Maison fissurée par la sécheresse en Île-de-France, sol argileux craquelé
Check my House 0 Comments

Maisons fissurées par la sécheresse en Île-de-France : exposition, communes reconnues et démarches

L’Île-de-France détient la couverture d’arrêtés sécheresse la plus dense de France. Dans trois départements, le nombre d’arrêtés distincts dépasse le nombre de communes : 61 arrêtés pour 47 communes dans le Val-de-Marne, 51 pour 39 en Seine-Saint-Denis, 37 pour 36 dans les Hauts-de-Seine. Les Yvelines totalisent 94 arrêtés pour 259 communes. Au total, 679 communes reconnues sur 1 266, soit 54 %, et 434 arrêtés distincts depuis 1990. Relevé commune par commune dans la base GASPAR du portail Géorisques, le 9 octobre 2026.

Autrement dit, le sujet n’est pas ici l’étendue du risque mais sa répétition sur un bâti dense et ancien. Saint-Germain-en-Laye figure dans 13 arrêtés, Crégy-lès-Meaux 13, Le Plessis-Trévise et Sucy-en-Brie 12, Tremblay-en-France 12, Antony 12, Montigny-lès-Cormeilles 12, Chelles 12. Et une particularité francilienne complique tout : plusieurs autres phénomènes produisent des fissures très proches, dissolution du gypse et anciennes carrières au premier rang, avec des régimes d’indemnisation différents. D’où une règle d’autant plus ferme : aucun travaux ne doit être engagé avant un diagnostic qui identifie la cause.

Fissures sur votre pavillon en Île-de-France ? Gypse, carrières ou argile : la cause se diagnostique.

Nous contacter
0805 69 09 69

L’état des arrêtés, département par département

Reconnaissances CatNat sécheresse en Île-de-France, relevé GASPAR du 9 octobre 2026
Département Communes Reconnues Part Arrêtés distincts Première Dernier JO
Val-de-Marne (94) 47 39 83 % 61 19/07/1991 12/02/2022
Seine-Saint-Denis (93) 39 32 82 % 51 15/12/1990 14/09/2023
Yvelines (78) 259 178 69 % 94 19/07/1991 02/08/2024
Hauts-de-Seine (92) 36 22 61 % 37 19/07/1991 08/09/2023
Essonne (91) 194 108 56 % 70 12/06/1991 26/09/2023
Seine-et-Marne (77) 507 230 45 % 76 27/12/1991 02/07/2024
Val-d’Oise (95) 183 69 38 % 44 15/12/1990 27/04/2024
Paris (75) 1 1 100 % 1 11/03/2006 11/03/2006
Île-de-France 1 266 679 54 % 434 15/12/1990 02/08/2024

Deux observations opérationnelles. D’abord, aucun arrêté n’a été pris dans la région pour un épisode postérieur au 1er janvier 2024, et la dernière parution régionale remonte au 2 août 2024. Pour un sinistre apparu depuis, la voie catastrophe naturelle n’est pas ouverte à ce jour, et la stratégie passe par le signalement en mairie et le dossier technique. Ensuite, le Val-de-Marne n’a plus de parution depuis février 2022, soit l’écart le plus long de la région : un propriétaire val-de-marnais touché en 2022, 2023 ou après se trouve dans ce cas de figure, alors même que son département est l’un des plus reconnus de France sur l’historique.

Les argiles du bassin de Paris, sous une ville

Le socle du phénomène francilien est bien identifié. Les argiles vertes de Romainville et les marnes supragypseuses coiffent les buttes de l’est parisien, de Romainville à Montreuil et au Raincy. Les argiles plastiques du Sparnacien et les Fausses Glaises affleurent sur les coteaux de Seine et de Marne. Les Marnes et Caillasses et les argiles à meulière couvrent de vastes surfaces du plateau de Brie, du Hurepoix et des plateaux de l’ouest. Toutes contiennent des argiles gonflantes en proportion élevée.

