Maison en tuffeau du Centre-Val de Loire fissurée en escalier, sol argileux craquelé par la sécheresse
Check my House 0 Comments

Maisons fissurées par la sécheresse en Centre-Val de Loire : exposition, communes reconnues et démarches

Le Centre-Val de Loire est la première région de France métropolitaine pour la part de communes déjà reconnues en catastrophe naturelle sécheresse. Sur les 1 754 communes de la région, 1 205 ont fait l’objet d’au moins un arrêté de reconnaissance au titre des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols, soit 69 %, contre 41 % à l’échelle métropolitaine. Le relevé ci-dessous a été établi commune par commune dans la base GASPAR du portail Géorisques, le 9 octobre 2026.

Si votre maison se fissure dans l’Indre, le Cher, le Loiret, l’Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher ou l’Eure-et-Loir, la question n’est donc pas de savoir si le retrait-gonflement des argiles existe chez vous. Elle est de savoir si votre commune est reconnue pour la période qui correspond à vos désordres, et si vos fissures relèvent effectivement de ce mécanisme plutôt que d’une autre cause. Et sur ce point notre position est ferme : aucun travaux ne doit être engagé avant un diagnostic qui identifie la cause. Reboucher, agrafer ou injecter sans avoir caractérisé le sol et le comportement du bâti, c’est traiter l’effet, et la fissure revient.

Des fissures sur votre maison en Centre-Val de Loire ? Faites établir la cause avant d’engager le moindre travaux.

Nous contacter
0805 69 09 69

L’essentiel en six chiffres régionaux

  • 1 205 communes sur 1 754 reconnues au moins une fois en CatNat sécheresse, soit 69 % du territoire communal régional.
  • 370 arrêtés distincts concernent la région depuis 1990, dont 95 pour le seul département de l’Indre.
  • Dernière parution au Journal officiel : 21 septembre 2026, pour des communes du Cher, de l’Indre et d’Indre-et-Loire.
  • Neuf arrêtés depuis le 1er janvier 2024, donc sous le régime de reconnaissance réformé, qui ne retient plus les mêmes critères que celui d’avant.
  • Du simple au triple entre départements : 90 % des communes reconnues dans l’Indre, 26 % en Eure-et-Loir.
  • Première reconnaissance régionale : 15 décembre 1990, pour des communes d’Indre-et-Loire et de Loir-et-Cher. Le phénomène n’est pas récent, sa fréquence l’est.

Le relevé des arrêtés, département par département

Ce tableau n’est pas une estimation. Chaque ligne agrège les arrêtés CatNat portant la mention sécheresse, relevés dans GASPAR pour chacune des communes du département.

Reconnaissances CatNat sécheresse en Centre-Val de Loire, relevé GASPAR du 9 octobre 2026
Département Communes Reconnues au moins une fois Part Arrêtés distincts Dernière parution au JO
Indre (36) 241 218 90 % 95 21/09/2026
Cher (18) 286 255 89 % 53 21/09/2026
Loiret (45) 325 258 79 % 72 14/09/2023
Indre-et-Loire (37) 272 203 75 % 64 21/09/2026
Loir-et-Cher (41) 267 175 66 % 46 01/11/2023
Eure-et-Loir (28) 363 96 26 % 40 02/07/2024
Centre-Val de Loire 1 754 1 205 69 % 370 21/09/2026

Deux lectures sont à faire de ce tableau, et elles sont souvent confondues. La colonne « part » dit la probabilité qu’une commune de ce département ait déjà été reconnue, à une période quelconque depuis 1990. La colonne « arrêtés distincts » dit l’intensité du phénomène : un département avec beaucoup d’arrêtés a connu beaucoup d’épisodes successifs, donc un bâti soumis à des cycles répétés. L’Indre cumule les deux, ce qui en fait le département le plus sollicité de la région.

Pourquoi les sols ligériens se retirent autant

Le retrait-gonflement n’est pas une propriété de l’argile en général, c’est une propriété des argiles gonflantes, principalement les smectites, présentes en proportion variable selon les formations géologiques. Le Centre-Val de Loire en concentre plusieurs, et c’est ce qui explique le niveau régional.

