Fissures de sécheresse : ce que change l’arrêté du 9 août 2026 sur l’expertise d’assurance, et pourquoi un regard indépendant
Un nouveau cadre pour les expertises fissures de sécheresse
Depuis l’été 2026, les expertises d’assurance liées aux fissures de sécheresse sont mieux encadrées. Un arrêté du 9 août 2026 impose une qualification professionnelle aux structures qui réalisent ces expertises pour le compte des assureurs. C’est une avancée pour les propriétaires, longtemps confrontés à des évaluations hétérogènes. Mais cela ne remplace pas l’intérêt d’un regard indépendant, mandaté par vous et non par la compagnie.
Comprendre qui fait quoi dans un sinistre fissures aide à défendre son dossier. Voici ce que dit le nouveau texte, et comment un expert en bâtiment indépendant se situe par rapport à l’expert de l’assurance.
Ce que dit l’arrêté du 9 août 2026
L’arrêté du 9 août 2026, publié au Journal officiel du 11 août 2026, fixe une qualification professionnelle obligatoire pour les personnes morales chargées de réaliser des expertises en assurance dans le cadre des sinistres de retrait-gonflement des argiles. Il vise précisément les mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols argileux, c’est-à-dire les fissures de sécheresse.
Le principe est simple : pour expertiser ce type de sinistre au nom d’un assureur, une structure doit désormais justifier de compétences reconnues et d’une formation dédiée. Les premières informations du secteur évoquent une formation renforcée de l’ordre de 70 heures. L’objectif affiché est de fiabiliser des expertises souvent techniques, où l’origine exacte des fissures détermine l’indemnisation.
Ce texte s’inscrit dans un mouvement plus large de renforcement de l’encadrement des expertises sécheresse, alors que le coût du RGA est devenu le premier poste d’indemnisation des catastrophes naturelles sur la dernière décennie. Mieux encadrer les experts, c’est chercher à réduire les litiges et à sécuriser les propriétaires comme les assureurs.
Expert d’assurance et expert indépendant, deux rôles différents
L’expert d’assurance et l’expert indépendant n’ont pas le même donneur d’ordre, ni le même objectif. L’un est mandaté par la compagnie, l’autre par vous. Cette distinction est décisive pour comprendre la valeur d’un second regard.
Le rôle de l’expert mandaté par l’assureur
L’expert d’assurance est missionné et rémunéré par la compagnie d’assurance après une déclaration de sinistre. Son travail consiste à constater les dommages, à en analyser l’origine, et à évaluer le montant de l’indemnisation dans le cadre du contrat. Le nouvel arrêté encadre justement la qualification de ces intervenants, ce qui est une bonne nouvelle pour la qualité des constats.
Pour autant, cet expert agit dans l’intérêt de son mandant. Son évaluation peut être techniquement rigoureuse tout en retenant une lecture prudente de l’origine des fissures ou de leur ampleur. Le propriétaire n’est pas toujours armé pour discuter les conclusions sur un terrain technique.
Le rôle de l’expert d’assuré
L’expert d’assuré est mandaté et rémunéré par le propriétaire. Sa mission est de défendre vos intérêts : vérifier que l’origine retenue est la bonne, que l’ampleur des désordres est correctement évaluée, et que l’indemnisation proposée couvre réellement les travaux nécessaires. Il parle le même langage technique que l’expert de la compagnie, ce qui rééquilibre la discussion.
Ce rôle est particulièrement utile sur les fissures de sécheresse, où la frontière entre désordre esthétique et désordre structurel, ou entre cause climatique et défaut préexistant, se joue souvent sur des détails d’analyse. Un rapport indépendant documenté pèse dans la négociation.
Pourquoi les expertises sécheresse étaient contestées
Les expertises de fissures de sécheresse ont longtemps nourri des litiges, pour une raison technique. Établir qu’une fissure vient bien du retrait-gonflement des argiles, et non d’une autre cause, demande une analyse fine du sol, des fondations et de l’historique du bâtiment. Deux experts pouvaient aboutir à des conclusions différentes sur un même sinistre.
Cette incertitude a des conséquences directes. Si l’origine sécheresse n’est pas retenue, la garantie catastrophe naturelle ne joue pas, même quand la commune est reconnue. Des propriétaires se sont ainsi retrouvés avec des fissures bien réelles et une indemnisation refusée ou minorée. L’encadrement de la qualification des experts, avec l’arrêté du 9 août 2026, cherche à réduire cette variabilité et à professionnaliser la filière.
Le message pour les propriétaires est double. D’un côté, la qualité des expertises d’assurance devrait progresser. De l’autre, la technicité du sujet reste entière, ce qui justifie de s’appuyer sur son propre diagnostic de fissures pour aborder le sinistre en position éclairée.
Ce que l’encadrement change concrètement pour vous
Pour un propriétaire, le nouvel encadrement change surtout le niveau d’exigence attendu de l’expertise d’assurance. Vous êtes en droit d’attendre un constat mené par une structure qualifiée, avec une méthode traçable. C’est un point d’appui si vous devez contester une évaluation trop rapide.
