En quoi consiste une pré-réception CCMI ?
La pré-réception est une visite organisée avant la réception juridique de la maison. Elle n’emporte pas, à elle seule, les effets juridiques de la réception et ne doit pas être confondue avec la remise officielle des clés.
Son objectif est pratique : établir un état précis du chantier, vérifier que les prestations contractuelles sont exécutées et demander la correction des anomalies avant le rendez-vous définitif. Le constructeur, le maître d’ouvrage et, le cas échéant, son expert peuvent ainsi examiner les ouvrages dans un cadre préparatoire.
Le texte source de Check my House présente cette visite comme une étape permettant de contrôler notamment le vide sanitaire, la toiture, les menuiseries, les combles, les équipements, les finitions et la conformité aux plans. Il rappelle également son lien avec l’appel de fonds correspondant à l’achèvement des travaux d’équipement.
La pré-réception peut aboutir à une liste de points à reprendre. Ce document de travail doit rester clair : localisation exacte, nature du défaut, élément contractuel concerné et correction attendue. Une formulation telle que « finitions à revoir » est trop vague. Une mention comme « défaut de joint continu sur le dormant de la fenêtre de la chambre 2, côté façade nord » est plus exploitable.
Pourquoi programmer cette visite avant l’appel de fonds des 95 % ?
L’appel de fonds doit correspondre au stade réel d’avancement prévu par le CCMI. Avant de valider le stade des 95 %, le maître d’ouvrage doit donc vérifier que les travaux d’équipement, de plomberie, de menuiserie, de chauffage et de revêtement prévus sont effectivement achevés.
Le calendrier réglementaire des paiements en CCMI prévoit plusieurs plafonds successifs liés à l’avancement du chantier. Le dernier stade avant réception correspond à 95 % du prix convenu lorsque les travaux d’équipement, de plomberie, de menuiserie et de chauffage sont achevés. Les 5 % restants sont liés à la réception et peuvent, dans certaines conditions, être consignés lorsqu’il existe des réserves.
Une pré-réception ne doit toutefois pas être utilisée comme un simple prétexte pour retarder un paiement légitime. Elle permet de comparer objectivement l’état du chantier avec le stade facturé.
Le contrôle porte alors sur deux questions différentes :
- Le stade contractuel annoncé est-il réellement atteint ?
- Les ouvrages achevés présentent-ils des défauts ou des non-conformités à corriger ?
Un équipement peut être présent sans être opérationnel. Une pompe à chaleur posée mais non raccordée, un tableau électrique incomplet ou des sanitaires non alimentés ne caractérisent pas nécessairement un achèvement complet des travaux d’équipement.
Quels contrôles réalise l’expert pré-réception à Saint-Nazaire ?
L’expert pré-réception CCMI examine la maison de manière organisée, de l’extérieur vers l’intérieur et du gros œuvre vers les équipements. Son rôle n’est pas de rechercher artificiellement des défauts, mais de qualifier ce qui est observable et de le replacer dans le contrat.
Vérification des façades et des abords
Les façades sont observées sous plusieurs angles afin de repérer les défauts d’enduit, les fissurations, les reprises visibles, les salissures anormales ou les raccords incomplets autour des ouvertures.
L’examen porte aussi sur les pieds de façade, les soubassements, les descentes d’eaux pluviales et les points de rejet. Une évacuation interrompue au-dessus du terrain peut favoriser des concentrations d’eau près des fondations. Cela ne permet pas, à lui seul, de conclure à un risque structurel, mais justifie une demande de finition conforme aux pièces contractuelles.
Lorsqu’une fissuration est observée, une expertise fissures distincte peut être nécessaire si son origine ou sa gravité ne peut pas être évaluée pendant la visite préparatoire.
Contrôle de la toiture et des combles
Le contrôle visuel de la couverture recherche les tuiles déplacées, les éléments cassés, les raccords incomplets et les points singuliers mal exécutés. L’accès dépend naturellement des conditions de sécurité et de la configuration de la maison.