Les argiles à silex couvrent de larges plateaux du Perche, du Dunois, du Blésois et du Berry. Elles résultent de la décarbonatation de la craie et contiennent une fraction argileuse sensible, avec une épaisseur très variable d’une parcelle à l’autre. Les marnes et argiles du Crétacé affleurent largement en Touraine, sur les coteaux et les rebords de vallée. La Sologne et la Brenne présentent des formations sableuses et argileuses continentales, hétérogènes à l’échelle de la parcelle. Dans le Berry, les argiles et marnes du Jurassique complètent le tableau, en particulier dans la vallée du Cher et le Boischaut.

L’Eure-et-Loir fait exception, et son chiffre de 26 % s’explique par la géologie : une grande partie du département repose sur les calcaires de Beauce recouverts de limons, peu sensibles. Les communes reconnues du département ne sont d’ailleurs pas réparties au hasard, elles se concentrent sur le Perche et les vallées, avec Nogent-le-Rotrou, Champrond-en-Perchet, le Val d’Yerre et Châteaudun parmi les plus souvent citées dans les arrêtés. Cette règle vaut partout : le découpage administratif n’a aucune signification géologique, le relief et la formation affleurante en ont une.

Lire cet article
Commune non reconnue en catastrophe naturelle : le recours du maire et vos options de propriétaire

Ce que la carte du 9 janvier 2026 change dans la région

L’arrêté du 9 janvier 2026, publié au Journal officiel du 31 janvier 2026, remplace la carte d’exposition au retrait-gonflement des argiles utilisée depuis 2019. Il s’applique aux actes conclus à compter du 1er juillet 2026. À l’échelle métropolitaine, la surface classée en exposition moyenne ou forte passe de 48 % à 55 %, et le nombre de maisons individuelles concernées de 10,3 millions à 12,1 millions, soit 61,5 % du parc.

Carte de zonage des argiles consultée à la loupe sur un bureau

Trois conséquences concrètes en Centre-Val de Loire. D’abord, des parcelles jusqu’ici en exposition faible basculent en exposition moyenne, ce qui déclenche l’obligation d’étude géotechnique préalable à la vente d’un terrain constructible et les obligations de conception associées pour le constructeur. Ensuite, l’état des risques remis à l’acquéreur ou au locataire change de contenu pour ces parcelles, sans que le bien ait changé. Enfin, et c’est le point le plus mal compris, le classement d’une parcelle en exposition forte ne prouve pas que vos fissures viennent du retrait-gonflement, et un classement en exposition faible ne l’écarte pas. La carte est établie à l’échelle du 1/25 000, elle qualifie une susceptibilité de formation géologique, pas le comportement d’un sol sous une semelle de fondation donnée. Seule une reconnaissance de sol à la parcelle le fait, et c’est précisément l’objet d’une expertise fissures menée avant tout devis de reprise.

Les six départements en détail

Indre (36) : le département le plus sollicité de la région

218 communes reconnues sur 241, soit 90 %, et 95 arrêtés distincts, le plus fort total régional. Quatre arrêtés sont postérieurs au 1er janvier 2024, donc pris sous les critères réformés, et la dernière parution date du 21 septembre 2026. Les communes qui reviennent le plus souvent dans les arrêtés sont Le Poinçonnet, Le Blanc, Châtillon-sur-Indre, Azay-le-Ferron, Bélâbre et Châteauroux. Un bâti de la Brenne ou du Boischaut a donc très probablement vécu plusieurs cycles de retrait et de réhydratation, ce qui se lit sur les fissures : amplitude saisonnière marquée, réouverture après chaque été sec. Notre article dédié à l’Indre détaille la démarche locale.

Cher (18) : la Champagne berrichonne et la vallée du Cher

255 communes reconnues sur 286, soit 89 %, pour 53 arrêtés distincts, dont trois depuis 2024. Méry-sur-Cher, Ids-Saint-Roch, Saint-Doulchard, La Chapelle-Saint-Ursin, Massay et Méreau figurent parmi les communes les plus fréquemment reconnues, et l’agglomération de Bourges est largement concernée. La première reconnaissance remonte au 12 juin 1991. Voir le détail pour le Cher.

