Maisons fissurées par la sécheresse en Normandie : exposition, communes reconnues et démarches
En Normandie, 218 communes sur 2 644 ont été reconnues en catastrophe naturelle sécheresse, soit 8 %, le taux le plus faible de France métropolitaine après la Bretagne et la Corse. Relevé commune par commune dans la base GASPAR du portail Géorisques, le 9 octobre 2026, pour 117 arrêtés distincts depuis 1990.
Disons-le sans détour, parce que c’est l’information la plus utile de cette page : en Normandie, une maison qui se fissure relève le plus souvent d’autre chose que de la sécheresse. Marnières et cavités souterraines, sols compressibles de marais et de vallée, hétérogénéité des argiles à silex sur la craie : trois causes bien plus fréquentes ici, avec des régimes d’indemnisation différents et des réparations différentes. Engager une démarche catastrophe naturelle sans diagnostic, c’est risquer un refus après des mois pendant que la cause réelle continue d’agir. D’où la règle, plus impérative encore ici qu’ailleurs : aucun travaux, et aucune déclaration, avant un diagnostic qui identifie la cause.
Ce qui n’interdit pas la vigilance inverse : l’Orne compte cinq arrêtés depuis le 1er janvier 2024, le total le plus élevé de France pour un département sous le régime réformé, avec une parution au Journal officiel du 21 septembre 2026. Le Calvados en compte un. Le phénomène existe donc ici, localisé.
Fissures en Normandie ? Marnière, sol compressible ou argile : la cause se diagnostique d’abord.
L’état des arrêtés, département par département
| Département | Communes | Reconnues | Part | Arrêtés distincts | Depuis 2024 | Première | Dernier JO |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Orne (61) | 381 | 55 | 14 % | 33 | 5 | 07/02/1993 | 21/09/2026 |
| Calvados (14) | 526 | 57 | 11 % | 27 | 1 | 03/09/1993 | 17/03/2026 |
| Eure (27) | 585 | 67 | 11 % | 36 | 0 | 27/12/1991 | 07/04/2024 |
| Seine-Maritime (76) | 707 | 25 | 4 % | 12 | 0 | 09/08/2019 | 20/10/2023 |
| Manche (50) | 445 | 14 | 3 % | 9 | 0 | 17/07/2012 | 27/04/2024 |
| Normandie | 2 644 | 218 | 8 % | 117 | 6 | 27/12/1991 | 21/09/2026 |
Deux colonnes méritent un commentaire. La Seine-Maritime n’a été reconnue pour la première fois que le 9 août 2019 : un département de 707 communes entré dans le sujet il y a six ans, avec 25 communes concernées à ce jour. Et la Manche, avec 14 communes reconnues sur 445 depuis 2012, est l’un des départements les moins exposés du pays. À l’inverse, l’Orne concentre à elle seule cinq des six arrêtés régionaux postérieurs à 2024.
La craie, les argiles à silex et le Perche
La géologie normande explique précisément cette répartition. Le sous-sol dominant est la craie du Bassin parisien, qui n’est pas une argile gonflante. Mais la craie est recouverte sur de larges surfaces par des argiles à silex, produit de sa décarbonatation, dont l’épaisseur varie de quelques décimètres à plusieurs mètres sur une même parcelle, et qui contiennent une fraction argileuse sensible. Cette hétérogénéité est la clé : elle produit des désordres de tassement différentiel qui ne dépendent pas toujours de la sécheresse, et des désordres de retrait-gonflement là où la couverture est épaisse.
Le Perche ornais est le secteur le plus concerné de la région, et les chiffres le montrent : Val-au-Perche figure dans 10 arrêtés, Ceton 4, Sablons sur Huisne 3, Alençon 3. Les argiles à silex y sont épaisses et le relief vallonné accentue les contrastes d’humidité. Dans le Calvados, le pays d’Auge et la plaine de Caen portent l’essentiel, avec Bayeux dans 6 arrêtés, Blonville-sur-Mer 3, Danestal et Gonneville-sur-Mer 2. Dans l’Eure, le Vexin normand et les plateaux : Vexin-sur-Epte et Évreux dans 6 arrêtés, Bosroumois dans 3. En Seine-Maritime, le pays de Bray, seule fenêtre argileuse du département, avec La Bellière et Avesnes-en-Bray.