Dans les combles accessibles, l’expert peut vérifier visuellement la charpente, la continuité apparente de l’isolation, le passage des gaines et le raccordement des conduits de ventilation. Il ne faut pas déplacer inconsidérément un isolant soufflé ou marcher hors des zones prévues.
Sur le terrain, un indice fréquent est la présence d’une gaine qui se termine librement dans les combles au lieu d’être raccordée à une sortie adaptée. L’observation doit être documentée, car les conséquences possibles diffèrent selon la fonction de cette gaine.
Examen des menuiseries extérieures
Les fenêtres, portes-fenêtres, baies coulissantes et portes d’entrée sont ouvertes, fermées et verrouillées. Le contrôle porte sur leur fonctionnement, l’état des vitrages, les joints, les entrées d’air, les dispositifs de fermeture et la finition des raccords périphériques.
Une menuiserie qui force ne doit pas être qualifiée immédiatement de malfaçon structurelle. L’origine peut être un réglage, une déformation du dormant, un défaut de pose ou une gêne causée par une finition. L’expert distingue l’effet constaté de la cause qui reste à vérifier.
Les seuils extérieurs sont également observés. Une pente mal orientée, un rejingot incomplet ou un défaut de joint peut créer un point sensible face aux pluies battantes et aux projections d’eau.
Contrôle des cloisons, plafonds et revêtements
Les parois sont examinées à la lumière naturelle et sous un éclairage rasant lorsque cela est pertinent. L’objectif est d’identifier les impacts, défauts de planéité manifestes, joints visibles, reprises de peinture ou dégradations.
Les revêtements de sol sont parcourus pour repérer les carreaux sonnant anormalement creux, les lames endommagées, les joints incomplets et les différences de niveau gênantes. Un contrôle ponctuel ne remplace pas une mesure spécialisée de planéité lorsque celle-ci devient nécessaire.
La visite ne consiste donc pas à dresser un catalogue esthétique. Elle vise à distinguer les petites finitions des défauts susceptibles d’affecter l’usage, la durabilité ou la conformité contractuelle.
Vérification de la plomberie
Les robinets sont actionnés lorsque les réseaux sont en service. L’expert observe l’alimentation, l’évacuation, les raccords accessibles et l’absence de fuite visible.
Les équipements sanitaires doivent être stables, utilisables et correctement fixés. Une fuite lente peut n’apparaître qu’après plusieurs minutes. Il est donc utile de laisser couler l’eau et d’examiner ensuite les siphons, raccords et zones inférieures.
Une trace d’eau n’indique pas automatiquement son origine. En cas de désordre persistant ou de matériaux déjà atteints, une expertise humidité peut approfondir le diagnostic.
Vérification de l’installation électrique
Le contrôle de pré-réception reste un examen fonctionnel et visuel. Il ne remplace ni les vérifications réglementaires de l’installateur ni les attestations obligatoires.
Lorsque l’électricité est disponible, il est possible de tester les prises, interrupteurs, points lumineux, volets électriques et commandes. Le tableau doit être accessible, fermé et repéré de manière compréhensible.
L’expert rapproche également les équipements présents du plan électrique et de la notice descriptive. Une prise installée à un emplacement différent peut être acceptable si une modification a été validée. Sans trace contractuelle, l’écart mérite d’être signalé.
Chauffage et ventilation
Le système de chauffage doit être installé, raccordé et, selon l’état du chantier, mis en service. Les émetteurs, thermostats et commandes sont examinés visuellement.
La ventilation mérite une attention particulière. Les bouches doivent être présentes dans les pièces concernées, propres et raccordées. Un bruit de moteur ne suffit pas à démontrer que les débits sont adaptés. À l’inverse, l’absence de sensation d’aspiration à la main ne constitue pas une mesure technique.
Mesures et conformité aux plans
L’expert compare les principales dimensions, l’implantation des pièces, le sens d’ouverture des portes et la position des équipements avec les plans contractuels. Les travaux modificatifs acceptés par écrit doivent être intégrés à cette comparaison.
Les écarts minimes doivent être interprétés avec prudence. Une mesure sur chantier comporte toujours une tolérance liée au support, au revêtement et à l’outil. L’enjeu est surtout de repérer les différences qui affectent l’usage, l’ameublement prévu ou un engagement précis du constructeur.
