testé sur l’ensemble de son fonctionnement accessible.
Il faut rester attentif aux reprises qui masquent temporairement le symptôme sans traiter sa cause. Une peinture appliquée sur une trace humide, par exemple, ne constitue pas nécessairement une correction suffisante.
Lorsque le désaccord persiste, l’acquéreur peut demander une réunion contradictoire et conserver l’ensemble des échanges écrits. La suite dépend de la nature du défaut, du contrat et des réponses déjà apportées.
Un défaut découvert après plusieurs mois peut-il être un vice caché ?
Un défaut découvert après la livraison n’est pas automatiquement un vice caché. Sa qualification dépend notamment de son caractère non apparent, de sa gravité et de son origine.
Dans un logement neuf, plusieurs régimes de garantie peuvent s’appliquer selon l’ouvrage concerné. Il faut donc commencer par établir les faits et la chronologie avant de choisir un fondement juridique.
Une fuite derrière un doublage, un problème structurel ou un défaut d’étanchéité non visible lors de la livraison nécessite généralement une analyse technique. Le rapport doit décrire la manifestation, rechercher les causes probables et préciser les investigations complémentaires éventuelles.
La page consacrée aux vices cachés immobiliers présente une mission distincte de l’assistance à livraison. Cette distinction évite d’utiliser trop rapidement un terme juridique qui pourrait ne pas correspondre à la situation.
Un conseil juridique peut être nécessaire pour déterminer le recours approprié à partir des constats techniques.
L’expert peut-il garantir que le logement ne présente aucun défaut caché ?
Non. Une expertise de livraison ne peut pas garantir l’absence absolue de défauts cachés ou futurs.
La visite est effectuée à un moment donné, dans les conditions d’accessibilité et de fonctionnement disponibles. Les réseaux encastrés, les fondations, la structure dissimulée et les ouvrages situés derrière les finitions ne sont généralement pas directement examinables.
L’expert peut repérer des indices laissant penser qu’une recherche complémentaire est nécessaire. Il peut également signaler l’absence d’un document, l’impossibilité de tester un équipement ou une anomalie qui dépasse le cadre de la mission.
Le rapport doit préciser ces limites. Une conclusion prudente est plus utile qu’une affirmation générale impossible à démontrer.
Après l’emménagement, l’acquéreur doit rester attentif aux dysfonctionnements, aux traces d’eau, aux bruits anormaux et aux modifications visibles. Les signalements doivent être adressés sans délai afin de préserver les preuves et de faciliter les corrections.
Combien de temps faut-il prévoir pour une visite VEFA ?
La durée dépend de la surface, de la complexité du bien, du nombre d’équipements et de la qualité des documents disponibles. Aucun temps précis ne peut être annoncé pour un logement de Port-de-Bouc sans connaître le dossier.
Une visite d’appartement standard sera généralement plus courte que celle d’une maison comprenant des extérieurs, un garage et plusieurs équipements techniques. Un grand nombre de travaux modificatifs peut également allonger la comparaison.
Le rendez-vous ne doit pas être réduit à un passage rapide dans chaque pièce. Les ouvrants doivent être manipulés, les points d’eau testés lorsque cela est possible et les réserves formulées au fur et à mesure.
L’acquéreur gagne du temps en classant ses documents avant la visite et en transmettant les plans à l’expert en amont.
Le devis ou la confirmation de mission doit préciser le périmètre de la prestation. Cela évite d’attendre, le jour du rendez-vous, un contrôle qui ne serait pas inclus ou techniquement réalisable.
Zone d’intervention autour de Port-de-Bouc
Nous intervenons à Port-de-Bouc et dans les communes proches, notamment : Martigues, Fos-sur-Mer, Saint-Mitre-les-Remparts, Istres, Port-Saint-Louis-du-Rhône, Miramas, Saint-Chamas, Cornillon-Confoux, Grans, Berre-l’Étang, Rognac, Vitrolles, Marignane, Châteauneuf-les-Martigues, Gignac-la-Nerthe, Ensuès-la-Redonne, Carry-le-Rouet et Sausset-les-Pins.
Les dénominations communales sont issues du Code officiel géographique de l’Insee. Cette liste ne préjuge pas des disponibilités ni des délais d’intervention.
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Transmettez la commune du programme, la surface, le type de bien et l’étape concernée : cloisons, pré-livraison ou livraison. Le devis précise le périmètre de la visite et les documents à communiquer.
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Indiquez votre numéro, la date prévue par le promoteur et les difficultés déjà constatées. Ces éléments permettent de préparer l’échange avant la visite.
Les avis publics concernant Check my House peuvent être consultés sur Trustpilot, sans qu’ils remplacent l’examen du contenu du devis et des limites de la mission.
Sources
- Insee, « Dossier complet, commune de Port-de-Bouc (13077) », paru le 23 juillet 2026.
URL : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=COM-13077 - Insee, « Commune de Port-de-Bouc, Code officiel géographique au 1er janvier 2026 », consultation du 27 juillet 2026.
URL : https://www.insee.fr/fr/metadonnees/geographie/commune/13077-port-de-bouc - Insee, « Code officiel géographique au 1er janvier 2026 », mise à jour du 24 février 2026.
URL : https://www.insee.fr/fr/information/8740222 - Ville de Port-de-Bouc / Géorisques, « Document d’information communal sur les risques majeurs », édition 2019.
URL : https://www.georisques.gouv.fr/DICRIM/13077 - DDTM des Bouches-du-Rhône / data.gouv.fr, « Zone réglementée du PPRN de Port-de-Bouc, retrait-gonflement des argiles », mise à jour du 8 août 2024.
URL : https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/zone-reglementee-du-plan-de-prevention-des-risques-naturels-previsibles-de-la-commune-de-port-de-bouc-bouches-du-rhone-13ddtm20050010-retrait-gonflement-des-argiles/ - Géorisques, « Retrait-gonflement des argiles », consultation du 27 juillet 2026.
URL : https://www.georisques.gouv.fr/minformer-sur-un-risque/retrait-gonflement-des-argiles - Service-Public.fr, « Acte de vente d’un logement en l’état futur d’achèvement », consultation du 27 juillet 2026.
URL : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2961 - ANIL, « Acheter sur plan », consultation du 27 juillet 2026.
URL : https://www.anil.org/votre-besoin/acheter/types-dachat/achat-sur-plan/ - Check my House, « Expert livraison et accompagnement VEFA », date de publication non affichée, consultation du 27 juillet 2026.
URL : https://checkmy-house.fr/expert-livraison-et-accompagnement-vefa/ - Check my House, « Expert en bâtiment indépendant et agréé », date de publication non affichée, consultation du 27 juillet 2026.
URL : https://checkmy-house.fr/votre-expert-en-batiment/ - Base interne Check my House, « Assistance VEFA 3 » et « Expert technique en bâtiment et construction », documents ODT fournis le 7 mai 2026, sans URL publique.