Ce qui est spécifique à l’Île-de-France, c’est la conjonction de ces formations avec un bâti particulier : un tissu pavillonnaire très dense, construit pour l’essentiel entre 1920 et 1970, souvent sur fondations superficielles, avec des arbres de rue et de jardin à faible distance des façades et un réseau d’assainissement ancien. Les trois facteurs aggravants connus du retrait-gonflement, faible ancrage, végétation proche, fuite de réseau, sont donc réunis à grande échelle. Cela explique qu’un département de 47 communes cumule 61 arrêtés.

Gypse, carrières, remblais : les causes concurrentes à écarter d’abord

C’est la section la plus importante de cette page, et c’est celle qui manque presque toujours ailleurs. En Île-de-France, attribuer des fissures à la sécheresse sans examen est une erreur fréquente et coûteuse, parce que plusieurs phénomènes locaux produisent des désordres proches avec un traitement et un régime de garantie différents.

  • La dissolution du gypse. Très présente dans le nord et l’est de l’agglomération, Val-d’Oise, Seine-Saint-Denis, nord des Hauts-de-Seine et Paris. Le gypse se dissout au contact de l’eau et crée des vides, d’où des affaissements localisés ou des effondrements. L’évolution n’est pas saisonnière et peut être brutale. Le risque pour la structure est souvent supérieur à celui d’un retrait-gonflement.
  • Les anciennes carrières souterraines. Calcaire grossier, craie, gypse exploités sur de vastes emprises à Paris et en première couronne. Fontis et affaissements y sont documentés et font l’objet de zonages spécifiques.
  • Les remblais anthropiques. Une grande partie du tissu urbain repose sur des terrains remaniés, parfois sur plusieurs mètres. Leur tassement propre, indépendant de la sécheresse, produit des fissures d’allure identique.
  • Les fuites de réseau enterré. Sur un réseau d’assainissement ancien, une fuite entraîne un lessivage ou une saturation localisée du sol. Le mécanisme est inverse de la sécheresse, le tableau visuel est proche.
Lire cet article
Maisons fissurées par la sécheresse en Occitanie : exposition, communes reconnues et démarches

Conséquence pratique : en Île-de-France plus qu’ailleurs, le diagnostic précède la déclaration. Un dossier CatNat déposé sur un désordre d’origine gypseuse sera refusé, et pendant ce temps la cause réelle continue d’agir. Une expertise fissures commence précisément par écarter ces causes concurrentes avant de conclure.

Ce que la carte du 9 janvier 2026 change ici

L’arrêté du 9 janvier 2026, publié au Journal officiel du 31 janvier 2026, remplace la carte d’exposition en vigueur depuis 2019 et s’applique aux actes conclus à compter du 1er juillet 2026. À l’échelle métropolitaine, la surface classée en exposition moyenne ou forte passe de 48 % à 55 %, et le nombre de maisons individuelles concernées de 10,3 à 12,1 millions, soit 61,5 % du parc.

Carte de zonage des argiles consultée à la loupe sur un bureau

L’agglomération était déjà très largement classée : le basculement concerne surtout les franges de la Seine-et-Marne, du Val-d’Oise et de l’Essonne, et les fonds de vallée. Pour une parcelle qui bascule en exposition moyenne, l’étude géotechnique préalable devient exigible à la vente d’un terrain constructible, l’état des risques remis à l’acquéreur ou au locataire change de contenu, et le constructeur doit adapter la conception des fondations. Aucune obligation de travaux n’est créée sur une maison existante.

Et la limite est ici particulièrement sensible : la carte est établie au 1/25 000 et qualifie une susceptibilité de formation géologique. Sur un tissu urbain où les remblais et les remaniements sont la règle, l’écart entre le classement cartographique et le sol réel sous une semelle peut être considérable, dans les deux sens.