Quel est l’intérêt du regard d’un expert indépendant ?
Un expert indépendant apporte une méthode et une capacité à hiérarchiser les constats. Il aide le maître d’ouvrage à ne pas concentrer toute son attention sur les défauts cosmétiques au détriment d’éléments plus importants.
L’expert en bâtiment examine les ouvrages visibles, les documents disponibles et les engagements contractuels. Il décrit les anomalies sans se substituer au constructeur pour définir les moyens d’exécution ni à un juge pour trancher un litige.
Son intervention peut notamment permettre de :
- préparer une liste de reprises compréhensible ;
- différencier un défaut de finition d’un problème fonctionnel ;
- retrouver l’élément concerné dans la notice descriptive ;
- photographier et localiser les anomalies ;
- signaler les points qui nécessitent un contrôle complémentaire ;
- préparer le maître d’ouvrage au rendez-vous de réception.
L’expert n’a pas vocation à promettre une maison sans défaut. La construction mobilise des matériaux présentant des tolérances et plusieurs corps d’état dont les ouvrages doivent être raccordés entre eux. L’enjeu est d’obtenir un niveau d’exécution conforme au contrat, aux règles applicables et à l’usage attendu.
Pré-réception et réception : quelle différence ?
La pré-réception prépare la fin du chantier, tandis que la réception constitue un acte juridique. Cette distinction détermine le début des garanties et la manière dont les réserves doivent être formulées.
La pré-réception reste une visite préparatoire
La pré-réception permet de signaler des corrections avant l’acceptation officielle de l’ouvrage. Elle peut être formalisée par un compte rendu, mais ce document ne doit pas être confondu avec le procès-verbal de réception.
Elle est particulièrement utile lorsque le constructeur accepte de laisser un délai raisonnable pour corriger les défauts avant la remise des clés. Elle peut ainsi réduire le nombre de réserves restantes le jour de la réception.
La réception produit des effets juridiques
La réception correspond à l’acte par lequel le maître d’ouvrage accepte la maison, avec ou sans réserves. Elle constitue le point de départ de plusieurs garanties légales, notamment la garantie de parfait achèvement, la garantie de bon fonctionnement de certains équipements et la responsabilité décennale selon la nature des dommages.
Le procès-verbal doit mentionner précisément les réserves. Les formulations générales sont à éviter. Chaque réserve doit permettre au constructeur de localiser le problème et de comprendre la correction attendue.
Une mission d’expert en construction peut être organisée pour la pré-réception ou pour l’assistance à la réception, mais les deux rendez-vous répondent à des objectifs différents.
Comment préparer efficacement la visite ?
Une bonne préparation réduit les oublis et facilite la comparaison entre la maison construite et ce qui a été commandé. Les documents doivent être rassemblés avant le rendez-vous, pas recherchés au milieu de la visite.
Prévoyez notamment :
- le CCMI et ses avenants ;
- la notice descriptive ;
- les plans contractuels actualisés ;
- les plans électriques et sanitaires ;
- les travaux modificatifs acceptés ;
- les comptes rendus de chantier ;
- les courriels relatifs aux choix de matériaux ;
- les rapports des visites précédentes ;
- les appels de fonds reçus ;
- les photos prises pendant la construction.
La maison doit être accessible, suffisamment propre et alimentée lorsque les vérifications fonctionnelles exigent l’eau ou l’électricité. Des protections de chantier, cartons ou matériaux entreposés peuvent masquer des défauts. Leur présence doit être signalée dans le compte rendu si elle empêche certains contrôles.
Il est utile de demander à l’avance si le vide sanitaire, les combles, le garage, le local technique et les dépendances seront accessibles. Une trappe fermée ou un local encombré limite nécessairement la mission.
Comment rédiger les points à reprendre ?
Un bon constat décrit un fait observable, son emplacement et, lorsque cela est démontrable, la référence contractuelle concernée. Il évite les interprétations excessives et les termes juridiquement accusatoires non étayés.