Loiret (45) : forte exposition, mais pas d’arrêté récent

258 communes reconnues sur 325, soit 79 %, et 72 arrêtés distincts. Le point d’attention est ailleurs : la dernière parution au Journal officiel date du 14 septembre 2023, et aucun arrêté n’a été pris pour le département sous le régime postérieur à 2024. Amilly, Olivet, La Ferté-Saint-Aubin, Orléans, Saint-Jean-de-Braye et Beaune-la-Rolande sont les plus souvent reconnues. Si vos fissures sont apparues en 2024, 2025 ou 2026 dans le Loiret, vous êtes dans le cas de figure où la voie CatNat n’est pas ouverte à ce jour : cela ne signifie pas que le sinistre n’existe pas, cela signifie que la preuve technique devient votre seul levier. Voir le détail pour le Loiret.

Indre-et-Loire (37) : la Touraine et ses coteaux

203 communes reconnues sur 272, soit 75 %, pour 64 arrêtés distincts, dont deux depuis 2024, le dernier paru le 21 septembre 2026. La singularité du département est la concentration sur l’agglomération tourangelle : Chambray-lès-Tours, Joué-lès-Tours, Monts, Tours, Veigné et Saint-Avertin cumulent chacune douze à treize arrêtés. Un pavillon des années 1970 sur ces communes a statistiquement traversé plus d’une dizaine d’épisodes reconnus. Voir le détail pour l’Indre-et-Loire.

Loir-et-Cher (41) : Sologne, Beauce et Vendômois

175 communes reconnues sur 267, soit 66 %, et 46 arrêtés distincts. Comme le Loiret, le département n’enregistre pas d’arrêté postérieur à 2024, la dernière parution datant du 1er novembre 2023. Le Controis-en-Sologne, Blois, Valencisse, Chailles, Saint-Sulpice-de-Pommeray et Beauce la Romaine sont les plus fréquemment reconnues, ce qui recoupe l’hétérogénéité des formations de Sologne. Voir le détail pour le Loir-et-Cher.

Eure-et-Loir (28) : le contraste régional

96 communes reconnues sur 363, soit 26 %, le plus faible taux de la région, pour 40 arrêtés distincts et aucun depuis 2024. Le Perche et les vallées concentrent l’essentiel, avec Nogent-le-Rotrou, le Val d’Yerre, Châteaudun, Lucé, Les Villages Vovéens et Champrond-en-Perchet. Sur le plateau de Beauce, la probabilité qu’une fissure relève du retrait-gonflement est nettement plus faible, et une autre cause doit être recherchée en priorité : réseau enterré fuyard, défaut de fondation, tassement de remblai. Voir le détail pour l’Eure-et-Loir.

Ce que l’on observe sur le bâti de la région

Sur les maisons que nous expertisons en zone d’exposition moyenne ou forte, l’indice le plus fréquent n’est pas la fissure la plus large, c’est la fissure la plus régulière. Un désordre de retrait-gonflement se reconnaît à un faisceau, jamais à un signe isolé.

Fissure partant de l'angle d'une porte intérieure, indice de mouvement du sol
  • La fissure en escalier dans les angles, qui suit les joints du chaînage ou de la maçonnerie, orientée vers le point de tassement. Elle traverse souvent l’enduit et le support.
  • La saisonnalité, qui est le marqueur le plus discriminant. Un désordre de retrait s’ouvre en fin d’été, se referme partiellement en hiver, et regagne chaque année un peu de terrain. Un relevé fissurométrique mensuel sur douze mois le met en évidence là où une photo ne prouve rien.
  • Les désordres périphériques : terrasse désolidarisée, dallage qui se décolle des murs, seuil de porte-fenêtre affaissé, menuiserie qui coince d’un côté seulement.
  • L’asymétrie, notamment la façade exposée au sud ou celle qui porte un arbre mature à moins d’une fois et demie sa hauteur.
Lire cet article
Vendre une maison indemnisée mais non réparée : l'information obligatoire à l'état des risques

Le point contre-intuitif que nous rencontrons régulièrement dans la région, et qui coûte cher aux propriétaires : un désordre attribué à la sécheresse alors que l’origine est une fuite de réseau enterré. Le mécanisme est inverse mais le résultat visuel est proche, et une déclaration CatNat engagée sur une mauvaise cause se termine par un refus d’indemnisation, parfois après des mois. L’autre cas fréquent est l’annexe que le propriétaire croyait couverte, garage ou véranda sans fondation propre, exclue de la garantie.