Autrement dit, le risque régional est concentré sur quatre secteurs identifiables : le Perche, le pays d’Auge, le Vexin normand et le pays de Bray. Partout ailleurs, la probabilité qu’une fissure relève du retrait-gonflement est faible.
Les causes concurrentes, le vrai sujet normand
C’est la section la plus importante de cette page, et elle manque presque partout ailleurs.
- Les marnières. Ce sont des cavités d’extraction de craie creusées sous les parcelles pour amender les terres agricoles, par puits vertical puis galeries. La Seine-Maritime et l’Eure en comptent un très grand nombre, et beaucoup ne sont pas recensées. Leur effondrement produit un affaissement localisé ou un fontis, sans refermeture saisonnière, avec un risque pour la structure et pour les personnes bien supérieur à celui d’un retrait-gonflement. C’est la première hypothèse à écarter devant une fissuration brutale ou un affaissement de terrain dans ces deux départements.
- Les sols compressibles. Marais du Cotentin et du Bessin, basse vallée de la Seine, vallées de l’Orne, de la Touques et de la Dives, estuaires. Tourbes et vases molles tassent sous charge pendant des années, et un abaissement de nappe accélère le processus. Le tableau visuel est très proche de celui du retrait-gonflement.
- Les glissements de versant du pays d’Auge. Sur les argiles et marnes des coteaux augerons, les mouvements lents sont documentés et affectent le bâti dans son ensemble, avec une évolution liée aux fortes pluies plutôt que saisonnière.
- Les fuites de réseau enterré, de mécanisme inverse mais d’apparence voisine, et le tassement de remblai sur terrain rapporté.
Pour toutes ces causes, la démarche indemnitaire n’est pas la même, et plusieurs n’ouvrent aucun droit au titre de la garantie catastrophes naturelles. C’est pourquoi une expertise fissures commence ici par écarter les causes concurrentes avant de conclure quoi que ce soit.
Ce que la carte du 9 janvier 2026 change ici
L’arrêté du 9 janvier 2026, publié au Journal officiel du 31 janvier 2026, remplace la carte d’exposition en vigueur depuis 2019 et s’applique aux actes conclus à compter du 1er juillet 2026. À l’échelle métropolitaine, la surface classée en exposition moyenne ou forte passe de 48 % à 55 %, et le nombre de maisons individuelles concernées de 10,3 à 12,1 millions, soit 61,5 % du parc.

La Normandie fait partie des régions où ce basculement est le plus visible, précisément parce que beaucoup de parcelles y étaient classées en exposition faible. Les secteurs concernés sont les plateaux à couverture d’argiles à silex épaisse, le Perche, le pays d’Auge, le pays de Bray et les fonds de vallée. Pour une parcelle qui bascule en exposition moyenne, l’étude géotechnique préalable devient exigible à la vente d’un terrain constructible, l’état des risques remis à l’acquéreur ou au locataire change de contenu, et le constructeur doit adapter la conception des fondations. Aucune obligation de travaux n’est créée sur une maison existante.
Un point mérite d’être souligné pour la région : un classement en exposition moyenne ou forte n’implique pas que vos fissures viennent de l’argile. Sur un plateau à marnières, les deux aléas coexistent et ne se traitent pas de la même façon. La carte est établie au 1/25 000 et qualifie une susceptibilité de formation géologique, pas le comportement d’un sol sous une semelle.
Les cinq départements en détail
Orne (61) : cinq arrêtés depuis 2024, un record national
55 communes reconnues sur 381, soit 14 %, pour 33 arrêtés distincts, dernière parution le 21 septembre 2026. Val-au-Perche figure dans 10 arrêtés, Ceton 4, Alençon et Sablons sur Huisne 3. Le Perche ornais est le secteur le plus sollicité de toute la Normandie, et c’est le seul département régional où la voie catastrophe naturelle est actuellement ouverte pour des épisodes récents. Voir le détail pour l’Orne.
Calvados (14) : le pays d’Auge et la plaine de Caen
57 communes sur 526, soit 11 %, et 27 arrêtés distincts dont un depuis 2024, dernière parution le 17 mars 2026. Bayeux figure dans 6 arrêtés, Blonville-sur-Mer 3, Danestal et Gonneville-sur-Mer 2. Attention au diagnostic différentiel dans ce département : les glissements de versant du pays d’Auge et les sols compressibles du Bessin produisent des désordres très proches. Voir le détail pour le Calvados.