Une formulation exploitable suit généralement ce modèle :
Élément + localisation + défaut constaté + conséquence ou référence.
Exemple : « Porte de distribution entre l’entrée et le garage : le vantail frotte au sol sur toute la fin de course et ne reste pas en position ouverte. Réglage ou reprise à prévoir. »
À l’inverse, la mention « porte mal posée » suppose déjà une cause qui n’a peut-être pas été démontrée.
Les photographies doivent être prises avec une vue d’ensemble puis une vue rapprochée. Un repère, une règle ou une annotation peut aider à comprendre l’échelle, sans masquer le défaut.
Lorsque le désaccord dépasse la simple demande de reprise, une expertise amiable contradictoire peut organiser une discussion technique avec les parties concernées.
Quels risques locaux prendre en compte à Saint-Nazaire ?
Le contexte local ne permet pas de déduire automatiquement la qualité d’une maison. Il peut toutefois orienter certains points de vigilance lorsque des données publiques établissent l’existence d’un phénomène sur le territoire.
Sols argileux et mouvements de terrain
Le DICRIM de Saint-Nazaire indique que le sous-sol communal comprend des formations argileuses susceptibles de provoquer des phénomènes de retrait-gonflement et certains mouvements de terrain lents. Le retrait-gonflement se produit lorsque des sols sensibles varient de volume en fonction de leur teneur en eau.
Cette information ne permet pas de qualifier le risque d’une parcelle précise. L’exposition doit être vérifiée à l’adresse du chantier sur Géorisques et rapprochée, lorsque cela est pertinent, de l’étude géotechnique et des dispositions prévues pour les fondations.
Dans le cadre d’un CCMI, la visite de pré-réception ne permet plus de contrôler directement les fondations, désormais enterrées. L’expert peut néanmoins examiner les documents disponibles et rechercher des indices visibles : fissurations, désaffleurements, défauts de gestion des eaux ou affaissements localisés.
Un sol argileux n’implique pas qu’une maison sera sinistrée. Il exige surtout une conception adaptée, une exécution conforme aux études et une gestion cohérente des eaux autour de la construction.
Pluie, vent et exposition littorale
La situation littorale de Saint-Nazaire justifie une attention pratique aux interfaces exposées : raccords de menuiseries, couvertines, seuils, évacuations pluviales, sorties de toiture et finitions de façade. Il ne s’agit pas d’inventer une pathologie locale systématique, mais de contrôler soigneusement les ouvrages destinés à empêcher l’entrée de l’eau.
Sur le terrain, l’indice utile n’est pas seulement une trace humide. Une descente pluviale non raccordée, un joint interrompu ou une bavette mal positionnée peut constituer un point à faire reprendre avant la réception.
La Ville met à disposition un DICRIM afin d’informer les habitants sur les risques majeurs et les consignes de prévention applicables au territoire.
Que se passe-t-il si des défauts subsistent à la réception ?
Les défauts apparents doivent être consignés clairement dans le procès-verbal de réception. Leur simple mention dans un ancien courriel ou dans un compte rendu de pré-réception ne dispense pas de les reporter lorsque la correction n’a pas été effectuée.
La réception peut être prononcée avec réserves lorsque la maison est globalement recevable mais que certains travaux restent nécessaires. En présence de défauts d’une gravité telle que la maison ne peut pas être acceptée, la situation doit être appréciée avec prudence et documentée.
Le solde de 5 % obéit à un cadre spécifique. En cas de réserves, il ne doit pas être conservé de manière informelle sur un compte personnel comme un moyen général de pression. Sa consignation doit respecter la procédure applicable.
Après réception, les désordres signalés relèvent des garanties appropriées selon leur nature, leur date d’apparition et leurs conséquences. Un défaut visible mais non réservé peut soulever des difficultés particulières.
Lorsque le constructeur refuse une reprise techniquement justifiée, il est préférable de conserver les échanges, d’adresser une demande écrite précise et de ne pas faire modifier l’ouvrage trop rapidement sans avoir préservé les preuves.
Une pré-réception suffit-elle pour sécuriser tout le chantier ?