La reconnaissance CatNat ne vaut pas indemnisation

C’est le malentendu central du sujet, et il mérite d’être posé sans détour. Un arrêté de reconnaissance ouvre la possibilité d’une indemnisation au titre de la garantie catastrophes naturelles pour les biens assurés en dommages. Il ne décide ni que vos fissures relèvent du phénomène, ni du montant, ni des travaux. Trois conséquences pratiques.

D’abord, l’assureur mandate son propre expert, et depuis le 1er janvier 2025 le décret n° 2024-1101 encadre le contenu de son rapport : vous pouvez savoir ce qui doit y figurer, donc le réclamer et le contester. Ensuite, l’indemnité est affectée à la réparation selon les recommandations du rapport d’expertise, avec un délai de mise en oeuvre qui expose à une restitution si elle n’est pas employée. Enfin, une franchise légale de 1 520 euros s’applique aux dommages de sécheresse sur les habitations, non rachetable. Face à l’expert de la compagnie, le recours à un expert d’assuré rétablit l’équilibre technique du dossier.

Aucun travaux avant diagnostic : pourquoi nous le défendons

Ce n’est pas un parti pris commercial, c’est la lecture des textes et de la pratique. Trois raisons.

Premièrement, l’indemnité doit être affectée à la réparation conformément aux recommandations du rapport d’expertise : des travaux engagés avant le rapport risquent de ne pas correspondre à ce qui sera attendu, et le propriétaire paie deux fois. Deuxièmement, la garantie couvre les dommages qui n’affectent pas encore la solidité à condition qu’ils soient de nature à évoluer défavorablement : reboucher une fissure avant de l’avoir suivie, c’est effacer la preuve de son évolutivité. Troisièmement, une reprise structurelle se dimensionne sur une étude de sol, pas sur un devis. Le devis d’un applicateur de micropieux ou d’injection de résine n’est pas un diagnostic : il propose une solution avant d’avoir établi la cause, la profondeur du sol porteur et l’amplitude des mouvements. Un expert en bâtiment indépendant ne vend pas les travaux qu’il prescrit, et c’est tout l’intérêt.

Vos démarches, dans l’ordre

  1. Documenter avant tout. Photos datées avec une échelle visible, vue d’ensemble et vue rapprochée de chaque désordre, à l’intérieur comme à l’extérieur. Notez la date d’apparition ou la date à laquelle vous l’avez constatée.
  2. Vérifier l’état des arrêtés pour votre commune sur Géorisques, en contrôlant la période couverte, qui doit correspondre à l’apparition de vos désordres.
  3. Déclarer à votre assureur dans les trente jours suivant la parution de l’arrêté au Journal officiel, par écrit, avec le dossier photographique.
  4. Signaler en mairie si aucun arrêté ne couvre votre période : c’est le signalement des administrés qui permet au maire de demander la reconnaissance au préfet.
  5. Mettre en place un suivi fissurométrique sur douze mois minimum, relevé mensuel daté. C’est la pièce qui fait basculer un dossier, et elle ne se reconstitue pas après coup.
  6. Faire réaliser un diagnostic indépendant avant le passage de l’expert d’assurance quand c’est possible, pour arriver au rendez-vous avec une analyse, et non avec une inquiétude.
  7. Dimensionner la réparation sur les conclusions techniques, études de sol comprises si elles sont nécessaires, puis seulement consulter des entreprises.

En cas de désaccord avec les conclusions de l’expert de la compagnie, l’expertise contradictoire est la voie normale avant toute action judiciaire.

Un expert indépendant à vos côtés face à l’expert de votre assurance, partout en Centre-Val de Loire.

