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Dégât des eaux ou incendie : la contre-expertise d’assuré qui améliore votre indemnisation

Après un sinistre, l’indemnisation n’est pas figée

Après un dégât des eaux ou un incendie, la première estimation de l’assureur n’est pas un montant définitif : vous pouvez la contester et la faire réévaluer. C’est le rôle de l’expert d’assuré, qui défend vos intérêts face à l’expert mandaté par la compagnie.

Le sujet est technique, chiffrage des dommages, vétusté, valeur à neuf, et le rapport de force est rarement équilibré au départ. Un expert d’assuré rétablit cet équilibre.

Expert de l’assureur, expert d’assuré : deux rôles opposés

L’expert mandaté par la compagnie travaille pour elle : il évalue les dommages selon les intérêts et les barèmes de l’assureur. L’expert d’assuré, lui, est mandaté et rémunéré par vous, et défend votre indemnisation.

Cette différence de camp explique bien des écarts d’évaluation. Là où l’expert de la compagnie applique une vétusté élevée ou oublie un poste, l’expert d’assuré rediscute chaque ligne, pièces techniques à l’appui. Sur les dommages au bâti, l’appui d’un expert en bâtiment renforce l’analyse.

Dégât des eaux et incendie : le cadre de la convention IRSI

Pour les dégâts des eaux et les incendies, les assureurs appliquent la convention IRSI lorsque les dommages ne dépassent pas 5 000 euros hors taxes par local sinistré. En dessous de 1 600 euros hors taxes, l’indemnisation se fait en général sans expertise ; entre 1 600 et 5 000 euros hors taxes, une expertise est mandatée par l’assureur gestionnaire.

Au-delà de 5 000 euros hors taxes, le sinistre sort de la convention et relève du droit commun, chaque assureur menant ses propres démarches. Dans tous les cas, le montant retenu au départ peut être discuté, et une contre-expertise reste possible.

La contre-expertise : comment elle fonctionne

La contre-expertise consiste à faire réévaluer les dommages par votre propre expert, après l’estimation de l’assureur. Elle s’appuie sur un chiffrage technique détaillé, qui sert de base à la négociation avec la compagnie.

Quand la déclencher

Vous la déclenchez lorsque l’indemnisation proposée vous paraît sous-évaluée, incomplète ou fondée sur une vétusté excessive. Plus elle intervient tôt, avant la réparation et la disparition des preuves, plus elle est efficace. Conserver photos, factures et éléments endommagés est déterminant.

Qui paie la contre-expertise

La contre-expertise est en principe à votre charge, mais de nombreux contrats prévoient une garantie honoraires d’expert qui la prend en charge, en tout ou partie. Vérifiez cette clause dans vos conditions générales : elle peut couvrir les honoraires de l’expert d’assuré et rendre la démarche neutre pour votre budget.

En cas de désaccord persistant : la tierce expertise

Si votre expert et celui de l’assureur ne parviennent pas à s’accorder, une tierce expertise peut être organisée. Un troisième expert, indépendant, est désigné d’un commun accord pour trancher.

Les honoraires du tiers expert sont en général partagés par moitié entre vous et l’assureur, chacun conservant à sa charge les frais de son propre expert. En cas de blocage total, une expertise contradictoire ou la voie judiciaire restent ouvertes.

Ce qu’un expert d’assuré peut concrètement améliorer

Un expert d’assuré agit sur tout ce qui compose votre indemnisation. Il rediscute la vétusté appliquée, réintègre les postes oubliés, défend la valeur à neuf lorsque le contrat le prévoit et documente les préjudices annexes, relogement ou pertes indirectes. Après un incendie, il fait aussi valoir les atteintes à la structure, qu’une expertise fissures permet d’objectiver.

Sur un dégât des eaux, il vérifie que l’assèchement, la recherche de fuite et la reprise de l’humidité résiduelle sont bien pris en compte. Une expertise humidité complète utilement le dossier lorsque les désordres persistent après le sinistre.

Questions fréquentes

Ai-je le droit de contester l’indemnisation proposée ?

Oui, vous pouvez contester à tout moment l’estimation de l’assureur et demander une contre-expertise. L’évaluation initiale n’est qu’une proposition : tant que vous n’avez pas donné votre accord, rien n’est définitif. La contestation s’appuie sur un chiffrage technique de vos dommages, réalisé par un expert que vous mandatez. Ce document sert de base à la discussion avec la compagnie et met en évidence les écarts, vétusté excessive, postes oubliés, sous-estimation des reprises. Vous n’avez pas à accepter un montant qui vous paraît insuffisant. En pratique, plus votre dossier est documenté tôt, photos, factures, devis de réparation, plus votre position est solide. La contre-expertise est le moyen le plus direct de rééquilibrer une indemnisation que vous jugez sous-évaluée.

Qu’est-ce que la convention IRSI et quand s’applique-t-elle ?

La convention IRSI est un accord entre assureurs qui organise la gestion des dégâts des eaux et des incendies dont les dommages ne dépassent pas 5 000 euros hors taxes par local. Elle vise à accélérer l’indemnisation en désignant un assureur gestionnaire. En dessous de 1 600 euros hors taxes, l’indemnisation intervient en général sans expertise ; entre 1 600 et 5 000 euros hors taxes, une expertise est diligentée. Au-delà de 5 000 euros hors taxes, le sinistre relève du droit commun et chaque assureur gère son dossier. Cette convention encadre les rapports entre compagnies, mais elle ne vous prive pas de votre droit de contester le montant retenu. Que le sinistre entre ou non dans l’IRSI, la contre-expertise reste ouverte pour défendre une indemnisation juste.