Eure (27) : 36 arrêtés, le plus grand nombre de la région
67 communes sur 585, soit 11 %, dernière parution le 7 avril 2024. Vexin-sur-Epte et Évreux figurent dans 6 arrêtés, Bosroumois dans 3. C’est aussi l’un des deux départements normands où la densité de marnières est la plus forte : aucune conclusion ne devrait être tirée sans avoir consulté les données de cavités souterraines. Voir le détail pour l’Eure.
Seine-Maritime (76) : 4 %, et une première reconnaissance en 2019
25 communes sur 707, pour 12 arrêtés distincts, dernière parution le 20 octobre 2023. Première reconnaissance le 9 août 2019. La Bellière figure dans 2 arrêtés, Arques-la-Bataille, Avesnes-en-Bray et Barentin dans 1. Le pays de Bray concentre l’essentiel. Dans ce département, la marnière doit être la première hypothèse examinée devant un affaissement ou une fissuration rapide. Voir le détail pour la Seine-Maritime.
Manche (50) : 3 %, le plus faible taux régional
14 communes sur 445, et 9 arrêtés distincts, dernière parution le 27 avril 2024. Première reconnaissance tardive, le 17 juillet 2012. Blainville-sur-Mer, Jullouville, Carentan-les-Marais et Écausseville figurent chacune dans un arrêté. Sur le socle armoricain du Cotentin et dans les marais, le retrait-gonflement est marginal : les causes à examiner en priorité sont le sol compressible, l’altérite hétérogène et la fuite de réseau.
Le faisceau d’indices
- La saisonnalité, premier marqueur à vérifier dans cette région : un retrait-gonflement s’ouvre en fin d’été, se referme partiellement en hiver et progresse d’une année sur l’autre. Un affaissement de marnière, un tassement de sol compressible ou un glissement ne présentent pas ce rythme. C’est le critère qui sépare les hypothèses.
- La fissure en escalier d’angle, suivant les joints de la maçonnerie ou le chaînage, orientée vers le point de tassement, traversant enduit et support.
- Les désordres périphériques : terrasse désolidarisée, dallage décollé du mur, seuil affaissé, menuiserie qui coince d’un seul côté.
- L’asymétrie, côté façade sud ou côté arbre mature situé à moins d’une fois et demie sa hauteur. Sur un bâti entouré de pommiers ou de haies anciennes, ce facteur revient souvent.
- L’état du terrain, à examiner systématiquement ici : dépression circulaire, cuvette dans une parcelle, affaissement de voirie, déformation d’une clôture ou d’un mur de clôture. Ces signes orientent vers une cavité ou un glissement, non vers l’argile.

Ce que la reconnaissance CatNat ne règle pas
Un arrêté ouvre la possibilité d’une indemnisation au titre de la garantie catastrophes naturelles pour un bien assuré en dommages. Il ne décide ni du lien entre vos fissures et le phénomène, ni du montant, ni des travaux. L’assureur mandate son expert, dont le rapport est encadré depuis le 1er janvier 2025 par le décret n° 2024-1101, ce qui rend son contenu exigible. L’indemnité est affectée à la réparation selon les recommandations de ce rapport, et son non-emploi dans le délai prévu expose à restitution. Une franchise légale de 1 520 euros s’applique aux dommages de sécheresse sur les habitations, non rachetable. Face à l’expert de la compagnie, le recours à un expert d’assuré rétablit l’équilibre technique du dossier.
Aucun travaux avant diagnostic
Trois raisons, aucune commerciale. L’indemnité doit être employée conformément au rapport d’expertise : des travaux antérieurs risquent de ne pas y correspondre, et le propriétaire paie deux fois. La garantie couvre les dommages qui n’affectent pas encore la solidité à condition qu’ils soient de nature à évoluer défavorablement : reboucher avant d’avoir suivi, c’est effacer la preuve de l’évolutivité. Et une reprise structurelle se dimensionne sur une étude de sol, pas sur un devis. En Normandie, ce dernier point est d’une importance particulière : une reprise par micropieux ou par injection réalisée au-dessus d’une marnière non détectée est inefficace au mieux, dangereuse au pire. Un expert en bâtiment indépendant ne vend pas les travaux qu’il prescrit.
