Maison fissurée par la sécheresse en Provence-Alpes-Côte d'Azur, sol argileux craquelé
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Maisons fissurées par la sécheresse en Provence-Alpes-Côte d’Azur : exposition, communes reconnues et démarches

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 564 communes sur 946 ont déjà été reconnues en catastrophe naturelle sécheresse, soit 60 %, pour 328 arrêtés distincts depuis 1990. Relevé commune par commune dans la base GASPAR du portail Géorisques, le 9 octobre 2026. Le Vaucluse atteint 92 %, le Var 87 %, les Bouches-du-Rhône 78 % avec 88 arrêtés pour seulement 119 communes.

La région présente un paradoxe qu’il faut nommer clairement, parce qu’il détermine toute la stratégie d’un dossier : le déficit d’humidité estival est ici structurel, pas exceptionnel. La reconnaissance d’un épisode suppose donc une anomalie qui se détache d’une référence déjà sèche, ce qui explique à la fois le volume élevé d’arrêtés historiques et le fait qu’aucun arrêté n’ait été pris dans la région pour un épisode postérieur au 1er janvier 2024, la dernière parution régionale remontant au 23 janvier 2026 pour un épisode antérieur. Dans tous les cas, la règle ne change pas : aucun travaux ne doit être engagé avant un diagnostic qui identifie la cause.

Fissures en Provence ou sur la Côte d’Azur ? Argile, glissement ou karst : la cause se diagnostique.

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L’état des arrêtés, département par département

Reconnaissances CatNat sécheresse en Provence-Alpes-Côte d’Azur, relevé GASPAR du 9 octobre 2026
Département Communes Reconnues Part Arrêtés distincts Première Dernier JO
Vaucluse (84) 151 139 92 % 77 19/07/1991 11/07/2025
Var (83) 153 133 87 % 59 16/09/1990 25/02/2025
Bouches-du-Rhône (13) 119 93 78 % 88 05/02/1992 23/01/2026
Alpes-Maritimes (06) 163 85 52 % 41 27/12/1991 11/07/2025
Alpes-de-Haute-Provence (04) 198 96 48 % 50 16/09/1990 20/12/2024
Hautes-Alpes (05) 162 18 11 % 13 26/08/2004 25/04/2025
Provence-Alpes-Côte d’Azur 946 564 60 % 328 16/09/1990 23/01/2026

Les Bouches-du-Rhône méritent une lecture à part : 88 arrêtés pour 119 communes, soit le ratio d’arrêtés par commune le plus élevé de la région. Mimet figure dans 16 arrêtés, Marseille 15, Aix-en-Provence 14, Aubagne 13. Sur ces territoires, un pavillon construit dans les années 1970 a traversé plus d’une dizaine d’épisodes reconnus, et la question du diagnostic n’est plus de savoir si le sol a bougé mais de distinguer les fissures anciennes stabilisées des fissures encore actives.

Argiles de bassin, marnes noires et terrains de pente

Trois contextes géologiques se superposent dans la région, et ils n’appellent pas le même diagnostic.

Les bassins argileux et marneux de basse Provence constituent le terrain le plus sensible : argiles et marnes du Crétacé et de l’Oligocène du bassin d’Aix, de l’Arc, du Beausset, de la plaine du Comtat, du pays d’Apt et du bassin de Manosque. C’est là que se concentrent les taux les plus élevés : Saint-Saturnin-lès-Apt dans 12 arrêtés, Apt 11, Mormoiron 11, Blauvac 10 pour le Vaucluse ; Manosque 16, Pierrevert 10 pour les Alpes-de-Haute-Provence ; Draguignan 11, La Garde 10, Le Castellet et Le Pradet 9 pour le Var.

Les marnes noires des Alpes du Sud, formations du Jurassique très plastiques, affleurent largement dans les Alpes-de-Haute-Provence et le sud des Hautes-Alpes. Elles sont sensibles au retrait-gonflement, mais elles sont aussi le siège de mouvements de versant lents et de ravinements, et les deux phénomènes se superposent souvent sur une même parcelle. Rosans, Moydans et Ribeyret, qui portent l’essentiel des reconnaissances des Hautes-Alpes, sont dans ce contexte.