Nous contacter
0805 69 09 69

Questions fréquentes sur les fissures de sécheresse en Centre-Val de Loire

Ma commune du Centre-Val de Loire est-elle reconnue en catastrophe naturelle sécheresse ?

Dans sept cas sur dix à l’échelle régionale, oui, au moins une fois depuis 1990. Mais la réponse utile est plus précise : il faut vérifier si un arrêté couvre la période pendant laquelle vos désordres sont apparus. Une commune reconnue en 1991 et jamais depuis ne vous ouvre aucun droit pour une fissure apparue en 2026. La vérification se fait commune par commune et période par période sur Géorisques.

Pourquoi ma commune n’est-elle pas reconnue alors que la commune voisine l’est ?

Parce que la reconnaissance ne s’appuie pas sur les dégâts constatés mais sur des critères météorologiques et pédologiques appliqués à la maille communale, notamment un indice d’humidité des sols et une période de retour. Deux communes mitoyennes peuvent se situer de part et d’autre d’un seuil. Le maire peut demander un réexamen, et le propriétaire conserve d’autres voies, notamment la responsabilité du constructeur ou du vendeur selon l’âge du bien.

Le Loiret et le Loir-et-Cher n’ont pas d’arrêté depuis 2023, est-ce que mon dossier est perdu ?

Non, mais la stratégie change. Sans arrêté couvrant votre période, la voie catastrophe naturelle n’est pas ouverte à ce jour. Deux leviers restent : le signalement en mairie, qui alimente une demande de reconnaissance ultérieure et peut rendre votre dossier recevable plus tard, et la recherche d’une responsabilité, constructeur dans les dix ans de la réception, vendeur au titre du vice caché, voire avoisinant en cas de travaux tiers. Dans les deux cas, le suivi fissurométrique engagé dès maintenant est ce qui rendra le dossier défendable.

Lire cet article
Exclusions de la garantie sécheresse : annexes, permis de construire et délai de 10 ans

Mon terrain passe en zone d’exposition moyenne au 1er juillet 2026, que dois-je faire ?

Rien si vous n’avez ni projet de vente ni projet de construction : la nouvelle carte ne crée aucune obligation de travaux sur une maison existante. En revanche, si vous vendez un terrain constructible, l’étude géotechnique préalable devient exigible, et l’état des risques remis à l’acquéreur change de contenu. Si vous construisez, le constructeur doit adapter la conception des fondations, ce qui relève de son obligation de résultat.

Faut-il attendre l’arrêté pour déclarer à l’assurance ?

Vous disposez de trente jours après la parution de l’arrêté au Journal officiel pour déclarer au titre de la garantie catastrophes naturelles. Rien ne vous empêche toutefois d’informer votre assureur dès le constat des désordres, par écrit, ce qui date votre signalement. Pour les dommages liés à la sécheresse, le délai pour agir a été allongé par la réforme de 2021, ce qui laisse de la marge, mais la qualité du dossier se construit dès les premiers mois, pas au moment de la déclaration.

Un fissuromètre simple suffit-il, ou faut-il un capteur connecté ?

Une jauge collée, relevée tous les mois à date fixe, avec photo du cadran et report dans un tableau daté, produit une preuve recevable. Le capteur connecté apporte une finesse temporelle utile sur les cas litigieux, pas une valeur juridique supérieure. Ce qui compte est la régularité du relevé, sa durée, au minimum un cycle annuel complet, et le fait qu’il couvre un été et un hiver.

Les arbres de mon jardin sont-ils responsables ?

Ils peuvent aggraver fortement le phénomène. Un arbre mature prélève de l’eau dans le sol jusqu’à une distance de l’ordre d’une fois à une fois et demie sa hauteur, ce qui accentue le retrait localement et crée l’asymétrie typique du désordre. Mais attention : abattre un arbre en urgence peut provoquer un regonflement du sol et de nouveaux désordres, parfois plus importants que ceux que l’on cherchait à arrêter. La décision se prend après diagnostic, pas avant.

Mon garage et ma véranda sont-ils couverts ?