La pré-réception est utile, mais elle intervient tard dans le processus de construction. Elle ne permet pas d’observer les ouvrages devenus inaccessibles, comme le ferraillage des fondations, les réseaux enterrés ou certains composants recouverts.
Un suivi plus complet peut comprendre des visites aux étapes suivantes :
- fondations ;
- élévation du gros œuvre ;
- mise hors d’eau et hors d’air ;
- cloisons et réseaux ;
- chape ;
- pré-réception ;
- réception ou contrôle de la levée des réserves.
Chaque visite répond à un objectif différent. Le contrôle des fondations porte sur les ouvrages avant coulage ou remblaiement, tandis que la pré-réception se concentre surtout sur la conformité finale, les équipements, les finitions et les désordres visibles.
Une maison neuve peut également présenter un défaut découvert après la réception. Selon le contexte, l’analyse pourra relever d’une garantie de construction ou, lors d’une revente ultérieure, d’une problématique de vices cachés immobiliers.
Qui sommes-nous ?
Check my House est un cabinet d’expertise en bâtiment et construction intervenant auprès des particuliers sur différentes problématiques : accompagnement CCMI, assistance VEFA, fissures, humidité, expertise avant achat et litiges techniques.
Dans le cadre d’une pré-réception, l’expert examine les ouvrages accessibles, analyse les documents transmis et remet un compte rendu ou un rapport selon la mission définie au devis. L’intervention reste indépendante du constructeur et ne se substitue pas aux contrôles réglementaires des entreprises, du contrôleur technique ou des organismes compétents.
La nature exacte des vérifications doit être précisée avant la visite, notamment concernant l’accès aux combles, au vide sanitaire, aux dépendances et aux installations techniques.
Tarif d’une pré-réception CCMI à Saint-Nazaire
Le tarif interne communiqué pour une visite de pré-réception CCMI est de 720 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € TTC par m² supplémentaire, avec 60 € de frais de déplacement.
Ce tarif doit être confirmé par un devis en fonction de la superficie, de la localisation exacte, de la configuration de la maison et du périmètre de mission. Une maison comportant plusieurs niveaux, des annexes ou des accès techniques particuliers peut demander davantage de temps.
Le devis doit préciser ce qui est compris : durée indicative de visite, contrôle documentaire, rapport, photographies, échange après intervention et éventuel suivi des corrections.
Questions fréquentes sur la pré-réception CCMI
La pré-réception CCMI est-elle obligatoire ?
La pré-réception n’est pas une étape juridique obligatoire du CCMI. Elle constitue une visite préparatoire organisée avant la réception officielle afin de repérer les travaux inachevés, les défauts apparents et les écarts aux documents contractuels.
Son intérêt dépend de la coopération du constructeur et du délai laissé pour effectuer les corrections. Lorsqu’elle est organisée suffisamment tôt, elle peut éviter de découvrir de nombreux défauts le jour de la remise des clés.
Il faut cependant conserver une distinction nette entre le compte rendu de pré-réception et le procès-verbal de réception. Un défaut mentionné pendant la visite préparatoire mais toujours présent le jour de la réception doit être inscrit parmi les réserves du procès-verbal.
La pré-réception ne fait pas commencer les garanties légales attachées à la réception. Elle ne transfère pas non plus la garde de l’ouvrage et ne vaut pas acceptation de la maison.
Combien de temps avant la réception faut-il réaliser la visite ?
La visite doit être programmée lorsque la maison est suffisamment avancée pour permettre un contrôle utile, tout en laissant au constructeur un délai réaliste pour effectuer les reprises. Une date trop précoce conduit à relever de simples travaux en cours. Une date trop tardive ne laisse aucune possibilité de correction avant la remise des clés.
Le bon moment dépend donc du chantier. Les revêtements, équipements, menuiseries, sanitaires et installations techniques doivent être en place. L’eau et l’électricité devraient être disponibles pour les essais lorsque leur mise en service est prévue.
La date ne doit pas être choisie uniquement en fonction d’un calendrier d’emménagement. Elle doit correspondre à un état d’avancement vérifiable.
Peut-on venir avec un expert à la pré-réception ?