Les massifs calcaires et cristallins forment le troisième ensemble : Sainte-Victoire, Sainte-Baume, Luberon, Ventoux, Maures, Esterel, Mercantour, hautes Alpes calcaires. La susceptibilité y est faible, et les reconnaissances se limitent aux fonds de vallon argileux et aux remplissages. D’où une règle régionale simple : la limite du risque suit celle des bassins, pas celle des départements.

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Ce que la carte du 9 janvier 2026 change ici

L’arrêté du 9 janvier 2026, publié au Journal officiel du 31 janvier 2026, remplace la carte d’exposition en vigueur depuis 2019 et s’applique aux actes conclus à compter du 1er juillet 2026. À l’échelle métropolitaine, la surface classée en exposition moyenne ou forte passe de 48 % à 55 %, et le nombre de maisons individuelles concernées de 10,3 à 12,1 millions, soit 61,5 % du parc.

Les bassins de basse Provence étaient déjà largement classés. Les basculements concernent principalement les vallées alpines, les piémonts et les franges de massif. Pour une parcelle qui bascule en exposition moyenne, l’étude géotechnique préalable devient exigible à la vente d’un terrain constructible, l’état des risques remis à l’acquéreur ou au locataire change de contenu, et le constructeur doit adapter la conception des fondations. Aucune obligation de travaux n’est créée sur une maison existante.

La limite reste entière : la carte qualifie une susceptibilité de formation géologique au 1/25 000, elle ne diagnostique pas une parcelle. En terrain de pente, où la pente elle-même crée des différences d’humidité entre l’amont et l’aval d’une même construction, l’écart entre classement et comportement réel est particulièrement marqué. Seule une reconnaissance de sol tranche, ce qui est l’objet d’une expertise fissures conduite avant tout devis de reprise.

Les six départements en détail

Vaucluse (84) : 92 %, le troisième taux le plus élevé de France

139 communes reconnues sur 151, pour 77 arrêtés distincts, dernière parution le 11 juillet 2025. Saint-Saturnin-lès-Apt figure dans 12 arrêtés, Apt et Mormoiron 11, Blauvac 10. Le Comtat venaissin, le pays d’Apt et les bordures du Luberon et du Ventoux concentrent le phénomène. Voir le détail pour le Vaucluse.

Vue aérienne d'un lotissement aux pelouses jaunies par la sécheresse

Var (83) : 87 % du département

133 communes sur 153, et 59 arrêtés distincts, dernière parution le 25 février 2025. Draguignan figure dans 11 arrêtés, La Garde 10, Le Castellet et Le Pradet 9. Le bassin du Beausset, la dépression permienne et les plaines intérieures portent l’essentiel, les Maures et l’Esterel cristallins beaucoup moins. Voir le détail pour le Var.

Bouches-du-Rhône (13) : 88 arrêtés pour 119 communes

93 communes reconnues sur 119, soit 78 %, et la parution la plus récente de la région, le 23 janvier 2026. Mimet figure dans 16 arrêtés, Marseille 15, Aix-en-Provence 14, Aubagne 13. Le bassin de l’Arc, le pays d’Aix et la vallée de l’Huveaune sont les secteurs les plus sollicités. Voir le détail pour les Bouches-du-Rhône.

Alpes-Maritimes (06) : 52 %, le littoral et les collines

85 communes sur 163, pour 41 arrêtés distincts, dernière parution le 11 juillet 2025. Cannes et Peillon figurent dans 8 arrêtés, Antibes et Biot 7. Les reconnaissances suivent les marnes et les poudingues du littoral et des basses vallées, non le Mercantour. Dans ce département, le mouvement de versant lent est une cause concurrente majeure, à écarter explicitement.

Alpes-de-Haute-Provence (04) : les marnes noires et le bassin de Manosque

96 communes sur 198, soit 48 %, et 50 arrêtés distincts, dernière parution le 20 décembre 2024. Manosque figure dans 16 arrêtés, Pierrevert 10, Digne-les-Bains 8, Aiglun 6. Le bassin de Manosque et la moyenne Durance concentrent les cas, sur argiles et marnes. Voir le détail pour les Alpes-de-Haute-Provence.

