Maison dans la Somme sur sol argileux exposé, été sec
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Sécheresse et fissures dans la Somme (80) : ce que change la carte RGA du 1er juillet 2026

Depuis le 1er juillet 2026, une nouvelle carte d’exposition au retrait-gonflement des argiles s’applique dans la Somme, issue de l’arrêté du 9 janvier 2026 publié au Journal officiel du 31 janvier 2026. Elle concerne les actes conclus à compter de cette date. À l’échelle métropolitaine, la surface classée en exposition moyenne ou forte passe de 48 % à 55 %, et le nombre de maisons individuelles concernées de 10,3 à 12,1 millions, soit 61,5 % du parc.

Le département part du niveau le plus bas des Hauts-de-France : 21 communes sur 771 ont été reconnues en catastrophe naturelle sécheresse, soit 3 %, au titre de 15 arrêtés distincts depuis le 10 juin 1994. Un arrêté porte sur un épisode postérieur à 2024, avec une parution au Journal officiel du 13 avril 2026. Hornoy-le-Bourg figure dans 2 arrêtés, la plupart des autres communes dans un seul. Relevé commune par commune dans la base GASPAR du portail Géorisques, le 9 octobre 2026.

Autant le dire clairement : dans la Somme, une maison qui se fissure relève presque toujours d’autre chose que du retrait-gonflement. Cette page traite donc des deux sujets utiles : ce que change la carte pour les transactions et les chantiers, et ce qu’il faut réellement examiner si vos fissures sont déjà là. Avec une règle commune : aucun travaux, et aucune déclaration, avant un diagnostic qui identifie la cause.

Fissures dans la Somme ? Marnière, tourbe ou argile : la cause se diagnostique en premier.

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Ce que change l’arrêté du 9 janvier 2026

Le référentiel. La carte de 2019 est remplacée par un zonage fondé sur une évaluation actualisée de la susceptibilité des formations géologiques et de la sinistralité observée. Des parcelles changent de classe sans que le terrain ait changé, et c’est dans les départements jusqu’ici peu classés, comme la Somme, que le changement se voit le plus.

La date de référence. C’est la date de conclusion de l’acte qui détermine la carte applicable, point à faire trancher par le notaire lorsqu’un compromis signé avant le 1er juillet 2026 est réitéré après. Ce cas est développé dans notre article sur le terrain qui bascule en zone moyenne ou forte.

Le périmètre des obligations. Le classement en exposition moyenne ou forte déclenche l’obligation d’étude géotechnique préalable à la vente d’un terrain constructible et les obligations de conception associées pour le constructeur, et il modifie le contenu de l’état des risques.

Qui est concerné dans la Somme

Le sous-sol du département est dominé par la craie picarde, recouverte de limons de plateau. La craie n’est pas une argile gonflante, et le limon l’est peu : c’est l’explication du taux de 3 %.

Les secteurs susceptibles de basculer en exposition moyenne sont donc limités et identifiables : les placages d’argiles à silex de plateau, produits de la décarbonatation de la craie, dont l’épaisseur varie fortement, surtout dans le Vimeu, le Ponthieu et l’ouest du département ; les fonds de vallée et les remplissages argileux ; et les bordures du Santerre où des niveaux argileux affleurent localement.

La vallée de la Somme relève d’un cas à part : ses tourbes et sols compressibles ne sont pas sensibles au retrait-gonflement, mais ils tassent sous charge, ce qui produit des désordres d’allure voisine.

Vous vendez un terrain constructible

Si la parcelle est classée en exposition moyenne ou forte selon la carte applicable à la date de l’acte, une étude géotechnique préalable doit être fournie. Il s’agit d’une mission préalable au sens de la norme NF P 94-500, dite G1 : elle identifie les aléas géotechniques du site et donne des principes généraux de construction. Elle ne dimensionne pas les fondations, ce qui relève d’une mission G2, et elle ne diagnostique aucun désordre existant, ce qui relève d’une G5.

Dans ce département, demandez explicitement que l’étude aborde la recherche de marnières : c’est le point faible classique des études sommaires en Picardie, et l’aléa le plus réel pour une construction.

