Clause d'exclusion de garantie des vices cachés (Check my House)
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Clause d’exclusion de garantie des vices cachés : est-elle toujours valable

Par Laurent Hojan, expert en construction et bâtiment depuis 8 ans, fondateur de Check my House.

De nombreux compromis de vente entre particuliers contiennent une clause excluant la garantie des vices cachés. Vous vous demandez si cette clause vous prive de tout recours. La réponse est nuancée : cette clause est fréquente et souvent valable entre particuliers, mais elle connaît des limites importantes, notamment en cas de mauvaise foi du vendeur. Comprendre sa portée réelle est essentiel pour connaître vos droits. Nous vous expliquons quand la clause d’exclusion de garantie des vices cachés s’applique et quand elle peut être écartée.

La clause d’exclusion des vices cachés : à quoi sert-elle

La clause d’exclusion vise à dégager le vendeur de la garantie des vices cachés. Elle est fréquente dans les ventes entre particuliers.

Sur le terrain, cette clause figure dans beaucoup de compromis. Elle signifie que le vendeur ne garantit pas les défauts cachés. Entre particuliers, elle est en principe admise. Mais sa validité n’est pas absolue : elle connaît des exceptions qui peuvent permettre à l’acheteur d’agir malgré la clause, notamment via une expertise vices cachés.

Quand la clause est valable

Entre particuliers, la clause d’exclusion est généralement valable. Elle protège le vendeur non professionnel de bonne foi.

  • La clause s’applique dans les ventes entre particuliers.
  • Elle protège le vendeur non professionnel.
  • Elle suppose la bonne foi du vendeur.
  • Elle figure expressément dans l’acte de vente.

Le vendeur de bonne foi

La clause protège le vendeur qui ignorait réellement le vice. C’est sa bonne foi qui conditionne l’efficacité de la clause d’exclusion.

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Quand la clause peut être écartée

La clause d’exclusion ne joue pas si le vendeur connaissait le vice. Sa mauvaise foi prive la clause de son effet.

Si le vendeur connaissait le défaut et l’a dissimulé, la clause d’exclusion ne le protège pas. De même, le vendeur professionnel ne peut en principe pas s’en prévaloir dans les mêmes conditions qu’un particulier. Démontrer la connaissance du vice par le vendeur est alors central, ce qu’une expertise et un faisceau d’indices permettent d’établir.

Le rôle de l’expert face à une clause d’exclusion

L’expert aide à établir les éléments qui peuvent neutraliser la clause. Son analyse technique est souvent décisive.

Notre rôle est de qualifier le vice, d’établir son antériorité et de rechercher les indices d’une connaissance par le vendeur. Ces éléments peuvent permettre d’écarter la clause d’exclusion. En cas de litige, une expertise contradictoire puis une assistance à expertise judiciaire accompagnent votre démarche.

Questions fréquentes

Une clause d’exclusion des vices cachés est-elle légale ?

Entre particuliers, une clause excluant la garantie des vices cachés est en principe admise et fréquente. Elle dégage le vendeur non professionnel de bonne foi de cette garantie. Sa validité n’est cependant pas absolue : elle connaît des limites importantes, notamment lorsque le vendeur connaissait le vice et l’a dissimulé à l’acheteur.

La clause prive-t-elle l’acheteur de tout recours ?

Non, pas dans tous les cas. Si le vendeur connaissait le défaut, sa mauvaise foi prive la clause de son effet, et l’acheteur peut agir malgré elle. De même, un vendeur professionnel ne peut en principe pas s’en prévaloir dans les mêmes conditions. La clause n’est donc pas un obstacle absolu au recours de l’acheteur.

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Comment écarter une clause d’exclusion ?

La clause peut être écartée si l’on démontre que le vendeur connaissait le vice et l’a dissimulé. Établir cette connaissance suppose des preuves techniques et un faisceau d’indices, qu’une expertise aide à constituer. La qualification du vice et de son antériorité, ainsi que les traces de dissimulation, sont des éléments déterminants pour neutraliser la clause.

Un vendeur professionnel peut-il invoquer cette clause ?

Le vendeur professionnel est traité différemment du particulier. Il ne peut en principe pas se prévaloir d’une clause d’exclusion des vices cachés dans les mêmes conditions, car il est présumé connaître les défauts du bien qu’il vend. La qualité du vendeur est donc un élément important pour apprécier la portée de la clause.

Une expertise aide-t-elle malgré la clause d’exclusion ?

Oui, l’expertise est précieuse même en présence d’une clause d’exclusion. Elle qualifie le vice, établit son antériorité et recherche les indices d’une connaissance par le vendeur. Ces éléments peuvent permettre d’écarter la clause. L’expertise constitue ainsi la base technique d’un recours, en démontrant les conditions qui neutralisent l’exclusion.

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