Hautes-Alpes (05) : 11 %, le plus faible taux régional

18 communes sur 162, pour 13 arrêtés distincts, dernière parution le 25 avril 2025. Première reconnaissance tardive, le 26 août 2004. Rosans figure dans 6 arrêtés, Moydans 4, Ribeyret 3, L’Épine 2 : toutes dans le Rosanais et le Baronnies, sur marnes, au sud-ouest du département. Ailleurs, en haute montagne calcaire et cristalline, une fissure relève très majoritairement d’une autre cause.

Les causes concurrentes, décisives dans cette région

Nulle part ailleurs en France le risque d’erreur de cause n’est aussi élevé, parce que plusieurs phénomènes produisent des fissures et relèvent de régimes différents.

  • Les mouvements de versant lents. Sur marnes noires et sur terrains de pente, un glissement progressif déforme le bâti dans son ensemble, incline les arbres et les clôtures, fissure la voirie. Son évolution est continue ou liée aux fortes pluies, non saisonnière avec refermeture hivernale.
  • Les épisodes pluvieux intenses. Ravinement, saturation de remblai, affouillement en pied de mur, infiltration : des désordres qui apparaissent souvent la même année qu’un été sec et que l’on attribue à tort à la sécheresse. Ils ne relèvent pas de la garantie sécheresse.
  • Le karst et les cavités. Sur les massifs calcaires, dolines et conduits produisent des affaissements localisés par soutirage du remplissage argileux.
  • Les fuites de réseau enterré, de mécanisme inverse mais d’apparence voisine, et le tassement de remblai sur les terrains en restanques ou rapportés, très fréquents dans la région.

Un dossier CatNat déposé sur un glissement de versant sera refusé, et la cause réelle continuera d’agir. L’ordre correct est donc le diagnostic d’abord, la déclaration ensuite.

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Le faisceau d’indices

  • La fissure en escalier d’angle, suivant les joints de la maçonnerie ou le chaînage, orientée vers le point de tassement, traversant enduit et support.
  • La saisonnalité, marqueur le plus discriminant : ouverture en fin d’été, refermeture partielle en hiver, progression d’une année sur l’autre. C’est elle qui distingue le retrait-gonflement d’un glissement ou d’un affaissement de cavité.
  • Les désordres périphériques : terrasse désolidarisée, dallage décollé du mur, seuil affaissé, menuiserie qui coince d’un seul côté, piscine fissurée ou désaxée.
  • L’asymétrie, côté façade sud ou côté arbre mature situé à moins d’une fois et demie sa hauteur. Les essences méditerranéennes très consommatrices d’eau, plantées près des façades, sont un facteur aggravant fréquent.
Fissure partant de l'angle d'une porte intérieure, indice de mouvement du sol

Ce que la reconnaissance CatNat ne règle pas

Un arrêté ouvre la possibilité d’une indemnisation au titre de la garantie catastrophes naturelles pour un bien assuré en dommages. Il ne décide ni du lien entre vos fissures et le phénomène, ni du montant, ni des travaux. L’assureur mandate son expert, dont le rapport est encadré depuis le 1er janvier 2025 par le décret n° 2024-1101, ce qui rend son contenu exigible. L’indemnité est affectée à la réparation selon les recommandations de ce rapport, et son non-emploi dans le délai prévu expose à restitution. Une franchise légale de 1 520 euros s’applique aux dommages de sécheresse sur les habitations, non rachetable. Face à l’expert de la compagnie, le recours à un expert d’assuré rétablit l’équilibre technique du dossier.

Aucun travaux avant diagnostic

Trois raisons, aucune commerciale. L’indemnité doit être employée conformément au rapport d’expertise : des travaux antérieurs risquent de ne pas y correspondre, et le propriétaire paie deux fois. La garantie couvre les dommages qui n’affectent pas encore la solidité à condition qu’ils soient de nature à évoluer défavorablement : reboucher avant d’avoir suivi, c’est effacer la preuve de l’évolutivité. Et une reprise structurelle se dimensionne sur une étude de sol, pas sur un devis. En terrain de pente, ce point devient critique : une reprise ponctuelle par micropieux sur un versant en mouvement lent peut aggraver la situation en créant un point dur. Un expert en bâtiment indépendant ne vend pas les travaux qu’il prescrit.