La contre-expertise est-elle à ma charge ?

En principe, l’expert d’assuré que vous mandatez est rémunéré par vous, puisqu’il défend vos intérêts. Toutefois, de nombreux contrats d’assurance habitation incluent une garantie honoraires d’expert qui prend en charge tout ou partie de ces frais. Il est donc utile de relire vos conditions générales avant de renoncer, car cette garantie peut rendre la démarche neutre pour votre budget. Le coût d’une expertise se rapporte aussi au gain espéré sur l’indemnisation, souvent bien supérieur. Le tarif d’une expertise est indiqué sur la page tarifs de Check my House, et un devis précise le montant selon la nature et l’ampleur du sinistre. L’objectif reste le même, obtenir une indemnisation qui couvre réellement vos dommages.

Comment se passe la tierce expertise ?

La tierce expertise intervient lorsque votre expert et celui de l’assureur ne s’accordent pas sur l’évaluation des dommages. Les deux parties désignent d’un commun accord un troisième expert, indépendant, chargé de trancher le désaccord. Ses honoraires sont en général partagés par moitié entre vous et l’assureur, chacun gardant à sa charge les frais de son propre expert. Cette procédure amiable évite souvent un contentieux plus long et plus coûteux. Elle suppose des dossiers techniques précis de part et d’autre, car le tiers expert statue sur des éléments concrets. Si le désaccord persiste malgré tout, la voie judiciaire reste possible, avec le cas échéant une expertise ordonnée par le juge. La tierce expertise est souvent le point d’équilibre entre la négociation et le procès.

L’expert d’assuré peut-il vraiment augmenter mon indemnisation ?

Un expert d’assuré n’augmente pas l’indemnisation par principe, mais il fait valoir tout ce à quoi vous avez droit et qui est parfois minoré au départ. Il rediscute la vétusté appliquée, réintègre les postes de dommages oubliés, défend la valeur à neuf lorsque le contrat la prévoit et documente les préjudices annexes. Sur des dossiers mal évalués, l’écart entre la première proposition et l’indemnisation finale peut être significatif. Son intervention repose sur un chiffrage technique opposable, pas sur une simple demande. Il connaît aussi les usages et les points sur lesquels les évaluations initiales pèchent souvent. Le résultat dépend du sinistre et du contrat, et ne peut être garanti à l’avance, mais un dossier défendu par un expert part sur des bases plus équilibrées qu’une acceptation passive.

Dans quel délai déclarer un dégât des eaux ou un incendie ?

Vous devez déclarer le sinistre à votre assureur dans le délai prévu par votre contrat, généralement cinq jours ouvrés à compter de sa connaissance. Ce délai court dès que vous constatez le dégât des eaux ou l’incendie. Une déclaration rapide, par téléphone puis confirmée par écrit, sécurise votre dossier et évite les contestations de recevabilité. Décrivez précisément les circonstances et les dommages, et joignez dès que possible photos, factures et devis. Ne jetez pas les biens endommagés avant l’accord de l’assureur, car ils servent de preuve. Cette réactivité initiale conditionne la suite : plus votre déclaration est complète et datée, plus il est difficile de minorer ensuite l’ampleur des dommages. La contre-expertise, elle, peut intervenir dans un second temps, une fois l’estimation connue.

Faut-il attendre l’expert de l’assurance avant d’agir ?

Vous n’avez pas à rester passif en attendant l’expert de la compagnie, mais certaines précautions s’imposent. Prenez sans tarder des mesures conservatoires pour limiter l’aggravation des dommages, couper l’eau, protéger les biens, tout en conservant les preuves du sinistre. Documentez l’état des lieux par des photos datées et rassemblez vos justificatifs de valeur. En revanche, attendez l’accord de l’assureur avant de jeter les éléments endommagés ou d’engager des réparations définitives, sauf urgence. Vous pouvez mandater votre propre expert dès le départ, pour préparer la contre-expertise et être présent lors du passage de l’expert de la compagnie. Cette anticipation évite de subir une évaluation faite en votre absence et pose d’emblée un dossier technique solide.

Faire appel à un expert d’assuré

Une indemnisation qui vous paraît insuffisante après un dégât des eaux ou un incendie ? Ne signez pas trop vite. Demandez un devis d’expert d’assuré ou faites-vous rappeler par un expert. Les avis clients Check my House sur Trustpilot sont consultables librement.

Sources

  • Service-Public, Assurance habitation : comment se déroule l’expertise ?, https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F3075
  • Service-Public, Assurance dégâts des eaux, https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1352
  • Service-Public, Assurance habitation : recours en cas de litiges avec l’assureur, https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F3050

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Né d'une volonté de sécuriser les transactions immobilières, Check my House a été créé par Laurent Hojan, fort de quinze ans d'expérience dans la construction, pour démocratiser le contrôle des biens partout en France. Le mot du fondateur : « Acquérir un bien ou le mettre en vente peut être une étape anxiogène. Mon ambition, à travers Check my House, est de sécuriser, démocratiser et digitaliser l'ensemble des expertises immobilières, dans l'ancien comme dans le neuf. Notre devise : vous accompagner, vous conseiller et vous rassurer. » – Laurent Hojan, fondateur de Check my House.
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