Le maître d’ouvrage peut solliciter un professionnel pour l’assister techniquement lors d’une visite préparatoire. Les modalités pratiques doivent être annoncées au constructeur afin d’éviter toute difficulté d’accès le jour du rendez-vous.
L’expert observe, mesure lorsque cela est pertinent, photographie et compare l’ouvrage avec les documents transmis. Il ne prend pas la place du maître d’ouvrage et ne signe pas le procès-verbal en son nom, sauf mandat particulier dont la portée doit être vérifiée.
Sa présence permet surtout de structurer le contrôle et d’éviter que la visite ne se limite à une observation rapide des peintures et des équipements visibles.
L’expert peut-il contrôler toute la maison en une seule visite ?
Une visite de pré-réception couvre les ouvrages accessibles et suffisamment achevés. Elle ne permet pas de vérifier les éléments déjà enterrés, coffrés, doublés ou recouverts.
Les fondations, le ferraillage, certaines canalisations ou les composants intégrés aux parois ne peuvent plus être examinés directement. Leur contrôle repose alors sur les documents, les photographies de chantier, les études disponibles et les indices visibles.
La mission doit donc être comprise comme une inspection de l’état final apparent, et non comme une certification exhaustive de l’ensemble de la construction.
Que faut-il apporter le jour de la visite ?
Les documents contractuels sont aussi importants que les outils de contrôle. Il faut apporter le CCMI, la notice descriptive, les plans à jour, les avenants, les travaux modificatifs, les choix de matériaux et les précédents comptes rendus.
Une lampe, un chargeur de téléphone, des chaussures adaptées et les moyens d’accès convenus peuvent également être utiles. L’expert vient généralement avec son propre matériel de mesure.
Il est préférable de préparer une liste des interrogations particulières : emplacement d’un équipement, différence de couleur, modification de plan ou problème déjà signalé au conducteur de travaux.
Que faire si l’eau ou l’électricité ne fonctionne pas ?
L’absence d’alimentation empêche certains essais. Cette limite doit être mentionnée dans le rapport ou le compte rendu, avec la liste des équipements non testés.
Une installation visible mais impossible à mettre en fonctionnement ne peut pas être considérée comme contrôlée. Le maître d’ouvrage peut demander un nouveau test avant la réception ou inscrire une réserve appropriée si l’impossibilité persiste.
La réponse dépend également du stade facturé. Si l’appel de fonds suppose l’achèvement de travaux d’équipement, l’absence de mise en service de plusieurs installations doit être rapprochée de l’état réel du chantier.
Faut-il réserver tous les défauts esthétiques ?
Un défaut apparent doit être signalé lorsqu’il constitue une finition incomplète, une dégradation ou un écart au niveau de qualité attendu. Il est cependant utile de le décrire précisément plutôt que d’accumuler des remarques générales.
Les petites différences inhérentes aux matériaux ne sont pas toutes des malfaçons. Un bois, un carrelage ou un enduit peut présenter des variations d’aspect. L’analyse doit tenir compte du produit choisi, de son classement et des tolérances usuelles.
La réserve doit rester factuelle : rayure, éclat, manque de peinture, joint interrompu ou élément différent de la référence prévue.
Peut-on refuser de payer l’appel de fonds des 95 % ?
Un appel de fonds doit correspondre au stade d’avancement prévu par le contrat et la réglementation. Le maître d’ouvrage peut demander des explications et contester un appel qu’il estime prématuré, mais cette démarche doit reposer sur des éléments objectifs.
La présence de quelques défauts de finition ne signifie pas automatiquement que le stade des 95 % n’est pas atteint. À l’inverse, des équipements essentiels non posés ou non achevés peuvent remettre en cause la réalité du stade annoncé.
Toute décision de suspension de paiement présente des conséquences contractuelles. En cas de désaccord sérieux, un avis juridique auprès de l’ADIL ou d’un professionnel du droit peut compléter l’analyse technique.
Comment vérifier la levée des réserves ?
La levée des réserves consiste à contrôler que chaque défaut inscrit a été corrigé de manière satisfaisante. Elle ne doit pas se limiter à la signature d’un document global sans vérification.