Vos démarches, dans l’ordre

  1. Documenter : photos datées avec échelle visible, vue d’ensemble et vue rapprochée, intérieur et extérieur, et extension au terrain, murs de soutènement et restanques compris.
  2. Vérifier les arrêtés de votre commune sur Géorisques, et la période couverte.
  3. Vérifier aussi les aléas de mouvement de terrain et de cavité, qui changent complètement l’analyse.
  4. Si un arrêté couvre votre période, déclarer à l’assureur dans les trente jours suivant sa parution au Journal officiel, par écrit.
  5. Sinon, signaler en mairie par écrit et informer l’assureur hors garantie CatNat, pour dater le constat.
  6. Installer un suivi fissurométrique sur douze mois minimum, relevé mensuel daté couvrant un été et un hiver.
  7. Faire réaliser un diagnostic indépendant qui écarte glissement, karst et fuite avant de conclure.
  8. Dimensionner la réparation sur les conclusions techniques, puis consulter les entreprises.

En cas de désaccord avec l’expert de la compagnie, l’expertise contradictoire est la voie à privilégier avant toute procédure.

Un expert indépendant pour écarter les causes concurrentes et défendre votre dossier.

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Questions fréquentes sur les fissures de sécheresse en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Ici les étés sont toujours secs, pourquoi tous les épisodes ne sont-ils pas reconnus ?

Parce que la reconnaissance repose sur une anomalie par rapport à une référence locale, et non sur une valeur absolue de sécheresse. Un été méditerranéen normal ne constitue pas un événement anormal, même s’il dessèche fortement le sol. Ce qui est reconnu, c’est un déficit d’humidité des sols d’intensité rare au regard de l’historique du lieu. C’est aussi pourquoi un sol déjà très sollicité chaque année peut se fissurer sans qu’un arrêté soit pris.

Mes fissures viennent-elles d’un glissement de terrain ou de la sécheresse ?

Plusieurs signes orientent. Le glissement affecte le terrain autant que le bâti : bourrelets, arbres inclinés, clôtures et murs de soutènement déformés, voirie fissurée. La déformation est souvent une rotation d’ensemble plutôt qu’une fissuration d’angle. Et son évolution n’est pas saisonnière avec refermeture hivernale. La distinction est décisive, car les deux phénomènes ne relèvent pas du même régime et n’appellent pas la même réparation.

Aucun arrêté pour un épisode postérieur à 2024, que faire pour un sinistre récent ?

Signaler en mairie par écrit, informer votre assureur hors garantie CatNat pour dater le constat, et engager un suivi fissurométrique immédiatement. Les arrêtés paraissent plusieurs mois à plusieurs trimestres après l’épisode, après demande communale et instruction : un dossier constitué aujourd’hui sera recevable le jour de la parution. Et si aucun arrêté ne vient, le même dossier sert à une action en responsabilité.

Ma piscine s’est fissurée, est-ce couvert ?

Cela dépend du contrat et de la nature de l’ouvrage. Une piscine enterrée peut être couverte si elle est déclarée et assurée, mais les exclusions relatives aux ouvrages extérieurs et aux annexes sans fondation propre sont fréquentes. Par ailleurs une piscine fissurée est un indice intéressant pour le diagnostic du bâtiment principal, et parfois une cause : une fuite de bassin ou de réseau hydraulique modifie localement l’humidité du sol.

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Les cyprès et les mimosas plantés près de la maison sont-ils un problème ?

Les essences à forte demande en eau et à système racinaire étendu accentuent fortement le retrait local, et beaucoup d’essences ornementales méditerranéennes sont dans ce cas. La règle de distance usuelle est de l’ordre d’une fois à une fois et demie la hauteur adulte du sujet. Attention toutefois : abattre en urgence peut provoquer un regonflement du sol et de nouveaux désordres, parfois plus importants. La décision se prend après diagnostic.

Ma maison est sur restanques, est-ce aggravant ?

Souvent, oui, pour deux raisons cumulées. Les terrasses en restanques reposent fréquemment sur des remblais rapportés, dont le tassement propre s’ajoute au retrait des argiles. Et les murs de soutènement, s’ils sont anciens et mal drainés, concentrent les écoulements et créent des différences d’humidité marquées de part et d’autre de la construction. L’examen doit donc porter sur le terrain aménagé autant que sur le bâti.

Que vaut un devis de micropieux reçu sans étude de sol ?