Pas systématiquement, et c’est une source fréquente de déception. Les annexes sans fondation propre, les constructions non déclarées et certains ouvrages extérieurs figurent parmi les exclusions courantes. Par ailleurs, des travaux réalisés en terrain argileux depuis moins de dix ans sans justificatif des mesures de prévention peuvent fonder un refus. Faites vérifier le périmètre de votre contrat avant de bâtir votre dossier dessus.

Combien coûte une expertise fissures et qui la paie ?

Le tarif dépend de la nature de la mission, du nombre de désordres et des investigations nécessaires. Les conditions sont détaillées sur la page tarifs des expertises. L’expertise d’assuré reste à la charge du propriétaire, sauf clause de protection juridique dans son contrat, point qu’il est utile de vérifier avant d’engager la démarche.

J’achète une maison dans la région, comment évaluer le risque avant de signer ?

Trois réflexes. Consulter l’état des risques et la nouvelle carte d’exposition pour la parcelle. Vérifier dans GASPAR l’historique des arrêtés de la commune, un historique chargé signifiant un bâti local déjà sollicité. Et faire examiner le bâti lui-même, car une maison indemnisée mais non réparée se vend, et l’information doit vous être donnée. Une expertise avant achat traite ces trois points en une visite.

Note de méthode. Les chiffres de cette page proviennent d’un relevé automatisé de la base GASPAR, effectué commune par commune sur le périmètre communal en vigueur au 9 octobre 2026.

Deux précautions de lecture, que nous préférons donner plutôt que de présenter des chiffres bruts. Une commune nouvelle hérite des arrêtés de toutes les communes qu’elle regroupe, ce qui augmente mécaniquement son nombre d’arrêtés par rapport à une commune restée seule : les communes fusionnées apparaissent donc en tête des classements de fréquence sans que cela signifie un risque supérieur à l’échelle d’une parcelle. Et un arrêté ancien ne dit rien de vos droits aujourd’hui : seule compte la période couverte, à vérifier sur Géorisques pour votre commune et pour la date d’apparition de vos désordres.

Sources

  • Arrêté du 9 janvier 2026 relatif à la carte d’exposition au retrait-gonflement des argiles, Journal officiel du 31 janvier 2026, applicable aux actes conclus à compter du 1er juillet 2026.
  • Base GASPAR, arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle, portail Géorisques, ministère de la Transition écologique. Relevé commune par commune pour les 1 754 communes de la région.
  • Loi n° 2021-1837 du 28 décembre 2021 relative à l’indemnisation des catastrophes naturelles.
  • Décret n° 2024-1101 du 4 décembre 2024 relatif aux obligations des entreprises d’assurance et des experts en matière de sécheresse, applicable depuis le 1er janvier 2025.
  • Code des assurances, articles L. 125-1 et suivants, régime d’indemnisation des catastrophes naturelles, et franchise légale applicable aux dommages de sécheresse sur les habitations.
  • Norme NF P 94-500, classification des missions géotechniques, pour la nature et la portée des études G1 à G5.
  • Carte de susceptibilité au retrait-gonflement des argiles, BRGM.

Relevé GASPAR effectué le 9 octobre 2026. Les arrêtés étant publiés en continu, vérifiez l’état à jour de votre commune sur Géorisques avant toute démarche.

Check my House

Né d'une volonté de sécuriser les transactions immobilières, Check my House a été créé par Laurent Hojan, fort de quinze ans d'expérience dans la construction, pour démocratiser le contrôle des biens partout en France. Le mot du fondateur : « Acquérir un bien ou le mettre en vente peut être une étape anxiogène. Mon ambition, à travers Check my House, est de sécuriser, démocratiser et digitaliser l'ensemble des expertises immobilières, dans l'ancien comme dans le neuf. Notre devise : vous accompagner, vous conseiller et vous rassurer. », Laurent Hojan, fondateur de Check my House.
Paramètres de confidentialité
Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience sur notre site web. Nous utilisons aussi du contenu et des scripts de tiers qui pourraient utiliser des technologies de traçage. Vous pouvez donner votre consentement de manière sélective ci-dessous pour autoriser ces intégrations tierces. Pour une information complète à propos des cookies que nous utilisons et des données collectées, nous vous invitons à consulter notre Politique de confidentialité