Les huit départements en détail

Val-de-Marne (94) : 61 arrêtés pour 47 communes

39 communes reconnues sur 47, soit 83 %, et 61 arrêtés distincts. Le Plessis-Trévise et Sucy-en-Brie figurent dans 12 arrêtés, Boissy-Saint-Léger 11, Fresnes 10. Dernière parution le 12 février 2022, la plus ancienne de la région. Le plateau briard, de Sucy à Villecresnes, et les coteaux de Marne concentrent les désordres. Voir le détail pour le Val-de-Marne.

Seine-Saint-Denis (93) : les buttes et les argiles vertes

32 communes sur 39, soit 82 %, pour 51 arrêtés distincts, dernière parution le 14 septembre 2023. Tremblay-en-France figure dans 12 arrêtés, Le Raincy et Rosny-sous-Bois 11, Clichy-sous-Bois 9. C’est le département où la superposition argiles vertes et risque gypseux impose le diagnostic différentiel le plus rigoureux. Voir le détail pour la Seine-Saint-Denis.

Yvelines (78) : 94 arrêtés, le plus grand nombre de la région

178 communes sur 259, soit 69 %, et 94 arrêtés distincts, dernière parution le 2 août 2024. Saint-Germain-en-Laye figure dans 13 arrêtés, Saint-Nom-la-Bretèche 12, L’Étang-la-Ville et Voisins-le-Bretonneux 11. Les plateaux et coteaux de la boucle de Seine portent l’essentiel. Voir le détail pour les Yvelines.

Hauts-de-Seine (92) : 37 arrêtés pour 36 communes

22 communes sur 36, soit 61 %, dernière parution le 8 septembre 2023. Antony figure dans 12 arrêtés, Chaville et Meudon 10, Sèvres 9. Les coteaux de Meudon, Sèvres et Chaville, sur argiles et marnes, sont les plus concernés, la plaine de Nanterre beaucoup moins.

Essonne (91) : 70 arrêtés sur le Hurepoix

108 communes sur 194, soit 56 %, dernière parution le 26 septembre 2023. Gif-sur-Yvette, Montgeron et Soisy-sur-Seine figurent dans 10 arrêtés, Boussy-Saint-Antoine dans 9. Les vallées de l’Yvette, de l’Orge et de la Seine, et les plateaux à meulière du Hurepoix, dominent le relevé. Voir le détail pour l’Essonne.

Seine-et-Marne (77) : 230 communes reconnues, le plus gros volume

230 sur 507, soit 45 %, et 76 arrêtés distincts, dernière parution le 2 juillet 2024. Crégy-lès-Meaux figure dans 13 arrêtés, Chelles, Claye-Souilly et Crécy-la-Chapelle dans 12. Le plateau de Brie et les vallées de la Marne et du Grand Morin concentrent le phénomène, la Bassée et le sud-est du département moins. Voir le détail pour la Seine-et-Marne.

Val-d’Oise (95) : 38 %, et un risque gypseux majeur

69 communes sur 183, pour 44 arrêtés distincts, dernière parution le 27 avril 2024. Montigny-lès-Cormeilles figure dans 12 arrêtés, Cergy et Courdimanche 11, Montmorency 9. C’est le département francilien où la dissolution du gypse doit être systématiquement envisagée avant de conclure à un sinistre sécheresse. Voir le détail pour le Val-d’Oise.

Lire cet article
Indemnité affectée aux travaux : les 24 mois du décret de février 2024 et le risque de restitution

Paris (75) : un seul arrêté, en 2006

La commune de Paris a été reconnue une fois, par un arrêté publié le 11 mars 2006. Sur un parc bâti presque entièrement collectif et largement fondé profond, le retrait-gonflement reste marginal, alors que carrières et gypse constituent les aléas de sous-sol dominants.

Le faisceau d’indices sur le bâti francilien

Un désordre de retrait-gonflement se prouve par une combinaison, jamais par un signe isolé.