Il ne vaut pas diagnostic. Un dimensionnement de reprise suppose de connaître la nature des matériaux, l’épaisseur de la formation sensible, la profondeur du sol porteur et l’amplitude des mouvements, ce qui s’obtient par sondages et essais. Un devis établi sans ces données propose une solution avant d’avoir établi le problème, et en terrain de pente il peut être contre-productif.

Faut-il déclarer si les fissures sont fines ?

Oui, si un arrêté couvre votre période, car le délai de trente jours court à compter de sa parution. La garantie couvre aussi les dommages qui n’affectent pas encore la solidité lorsqu’ils sont de nature à évoluer défavorablement. La question n’est pas la largeur actuelle mais l’évolutivité, et seul un relevé daté la démontre.

Mon bien est un mas ancien en pierre, se comporte-t-il différemment ?

Oui. Une maçonnerie traditionnelle en pierre, souple et peu armée, répartit la déformation en fissures multiples et fines, souvent dans les joints, ce qui la rend plus tolérante qu’un pavillon rigide sur fondations superficielles. En revanche les reprises y sont plus délicates et les désordres se lisent moins facilement, ce qui rend le relevé fissurométrique d’autant plus utile pour établir l’évolutivité.

J’achète en Provence, que vérifier avant de signer ?

L’état des risques et le classement de la parcelle selon la carte applicable à la date de l’acte, l’historique des arrêtés de la commune, mais aussi les aléas de mouvement de terrain et de cavité, très présents dans la région. Et l’état réel du bâti, murs de soutènement et terrassements compris. Une expertise avant achat couvre ces points en une visite, et une maison indemnisée mais non réparée se vend : l’information doit figurer dans l’état des risques.

Note de méthode. Les chiffres de cette page proviennent d’un relevé automatisé de la base GASPAR, effectué commune par commune sur le périmètre communal en vigueur au 9 octobre 2026.

Deux précautions de lecture, que nous préférons donner plutôt que de présenter des chiffres bruts. Une commune nouvelle hérite des arrêtés de toutes les communes qu’elle regroupe, ce qui augmente mécaniquement son nombre d’arrêtés par rapport à une commune restée seule : les communes fusionnées apparaissent donc en tête des classements de fréquence sans que cela signifie un risque supérieur à l’échelle d’une parcelle. Et un arrêté ancien ne dit rien de vos droits aujourd’hui : seule compte la période couverte, à vérifier sur Géorisques pour votre commune et pour la date d’apparition de vos désordres.

Sources

  • Arrêté du 9 janvier 2026 relatif à la carte d’exposition au retrait-gonflement des argiles, Journal officiel du 31 janvier 2026, applicable aux actes conclus à compter du 1er juillet 2026.
  • Base GASPAR, arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle, portail Géorisques, ministère de la Transition écologique. Relevé commune par commune pour les 946 communes de la région.
  • Loi n° 2021-1837 du 28 décembre 2021 relative à l’indemnisation des catastrophes naturelles.
  • Décret n° 2024-1101 du 4 décembre 2024 relatif aux obligations des entreprises d’assurance et des experts en matière de sécheresse, applicable depuis le 1er janvier 2025.
  • Code des assurances, articles L. 125-1 et suivants, et franchise légale applicable aux dommages de sécheresse sur les habitations.
  • Norme NF P 94-500, classification des missions géotechniques G1 à G5.
  • Cartes géologiques, carte de susceptibilité au retrait-gonflement des argiles et données relatives aux mouvements de terrain, BRGM.

Relevé GASPAR effectué le 9 octobre 2026. Les arrêtés étant publiés en continu, vérifiez l’état à jour de votre commune sur Géorisques avant toute démarche.

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Né d'une volonté de sécuriser les transactions immobilières, Check my House a été créé par Laurent Hojan, fort de quinze ans d'expérience dans la construction, pour démocratiser le contrôle des biens partout en France. Le mot du fondateur : « Acquérir un bien ou le mettre en vente peut être une étape anxiogène. Mon ambition, à travers Check my House, est de sécuriser, démocratiser et digitaliser l'ensemble des expertises immobilières, dans l'ancien comme dans le neuf. Notre devise : vous accompagner, vous conseiller et vous rassurer. », Laurent Hojan, fondateur de Check my House.
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