Vous vendez une maison existante

Aucune étude de sol n’est exigée, mais l’état des risques doit être remis et son contenu change pour les parcelles qui basculent. Deux points de vigilance.

Signature d'une vente immobilière avec dossier technique de la maison

Les sinistres indemnisés au titre des catastrophes naturelles doivent être portés à la connaissance de l’acquéreur, et l’omission expose à une action pour vice caché ou pour défaut d’information. Notre article sur vendre une maison indemnisée mais non réparée détaille cette obligation.

Une maison indemnisée mais non réparée se vend. Si les travaux prescrits par le rapport d’expertise n’ont pas été réalisés, l’acquéreur doit en être informé. Côté acquéreur, c’est ce que vérifie une expertise avant achat.

Vous faites construire

Le constructeur doit tenir compte de l’étude géotechnique et adapter la conception des fondations, sous une obligation de résultat dans les dix ans de la réception. Dans la Somme, trois points méritent un contrôle pendant le chantier : la recherche préalable de cavités, la profondeur d’ancrage réelle des semelles au regard de l’épaisseur variable des limons et des argiles à silex, et la gestion des eaux de ruissellement, décisive sur sols limoneux battants. Une assistance CCMI permet de le faire avant le coulage.

Vous êtes propriétaire et votre parcelle bascule

Trois réponses claires. Non, vous n’avez aucune obligation de travaux. Non, la garantie catastrophes naturelles ne peut pas vous être refusée au motif du classement. Et non, le classement ne prouve pas que vos fissures viennent du retrait-gonflement.

Propriétaire observant une fissure en escalier sur le pignon de sa maison

Ce dernier point est particulièrement important ici : avec 3 % de communes reconnues, un basculement de classe ne change rien à la probabilité réelle que vos désordres viennent de l’argile. La carte est établie au 1/25 000 et qualifie une susceptibilité de formation, pas le comportement d’un sol sous une semelle, et elle ne dit rien des marnières. Seule une reconnaissance à la parcelle tranche, ce qui est l’objet d’une expertise fissures.

Ce qui fissure réellement les maisons dans la Somme

Quatre causes, à examiner dans cet ordre.

  • Les marnières. Ce sont d’anciennes cavités d’extraction de craie, creusées par puits puis galeries pour amender les terres. Elles sont très nombreuses dans le département et beaucoup ne sont pas recensées. Leur effondrement produit un affaissement localisé ou un fontis, sans refermeture saisonnière, avec un risque pour la structure et pour les personnes supérieur à celui d’un retrait-gonflement.
  • Les sols compressibles de la vallée de la Somme, tourbes et vases, qui se consolident lentement sous charge, sans rythme saisonnier, et dont le tassement s’accélère si le niveau d’eau baisse.
  • Le ruissellement sur limons, qui provoque affouillement en pied de mur, saturation de remblai et désordres récurrents, phénomène bien identifié en Picardie et relevant d’un autre régime.
  • Les fuites de réseau enterré, de mécanisme inverse mais d’apparence proche, à tester au compteur d’eau sur une nuit sans consommation.

Plusieurs de ces causes se traitent à un coût très inférieur à celui d’une reprise en sous-oeuvre, à condition d’être identifiées. Le marqueur qui les sépare du retrait-gonflement est toujours le même : la saisonnalité, qu’établit un relevé fissurométrique mensuel sur douze mois couvrant un été et un hiver.

Si vos fissures sont déjà là : les recours

Vérifiez d’abord si un arrêté couvre la période d’apparition de vos désordres, en contrôlant bien qu’il porte sur la sécheresse. Si oui, vous disposez de trente jours à compter de la parution au Journal officiel pour déclarer par écrit. Le rapport de l’expert mandaté par l’assureur est encadré depuis le 1er janvier 2025 par le décret n° 2024-1101 : son contenu est exigible et contestable. Une franchise légale de 1 520 euros s’applique, non rachetable, et l’indemnité est affectée à la réparation selon les recommandations du rapport, son non-emploi exposant à restitution. Face à l’expert de la compagnie, un expert d’assuré rétablit l’équilibre, et l’expertise contradictoire précède utilement toute procédure.