Fissure partant de l'angle d'une porte intérieure, indice de mouvement du sol
  • La fissure en escalier d’angle, suivant les joints de la maçonnerie ou le chaînage, orientée vers le point de tassement, traversant enduit et support.
  • La saisonnalité, marqueur le plus discriminant : ouverture en fin d’été, refermeture partielle en hiver, progression d’une année sur l’autre. Elle distingue le retrait-gonflement d’un désordre gypseux ou de carrière, qui ne se referme pas.
  • Les désordres périphériques : terrasse désolidarisée, dallage décollé du mur, seuil affaissé, menuiserie qui coince d’un seul côté.
  • L’asymétrie, côté façade sud ou côté arbre mature situé à moins d’une fois et demie sa hauteur. Sur une parcelle francilienne étroite, un seul arbre de rue suffit à créer cette asymétrie.

Le point contre-intuitif le plus fréquent dans la région : les désordres consécutifs à l’abattage d’un arbre. Supprimer le prélèvement d’eau d’un sujet mature laisse le sol se réhydrater et regonfler, pendant plusieurs années, avec des soulèvements qui fissurent autant que le retrait. Sur un tissu pavillonnaire où les abattages sont courants, la chronologie exacte des arbres supprimés est une pièce du dossier.

Ce que la reconnaissance CatNat ne règle pas

Un arrêté ouvre la possibilité d’une indemnisation au titre de la garantie catastrophes naturelles pour un bien assuré en dommages. Il ne décide ni du lien entre vos fissures et le phénomène, ni du montant, ni des travaux. L’assureur mandate son expert, dont le rapport est encadré depuis le 1er janvier 2025 par le décret n° 2024-1101, ce qui rend son contenu exigible. L’indemnité est affectée à la réparation selon les recommandations de ce rapport, et son non-emploi dans le délai prévu expose à restitution. Une franchise légale de 1 520 euros s’applique aux dommages de sécheresse sur les habitations, non rachetable. Face à l’expert de la compagnie, le recours à un expert d’assuré rétablit l’équilibre technique du dossier.

Aucun travaux avant diagnostic

Trois raisons, aucune commerciale. L’indemnité doit être employée conformément au rapport d’expertise : des travaux antérieurs risquent de ne pas y correspondre, et le propriétaire paie deux fois. La garantie couvre les dommages qui n’affectent pas encore la solidité à condition qu’ils soient de nature à évoluer défavorablement : reboucher avant d’avoir suivi, c’est effacer la preuve de l’évolutivité. Et une reprise structurelle se dimensionne sur une étude de sol, pas sur un devis. En Île-de-France ce dernier point est critique : une reprise par micropieux ou par injection dimensionnée sans avoir identifié un vide gypseux ou une ancienne carrière peut être inefficace, voire aggravante. Un expert en bâtiment indépendant ne vend pas les travaux qu’il prescrit.

Vos démarches, dans l’ordre

  1. Documenter : photos datées avec échelle visible, vue d’ensemble et vue rapprochée, intérieur et extérieur, date d’apparition notée.
  2. Vérifier les aléas de la parcelle sur Géorisques : arrêtés CatNat, mais aussi zonage gypse et carrières, qui changent complètement l’analyse.
  3. Vérifier la période couverte par les arrêtés de votre commune, et non seulement leur existence.
  4. Si un arrêté couvre votre période, déclarer à l’assureur dans les trente jours suivant sa parution au Journal officiel, par écrit.
  5. Sinon, signaler en mairie par écrit et informer l’assureur hors garantie CatNat, pour dater le constat.
  6. Installer un suivi fissurométrique sur douze mois minimum, relevé mensuel daté couvrant un été et un hiver.
  7. Faire réaliser un diagnostic indépendant qui écarte les causes concurrentes avant de conclure.
  8. Dimensionner la réparation sur les conclusions techniques, puis consulter les entreprises.

En cas de désaccord avec l’expert de la compagnie, l’expertise contradictoire est la voie à privilégier avant toute procédure.

Un expert indépendant pour écarter les causes concurrentes et monter votre dossier.

Nous contacter
0805 69 09 69

Questions fréquentes sur les fissures de sécheresse en Île-de-France

Comment un département de 47 communes peut-il compter 61 arrêtés sécheresse ?