Il faut reprendre le procès-verbal point par point, examiner la zone concernée et tester l’équipement lorsque la réserve portait sur son fonctionnement. Une photographie comparative peut être utile.
Une réparation apparente n’est pas toujours suffisante. Par exemple, repeindre une trace sans traiter la fuite qui l’a provoquée ne constitue pas une correction durable. L’origine du désordre doit avoir été traitée lorsque celle-ci est connue.
Que faire si le constructeur conteste les observations ?
Le désaccord doit d’abord être ramené aux faits, aux plans, à la notice descriptive et aux règles techniques pertinentes. Une formulation précise facilite le dialogue.
Le maître d’ouvrage peut transmettre le rapport, demander une réponse écrite et proposer une visite contradictoire. Les échanges verbaux importants doivent être confirmés par écrit.
Lorsque le désaccord persiste, plusieurs voies existent selon le dossier : mise en demeure, expertise amiable contradictoire, déclaration auprès d’une assurance ou recours judiciaire. La stratégie dépend de la gravité du désordre, des garanties mobilisables et des preuves disponibles.
Zone d’intervention autour de Saint-Nazaire
Nous intervenons à Saint-Nazaire et dans les communes proches, notamment : Trignac, Montoir-de-Bretagne, Donges, Pornichet, Saint-André-des-Eaux, La Baule-Escoublac, Guérande, Saint-Joachim, Saint-Malo-de-Guersac, Crossac, Besné, Prinquiau, Savenay, Lavau-sur-Loire, Paimbœuf, Corsept, Saint-Brevin-les-Pins, Pornic, La Plaine-sur-Mer et Préfailles.
Cette sélection repose sur les dénominations communales publiques de Loire-Atlantique. La faisabilité et les frais éventuels sont confirmés selon l’adresse du chantier.
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Les retours publiés par les clients peuvent être consultés sur la page Trustpilot de Check my House.
Sources
- Ville de Saint-Nazaire, « Risques majeurs », page consultée le 27 juillet 2026.
https://www.saintnazaire.fr/mon-quotidien/tranquillite-et-securite/risques-majeurs/ - Ville de Saint-Nazaire, « Document d’information communal sur les risques majeurs », édition 2023, PDF.
https://www.saintnazaire.fr/wp-content/uploads/2024/02/231124_dicrim_2023_sn_web.pdf - Géorisques, « Les risques près de ma commune : Saint-Nazaire, 44600 », page consultée le 27 juillet 2026.
https://www.georisques.gouv.fr/mes-risques/connaitre-les-risques-pres-de-chez-moi/rapport2/44184/Saint-Nazaire/commune/44600 - INSEE, « Dossier complet, commune de Saint-Nazaire, code 44184 », données communales consultées le 27 juillet 2026.
https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=COM-44184 - INSEE, « Commune de Saint-Nazaire, Code officiel géographique », millésime 2026.
https://www.insee.fr/fr/metadonnees/geographie/commune/44184-saint-nazaire - Légifrance, « Article R. 231-7 du Code de la construction et de l’habitation », version en vigueur consultée le 27 juillet 2026.
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039344324 - ANIL, « Le contrat de construction de maison individuelle », page consultée le 27 juillet 2026.
https://www.anil.org/votre-besoin/construire/les-etapes-de-la-construction/differents-contrats-de-construction/maison-individuelle/ - ANIL, « Conditions et modalités de consignation du solde du prix d’une construction de maison individuelle », page consultée le 27 juillet 2026.
https://www.anil.org/documentation-experte/analyses-juridiques-jurisprudence/analyses-juridiques/analyses-juridiques-1999/dans-quelles-conditions-et-sous-quelles-modalites-un-particulier-maitre-douvrage-peut-il-consigner-le-solde-du-prix-dune-construction-de-maison-individuelle/ - data.gouv.fr, « Communes de Loire-Atlantique : dénominations, localisation et intercommunalité », jeu de données consulté le 27 juillet 2026.
https://www.data.gouv.fr/datasets/communes-de-loire-atlantique-denominations-localisation-intercommunalite