Vos démarches, dans l’ordre
- Documenter : photos datées avec échelle visible, du bâti et du terrain, vue d’ensemble et vue rapprochée, date d’apparition notée.
- Consulter les aléas de la parcelle sur Géorisques : cavités souterraines et marnières d’abord, arrêtés CatNat ensuite. C’est l’ordre adapté à cette région.
- Vérifier la période couverte par les arrêtés de votre commune, et non seulement leur existence.
- Si un arrêté couvre votre période, déclarer à l’assureur dans les trente jours suivant sa parution au Journal officiel, par écrit.
- Sinon, signaler en mairie par écrit et informer l’assureur hors garantie CatNat, pour dater le constat.
- Installer un suivi fissurométrique sur douze mois minimum, relevé mensuel daté couvrant un été et un hiver. C’est aussi ce qui distinguera une cause saisonnière d’une cause qui ne l’est pas.
- Faire réaliser un diagnostic indépendant qui écarte marnière, sol compressible et glissement avant de conclure.
- Dimensionner la réparation sur les conclusions techniques, puis consulter les entreprises.
En cas de désaccord avec l’expert de la compagnie, l’expertise contradictoire est la voie à privilégier avant toute procédure.
Un expert indépendant pour écarter les causes concurrentes et sécuriser votre dossier.
Questions fréquentes sur les fissures de sécheresse en Normandie
Mes fissures viennent-elles d’une marnière ou de la sécheresse ?
Quatre éléments orientent. La saisonnalité : un retrait-gonflement s’ouvre en fin d’été et se referme partiellement en hiver, une marnière n’a pas ce rythme. La soudaineté : un affaissement de cavité peut apparaître en quelques jours. La forme du désordre : cuvette ou affaissement localisé plutôt que fissuration d’angle. L’état du terrain : dépression circulaire, voirie affaissée, arbre penché. En cas de doute, seuls des sondages lèvent l’incertitude, et c’est une priorité de sécurité, pas seulement d’indemnisation.
Comment savoir s’il y a une marnière sous ma maison ?
Commencez par consulter les données de cavités souterraines sur Géorisques et les informations détenues par la mairie et la préfecture, les marnières déclarées faisant l’objet d’un recensement. Attention : l’absence de marnière recensée ne vaut pas garantie d’absence, car beaucoup n’ont jamais été déclarées. Les indices de terrain et, si nécessaire, une investigation géotechnique sont alors les seuls moyens de conclure.
Pourquoi la Seine-Maritime n’a-t-elle été reconnue qu’à partir de 2019 ?
Parce que le département repose très largement sur la craie, peu sensible, et que les épisodes antérieurs n’ont pas franchi les seuils de reconnaissance. La fenêtre argileuse du pays de Bray constitue l’exception géologique, et c’est là que se concentrent les communes reconnues. Vingt-cinq communes sur sept cent sept, c’est l’ordre de grandeur à garder en tête avant d’orienter un dossier.
L’Orne a cinq arrêtés depuis 2024, dois-je vérifier ma commune ?
Oui, et sans attendre. Cinq arrêtés en moins de trois ans, avec une parution au 21 septembre 2026, font de l’Orne le département le plus actif de France sous le régime réformé. Si votre commune du Perche ou du bassin d’Alençon y figure et que vos désordres correspondent à la période couverte, vous disposez de trente jours à compter de la parution pour déclarer à votre assureur.
Mes fissures sont apparues sur une maison à colombages, faut-il s’inquiéter davantage ?
Une structure à pans de bois est par nature déformable : elle encaisse des mouvements de sol qui fissureraient une maçonnerie rigide, en jouant dans ses assemblages. Les désordres se lisent alors sur les remplissages, le torchis ou la brique, et sur les menuiseries plutôt que dans la structure. Cela ne signifie pas que la structure est indemne : un déversement de pan de bois ou un désassemblage d’about de poutre sont des désordres sérieux, qui demandent un examen spécifique.
Mon terrain est dans les marais, est-ce la même chose que la sécheresse ?