En pratique, cela ne modifie pas vos démarches de base. Vous déclarez le sinistre à votre assureur dans les délais, vous rassemblez vos preuves (photos datées, suivi des fissures, documents de la maison), et vous attendez le passage de l’expert. La différence, c’est que vous pouvez désormais vous référer à un cadre réglementaire pour exiger une expertise sérieuse, et opposer vos propres constats si nécessaire.
C’est là qu’un accompagnement indépendant prend tout son sens. En cas de désaccord persistant sur les conclusions, l’expertise contradictoire permet de confronter les analyses des deux experts pour trouver une évaluation acceptée par les deux parties, sans passer d’emblée par une procédure judiciaire.

Comment un expert indépendant sécurise votre dossier catnat
Un expert indépendant sécurise votre dossier en produisant, en amont ou en parallèle de l’assurance, une analyse neutre et opposable de vos fissures. Ce document devient la référence technique de votre dossier.
Chez Check my House, l’intervention suit une méthode constante : inspection visuelle des fissures, relevé de leur orientation et de leur emplacement, analyse du contexte (nature du sol, végétation, fondations, historique), puis rédaction d’un rapport détaillé qui engage la responsabilité de l’expert. Ce rapport précise l’origine probable, la gravité, et les mesures adaptées, de la simple surveillance à la reprise en sous-œuvre.
Face à l’expert de la compagnie, vous n’êtes plus seul à interpréter des fissures. Vous disposez d’un avis technique qui documente l’ampleur réelle des dommages et défend une indemnisation à la hauteur des travaux. Le tarif d’une expertise fissures figure sur la page tarifs de Check my House, et un devis personnalisé est établi pour les situations particulières.
Questions fréquentes
L’arrêté du 9 août 2026 s’applique-t-il aux experts indépendants comme Check my House ?
Le texte vise les structures qui réalisent des expertises en assurance pour le compte des compagnies, dans le cadre des sinistres de retrait-gonflement des argiles. L’expert indépendant mandaté directement par un propriétaire agit dans un cadre distinct, celui du conseil et de la défense de l’assuré. Les deux démarches sont complémentaires : l’une évalue au nom de l’assureur, l’autre vérifie et défend au nom du propriétaire. L’encadrement renforcé de la première ne retire rien à l’utilité de la seconde.
Puis-je contester l’expertise de mon assurance ?
Oui, la contestation est un droit. Si vous estimez que l’origine ou l’ampleur des fissures a été mal évaluée, vous pouvez opposer un rapport d’expertise indépendant et demander une expertise contradictoire. Cette étape amiable réunit les deux experts pour comparer les analyses. En cas de blocage, une expertise judiciaire reste possible, mais elle est plus longue et plus coûteuse. Un rapport indépendant solide favorise souvent une issue amiable.
Qui paie l’expert d’assuré ?
L’expert d’assuré est rémunéré par le propriétaire qui le mandate, à la différence de l’expert de la compagnie. Certains contrats d’assurance ou protections juridiques prévoient une prise en charge partielle des frais d’expertise en cas de sinistre : vérifiez vos garanties. Le coût d’une expertise fissures est indiqué sur la page tarifs du site. Cet investissement se justifie souvent par une indemnisation mieux évaluée et par des travaux ciblés sur la vraie cause.
Faut-il un expert si ma commune n’est pas reconnue en catastrophe naturelle ?
Oui, un diagnostic garde tout son intérêt même sans reconnaissance catnat. Il détermine l’origine des fissures et les travaux à prévoir, ce qui est utile pour votre sécurité et la valeur de votre bien. Si la sécheresse est en cause mais que la commune n’est pas reconnue, un rapport technique peut appuyer une demande de révision ou d’autres recours. L’analyse ne dépend pas du statut administratif de la commune, elle éclaire votre décision dans tous les cas.
Un simple devis d’entreprise suffit-il à évaluer mes fissures ?
Non, un devis de réparation n’est pas un diagnostic. L’entreprise qui chiffre des travaux propose une solution à vendre, sans toujours remonter à la cause profonde des fissures. Sur un sinistre de sécheresse, réparer sans traiter le mouvement du sol conduit à une réapparition. Une expertise indépendante identifie d’abord l’origine, puis oriente vers les travaux réellement utiles, ce qui évite des dépenses inefficaces et protège vos droits face à l’assurance.
Faire évaluer vos fissures en toute indépendance
Si vous êtes confronté à des fissures de sécheresse et à un dossier d’assurance, ne restez pas seul face à l’expert de la compagnie. Demandez un devis d’expertise fissures ou faites-vous rappeler par un expert. Les avis clients Check my House sur Trustpilot sont consultables librement.
Sources
- Légifrance, Arrêté du 9 août 2026 relatif à la qualification professionnelle des personnes morales chargées de réaliser des expertises en assurance dans le cadre de sinistres liés aux mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols argileux, Journal officiel du 11 août 2026, https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054659014
- Ministère de la Transition écologique, Notre Environnement, Fissures et sécheresse : 12 millions de maisons exposées au retrait-gonflement des argiles, mise à jour du 4 septembre 2026, https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/risques/les-mouvements-de-terrain-et-les-erosions-cotieres-ressources/article/fissures-et-secheresse-12-millions-de-maisons-exposees-au-retrait-gonflement