Si aucun arrêté ne couvre votre période, ce qui est le cas le plus probable ici, le signalement écrit en mairie et la recherche d’une responsabilité restent ouverts : garantie décennale du constructeur dans les dix ans de la réception, vice caché du vendeur, responsabilité d’un tiers. Une reprise se dimensionne ensuite sur une étude de sol et non sur un devis : un expert en bâtiment indépendant ne vend pas les travaux qu’il prescrit.

Nos interventions dans la Somme

Nous intervenons sur l’ensemble du département, d’Amiens à Abbeville, Péronne et Montdidier, du Vimeu au Santerre et à la vallée de la Somme.

Amiens, Abbeville, Albert, Péronne, Corbie, Montdidier, Roye, Doullens, Longueau, Villers-Bretonneux, Ham, Camon, Friville-Escarbotin, Salouël, Moreuil, Rivery, Boves, Flixecourt, Ailly-sur-Somme, Rue, Rosières-en-Santerre, Saleux, Ailly-sur-Noye, Mers-les-Bains, Pont-de-Metz, Feuquières-en-Vimeu, Gamaches, Cayeux-sur-Mer, Saint-Valery-sur-Somme, Nesle, Poix-de-Picardie, Vignacourt, Airaines, Fressenneville, Chaulnes, Le Crotoy, Flesselles, Beauval, Saint-Léger-lès-Domart, Saint-Ouen, Fouilloy, Eppeville, Conty, Harbonnières, Roisel, Hornoy-le-Bourg, Dreuil-lès-Amiens, Villers-Bocage, Longpré-les-Corps-Saints, Trois-Rivières.

En gras, les communes figurant dans au moins un arrêté CatNat sécheresse (relevé GASPAR du 9 octobre 2026). Liste des 50 communes les plus peuplées du département.

Le relevé régional complet figure dans notre guide régional Hauts-de-France, et l’ensemble de la chaîne dans le guide national des maisons fissurées par la sécheresse.

Un expert indépendant à vos côtés, d’Amiens à Abbeville, Péronne et Montdidier.

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Questions fréquentes sur la carte RGA et les fissures dans la Somme

3 % de communes reconnues : la sécheresse existe-t-elle vraiment ici ?

Le phénomène existe mais il est marginal : 21 communes sur 771 à ce jour. La craie picarde et les limons de plateau sont peu sensibles au retrait-gonflement. Cela ne signifie pas qu’il faut écarter l’hypothèse sans examen, mais qu’elle doit venir après les autres, et notamment après la marnière.

Qu’est-ce qu’une marnière, et comment savoir si j’en ai une ?

C’est une ancienne cavité d’extraction de craie, creusée sous les parcelles pour amender les terres, par puits vertical puis galeries. Elles sont très nombreuses dans la Somme et beaucoup ne sont pas déclarées. Les indices sont un affaissement circulaire du terrain, une dépression dans une parcelle, un effondrement localisé. L’absence de marnière recensée ne vaut pas garantie d’absence : seules des investigations lèvent le doute.

Comment savoir si ma parcelle a changé de classe au 1er juillet 2026 ?

En consultant le zonage applicable sur Géorisques à votre adresse et en le comparant à un état des risques antérieur si vous en disposez. Pour une transaction, c’est le notaire qui doit s’assurer que l’état des risques est établi selon la carte applicable à la date de l’acte.

Mon terrain est dans la vallée de la Somme, est-ce la sécheresse ?

Peu probablement. La vallée comporte des tourbes et des sols compressibles qui tassent sous charge pendant des années, indépendamment de la météo, avec un tableau visuel proche. Un abaissement du niveau d’eau accélère ce tassement. La distinction est essentielle car ce phénomène ne relève pas de la garantie sécheresse.

Mon classement passe en zone moyenne, dois-je m’inquiéter ?

Non, pas en tant que propriétaire sans projet : aucune obligation de travaux n’en découle. Le classement devient une information utile le jour où vous vendez un terrain ou faites construire. Et il ne modifie pas la probabilité que vos fissures actuelles viennent de l’argile, qui reste faible dans ce département.

Faut-il refaire l’état des risques si ma vente traîne ?