Parce qu’un arrêté couvre un épisode et une liste de communes, et qu’une même commune peut figurer dans de nombreux arrêtés successifs. Le Val-de-Marne a connu des épisodes reconnus presque chaque année sur certaines périodes. Le chiffre mesure la répétition du phénomène, pas son étendue : c’est l’indicateur de fatigue cumulée du bâti, celui qui manque dans toutes les cartes d’exposition.

Mes fissures viennent-elles du gypse ou de la sécheresse ?

Trois éléments orientent. La saisonnalité, d’abord : un retrait-gonflement s’ouvre en fin d’été et se referme partiellement en hiver, un désordre gypseux évolue sans ce rythme. La forme, ensuite : la dissolution produit un affaissement localisé, parfois en cuvette, plutôt qu’une fissuration d’angle. Le zonage, enfin : la présence de gypse et d’anciennes carrières est cartographiée et consultable. Mais seul un examen sur site, éventuellement complété par des sondages, tranche vraiment.

Aucun arrêté depuis août 2024 en Île-de-France, que faire pour un sinistre récent ?

Signaler en mairie par écrit, informer votre assureur hors garantie CatNat pour dater le constat, et engager immédiatement un suivi fissurométrique. Les arrêtés paraissent avec un décalage de plusieurs mois à plusieurs trimestres après l’épisode : un dossier constitué aujourd’hui sera recevable le jour de la parution. Et si aucun arrêté ne vient, le même dossier sert à une action en responsabilité.

Lire cet article
Commune non reconnue en catastrophe naturelle : le recours du maire et vos options de propriétaire

Je suis en copropriété pavillonnaire ou en maison mitoyenne, qui déclare ?

Chaque propriétaire déclare pour son lot et ses parties privatives, et le syndic pour les parties communes s’il y en a. Sur des maisons mitoyennes, le désordre franchit souvent le mur séparatif : une déclaration coordonnée entre voisins, avec un diagnostic commun, évite des conclusions contradictoires entre experts d’assurances différentes, qui est la principale cause de blocage dans ces configurations.

Un arbre d’alignement appartenant à la commune endommage-t-il ma maison ?

C’est possible, et la question relève alors de la responsabilité du gestionnaire de voirie, non de la garantie catastrophes naturelles. La démonstration suppose d’établir le prélèvement racinaire, généralement par sondages et identification des racines, et la proximité par rapport à la hauteur du sujet. C’est une voie distincte, qui peut se cumuler avec une déclaration CatNat si un arrêté existe, l’arbre étant alors facteur aggravant.

Mon pavillon des années 1930 a des fondations très superficielles, est-ce aggravant ?

Oui, c’est le facteur le plus déterminant du bâti francilien ancien. Une semelle ancrée à 40 ou 60 centimètres se situe en plein dans la zone de sol affectée par les variations saisonnières d’humidité, qui descend souvent à plus d’un mètre, davantage en présence d’arbres. Les constructions récentes, ancrées plus profond après étude, encaissent nettement mieux à géologie identique.

Faut-il injecter de la résine pour stabiliser le sol ?

C’est une technique qui a des indications réelles et des limites réelles, et la question ne peut pas être tranchée avant le diagnostic. Elle suppose de connaître la nature du sol, l’épaisseur de la formation sensible, la profondeur du sol porteur et l’amplitude des mouvements. Appliquée sans ces données, sur un vide gypseux ou sur une formation argileuse très épaisse, elle peut être inopérante. Le devis d’un applicateur n’est pas un diagnostic.

Mon assureur a mandaté un expert qui conclut à l’absence de lien, puis-je contester ?

Oui. Demandez le rapport complet, auquel vous avez droit, et vérifiez ce qu’il traite : saisonnalité, reconnaissance de sol, examen des causes concurrentes, relevé de fissures. Un refus doit être motivé techniquement. La voie normale de contestation est l’expertise contradictoire, qui aboutit dans une majorité de cas sans procédure judiciaire.