Non, et la différence est essentielle. Dans les marais du Cotentin, du Bessin ou de la basse Seine, les tourbes et vases molles se tassent sous le poids de la construction, parfois pendant des décennies, et ce tassement s’accélère si la nappe baisse. Le phénomène n’est pas saisonnier et ne relève pas de la garantie sécheresse. La confusion est fréquente, le refus d’indemnisation également.
Que faire si l’expert de l’assurance conclut à la sécheresse alors que je doute ?
Demandez le rapport complet et vérifiez ce qu’il traite : saisonnalité documentée, examen des cavités, reconnaissance de sol, relevé de fissures. Un rapport qui conclut au retrait-gonflement sans avoir écarté la marnière sur un plateau crayeux est incomplet. L’enjeu n’est pas seulement l’indemnisation : une réparation inadaptée au-dessus d’une cavité ne traite pas le risque réel. L’expertise contradictoire est la voie normale.
Les pommiers du verger sont-ils un facteur aggravant ?
Comme tout arbre mature, un pommier prélève de l’eau dans le sol et peut accentuer le retrait localement, mais son enracinement et sa hauteur restent modérés par rapport à un chêne, un peuplier ou un saule, qui sont les essences les plus en cause. Dans un contexte normand, ce sont davantage les haies anciennes de haut jet et les peupliers de bord de parcelle qui posent problème.
Je construis en Normandie, quelles précautions prendre ?
Exigez l’étude géotechnique et vérifiez qu’elle a servi à la conception des fondations, pas seulement au dossier administratif. Demandez explicitement que la recherche de cavités soit abordée, car c’est le point faible classique des études sommaires dans la région. Contrôlez ensuite la profondeur d’ancrage réelle et la gestion des eaux pluviales pendant le chantier : une assistance CCMI permet de le faire au moment où cela compte.
J’achète en Normandie, que vérifier avant de signer ?
Dans l’ordre : les données de cavités souterraines et marnières pour la parcelle et ses abords, l’état des risques et le classement d’exposition selon la carte applicable à la date de l’acte, l’historique des arrêtés de la commune, et l’état réel du bâti et du terrain. C’est l’un des rares cas où l’aléa de sous-sol doit passer avant l’aléa argile. Une expertise avant achat couvre ces points en une visite.
Note de méthode
Les chiffres de cette page proviennent d’un relevé automatisé de la base GASPAR, effectué commune par commune sur le périmètre communal en vigueur au 9 octobre 2026. Deux précautions de lecture, que nous préférons donner plutôt que de présenter des chiffres bruts. Une commune nouvelle hérite des arrêtés de toutes les communes qu’elle regroupe, ce qui augmente mécaniquement son nombre d’arrêtés par rapport à une commune restée seule : les communes fusionnées apparaissent donc en tête des classements de fréquence sans que cela signifie un risque supérieur à l’échelle d’une parcelle. Et un arrêté ancien ne dit rien de vos droits aujourd’hui : seule compte la période couverte, à vérifier sur Géorisques pour votre commune et pour la date d’apparition de vos désordres.
Sources
- Arrêté du 9 janvier 2026 relatif à la carte d’exposition au retrait-gonflement des argiles, Journal officiel du 31 janvier 2026, applicable aux actes conclus à compter du 1er juillet 2026.
- Base GASPAR, arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle, portail Géorisques, ministère de la Transition écologique. Relevé commune par commune pour les 2 644 communes de la région.
- Loi n° 2021-1837 du 28 décembre 2021 relative à l’indemnisation des catastrophes naturelles.
- Décret n° 2024-1101 du 4 décembre 2024 relatif aux obligations des entreprises d’assurance et des experts en matière de sécheresse, applicable depuis le 1er janvier 2025.
- Code des assurances, articles L. 125-1 et suivants, et franchise légale applicable aux dommages de sécheresse sur les habitations.
- Norme NF P 94-500, classification des missions géotechniques G1 à G5.
- Cartes géologiques, carte de susceptibilité au retrait-gonflement des argiles et base de données des cavités souterraines, BRGM.
Relevé GASPAR effectué le 9 octobre 2026. Les arrêtés étant publiés en continu, vérifiez l’état à jour de votre commune sur Géorisques avant toute démarche.