C’est prudent dès que l’on franchit une date de changement de référentiel, et c’est au notaire d’en juger. Un état des risques établi sur l’ancienne carte peut être contesté par l’acquéreur au titre du défaut d’information.

Mon constructeur a-t-il l’obligation de chercher une marnière ?

L’obligation d’étude géotechnique porte sur l’aléa retrait-gonflement en zone moyenne ou forte. La recherche de cavités relève d’une démarche distincte, qui n’est pas systématiquement incluse. C’est précisément pourquoi il faut la demander explicitement dans ce département, et vérifier qu’elle figure au programme de l’étude.

Mes fissures sont apparues après de fortes pluies, quelle cause envisager ?

Sur sols limoneux, le ruissellement concentré provoque affouillement en pied de mur et saturation de remblai, désordres fréquents en Picardie. Cela ne relève pas de la garantie sécheresse mais éventuellement d’un autre régime. La chronologie et l’examen du site, notamment du sens d’écoulement des eaux, orientent le diagnostic.

Une maison en brique picarde se comporte-t-elle différemment ?

La maçonnerie de brique concentre la déformation dans les joints de mortier, ce qui produit des fissures en escalier régulières, faciles à lire. Elle se répare avec des mortiers compatibles, à la chaux sur un bâti ancien, car un mortier de ciment trop rigide crée des points durs et la fissure se reforme à côté.

J’achète dans la Somme, que vérifier avant de signer ?

Dans l’ordre, et c’est propre à ce département : les données de cavités souterraines et marnières pour la parcelle et ses abords, puis l’état des risques et le classement d’exposition selon la carte applicable à la date de l’acte, puis l’historique des arrêtés de la commune, et enfin l’état réel du bâti et du terrain. Une expertise avant achat couvre ces points en une visite.

Note de méthode. Les chiffres de cette page proviennent d’un relevé automatisé de la base GASPAR, effectué commune par commune sur le périmètre communal en vigueur au 9 octobre 2026.

Deux précautions de lecture. Une commune nouvelle hérite des arrêtés de toutes les communes qu’elle regroupe, ce qui augmente mécaniquement son nombre d’arrêtés par rapport à une commune restée seule. Et un arrêté ancien ne dit rien de vos droits aujourd’hui : seule compte la période couverte, à vérifier sur Géorisques pour votre commune et pour la date d’apparition de vos désordres.

Sources

  • Arrêté du 9 janvier 2026 relatif à la carte d’exposition au retrait-gonflement des argiles, Journal officiel du 31 janvier 2026, applicable aux actes conclus à compter du 1er juillet 2026.
  • Base GASPAR, arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle, portail Géorisques, ministère de la Transition écologique. Relevé commune par commune pour les 771 communes de la Somme.
  • Loi n° 2021-1837 du 28 décembre 2021 relative à l’indemnisation des catastrophes naturelles.
  • Décret n° 2024-1101 du 4 décembre 2024 relatif aux obligations des entreprises d’assurance et des experts en matière de sécheresse, applicable depuis le 1er janvier 2025.
  • Code des assurances, articles L. 125-1 et suivants, et franchise légale applicable aux dommages de sécheresse sur les habitations.
  • Norme NF P 94-500, classification des missions géotechniques G1 à G5.
  • Cartes géologiques et carte de susceptibilité au retrait-gonflement des argiles, BRGM.

Relevé GASPAR effectué le 9 octobre 2026. Les arrêtés étant publiés en continu, vérifiez l’état à jour de votre commune sur Géorisques avant toute démarche.

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Né d'une volonté de sécuriser les transactions immobilières, Check my House a été créé par Laurent Hojan, fort de quinze ans d'expérience dans la construction, pour démocratiser le contrôle des biens partout en France. Le mot du fondateur : « Acquérir un bien ou le mettre en vente peut être une étape anxiogène. Mon ambition, à travers Check my House, est de sécuriser, démocratiser et digitaliser l'ensemble des expertises immobilières, dans l'ancien comme dans le neuf. Notre devise : vous accompagner, vous conseiller et vous rassurer. », Laurent Hojan, fondateur de Check my House.
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