Je vends ma maison avec des fissures indemnisées mais non réparées, que dois-je déclarer ?

L’information sur les sinistres indemnisés au titre des catastrophes naturelles doit figurer dans l’état des risques remis à l’acquéreur. L’omettre expose à une action pour vice caché ou pour défaut d’information. Si les travaux prescrits n’ont pas été réalisés, l’acquéreur doit en être informé, et la question de l’affectation de l’indemnité se pose aussi vis-à-vis de l’assureur.

J’achète un pavillon en première couronne, que vérifier avant de signer ?

L’état des risques et le classement de la parcelle selon la carte applicable à la date de l’acte, l’historique des arrêtés de la commune, mais aussi et surtout les aléas de sous-sol propres à la région : zonage gypse, anciennes carrières, remblais. Et l’état réel du bâti, fissures comprises, avec la question de leur évolutivité. Une expertise avant achat couvre ces points en une visite, ce qui est sans commune mesure avec le coût d’une reprise en sous-oeuvre découverte après signature.

Note de méthode. Les chiffres de cette page proviennent d’un relevé automatisé de la base GASPAR, effectué commune par commune sur le périmètre communal en vigueur au 9 octobre 2026.

Deux précautions de lecture, que nous préférons donner plutôt que de présenter des chiffres bruts. Une commune nouvelle hérite des arrêtés de toutes les communes qu’elle regroupe, ce qui augmente mécaniquement son nombre d’arrêtés par rapport à une commune restée seule : les communes fusionnées apparaissent donc en tête des classements de fréquence sans que cela signifie un risque supérieur à l’échelle d’une parcelle. Et un arrêté ancien ne dit rien de vos droits aujourd’hui : seule compte la période couverte, à vérifier sur Géorisques pour votre commune et pour la date d’apparition de vos désordres.

Sources

  • Arrêté du 9 janvier 2026 relatif à la carte d’exposition au retrait-gonflement des argiles, Journal officiel du 31 janvier 2026, applicable aux actes conclus à compter du 1er juillet 2026.
  • Base GASPAR, arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle, portail Géorisques, ministère de la Transition écologique. Relevé commune par commune pour les 1 266 communes de la région.
  • Loi n° 2021-1837 du 28 décembre 2021 relative à l’indemnisation des catastrophes naturelles.
  • Décret n° 2024-1101 du 4 décembre 2024 relatif aux obligations des entreprises d’assurance et des experts en matière de sécheresse, applicable depuis le 1er janvier 2025.
  • Code des assurances, articles L. 125-1 et suivants, et franchise légale applicable aux dommages de sécheresse sur les habitations.
  • Norme NF P 94-500, classification des missions géotechniques G1 à G5.
  • Cartes géologiques, carte de susceptibilité au retrait-gonflement des argiles et données relatives aux cavités souterraines, BRGM.

Relevé GASPAR effectué le 9 octobre 2026. Les arrêtés étant publiés en continu, vérifiez l’état à jour de votre commune sur Géorisques avant toute démarche.

Check my House

Né d'une volonté de sécuriser les transactions immobilières, Check my House a été créé par Laurent Hojan, fort de quinze ans d'expérience dans la construction, pour démocratiser le contrôle des biens partout en France. Le mot du fondateur : « Acquérir un bien ou le mettre en vente peut être une étape anxiogène. Mon ambition, à travers Check my House, est de sécuriser, démocratiser et digitaliser l'ensemble des expertises immobilières, dans l'ancien comme dans le neuf. Notre devise : vous accompagner, vous conseiller et vous rassurer. », Laurent Hojan, fondateur de Check my House.
Paramètres de confidentialité
Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience sur notre site web. Nous utilisons aussi du contenu et des scripts de tiers qui pourraient utiliser des technologies de traçage. Vous pouvez donner votre consentement de manière sélective ci-dessous pour autoriser ces intégrations tierces. Pour une information complète à propos des cookies que nous utilisons et des données collectées, nous vous invitons à consulter notre Politique de confidentialité